Présidence française du G7 filière Numérique | Direction générale des Entreprises

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9 juin 2026, 02:00

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Dossier de presse PRÉSIDENCE FRANÇAISE DU G7 FILIÈRE NUMÉRIQUE Paris, le 29 mai 2026 -- 1 of 22 -- -- 2 of 22 -- 3 Sommaire ÉDITO DES MINISTRES........................................................................................................ 4 LA MINISTÉRIELLE NUMÉRIQUE ....................................................................................... 5 Introduction .................................................................................................................................. 5 Les participants ............................................................................................................................. 6 L’agenda ......................................................................................................................................... 8 Les temps forts 2026 .................................................................................................................... 9 LES OBJECTIFS DE LA MINISTÉRIELLE NUMÉRIQUE ................................................... 10 Promouvoir une IA sûre ............................................................................................................. 10 Accélérer l’innovation et la diffusion de l’IA dans l’économie ........................................... 12 Soutenir la résilience et la performance du secteur numérique ......................................... 15 Protéger les mineurs en ligne .................................................................................................... 18 CONTACT PRESSE .............................................................................................................. 21 LIENS UTILES........................................................................................................................ 21 -- 3 of 22 -- Dossier de presse 4 ÉDITO DES MINISTRES Les enceintes multilatérales demeurent indispensables pour discuter ensemble des enjeux et défis posés aujourd’hui par le secteur du numérique. Le G7 constitue dans ce domaine un espace clé et avec Roland Lescure, nous sommes fiers d’en porter cette année la filière numérique sous présidence française. Le secteur numérique façonne aujourd’hui la vie économique et sociale de nos pays. Face à la rapidité des évolutions technologiques, à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, à l’apparition de nouvelles opportunités, et à la multiplication des risques – qu’ils soient cybers, spécifiques aux mineurs ou à même de déséquilibrer nos économies – le multilatéralisme apparaît plus que jamais comme un levier fiable pour définir des repères communs. Il constitue ainsi un cadre essentiel pour faire en sorte que les avancées technologiques bénéficient au plus grand nombre, tout en en maîtrisant ensemble les dérives. Nous avons le privilège de réunir le 29 mai à Bercy nos homologues des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Japon, de l’Italie, du Canada et de l’Union européenne pour la réunion ministérielle du G7 Numérique afin de faire avancer une ambition commune pour le secteur. Nous avons souhaité associer plusieurs pays invités (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Suisse) pour contribuer à enrichir nos échanges, confirmant que les défis issus du secteur numérique dépassent largement les frontières du G7 et nécessitent une réponse commune. C’est une innovation importante de la présidence française. Nous avons souhaité placer au cœur de nos travaux les grandes priorités qui structurent aujourd’hui l’agenda numérique international, mais aussi national : la promotion des principes communs de sûreté, responsabilité et de confiance dans le développement de l’intelligence artificielle, le soutien à l’innovation et à la compétitivité de nos écosystèmes, le renforcement de la résilience des infrastructures numériques et de l’efficacité de leur consommation des ressources naturelles, ainsi que les enjeux de protection des utilisateurs, en particulier des mineurs. Ces enjeux vont bien au-delà de la seule dimension technique : ils sont déterminants pour assurer la protection de nos citoyens, la résilience et la compétitivité de nos économies, la souveraineté de nos États et la confiance dans le progrès numérique. Ce rassemblement du G7 Numérique constitue une étape structurante, permettant d’aboutir à des résultats concrets pour la transformation du secteur du numérique et d’enrichir les travaux du sommet d’Évian, réunissant les chefs d’Etats du G7 du 15 au 17 juin. ROLAND LESCURE Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique ANNE LE HENANFF Ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique -- 4 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 5 LA MINISTÉRIELLE NUMÉRIQUE Introduction Depuis le 1er janvier 2026, la France assure la présidence du G7, qui trouvera son point d’orgue lors du Sommet des chefs d’État et de gouvernement du G7 à Évian du 15 au 17 juin 2026. Cette présidence place la France au cœur de la définition des priorités de travail du groupe et de la coordination des échanges entre les pays membres tout au long de l’année. Face