Toutes les vidéos

Comment assurer l’égalité de soins dans les Outre-mer ? - En direct

CESE 21 janvier 2026

À propos

La santé confirme, une nouvelle fois, les différences entre l'hexagone et les Outre-mer. Elle synthétise à elle seule les problématiques d'inégalité : accès aux soins, offre, prévalences multiples, exposome important.... Comment assurer et adapter des politiques de santé publique aux spécificités de ces territoires pour plus d'égalité ? La santé au coeur des inégalités Traiter de la santé dans les Outre-mer, c’est soulever la question de l’égalité républicaine sanitaire. La santé cristallise et relie toutes les autres inégalités de ces territoires avec une surexposition à l'obésité, à la pauvreté, à la difficulté de se déplacer, à un accès aléatoire à l’eau, aux maladies tropicales ou aléas climatiques… L'exposome particulièrement prégnant amène souvent à une prévalence des maladies chroniques voire à un renoncement aux soins : 1/3 en Outre-mer contre ¼ dans l’hexagone…. De plus, l'offre de soin est inégalement répartie sur les territoires et mal coordonnée, comme le souligne Matilite Tali Présidente du CCES de Wallis-et-Futuna qui a été auditionnée : " Nous n’avons pas de pédiatre, ni de psychiatre, ni de cardiologue. Wallis et Futuna est le territoire le plus éloigné de la métropole." Malgré la mise en place de stratégies comme la stratégie Santé Outre-mer (SSOM) ou de programmes comme le programme national nutrition santé (PNNS), les habitants des Outre-mer sont en mauvaise santé alors qu'elle touche directement à leurs besoins vitaux et fondamentaux. • Surmortalité dans les DROM par rapport au niveau national : + 89 % à Mayotte, + 37 % en Guyane, + 9 % à la Guadeloupe Source : étude de Santé publique France, de l'Inserm et de la Direction des statistiques du ministère de la Santé (DREES) - juillet 2025, sur des données de 2023, concernant les causes de la mortalité en France à âge égal Accepterions nous dans l'hexagone cette situation inacceptable ? La réponse est non, il y a une urgence à agir. Pour être au plus près de ce sujet vital, le CESE a étroitement travaillé avec les Conseils, économiques, sociaux et environnementaux (CESER) ultramarins et institutions apparentées, qui dressent ce même constat et qui appellent à une plus forte territorialisation et adaptation des politiques de santé en Outre-mer. Au programme de la séance plénière : Expressions libres de conseillères et conseillers sur l'actualité ; Introduction par Thierry Beaudet, président du CESE ; Présentation du projet d'avis - Introduction par Éric LEUNG, rapporteur et Élisabeth TOME-GERTHEINRICHS, rapporteure - Intervention de Maiana BAMBRIDGE, Présidente du CESEC de Polynésie française - Intervention de Abdou S. DAHALANI, Président du CESEM de Mayotte - Présentation du projet d’avis par les deux rapporteurs - Intervention de Farid KARIM, professeur de médecine nucléaire au CHU de la Martinique - Conclusion des rapporteurs Temps d'échange avec les conseillères et les conseillers ; Déclarations des groupes sur le projet d'avis Vote. https://www.lecese.fr/actualites/comment-assurer-legalite-de-soins-dans-les-outre-mer