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UFS Ressources
30 juin 2026, 06:01
Texte de la source originale
Rapport
d’activités
2 0 2 1 / 2 0 2 2
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près deux années de crise sanitaire inédites, qui ont fait
appel à l’agilité des entreprises, nous venons de vivre une
année électorale marquée par le conflit russo-ukrainien
et ses conséquences humaines, économiques mais
aussi environnementales.
La campagne de l’élection présidentielle ainsi
que celles des élections législatives sont passées au second plan des
préoccupations des Français, ce qui n’est pas étonnant tant la violence du
conflit en Ukraine a pris tout le monde de court. Le salon international de
l’agriculture qui était le salon des retrouvailles, rendez-vous emblématique
des candidats à l’élection présidentielle, l’a démontré : comment évoquer les
propositions du monde agricole pour le quinquennat 2022-2027 dans un tel
contexte ?
Les résultats des élections entrainent à la fois une continuité dans les
orientations du gouvernement et un profond renouvellement, notamment
à l’Assemblée nationale. Les décideurs politiques se sont mobilisés très
rapidement sur les conséquences du conflit russo-ukrainien comme l’inflation,
les ressources énergétiques, la souveraineté alimentaire, la réindustrialisation,
la transition des modes de production vers des systèmes qui doivent allier
résilience et performance. Pour terminer ce panorama, les épisodes de gel
tardif mais aussi de sécheresse cet été, et plus récemment l’accès et le coût
de l’énergie, ont illustré la réalité du changement climatique auquel tous les
acteurs doivent faire face.
Dans ce contexte général, les entreprises semencières ont été directement
impactées.
L’Ukraine étant un marché prioritaire pour les semenciers français, il a fallu
mettre à l’abri les collaborateurs, s’assurer de la sécurisation des sites et de
l’acheminement des semences pour les semis de printemps. Ces objectifs
ont été relevés mais les plans de production de semences mis en place sont
loin des objectifs initiaux de surfaces et, de plus, réalisés dans des conditions
Édito
A
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Didier NURY
Vice-président
Claude TABEL
Président
extrêmes pour les agriculteurs multiplicateurs ukrainiens : champs minés,
mobilisation de la main d’œuvre, pénurie de carburant et d’équipement,
etc. Parallèlement en France, les plans de production ont été plus difficiles à
contractualiser en raison de la hausse du prix des commodités très attractive.
Enfin, les conditions climatiques de cet été ont rendu la production de
semences plus difficile, les baisses de production impacteront de ce fait les
prochaines campagnes et la compensation du différentiel ukrainien ne sera
pas possible.
L’UFS a donc maintenu sa mobilisation pour évaluer les impacts du conflit,
de la sécheresse et des risques énergétiques de cet automne. L’implication
des entreprises adhérentes a permis d’identifier rapidement les difficultés pour
faire des propositions opérationnelles au gouvernement visant à maintenir
et protéger l’activité des entreprises semencières dans nos territoires.
L’accompagnement des adhérents a également été renforcé pour répondre à
leurs nombreuses incertitudes, à travers des guides et des ateliers webinaires
de plus en plus appréciés par les opérationnels.
Les prochains mois nécessiteront de poursuivre cet engagement pour
reconstruire des relations de confiance avec les nouveaux décideurs politiques.
Cela passera par une démarche pédagogique et un relais des entreprises
dans les territoires, essentiel pour permettre à ces parties prenantes de bien
appréhender le rôle et les enjeux des entreprises semencières. 2023 sera une
année charnière avec, au niveau européen, la refonte de la réglementation
semences, les propositions de statut juridique pour les nouvelles méthodes
de sélection et au niveau national, l’articulation entre soutien de l’innovation,
priorités politiques et maintien de nos activités dans les territoires.
Au-delà des enjeux de court terme, la contribution des semenciers aux
stratégies du Green Deal et de Farm to Fork, tant par la contribution au
maintien et à l’accroissement de la biodiversité cultivée, que par l’adaptation
au changement climatique et à la réduction des intrants de synthèse, resteront
des lignes fortes de nos actions et communications.
