Philippe de Villiers : «La gauche va chercher ses électeurs dans les quartiers»

11 septembre 2026

Philippe de Villiers : «La gauche va chercher ses électeurs dans les quartiers»

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La gauche, elle a perdu sa base idéologique et sa base sociologique en même temps.  Elle a perdu sa base idéologique.  Sa base idéologique, c'était le mythe du grand soir.  Souvenez-vous, en 81, c'était encore ça.  En 1981, le mythe du grand soir qui a été remplacé par la mondialisation heureuse dès 1983 avec l'ouverture des marchés financiers. 

Et deuxièmement, le deuxième mythe, c'était l'appropriation collective des moyens de production.  Et dès 83, avec Delors et les démocrates-chrétiens qui l'entouraient, c'est l'ouverture aux marchés financiers, c'est-à-dire qu'on fait payer la dette française par les marchés étrangers.  Et c'est le franc fort, comme disait Chevènement, qui nous a coulés.  Et de ce fait, la gauche perd sa base sociologique puisque, en ouvrant les marchés et en faisant une économie libérale, libre-échangiste, elle délocalise, elle perd les usines, elle perd les ouvriers, elle perd son électorat et elle court après Terra Nova, la nouvelle doctrine qui lui dit : "Bah, il faut faire l'addition des minorités".  Donc, en fait, on ne va plus chercher, la gauche ne va plus chercher les électeurs dans les usines, elle va les chercher dans les quartiers. 

C'est la fin de sa base sociologique.  C'est une nouvelle base sociologique, mais qui est difficile à constituer.  Plus difficile à constituer. 
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