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30 juin 2026, 06:01
Texte de la source originale
Paris, le 28 Juin 2024
Les membres du Collectif en faveur de l’innovation variétale
regrettent l’absence de consensus des Etats membres
sur le projet de règlement des NGT
Le 26 Juin 2024, les États membres de l'UE ne sont pas parvenus à s’accorder sur une
approche générale du projet de règlement relatif aux nouvelles techniques génomiques
(NGT) proposé par la Commission européenne. Cet échec est particulièrement
regrettable après quatre années de travaux menés par la Commission européenne et le
Parlement européen.
Le Collectif en faveur de l’innovation variétale, créé en 2019 et représentant de nombreux
acteurs des filières agricoles et alimentaires, regrette que cette dernière étape, préalable à
l’ouverture d’un trilogue, n’ait pu aboutir malgré tous les efforts de la Présidence belge pour
trouver un compromis avant la fin du mois.
Alors que la génétique est l’une des solutions pour relever les défis de la transition
agroécologique et du changement climatique permettant de garantir une souveraineté
alimentaire et végétale, cet échec est incompréhensible. En fragilisant ainsi l’accès des
semenciers européens aux nouvelles techniques de sélection, cela entrave le développement
de variétés issues de ces techniques qui pourraient bénéficier aux agriculteurs ainsi qu’aux
filières alimentaires et non alimentaires.
Les Présidences espagnole et belge ont beaucoup œuvré pour proposer un cadre juridique
clair et adapté à ces nouvelles techniques de sélection. Toutefois, la majorité requise pour
stabiliser la position des Etats membres n’a pas été obtenue en raison notamment, de
divergences sur la brevetabilité des plantes issues de NGT.
Les membres du collectif demandent instamment aux Etats membres de poursuivre les
discussions pour définir un cadre juridique permettant l’accès attendu aux NGT. Les questions
de propriété intellectuelle dores et déjà identifiées pourront faire l’objet de nouvelles mesures
réglementaires à la suite de l’étude d’impact de la brevetabilité prévue par la commission
européenne pour juin 2025. L’objectif étant bien de permettre une protection efficace des
innovations tout en facilitant leur accès pour les programmes de recherche.
« L’Europe se fragilise en ne permettant pas à la nouvelle mandature d’ouvrir un trilogue sur
des bases claires. Pendant ce temps, plusieurs régions du monde autorisent déjà ces
techniques sur leur territoire. La proposition de règlement NGT étant une opportunité pour
l’avenir de l’agriculture européenne, nous demandons aux États membres d'agir de toute
urgence en faveur de l'innovation en matière de sélection végétale en Europe » réaffirment les
présidents des organisations du Collectif en faveur de l’innovation variétale.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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_CONTACT – AGENCE GULFSTREAM COMMUNICATION_
Vanessa LAI
06 03 51 61 89
[email protected]
Chandni KUMAR
[email protected]
_A PROPOS DU COLLECTIF_
Le Collectif pour l’innovation variétale regroupe de nombreuses organisations représentatives des agriculteurs et
des filières agricoles et agro-alimentaires qui souhaitent valoriser l’intérêt de la sélection variétale pour répondre
aux enjeux du changement climatique et de souveraineté alimentaire. Ce collectif s’est constitué en 2019, au
moment où la nouvelle Commission Européenne se mettait en place et avait demandé dans un courrier que la
France rejoigne les pays européens qui demandent une révision de la directive OGM 2001/18/CE afin de donner
un cadre clair à l’utilisation des nouvelles techniques d’amélioration des plantes (NBT). L’ambition est de permettre
à tous les acteurs de la chaîne agroalimentaire française de bénéficier des techniques innovantes de génomique
et de développer leurs activités dans un cadre légal, prévisible et praticable, permettant aux membres du collectif
de mener en confiance des projets d’innovation.
_SIGNATAIRES_
− Association générale des producteurs de blé (AGPB)
− Association générale des producteurs de maïs (AGPM)
− Association interprofessionnelle de la betterave et du sucre (AIBS)
− Association Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences Oléagineuses
(ANAMSO)
− Association nationale de la meunerie française (ANMF)
− Arvalis, Institut technique agricole
− Centre français du riz
− Confédération Générale des planteurs de Betteraves (CGB)
− Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL)
− Fédération Nationale des négociants en pomme de terre, ail, oignon, échalote et légumes en
gros (FEDEPOM)
− Fédération nationale des producteurs de plants de pommes de terre (FN3PT)
− Fédération Nationale des Agriculteurs Multiplicateurs de Semences (FNAMS)
− Fédération nationale des industries des corps gras (FNCG)
− Fédération Nationale de la Production de semences de maïs et de sorgho (FNPSMS)
− Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FNSEA)
− Fédération française des producteurs d'oléagineux et de protéagineux (FOP)
− L’interprofession des fruits et légumes frais (INTERFEL)
− Interprofession de la filière céréalière française (INTERCEREALES)
− Industries de Première Transformation de l'Agriculture (IPTA)
− Jeunes agriculteurs (JA)
− La Coopération Agricole (LCA)
− L’Interprofession des semences et plants (SEMAE)
− Syndicat National des Fabricants de Sucre (SNFS)
− Syndicat des riziculteurs français
− L’Institut technique de la filière des huiles et protéines végétales, et de la filière chanvre
(Terres Inovia)
− L’Interprofession des huiles et protéines végétales (Terres Univia)
− Union Française des Semenciers (UFS)
− Union Nationale des Producteurs de Pommes de Terre (UNPT)
− L’Interprofession française de l'horticulture, de la fleuristerie et du paysage (VALHOR)
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