Le ministre de l'Économie Roland Lescure revoit à la baisse les prévisions de croissance pour 2026
11 septembre 2026
Le ministre de l'Économie Roland Lescure revoit à la baisse les prévisions de croissance pour 2026
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Intervenant 1
Bonjour à toutes et à tous. Merci d'être là ce matin à Bercy pour un exercice inédit. Cette conférence de presse, c'est l'acte 1 de la séquence budgétaire qui entame une séquence qui se déroulera d'ici la fin de l'année, qui vise à poser le décor macroéconomique, le cadre macroéconomique dans lequel va se dérouler l'examen budgétaire et dans lequel s'est déroulée la fabrication du budget. Je pense qu'il est raisonnable de dire que les incertitudes économiques n'ont aujourd'hui jamais été aussi fortes. Elles sont internationales, elles sont nationales et à environnement économique inédit, exercice donc inédit, un exercice de transparence qui nous permet de vous présenter notre prévision de croissance à la fois pour cette année et pour l'année prochaine.
Notre fil rouge, pardon, il est clair, c'est la transparence qui est aujourd'hui un gage essentiel de crédibilité, crédibilité vis-à-vis de nos concitoyens, crédibilité vis-à-vis des parlementaires, crédibilité aussi vis-à-vis des marchés financiers. Nous disons la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'année 2026 n'a pas épargné la France en termes de crises successives, multiples, qui se sont multipliées, des crises internationales mais aussi des crises nationales. Cette année, elle a été marquée par des crises multiples avec quatre types de chocs. D'abord, un début d'année marqué par l'incertitude.
Une incertitude, je dirais traditionnelle du fait du cycle électoral à l'approche des élections municipales et tout de suite après les élections municipales, on a enregistré, c'est habituel, une baisse de l'investissement des collectivités locales en travaux publics qui se reflète dans les comptes de l'Insee. Et une incertitude plus inhabituelle liée à l'adoption tardive d'un budget, la mise en place d'une loi spéciale jusqu'à la fin du mois de février qui a introduit à la fois de l'incertitude et l'arrêt d'un certain nombre de politiques publiques qui soutiennent la croissance. À cette incertitude politique domestique s'est ajouté évidemment à partir du printemps un choc géopolitique d'ampleur, la crise du détroit d'Ormuz qui a conduit à la hausse des prix énergétiques pour nos concitoyens, nos entreprises mais aussi les ménages évidemment. Cette crise, elle est loin d'être terminée, on le voit encore avec les derniers chiffres. Ce matin, le diesel était à 2,30 €, l'essence ordinaire à 2,10 €.
On était à 2,40 € au printemps pour le diesel et le 2,10 € qu'on a atteint ce matin est un maximum pour l'année en ce qui concerne l'essence. Cette crise, elle est internationale, vous avez sans doute vu qu'aux États-Unis le prix du gallon, puisqu'on le mesure en gallon là-bas, a dépassé pour la première fois les 6 dollars cette nuit. Elle pèse évidemment sur le pouvoir d'achat, elle pèse aussi sur les coûts des entreprises. Troisième type de choc, un choc climatique, des épisodes climatiques inédits à la fois par leur intensité mais aussi par leur multiplication.
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