Pourquoi les faits ne suffisent plus ? - #CamPuS2026

7 septembre 2026

Pourquoi les faits ne suffisent plus ? - #CamPuS2026

00:20 - 03:38
Intervenant 1
On va enfin pouvoir démarrer.  Je remercie à toutes et tous d'être là à cet horaire matinal, on va dire ça comme ça, pour cette table ronde intitulée "Pourquoi les faits ne suffisent-ils plus ?".  Je me présente donc, moi je suis Alexane Riou, je suis secrétaire nationale en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche au sein du Parti Socialiste.  Et aujourd'hui, on a décidé de se poser cette question afin de comprendre pourquoi finalement l'établissement de certains faits pourtant rigoureux aujourd'hui ne semble plus forcément suffire.  Je vais présenter donc les intervenants que nous avons la chance d'avoir aujourd'hui. 

À mes côtés donc Sarah Proust, experte associée à la Fondation Jean Jaurès et qui a dirigé avec Guillaume Lecointre un ouvrage collectif qui s'appelle "Le fait en question", publié en 2019 si ma mémoire est bonne.  Nous avons la chance d'avoir aussi Denis Angoulvant qui au pied levé nous a permis d'avoir aussi un professionnel, professeur des universités en médecine en cardiologie puisque Monsieur Arnaud Fontanet malheureusement n'a pas pu être là pour des raisons de santé.  Et donc Denis Angoulvant, au-delà d'être professeur de cardiologie à la faculté de Tours, est aussi doyen de la fac de médecine de Tours.  Et donc merci beaucoup d'être là.  Gisèle Sapiro, sociologue, directrice de recherche au CNRS et directrice d'études à l'EHESS, qui nous parlera du coup de son travail puisqu'elle a beaucoup étudié ces questions-là au travers de différents sujets. 

Je vous laisserai en parler tout à l'heure.  Bertrand Monthubert, qui est professeur des universités en mathématiques, président du Conseil National de l'Information Géolocalisée, ancien président de l'université Toulouse III Paul Sabatier et aussi directeur d'un programme de recherche sur alors Atypie-Friendly, j'avais peur de faire une bêtise en le disant.  Et enfin, le dernier mais non des moindres, Arthur Delaporte, député socialiste du Calvados et qui a notamment présidé la commission d'enquête à l'Assemblée Nationale sur les effets de TikTok sur les mineurs et a travaillé sur les questions d'influence et de réseaux sociaux.  On a choisi donc d'intituler cette table ronde "Pourquoi les faits ne suffisent-ils plus ?".  Et si nous avions voulu nous saisir de ce sujet ici dans un campus socialiste, c'est évidemment pas par un goût abstrait pour le débat sur la vérité, même si on aurait pu en débattre aussi pendant longtemps. 

C'est parce qu'en fait on pense que la démocratie ne tient pas seulement à la possibilité de voter ou de débattre, elle tient aussi par notre capacité à nous accorder sur un minimum de réalité commune.  Elle tient aussi parce que pour nous socialistes, l'émancipation passe aussi par l'accès au savoir, par l'esprit critique, par des institutions indépendantes et par un débat public qui n'est pas sur le même plan une opinion, une croyance et un fait établi.  Il y a donc derrière cette question un enjeu finalement très concret : comment continuer à faire de la politique, à décider collectivement et à agir sur le réel si nous ne partageons plus les mêmes bases à partir desquelles nous discutons ?  Et parce qu'il y a, je crois, quelque chose d'assez frappant dans le débat public aujourd'hui : le désaccord politique est évidemment normal et c'est même le principe de la démocratie.  On peut partir d'une même situation mais défendre des réponses très différentes. 

La suite de la transcription est réservée aux clients Pro

Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.

Focalisé sur : Pourquoi les faits ne suffisent plus ? - #CamPuS2026