aux tensions géopolitiques, aux risques croissants de fragmentation économique et à la recrudescence des pratiques déloyales, le président de la République a fait de la réduction des déséquilibres mondiaux la priorité de la présidence française du G7. Pour réduire les déséquilibres mondiaux et garantir une croissance équilibrée et sûre, la présidence française du G7 mise sur le dialogue et la coopération, une approche qui s’étend aussi au numérique : comprendre collectivement les défis, opportunités et risques de l’IA permet en effet de renforcer la stabilité économique globale et la résilience des chaînes d’approvisionnement face aux fragmentations technologiques. La France souhaite renforcer une vision partagée : l’IA et le numérique représentent à la fois des opportunités majeures pour la société et des défis qu’il faut pouvoir maîtriser. Les technologies émergentes, dont l’IA, sont porteuses compétitivité, notamment des PME et vecteurs d’évolution sociétales importantes. Toutefois, ces opportunités s’accompagnent de risques, nécessitant une réponse coordonnée et multilatérale. L’objectif de ce G7 Numérique est de comprendre la nature de ces risques et offrir des réponses politiques adaptées, coordonnées et cohérentes à la poursuite d’une innovation au service du bien commun. Aussi, les travaux de la filière Numérique ont porté sur quatre priorités sur lesquelles les pays membres du G7 trouvent des points de convergence. L’objectif est de s’aligner sur des principes communs qui visent à tirer parti des technologies numériques responsables afin de créer des opportunités pour tous : • Promouvoir une IA sûre • Accélérer l’innovation et la diffusion de l’IA dans l’économie • Soutenir la résilience et la performance du secteur numérique • Protéger les mineurs en ligne La présidence du G7 constitue une opportunité unique de poursuivre cette ambition, dans un contexte géopolitique difficile, en capitalisant en particulier sur la dynamique et les résultats du Sommet sur l’Action de l’IA de Paris en février 2025 qui a permis d’atteindre un consensus large sur les opportunités et défis de l’IA. La France est porteuse d’une conviction : la seule manière de répondre aux déséquilibres est le dialogue et la coopération. Sept ans après la dernière présidence française du G7 en 2019, la France entend faire du G7 un espace de coordination pragmatique et de défense d’un multilatéralisme efficace, capable d’apporter des réponses concrètes aux défis économiques mondiaux. -- 5 of 22 -- Dossier de presse 6 Les participants Ministres du Numérique du G7 Anne LE HENANFF Ministre déléguée chargée de l'Intelligence artificielle et du Numérique France Michael KRATSIOS, Conseiller scientifique du président des États-Unis d’Amérique Etats-Unis d’Amérique Liz KENDALL Secrétaire d’Etat en charge des Sciences, Innovations and Technologies Royaume-Uni Karsten WILDBERGER, Ministre fédéral de la numérisation et de la modernisation de l'administration allemande Allemagne Takuo KOMORI Vice-Ministre en charge de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie Japon Taiichiro Tomiyasu Vice-Ministre en charge de la Politique Numérique Japon Horiuchi Noriko Ministre d’Etat en charge des affaires intérieures et des communications Japon Adolf URSO, Ministre de l'Entreprise et du Made in Italy Italie Alessio BUTTI Sous-secrétaire d'État à l'innovation technologique Italie Evan SOLOMON Ministre en charge de l’innovation, de la science et du développement économique Canada Henna VIRKKUNEN, Vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la Souveraineté technologique, de la Sécurité et de la Démocratie Union Européenne Organisations associées Yasushi MASAKI Secrétaire général adjoint OCDE Duane O’BRIEN Directeur exécutif Open Source Initiative Ministres et représentants des pays partenaires : Joao CALDEIRA BRANT MONTEIRO DE CASTRO Secrétaire pour les politiques numériques, Secrétariat à la communication sociale de la présidence de la République Brésil S.E. M. Jemyung RYU Second vice-ministre, Ministère de la Science et des TIC Corée H.E Sanjeev SINGLA, Ambassadeur d’Inde en France Inde -- 6 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 7 William KABOGO GITAU E.G.H., Ministre de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique Kenya Alexandra BAUMANN Secrétaire d’Etat adjoint Suisse -- 7 of 22 -- Dossier de presse 8 L’agenda Vendredi 29 mai 2026 Au Ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique 07h15 (à partir de) Accueil des journalistes Dernier accès à la Cour d’honneur : 07h30 07h45 – 08h15 Arrivée des délégations et accueil protocolaire Toute presse accréditée 08h20 – 09h05 Petit-déjeuner de travail avec les membres du G7 et les pays partenaires Hôtel des Ministres (HDM) 09h05 – 09h25 Photo de famille Hall du Centre Pierre Mendès-France 09h30 – 09h35 Réunion Ministérielle -Remarques introductives Centre Pierre Mendès-France Tour image presse 09h30 – 10h40 Réunion Ministérielle – Priorité 1 : Promouvoir une IA sûre 11h10 – 12h20 Réunion Ministérielle – Priorité 2 : Accélérer l’innovation et la diffusion de l’IA dans l’économie 12h50 – 14h00 Déjeuner de travail entre Chefs de délégations 14h00 – 15h10 Réunion Ministérielle – Priorité 3 : Soutenir la résilience et la durabilité dans le secteur numérique 15h40 – 16h50 Réunion Ministérielle – Priorité 4 : Protéger les mineurs en ligne 16h50 – 17h00 Adoption de la Déclaration Ministérielle 17h00 – 17h30 Session de travail avec les pays partenaires du G7 17h30 – 18h00 Conférence de presse de la Présidence du G7 Centre de conférences Pierre Mendès-France Toute presse accréditée 18h00 – 18h30 Micro tendus des ministres Centre de conférences Pierre Mendès-France Toute presse accréditée -- 8 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 9 Les temps forts 2026 JANVIER 1er janvier : Lancement officiel de la présidence française du G7 FÉVRIER 3 février : Présentation des priorités des filières Finances et Numérique de la présidence française du G7 par le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique – Paris 24 – 25 février : Première réunion de travail des ministères chargés du Numérique – à distance MARS 24 – 25 mars : Deuxième réunion de travail des ministères chargés du Numérique – Paris AVRIL 15 avril : Réunion intersessionnelle – en ligne 22 – 23 avril : Troisième réunion de travail des ministères chargés du Numérique – Paris MAI 12-13 mai : Réunion intersessionnelle – en ligne 20 mai : Réunion intersessionnelle – en ligne 26 – 27 mai : Quatrième réunion de travail des ministères chargés du Numérique – Paris 28 mai : Evénements organisés par le Tech 7 et B7 ; événement ministériel « La protection de la démocratie à l’ère des réseaux sociaux » 29 mai : Réunion ministérielle Numérique – Paris JUIN 15 - 17 juin : Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G7 – Évian JUILLET - DÉCEMBRE Poursuite des travaux de la présidence française du G7 -- 9 of 22 -- Dossier de presse 10 LES OBJECTIFS DE LA MINISTÉRIELLE NUMÉRIQUE Promouvoir une IA sûre Objectifs 1. Promouvoir une IA sûre, responsable et de confiance, afin d’assurer la pleine réalisation de ses bénéfices dans un cadre de confiance. 2. Lancer une coopération technique entre experts des pays du G7 pour la détection des contenus générés par IA. 3. Accélérer la dynamique autour du Processus d’Hiroshima sur l’IA (HAIP) en engageant les développeurs à partager publiquement leurs pratiques de gestion des risques , favorisant ainsi transparence et responsabilité à l’échelle internationale. 4. Renforcer la sensibilisation et la responsabilité collective autour de la sécurité de l’IA, appréhendée comme un bien commun mondial nécessitant une coopération internationale. Enjeux Le développement rapide de l’IA est accompagné d’une préoccupation croissante quant aux risques qu’elle pourrait représenter : prolifération, désinformation à large échelle, attaques cyber d’ampleur. Si la sécurité de l’IA a pu faire en 2023-2024 l’objet de consensus, les discussions internationales se sont depuis tournées plus vers l’innovation que vers la sécurisation de son développement. Le Sommet de Bletchley Park (02/11/2023) était le premier sommet international sur les risques de l’IA conviant entreprises, politiques, organisations internationales. Parmi les risques identifiés figuraient des risques potentiels (perte de contrôle d’un logiciel ou usage par des acteurs malveillants pour créer attaques informatiques ou armes biologiques), mais aussi plus immédiats (erreurs, biais discriminatoires, respect du droit d’auteur ou impact sur l’emploi). Le Sommet de Séoul (21/03/2024) a permis d’adopter la Déclaration de Séoul pour une IA sûre, novatrice et inclusive et la Déclaration d’intention de Séoul en vue d’une coopération internationale dans le domaine de la science de la sécurité de l’IA, portant création d’un réseau d’instituts pour la sécurité de l’IA (les AI Safety Institutes - AISI). L’ensemble du G7 est signataire de ces déclarations dont les engagements ont été poursuivis à travers le Sommet de Paris pour l’action sur l’IA (février 2025) lors duquel a été lancé le Processus d’Hiroshima (HAIP). En 2026, le sommet indien sur l’impact de l’IA a continué d’aborder ce sujet à l’international. -- 10 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 11 Rôle de la présidence française du G7 Le G7 peut et doit stimuler la dynamique mondiale en faveur d’une IA responsable, sûre et de confiance. Dans un contexte de rivalités croissantes, la France porte une parole influente, qui s’exprime au travers de ses engagements multilatéraux et notamment du G7. Ce sujet se décline ainsi en plusieurs actions de la présidence, qui prolonge les travaux des présidences précédentes : • Promotion de la coopération technique à des fins de détection de contenus générés par IA, contribuant donc à lutter contre la manipulation de l’information ; • Accélération de la dynamique de l’OCDE et des pays du G7 autour du Processus d’Hiroshima sur l’Intelligence Artificielle, qui engage les acteurs de l’IA à respecter des principes communs dans le développement de leurs solutions ; • Affirmation d’un langage fort et commun du G7 sur la sécurité de l’IA, à la hauteur des défis et du besoin de coopération internationale Objectifs recherchés Promouvoir une IA sûre, responsable et de confiance : tel est l’objectif que la présidence française du G7 a placé au cœur de ses travaux de cette priorité cette année. Le déploiement à large échelle de l'IA suppose un cadre de confiance afin d’assurer la pleine réalisation de ses bénéfices : gains de productivité, amélioration