Tuberculose bovine : les éleveurs obtiennent une revalorisation des barèmes très attendue - fnsea.fr
FNSEA Communiqués de presse
10 juin 2026, 05:30
Texte de la source originale
À l’occasion de son discours de clôture au congrès du Groupements de
Défense Sanitaire France, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la
Souveraineté Alimentaire, a annoncé une revalorisation du barème des
abattages liés à la tuberculose bovine, ainsi que l’application rétroactive de
cette mesure pour 2025-2026. La FNSEA, Jeunes Agriculteurs, la FNB et la
FNPL saluent une annonce attendue de longue date par les éleveurs. Elle
marque une avancée importante pour améliorer l’accompagnement des
exploitations touchées par cette maladie.
Cette revalorisation se traduit par une augmentation d’environ 33 % des
indemnisations forfaitaires. Par exemple, pour un bovin de plus de 24 mois,
l’indemnisation passe de 2500 € à 3 350 €. Dans certains cas, ces forfaits peuvent
être majorés (bovins inscrits au livre généalogique, reproducteurs, femelles
gestantes…). Ces majorations, listées dans l’arrêté ont également bénéficiées de
cet ajustement de 33%.
Bien que certaines évolutions auraient pu faire preuve d’une ambition accrue, ces
annonces constituent néanmoins un signal encourageant. Elles devraient
contribuer à renforcer l’adhésion des éleveurs aux mesures sanitaires dans un
contexte de lutte contre la tuberculose bovine.
Par ailleurs, la prise en charge par l’État des opérations de nettoyage et de
désinfection sera désormais prise en charge à 100 % contre 75 % auparavant.
Cette harmonisation, attendue de longue date, constitue une avancée
significative. Aussi, les frais d’euthanasie, des animaux non transportables,
jusqu’ici supporté par l’éleveur, seront désormais pris en charge par l’État.
Les aides perçues, dans le cadre du déficit momentané de production (DMP)
appliquées au lait, pourraient être doublées sur décision préfectorale, notamment
pour les élevages en agriculture biologique et pour ceux touchés par la
tuberculose bovine, et pourrait ainsi passer de 3 mois à 6 mois.
Pour autant, nos organisations professionnelles restent pleinement mobilisées et
vigilantes. La FNSEA, Jeunes Agriculteurs, la FNB et la FNPL appellent l’État à
accélérer sans délai la mise en oeuvre de la feuille de route tuberculose 2024-
2029, en concertation étroite avec les acteurs des filières, notamment sur :