Les petites exploitations agricoles meurent : il faut sauver ceux qui nous nourrissent !
7 septembre 2026
Sommaire mis à jour le 7 sept. 2026
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Jean-Luc Mélenchon
00:00 - 02:20
Intervenant 1
Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas du maïs pour nourrir les poulets chinois, mais de carottes, de poireaux, de tomates, de pommes de terre, qui sont les matériaux stratégiques de la vie quotidienne. Alors la petite paysannerie nous importe parce que c'est elle qui nous nourrit et c'est elle qu'il va falloir aider. Il est temps de changer le modèle agricole français. Et si nous gagnons cette élection, nous commencerons immédiatement à nous préoccuper de faire en sorte que tous les enfants de France mangent gratuitement à la cantine bio. Car les plus grandes économies que nous voulons faire pour rétablir les comptes publics sont des économies de santé.
Il faut que le peuple français soit moins malade. Il faut que nous tous, le peuple en France, nous puissions profiter de la vie sans avoir à craindre à telle ou telle étape l'inexorable cancer, les deuils qui vont avec, le diabète et les autres maladies qui sont toutes des maladies politiques. Et voici le président de la FNSEA. Celui-là, c'est le meilleur. C'est un petit paysan qui dirige une multinationale et qui a une partie de ses affaires installées au Brésil, mais qui de temps à autre dit : "Oui, le Mercosur, il était pour."
Il était pour, ils ont laissé faire. Ils ont appuyé partout et maintenant, voilà qu'arrive exactement ce que nous avions dit, à savoir que la viande qui arrive moins cher du Brésil est une viande qui a été poussée par des produits qui sont condamnés en Europe. Mais cette viande-là circule parmi nous. Et c'est bien ainsi qu'on peut dire que si ce marché a favorisé la vente des voitures allemandes au Brésil, elle va augmenter le nombre de la maladie sur notre continent. Voilà où nous en sommes.
Il dit, celui-là : "Un petit peu d'inflation alimentaire n'est pas un drame." Pour lui, c'est pas un drame. Mais pour des millions de gens, si, parce qu'il y a plus de gens qui vont se priver de repas une fois que les prix vont augmenter. Vous le savez comme moi, braves gens du Nord et des alentours, parce que c'est notre vie, c'est la vôtre.
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