des services publics, avancées scientifiques et médicales. L'Union européenne a été pionnière en se dotant du premier texte juridiquement contraignant au monde en matière de gouvernance de l'IA. Ce cadre protecteur doit désormais rayonner au-delà des frontières européennes : en veillant à ce qu'aucun acteur ne tire avantage d'un cadre réglementaire moins contraignant. La présidence française a tenu à renforcer la reconnaissance collective des risques que peut faire peser l'IA en l’absence d’un cadre exigeant et adapté. Il est fondamental que les membres du G7 reconnaissent ainsi que l'IA peut être détournée à des fins malveillantes, telles que des cyberattaques ou développement de capacités chimiques, biologiques, radiologiques ou explosives et que les contenus générés par IA peuvent être utilisés pour à des fins de désinformation ou de manipulation de l’information, ou pour porter atteinte à la dignité des individus. Identifier et nommer ces risques est une condition préalable à leur traitement collectif. Face à la prolifération des contenus synthétiques en ligne, la présidence française a lancé une coopération technique entre experts des pays du G7 sur la détection des contenus générés par IA. Cette initiative s'articule avec le méta-détecteur développé par le PEReN et Viginum, outil open source agrégeant plusieurs technologies de détection, auquel les membres du G7 sont invités à contribuer. L'objectif est de renforcer collectivement les capacités internationales d'identification des contenus synthétiques. Par ailleurs, la présidence française a également renforcé la dynamique autour du Processus d'Hiroshima sur l'IA (HAIP), principal mécanisme multilatéral de gouvernance de l'IA. En engageant les développeurs à rendre compte de leurs pratiques selon des principes communs, il favorise la transparence et la responsabilité à l'échelle internationale. Renforcer la responsabilité collective autour de la sécurité de l'IA, devant être appréhendée comme un bien commun mondial : c'est l'engagement clé que la présidence française a porté cette année au sein du G7. -- 11 of 22 -- Dossier de presse 12 Accélérer l’innovation et la diffusion de l’IA dans l’économie Objectifs 1. Définir une vision commune clarifiant ce que constitue un modèle d’IA open source, de sorte à renforcer la transparence, la sécurité, la compétitivité et les valeurs démocratiques, tout en stimulant l’innovation. 2. Accélérer et accompagner la diffusion de l’IA dans l’économie en mettant à la disposition des TPE et PME un outil à même d’évaluer leur capacité et leur plus-value à adopter des solutions d’IA. Enjeux L’ouverture des codes sources (open source) constitue un pilier historique de la culture technologique. Ce modèle soutient la recherche, abaisse les barrières d'entrée et stimule l'innovation. Appliqué à l'IA, il offre de larges bénéfices, au service de tous : réduction des coûts de développement, reproductibilité des travaux scientifiques, accès élargi aux technologies pour les entreprises, les chercheurs et les institutions publiques. Les travaux économiques de l'OCDE confirment ainsi que les modèles d'IA à poids ouverts ont des effets positifs mesurables sur la productivité et la croissance. Toutefois, la notion d'ouverture appliquée à l'IA souffre d'un manque de consensus. En l'absence d’une terminologie unique autour de notions comme « open weights », il existe un risque que certains acteurs s'approprient abusivement ces qualificatifs pour valoriser leurs modèles sans en respecter l'esprit, pratique parfois désignée sous le terme d' « open washing ». Cette ambiguïté induit en erreur les utilisateurs, complique les décisions d'adoption et affaiblit la crédibilité de l'open source comme levier d'innovation et de démocratisation technologique. De plus, l’open source fait parfois l’objet de critiques, émergentes mais non négligeables, portant sur les risques supposés en matière de sécurité ou sur la responsabilité légale des auteurs de contenus diffusés sous ce régime. Préciser les termes de ces modèles facilitera la diffusion de ses bénéfices et opportunités. La diffusion de l'IA dans le tissu économique constitue une priorité des politiques publiques françaises, portée notamment par la Stratégie nationale pour l'IA et le plan « Osez l'IA » lancé en juillet 2025. Des études expérimentales montrent des effets significatifs du déploiement de cas d’usage de l’IA, permettant des gains de productivité d’environ 25 à 40% pour des tâches cognitives et d’environ 15% à l’échelle d’une unité commerciale. Ces bénéfices restent cependant insuffisamment accessibles aux TPE et PME : l'asymétrie d'information constitue un frein majeur, nuisant à la capacité des entreprises à identifier les pistes de passage à l’action les plus adaptée à leur profil. Accélérer cette diffusion, en particulier vers les acteurs les plus contraints en capacité d’investissement, est une condition essentielle pour que l'IA bénéficie à l'ensemble de l'économie. -- 12 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 13 Rôle de la présidence française du G7 Le G7 a un rôle essentiel à jouer pour accélérer la diffusion et l’innovation de l’IA dans l’économie. La présidence française défend le message d’inclusion porté par l’open source, en soutien aux acteurs