Communiqué · Formations sanitaires & sociales : la Région Bretagne maintient son engagement et demande à l'État d'assumer le sien · Région Bretagne

Régions Françaises
16 juin 2026, 13:44

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8 juin 2026 3 minutes de lecture Les communications récentes de plusieurs acteurs des formations sanitaires à propos de suppressions de places à partir de la rentrée de septembre prochain dans les Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) appellent la Région Bretagne à clarifier la situation en matière de financement des places dans les formations sanitaires & sociales : la Région ne retire pas 230 places de formation en soins infirmiers. Il s’agit des 230 places supplémentaires créées par l’État dans le cadre du Ségur de la santé, dont il refuse désormais de garantir le financement sur la durée complète des parcours (3 ans). La Région n’a jamais autant investi dans les formations sanitaires et sociales qu’aujourd’hui. Depuis le début du mandat actuel, la collectivité a augmenté le nombre de places financées pour le porter à un niveau encore jamais atteint de 1 227 places de formation proposées chaque année en IFSI. La Région a, par ailleurs, accompagné l’ouverture de nouvelles capacités de formation et soutenu le développement de plusieurs instituts sur le territoire. Cet engagement représente aujourd’hui plus de 60 millions d’euros par an. À Dinan, à Redon et dans de nombreux autres bassins de vie, la Région a pris ses responsabilités pour rapprocher les formations des besoins des habitants et des établissements de santé. Chaque année, plus de 10 000 apprenants sont accompagnés dans les formations sanitaires et sociales financées par la Région. Pour Forough Dadkhah, sa Vice-présidente à l’emploi, la formation et l’orientation : « La Région Bretagne continue d’investir massivement dans les formations sanitaires et sociales. Nous maintenons intégralement notre engagement et continuerons à financer l’ensemble des places que nous prenons déjà en charge. La Région assume ses responsabilités. Mais elle refuse de se substituer durablement à l’État dans le financement d’une politique nationale de santé. » Certains soulignent que d’autres Régions ont fait un choix différent. Chacune agit en fonction de son histoire et de sa situation. En Bretagne, les formations sanitaires et sociales constituent déjà l’un des principaux postes d’investissement régional et cet effort n’a cessé de progresser ces dernières années. Les vraies questions sont ailleurs. Peut-on continuer de demander aux collectivités de compenser, année après année, les désengagements successifs de l’État ? Peut-on construire une politique de santé en vivant au rythme d’annonces ponctuelles et de financements précaires , alors même que le Gouvernement annonce en plein exercice budgétaire une nouvelle baisse brutale des financements consacrés à l’apprentissage ? Comme partout en France, la Bretagne a besoin de davantage de soignants. Les professionnels, les étudiants, les établissements de santé et les territoires ont besoin de visibilité. Mais les collectivités ne peuvent pas continuer à « rafistoler » un système qui manque de cap . Former plus d’infirmières et d’infirmiers suppose une stratégie nationale de long terme et des financements pérennes. « On ne construit pas une politique de santé publique et de formation sur des effets d’annonce, ni sur des financements précaires , déclare le Président Loïg Chesnais-Girard . Les établissements, les apprenants et les territoires ont besoin de visibilité et de stabilité . » La Région est pleinement mobilisée pour préparer l’avenir. Un travail est déjà engagé avec les instituts de formation, les établissements de santé et les acteurs concernés afin d’anticiper les besoins pour 2027 et adapter les capacités de formation aux réalités des territoires bretons. L’accès aux soins est devenu l’une des principales préoccupations des Français . Face à cet enjeu, chacun doit prendre sa part . La Région Bretagne continuera à être au rendez-vous Elle demande simplement à l’État de l’être aussi. Consultez le communiqué de presse.