Jean-Baptiste Kane : «Sur les actions de lutte, ce n'est pas une question de quantité»
3 août 2026
Jean-Baptiste Kane : «Sur les actions de lutte, ce n'est pas une question de quantité»
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Encore une fois, le risque incendie se gagne sur trois grandes phases. La phase de la prévision qui vise en fait à essayer de faire des simulations de ce qui pourrait se produire. Donc là, effectivement, on a tout un tas d'indicateurs météo qui permettent d'anticiper plus ou moins les scénarios catastrophes. Ensuite, on a une phase qui s'appelle la prévention qui vise à conduire des actions concrètes sur le terrain pour limiter la propagation ou en tout cas le déclenchement de ce qu'on a imaginé. Et en dernier rideau, on a effectivement la lutte.
Et sur les actions de lutte, bien évidemment que la question des moyens se pose, mais encore une fois, je le redis, c'est pas qu'une question de quantité. Encore faut-il savoir les articuler entre eux, savoir les mobiliser rapidement et simplement. On a eu un sur-accès, sur-recours à l'emploi des sapeurs-pompiers volontaires qui met beaucoup de pompiers dans une forme d'incohérence. Faut avoir en tête malheureusement qu'il y a des pompiers de la Gironde, du Porge et de Lège-Cap-Ferret qui n'ont pas pu apporter leur aide alors qu'ils étaient disponibles. Tout simplement parce que leur statut prévalait sur leur utilité.
Tant qu'on sera dans ces logiques d'emploi qui reposeront sur des cadres statutaires avant une recherche d'efficacité, on se retrouvera avec des pompiers en capacité d'aider alors que dans le même temps, on fera venir des pompiers de l'autre bout de la planète. Et quand je dis de l'autre bout de la planète, je ne plaisante pas.