Communiqué · Hausse du gazole et décarbonation des navires : la Région au côté des pêcheurs bretons · Région Bretagne

Régions Françaises
28 mai 2026, 13:47

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27 mai 2026 3 minutes de lecture Alors que la hausse du prix du gas oil continue d’impacter fortement la pêche bretonne, la Région réaffirme avec détermination son engagement aux côtés des professionnels de la mer. Face à l’urgence économique, sociale et environnementale, il est indispensable que l’Etat et l’Union européenne prennent enfin la mesure des enjeux auxquels toute la filière est confrontée (pêcheurs, mareyeurs, industriels…) . C’est pourquoi le président Loïg Chesnais-Girard a rencontré ce mercredi à Lorient les professionnels pour identifier avec eux les leviers à mobiliser pour accélérer les transitions et le renouvellement de la flottille bretonne. Crédit photo : Région Bretagne Avec une flotte dont l’âge moyen atteint aujourd’hui 32 ans , la Bretagne ne peut plus attendre ! L’acquisition de bateaux neufs et l’adaptation de certains navires doit permettre aux professionnels de pêcher mieux sans pêcher plus, d’exercer leur métier dans des conditions de sécurité renforcées , tout en réduisant leur dépendance aux énergies fossiles et en préservant, bien évidemment, la ressource halieutique. Au-delà des mesures d’urgence prises par l’État sur le carburant, la Région veut regarder plus loin et appelle à une stratégie nationale et européenne pour sauver durablement la pêche française . « On demande à la pêche bretonne d’être plus sûre, décarbonée, attractive pour les jeunes et plus respectueuse de la ressource , observe le Président de Région, mais on interdit aux professionnels de renouveler leur outil de travail, vieux de plus de 30 ans. C’est inacceptable, quant on sait qu’ un bateau neuf, c’est 25 % de gazole en moins ! « Derrière la flottille, ce sont aussi des milliers d’emplois dans le mareyage, la transformation des produits de la mer et toute l’économie bleue qui dépendent de l’avenir de la pêche bretonne. Sans investissements massifs et évolution des règles européennes , c’est donc la souveraineté alimentaire maritime française et européenne qui est menacée. C’est pourquoi la Région entend plaider à Bruxelles en faveur d’une réforme de la PCP, politique commune de la pêche , qui préserve à la fois la ressource et les filières économiques qui en dépendent. À l’issue des échanges avec les représentants des différents métiers et Olivier Le Nézet , président du Comité régional des pêches Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, au côté de ses vice-présidents Michaël Quernez (ports) et Daniel Cueff (mer et littoral), et de Gaël Le Meur , élue régionale aux filières halieutiques, a redit sa volonté de trouver, avec les professionnels, des solutions permettant une pêche plus diversifiée et résiliente face aux changements, notamment climatiques. Sur le développement, par exemple, de filets et engins de pêche plus sélectifs , des fonds FEAMPA restent disponibles dont les pêcheurs pourraient s’emparer pour s’équiper davantage. La Région souhaite que ces outils se massifient tout comme ceux liés à la motorisation des bateaux . Il n’existe pas une seule solution mais plusieurs, adaptées à chacun, systèmes électriques, hybrides ou utilisant des carburants alternatifs. > 52,5 M€ investis dans les infrastructures portuaires depuis 8 ans pour offrir un même niveau de services partout. > 77% du fonds européen FEAMPA engagés pour moderniser les bateaux. La Région abonde ces aides et s’efforce d’accélérer les démarches et paiements. > 6 M€ versés par la Région depuis deux ans pour décarboner les bateaux et installer de jeunes pêcheurs. > Et aussi : entre 2024 et 2025, +40% de produits labellisés Breizhmer achetés par la Région (135 000 €) pour nourrir les lycéens. Consultez le communiqué de presse.