les moins favorisés en termes de moyens recherche, d’expérimentation, d’innovation et de création de technologies. Elle s’inscrit dans le prolongement du rapport Driving Factors and Challenges of AI Adoption (G7, 2024) qui souligne l’importance de développer des infrastructures technologiques partagées pour « réduire les coûts d’adoption et favoriser l’entrée de nouveaux acteurs dans l’écosystème de l’IA ». L’adoption de l’IA dans le tissu économique est un sujet majeur, porté par les présidences précédentes du G7 comme par la France qui le place comme priorité particulièrement appropriée au cadre de la coopération multilatérale qu’est le G7. Sur cette thématique, les présidences précédents ont obtenu des avancées notables : • La présidence italienne du G7 (2024) a donné lieu à une déclaration ministérielle conjointe intégrant des constats initiaux sur l’adoption de l’IA par les entreprises et des analyses portant sur des premiers cas d’usage relatifs aux PME. • La présidence canadienne du G7 (2025) a distingué plusieurs types d’adoption de l’IA et identifié les politiques publiques adaptées à chacun. Néanmoins, l’adoption reste trop limitée et l’information disponible pour les PME demeure insuffisante, c’est ici que s’intègre la contribution de la présidence française. La diffusion ouverte, mutualisée et structurée de ces connaissances est essentielle pour éclairer la décision. Les pays du G7 tireront collectivement avantage d’un renforcement de l’adoption de l’IA par les TPE et PME qui constituent le cœur de leurs économies. Cette action s’intègre enfin parfaitement dans la continuité du message du président de la République française lors du Sommet Choose France, appelant à accélérer l’adoption de l’IA, sa démocratisation et son expérimentation. Objectifs recherchés Le G7 Numérique soutient l’innovation et le développement technologique, au bénéfice de la croissance et de ces citoyens. En ce sens, la présidence française a souhaité à la fois favoriser un plus large accès aux modèles d’IA open source ainsi que soutenir une adoption plus responsable et efficiente de solutions IA. D’une part, elle a produit un document, approuvé par les membres du G7, promouvant une vision commune de l’open source qui vise à permettre à un large éventail d'acteurs, tels que les start-ups, les chercheurs universitaires et les institutions publiques, d'innover sans dépendre de fournisseurs de modèles fermés, à moindre coût, tout en contribuant à la résilience technologique grâce à un écosystème d'IA plus diversifié. Le manque de clarté dans la terminologie utilisée actuellement peut en effet induire en erreur les utilisateurs de ces solutions et compliquer les décisions d'adoption pour les entreprises et les institutions publiques. L’objectif est de trouver un terrain d'entente entre les membres du G7 sur les termes utilisés pour décrire l'ouverture des modèles d'IA, en reconnaissant différents degrés d'ouverture et les conditions associées à cette ouverture. La présidence française du G7 estime qu’ainsi, les membres du G7 pourront renforcer la transparence, la sécurité, la compétitivité et les valeurs démocratiques, et ainsi stimuler l’innovation. Si cet objectif était atteint, il s’agirait de la première définition internationalement reconnue de ce qui doit constituer un modèle d’IA open source. -- 13 of 22 -- Dossier de presse 14 D’autre part, la présidence française du G7 a pour objectif de mieux accompagner les TPE et PME dans leur adoption de l’IA en mettant à leur disposition un outil à même d’évaluer leur capacité et leur plus-value à adopter des solutions d’IA. Cet outil, construit grâce à une méthodologie élaborée par l’OCDE, permettra de d’orienter les entreprises vers les meilleures pistes de passage à l’action. Ce livrable concret et actionnable sera largement diffusé dans le cadre des politiques publiques des pays du G7 en faveur de l’adoption de l’IA. Il permettra ainsi de stimuler l’innovation, la croissance, l’efficacité et la productivité des entreprises au sein des économies du G7 tout en assurant une adoption responsable, sécurisée et répondant aux besoins et capacités des acteurs économiques. -- 14 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 15 Soutenir la résilience et la performance du secteur numérique Objectifs 1. Assurer la résilience et l’efficacité environnementale du numérique et de l’IA – Promouvoir, à l’échelle mondiale, une approche holistique et multicritères. 2. Éviter la fragmentation réglementaire en prévenant, grâce à un espace de discussion G7, la multiplication des standards, méthodes de mesure et cadres de régulation qui créerait des obligations, des coûts de conformité et une incertitude réglementaire pour les entreprises opérant à l’international. 3. Développer des méthodes partagées de mesure de l’impact environnemental du numérique. 