Concession des aéroports de Rennes et Dinard : le Président propose de retenir pour 20 ans le groupement Vinci-CCI35-SEALAR
Régions Françaises
19 juin 2026, 16:20
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19 juin 2026 2 minutes de lecture Lundi 6 juillet, le Président Loïg Chesnais-Girard soumettra aux 26 élus membres de la Commission permanente le choix du candidat pressenti pour assurer l’exploitation des deux aéroports bretilliens, au terme d’une procédure de mise en concurrence (études et négociations) qui aura duré près de deux ans. Après analyse des deux offres finales, de grande qualité, la décision de l’exécutif s’est portée sur le groupement Vinci-CCI35-SEALAR*, déjà concessionnaire des deux aéroports. Si cette offre s’inscrit dans la continuité, elle répond aussi aux nouvelles exigences fixées par la collectivité, propriétaire des deux plateformes, dans le cadre de sa stratégie aéroportuaire portée à l’échelle du territoire par Michaël Quernez, 1er Vice-président au climat et aux mobilités. Si les élus l’approuvent, ce nouveau contrat de concession entrera en vigueur le 1er janvier 2027 pour une durée de 20 ans. Dès le début de la procédure de renouvellement, choix a été fait de conserver un scénario comportant, comme précédemment, un seul contrat de concession pour les deux aéroports, Dinard restant une plateforme aéro-industrielle importante pour son territoire. Premier objectif fixé par la Région pour l’aéroport de Rennes : poursuivre une relance ambitieuse du trafic tout au long de la concession . Pour ce faire, l’exploitant restera connecté aux grands hubs européens , comme Amsterdam, ainsi qu’aux pays de l’UE et du bassin méditerranéen , pour offrir toujours davantage de destinations aux Bretons. Le modèle économique visé, robuste et performant, s’appuie sur un autofinancement pérenne, via la consolidation du trafic et la progression des recettes extra-aéronautiques (parc solaire). La capacité d’autofinancement permettra au consortium d’investir et à la Région de ne pas mobiliser de concours publics sur la modernisation de l’aéroport. Les attentes de la Région ont aussi porté sur la neutralité carbone , à atteindre d’ici 2040 (hors émission des avions), et la préservation de la biodiversité sur les deux sites. Le candidat pressenti prévoit le déploiement d’un parc photovoltaïque de grande ampleur avant 2032. Seront également favorisés les déplacements décarbonés des passagers (bus, vélo, etc.) pour accéder à l’aéroport. À ce jour, l’aéroport de Rennes ne capte pas suffisamment de voyageurs résidant ou travaillant en Ille-et-Vilaine. L’enjeu pour le concessionnaire est donc de reconquérir la majeure partie d’une clientèle voyageant principalement via Nantes et Paris . Autant de passagers dont le bilan carbone serait moindre, évidemment, s’ils choisissaient Rennes. (*) Société d’Exploitation et d’Action Locale pour les Aéroports Régionaux 512 000 passagers 10 000 t de fret 7 compagnies aériennes