Reda Belhaj : «On a pas d'argent pour dans les centres de rétention»

11 septembre 2026

Reda Belhaj : «On a pas d'argent pour dans les centres de rétention»

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Intervenant 1
Et il est pas suivi, il est pas repéré, il est pas mis hors d'état de nuire.  Enfin, comment c'est possible ? 
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Intervenant 2
Pas par nous.  Nous, on n'est pas assez pour faire ça.  Déjà, on a assez de missions comme ça.  Elles ont été... on parlera du 11 septembre tout à l'heure qui a changé beaucoup de choses aussi pour nous au sein de la police nationale puisque on a vu nos missions multipliées par cinq ou par six alors que nos effectifs ont été quasiment divisés d'un tiers.  Donc pour nous, c'est compliqué. 

On peut pas être derrière chaque individu OQTF, c'est impossible.  Moi, ce qui me dérange, c'est que on n'arrive pas à les exécuter tout simplement, que ce soit pour les OQTF.  Voilà, les OQTF, on n'arrive pas à les exécuter.  À l'époque où c'était judiciarisé, les individus faisaient une garde à vue automatiquement.  Donc il y avait... la France n'était pas un havre de paix, si je puis dire, pour eux et du coup, ils allaient soit vers l'Italie, soit vers l'Angleterre. 

Et aujourd'hui, on sait que la France pour eux, c'est les remontées qu'on a en tout cas, c'est que c'est moins contraignant que les autres pays d'Europe, semblerait-il, puisque vous pouvez avoir une OQTF et rester quatre ans en France et vous pouvez être connu des services de police.  Donc cet individu, il était connu des services de police au Taj.  Il a commis des violences.  Aujourd'hui, il est suspecté parce qu'il n'a pas encore été jugé d'avoir commis des choses très, très graves et il est toujours en liberté.  Donc pas de prison, pas de centre de rétention parce qu'on n'a pas... mais on n'a pas de place. 

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