4. Trouver un équilibre entre durabilité et compétitivité – Faire converger la transition vers un numérique sobre avec les exigences économiques. Enjeux Le numérique fait désormais partie intégrante de l’économie. Il soutient à la fois l’innovation, la compétitivité des entreprises et le fonctionnement des services essentiels. Il a pris une grande place dans les usages des citoyens, des entreprises, les exposant de façon croissante à des risques multiples, qu’ils soient technologiques, géopolitiques ou environnementaux. Dans un contexte marqué par l’intensification des usages et la complexification des infrastructures, la question n’est plus seulement celle du développement du numérique, mais de sa capacité à rester robuste et soutenable dans la durée, à être résilient et à maîtriser son empreinte environnementale. Le numérique soutient aujourd’hui l’ensemble des activités du territoire. Derrière l’apparente simplicité de ces technologies se cache une réalité plus dense : des réseaux, des plateformes et des données étroitement liés les uns aux autres. Cette interconnexion rend le numérique extrêmement utile, mais aussi plus sensible avec de possibles effets en chaîne au-delà du seul secteur concerné. C’est pourquoi le numérique doit désormais être pensé et géré comme une véritable infrastructure critique, avec des exigences élevées en matière de sécurité, fiabilité et résilience. Le numérique est souvent présenté comme un levier de la transition écologique : optimisation des consommations, meilleur pilotage des ressources, réduction de certains déplacements. Cette promesse, bien que réelle, ne doit pas occulter le fait qu’il est lui-même un secteur à forte intensité matérielle et énergétique, dont le développement exerce une pression croissante sur les ressources naturelles, métaux critiques et systèmes énergétiques. Mieux mesurer et comprendre cette empreinte est donc la condition pour arbitrer efficacement entre bénéfices et impacts. -- 15 of 22 -- Dossier de presse 16 De plus, cette empreinte est appelée à croître significativement sous l'effet de la multiplication et l'intensification des usages du numérique (streaming, cloud, blockchain et IA), mais aussi de la transformation numérique des entreprises et des sociétés, qui démultiplie la demande en équipements et en énergie. À l'échelle mondiale, les projections convergent vers une intensification de cette pression, et une empreinte représentant 7 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2040 contre environ 4 % aujourd'hui. Face à ces constats, la réduction de l’empreinte environnementale du numérique repose sur deux leviers indissociables : rendre les usages plus sobres et améliorer l’efficacité énergétique. La fabrication des équipements représentant à elle seule près de 80% de cette empreinte Rôle de la présidence française du G7 Face à la complexité des enjeux, les acteurs publics et privés ont besoin de repères clairs pour orienter leurs décisions et structurer leurs stratégies de transformation. Dans cette optique, la présidence française du G7 a souhaité faire du G7 numérique un espace de coordination pour un numérique durable. Les économies étant structurellement interdépendantes et les répercussions dépassant les frontières, il est essentiel d’approfondir la coopération et de partager les pratiques, mesures, méthodes et standards. Ainsi, la présidence française, construisant sur son expertise et ses nombreuses initiatives en termes de numérique durable, a proposé d’en faire une priorité pour le G7 Numérique de 2026. Le rôle de la présidence française a été, au sein du G7, de mettre ce sujet à l’agenda des discussions pour pousser l’ensemble des membres à se positionner et à favoriser une action commune. En proposant des livrables concrets – réunissant des pratiques nationales pour mesurer, suivre l’évolution, identifier les principaux leviers d’actions ou réduire l’empreinte des activités humaines – elle a pu réaliser un état des lieux inspirants et pleinement mobilisable à la fois pour les entreprises, Etats et sociétés civiles. Le G7 offre de plus un espace de discussion pour prévenir les divergences en amont, en rapprochant les positions des grandes économies avant qu'elles ne se cristallisent dans des réglementations incompatibles. Ce rôle est d'autant plus important que les pays du G7 concentrent une part majeure des infrastructures numériques mondiales et des acteurs qui les opèrent. Travaillant à la fois sur un secteur numérique durable et une IA frugale, la présidence a pu remobiliser ses partenaires du G7 pour valoriser un numérique soutenable pour l’innovation mais surtout pour les générations futures. Objectifs recherchés Assurer la résilience et l’efficacité environnementale des technologies et infrastructures numériques et d’IA est aujourd’hui clé face au constat de l'augmentation des usages numériques et du déploiement des infrastructures numériques exerçant une pression croissante sur les ressources naturelles et énergétiques. Il s'agit d'un domaine où une action mondiale s'impose, à travers une approche holistique couvrant toutes les technologies numériques, y compris l'IA, ainsi qu'une approche multicritères qui inclut non seulement la consommation d'énergie, mais aussi la consommation d'eau et de métaux, les déchets électroniques, la pollution et d'autres externalités négatives. Dans ce contexte la France a pour objectif de convaincre ses partenaires qu’il est dans l'intérêt du secteur numérique lui-même de promouvoir des solutions telles que l'allongement de la durée de vie des appareils des utilisateurs finaux, l'amélioration de la performance énergétique et hydrique des infrastructures numériques, et la promotion de modèles d'IA plus efficaces. -- 