Communiqué · Apprentissage / Formation professionnelle : la Région dénonce avec force le désengagement de l'État (moins 33 M€) · Région Bretagne

Régions Françaises
16 juin 2026, 13:44

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12 juin 2026 4 minutes de lecture La Région Bretagne dénonce avec force la décision de l’État de réduire de 88 % les crédits consacrés à l’apprentissage versés aux Régions. Pour la Bretagne, l’enveloppe qui lui était dédiée passe ainsi de 11,7 M€, en 2025, à seulement 1,4 M€, en 2026. Cette décision intervient sans aucune concertation préalable, alors même que de nombreux projets sont déjà engagés sur la base des montants initialement attendus de l’État. S’ajoute à cette baisse brutale d’autres coupes dans le financement des formations sanitaires et sociales tout comme dans celles des demandeurs d’emploi et personnes en reconversion. Parce que sa signature l’engage, la Région Bretagne a fait le choix d’assumer sur son propre budget les conséquences du retrait de l’État pour le Campus ESPRIT Industries de Redon , à hauteur de 2 M€ . Cette décision permet de sécuriser un projet structurant pour le territoire et les filières industrielles bretonnes, dont la première pierre a été posée le 9 juin dernier. Mais la Région ne pourra compenser seule et intégralement une décision qui la prive de plus de 10 M€ de crédits dédiés à l’apprentissage. Derrière cette baisse brutale, ce sont plus d’une dizaine de projets d’investissements et d’actions en faveur de la formation et de la réussite des apprentis bretons qui se trouvent directement compromis. Au-delà de cette décision, la Région dénonce la succession de désengagements financiers de l’État , décidés sans concertation et à contre-temps, qui affecte sévèrement plusieurs politiques de formation conduites avec les territoires. En quelques mois, les crédits consacrés à l’apprentissage, aux formations sanitaires et sociales ainsi qu’à la formation des demandeurs d’emploi ont ainsi été revus à la baisse de manière inédite. Au total, ce sont près de 33 M€ de financements attendus de l’État qui font aujourd’hui défaut à la Bretagne sur son budget 2026. Dans un contexte où les collectivités territoriales sont déjà fortement sollicitées pour contribuer au redressement des finances publiques et à différentes politiques prioritaires, la Région refuse de se substituer systématiquement au désengagement de l’État. Depuis le début du mandat, la Région Bretagne a pourtant fait de la formation et de la montée en compétences une priorité. Dans le seul champ de l’apprentissage, elle a soutenu, entre 2020 et 2025, plus de 50 projets d’investissement pour un montant supérieur à 52 M€ et accompagné plus de 400 projets en dépenses de fonctionnement pour près de 14 M€. Ces opérations ont permis de moderniser les centres de formation , développer l’offre sur tout le territoire breton, soutenir les filières économiques stratégiques et accompagner des milliers de jeunes vers la qualification et l’emploi. La décision prise par l’État remet aujourd’hui en question les conditions mêmes dans lesquelles les Régions peuvent continuer à accompagner durablement le développement de l’apprentissage. Dans ce contexte, la Bretagne appelle le Gouvernement à sortir de l’ambiguïté. Il n’est pas cohérent de prétendre faire de l’apprentissage une priorité nationale, d’appeler à renforcer les compétences face aux transitions économique et industrielle, et, dans le même temps, de réduire brutalement les moyens consacrés à ces objectifs. Loïg Chesnais-Girard , Président de la Région Bretagne, alerte : « former les jeunes, accompagner les reconversions professionnelles et répondre aux besoins en compétences des entreprises ne sont pas des dépenses de confort. Ce sont des investissements d’avenir. La Bretagne continuera à prendre toutes ses responsabilités dans ce champ prioritaire . Mais l’État doit désormais prendre les siennes et cesser de faire peser sur les territoires les conséquences de décisions prises sans concertation ni visibilité « . Consultez le communiqué de presse.