16 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 17 La présidence française du G7 a donc mis à contribution les membres du G7 pour identifier des solutions et des réponses spécifiques, qui couvriraient l’ensemble du secteur numérique tout en mettant l’accent sur une analyse complète du cycle de vie et une évaluation multicritères afin de renforcer la résilience et l’efficacité des ressources au sein du secteur numérique. Parmi les objectifs de la présidence française dans cette priorité : • Éviter la fragmentation réglementaire : En l'absence d'alignement sur les standards, les méthodes de mesure ou les cadres de régulation, le risque est celui d'une fragmentation des marchés numériques et d’une multiplication des obligations, coûts de conformité et incertitude réglementaire pour les entreprises opérant à l'international. Le G7 offre un espace de discussion pour prévenir ces divergences en amont et rapprocher les positions ; • Construire des références communes : les travaux du G7 portent sur la promotion de méthodes communes de mesure de l'impact environnemental du numérique, l'élaboration de standards partagés et la promotion de la transparence des données. L'enjeu est ainsi de faire converger des approches suffisamment compatibles pour que les données soient comparables, les bonnes pratiques circulent et les entreprises disposent de repères stables. • Trouver un équilibre entre durabilité et compétitivité : La transition vers un numérique plus sobre est trop souvent présentée comme une contrainte pesant sur la compétitivité alors qu’il est essentiel pour les économies d’anticiper les exigences environnementales, en concevant des services moins énergivores, en optimisant leurs infrastructures, en adoptant des pratiques plus responsables. Le G7 contribue à ce que cette transition s'opère sur des bases communes, en structurant des discussions et pratiques cohérentes. -- 17 of 22 -- Dossier de presse 18 Protéger les mineurs en ligne Objectifs 1. Reconnaître les risques existants pour les mineurs dans leurs usages numériques (exposition aux contenus interdits, interactions malveillantes, exposition à des fonctionnalités addictogènes et impacts sur la santé physique et mentale). 2. Énoncer des principes définissant un espace numérique sûr pour les mineurs 3. Engager Etats et entreprises de services numériques à prendre les mesures nécessaires pour protéger les mineurs face aux risques identifiés, mais aussi face aux risques émergents/potentiels, tels que ceux que pourraient poser certains usages de l’IA générative Enjeux Face à l’accélération des usages numériques chez les jeunes et à l’essor de l’intelligence artificielle, la protection des mineurs en ligne est devenue une préoccupation majeure en France, partagée par de nombreux Etats. En moins de dix ans, l’environnement numérique des mineurs s’est profondément transformé et occupe une part de plus en plus importante de leur quotidien. Selon le baromètre du numérique1, 91 % des Français de 12 ans et plus et près de 100% des 18-24 ans disposaient d’un smartphone en 2025. L’usage quotidien d’Internet et des réseaux sociaux est aussi largement répandu, 99% des 11-17 ans utilisant au moins une plateforme en ligne 67% des 8-10 ans déclarant avoir un compte sur un réseau social bien que ces services soient généralement réservés aux plus de 13 ans dans leurs conditions générales d’utilisation. 1 Baromètre conduit en 2026 par le CRÉDOC pour l’ARCEP, l’ARCOM, l’ANCT et le CGE. -- 18 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 19 Si certains usages numériques constituent pour les mineurs des opportunités d’enrichissement, de découvertes et d’échanges, ils soulèvent aussi des préoccupations croissantes en matière d’exposition à des contenus illicites et inappropriés, de cyberharcèlement, d’atteintes à la vie privée, d’usage excessif ou d’impacts sur la santé physique et mentale. Les réseaux sociaux donnent ainsi accès à une très grande diversité de contenus, dont certains peuvent être inadaptés aux enfants. La modération lacunaire ou le manque de fonctionnalités protectrices les rendent d’autant plus à même d’être exposés à des contenus inappropriés, traumatiques voire dangereux, avec des conséquences pouvant être graves pour leur santé mentale ou leur développement cognitif. Le constat dressé par le baromètre du numérique 2026 montre ainsi qu’une large majorité des utilisateurs de réseaux sociaux et de plateformes de partage de vidéos sont exposés à des contenus problématiques, inappropriés ou inadaptés (violents, haineux ou autres contenus choquants), un taux atteignant 91 % chez les 18-24 ans. En outre, les mineurs peuvent être la cible d’interactions malveillantes avec des sollicitations de contacts malintentionnés pouvant les exposer au cyberharcèlement voire à des menaces et agressions, notamment à caractère sexuel. En 2025, la plateforme 3018 a ainsi reçu 124 500 signalements pour des faits de cyberharcèlement, de diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel, voire de menaces de violence physique, de viol ou de mort. Enfin, ces risques sont amplifiés par les modèles économiques des grandes plateformes numériques fondés sur la captation de l’attention des utilisateurs. Exploitant les biais cognitifs humains, les mécanismes de recommandation algorithmique et les interfaces de ces plateformes visent à prolonger le temps passé sur leurs services et à maximiser l’engagement des utilisateurs. Ces logiques soulèvent des interrogations croissantes sur les effets d’un usage intensif des réseaux sociaux, particulièrement chez les enfants et les adolescents. Rôle de la présidence française du G7 Dans ce contexte, la présidence française du G7 a fait de la protection des mineurs dans l’environnement numérique une priorité. Se fondant sur les nombreuses initiatives menées au niveau national comme européen, et le cadre réglementaire développé depuis 2022 - adoption du règlement Digital Service Act – DSA - (2022), de la loi SREN en France (2024) et des lignes directrices du DSA relatives à la protection de l’enfance en ligne (2025) – elle a souhaité inscrire ce sujet au programme des discussions avec ses partenaires internationaux. Cet engagement multilatéral prolonge la présentation de la déclaration conjointe sur les droits de l’enfant dans l’environnement numérique, signée par 23 Etats lors du Forum pour la Paix de 2022. Le G7 constitue un espace de dialogue entre États permettant de trouver des points de convergence et de coopération, d’échanger sur les politiques publiques mises en œuvre, d’identifier des bonnes pratiques et de partager des travaux de recherche et d’expertise. La présidence française a proposé dans ce cadre de renforcer la coopération internationale sur ces sujets en reconnaissant des principes communs définissant un environnement plus sûr et sécurisé pour les mineurs en ligne. Dans un environnement numérique en constante évolution, cette coopération internationale apparaît comme un levier essentiel pour renforcer la protection des jeunes utilisateurs. En réunissant les principales puissances économiques autour de cet enjeu de protection des mineurs en ligne, la présidence française du G7, au sein de la filière numérique, contribue à structurer une réponse collective aux défis posés par les plateformes numériques et par les transformations rapides de l’écosystème digital. L’objectif est également de favoriser les échanges sur les approches -- 19 of 22 -- Dossier de presse 20 réglementaires que les Etats devraient adopter et les mesures que les plateformes devraient mettre en place afin d’améliorer la protection des mineurs en ligne face à des enjeux et défis globaux. Objectifs recherchés L’objectif de la reconnaissance de cet ensemble de principes présentée par la présidence française duG7 est d’approfondir les efforts lancés pour rendre l’expérience en ligne des mineurs plus sûre, et de définir des principes communs aux membres du G7 relatifs à l’espace numérique. Face aux risques et enjeux globaux que posent ce nouvel espace, la France se saisit de sa présidence du G7 pour promouvoir une approche plus sûre de l’environnement numérique pour les mineurs et de faire converger les principales économies du monde autour de cette approche. Plus précisément, les Principes négociés avec les membres du G7 visent à : • Reconnaître les risques existants pour les mineurs dans leurs usages numériques (exposition aux contenus interdits, interactions malveillantes, exposition à des fonctionnalités addictogènes et impacts sur la santé physique et mentale) ; • Énoncer des principes définissant un espace numérique sûr pour les mineurs (mise à disposition de paramètres protecteurs pour les mineurs en matière de confidentialité, de sécurité et de réduction des risques d’addiction, la mise en place de mécanismes de contrôle de l’âge excluant l’auto-déclaration, la promotion d’outils de contrôle parental ergonomiques, prévention des usages problématiques et sensibilisation, renforcement de la coopération scientifique) ; • Engager Etats et entreprises de services numériques à prendre les mesures nécessaires pour protéger les mineurs face aux risques identifiés, mais aussi face aux risques émergents/potentiels, tels que ceux que pourraient poser certains usages de l’IA générative. Les Principes ainsi adoptés par les membres du G7 constitueront une fondation solide à l’action nationale, mais aussi multilatérale, pour protéger les mineurs et s’assurer qu’ils profitent de l’environnement numérique et n’en sont pas victimes. Mettre ce sujet à l’agenda du G7 permet non seulement d’adopter ces principes communs, mais aussi de discuter des différentes approches nationales, des priorités ou encore des initiatives prises par chaque pays ou portées par la société civile ou encore les entreprises. Enfin, les négociations menées par la présidence française ont été l’occasion de reconnaître les besoins communs, notamment en termes de caractérisation des effets cités et de disposition de données sur les risques pesant sur les mineurs en fonction de l’évolution des pratiques et technologies, ce sur une temporalité plus longue. -- 20 of 22 -- Présidence française du G7 – Filière Numérique 21 CONTACT PRESSE Cabinet d’Anne le Henanff 01 53 18 46 23 [email protected] Bureau de presse de Bercy 01 53 18 33 80 [email protected] Direction générale des Entreprises 01 44 97 08 49 [email protected] LIENS UTILES G7 Évian 2026 – Elysée G7 à Bercy | economie.gouv.fr G7 numérique : méthode, calendrier et livrables | Direction générale des Entreprises -- 21 of 22 -- -- 22 of 22 --