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Sommaire
Organisation
et gouvernance
page 6 7
Pôle Amélioration
des Plantes
page 18 25
L’Union Française
des Semenciers
page 8 17
4
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Pôle Production
& Marchés
page 26 33
Pôle Affaires publiques
& Communication
page 34 39
L’organisation
professionnelle
page 40 44
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Organisation
et gouvernance
6
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Fédérer et représenter
les entreprises semencières
au coeur des filières
agricoles et alimentaires
ORGANISATION & GOUVERNANCE
Pôle
AMÉLIORATION
DES PLANTES
Pôle
PRODUCTION
& MARCHÉS
Pôle
ADMINISTRATION
& FINANCES
Pôle
AFFAIRES
PUBLIQUES &
COMMUNICATION
CONSEIL D’ADMINISTRATION / BUREAU / DIRECTION GÉNÉRALE
4 PÔLES D’ACTIVITÉS & 6 SECTIONS
Section
BETTERAVES
& CHICORÉE
INDUSTRIELLE
Section
OLÉAGINEUX
Section
POTAGÈRES
& FLORALES
Section
MAÏS
& SORGHO
Section
FOURRAGÈRES
& GAZONS
Section
CÉRÉALES
À PAILLE &
PROTÉAGINEUX
L’Union Française des Semenciers, créée en 2009, représente
plus d’une centaine d’entreprises actives dans la recherche
et sélection, la production et la mise en marché de semences
pour l’agriculture, les jardins et les paysages.
La gouvernance de notre organisation est assurée par un
Conseil d’Administration composé de 18 représentants
professionnels, qui s’appuie sur deux pôles métiers et deux
pôles supports chargés de définir les stratégies d’actions. 6
sections sont, par ailleurs, dédiées aux enjeux spécifiques
des groupes d’espèces représentées à l’UFS :
Betteraves et Chicorée industrielle,
Céréales à paille et Protéagineux,
Fourragères et Gazons,
Maïs et Sorgho,
Oléagineux,
Potagères et Florales.
De nombreux comités et groupes de travail d’experts
d’entreprises sont mobilisés pour approfondir les sujets
techniques et proposer des outils opérationnels aux
entreprises adhérentes.
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L’Union Française
des Semenciers
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L’Union Française des Semenciers fédère et représente plus d’une centaine d’entreprises
couvrant trois métiers complémentaires : l’amélioration des plantes, la production de
semences et la mise en marché de ces semences pour l’agriculture, les jardins
et les paysages. Qu’elles soient des PME, des ETI, des grands groupes,
des filiales d’entreprises, qu’elles soient familiales, coopératives ou
côtées en bourse, les entreprises semencières contribuent au
développement économique des régions et performent sur les
marchés internationaux.
Promouvoir les métiers et le
savoir-faire des entreprises
semencières,
Représenter nos adhérents et
faciliter les échanges avec les
parties prenantes agricoles et
politiques,
Contribuer à la mise en
oeuvre d’un environnement
réglementaire, économique
et sociétal permettant à nos
adhérents d’entreprendre et
d’innover,
Mettre à disposition des
entreprises des services
d’expertise afin de les
accompagner dans leurs enjeux
quotidiens.
Démontrer l’engagement durable
des entreprises semencières pour
proposer des solutions innovantes à
une agriculture plurielle, confrontée
à de nombreux défis (changement
climatique, biodiversité, produire
plus et de meilleure qualité avec
moins de ressources, compétitivité,
etc.).
Un acteur clé
des filières agricoles
et alimentaires
Deux pôles métiers pour définir
les stratégies d’actions relatives
à l’amélioration des plantes et la
production et mise en marché de
semences.
Un Pôle Affaires publiques et
Communication pour déployer
le rayonnement du secteur et
développer un dialogue avec les
parties prenantes.
Un Pôle Administration et
Finances pour centraliser les
fonctions supports et sécuriser
les actions budgétaires des pôles
métiers et des sections.
Des sections dédiées aux
enjeux spécifiques de 6 groupes
d’espèces représentées à
l’UFS : Betteraves et Chicorée
industrielle, Céréales à paille
et Protéagineux, Fourragères
et Gazons, Maïs et Sorgho,
Oléagineux, Potagères et Florales.
Des comités et groupes de
travail d’experts d’entreprises
pour approfondir les sujets
techniques et proposer des outils
opérationnels aux adhérents.
NOTRE AMBITION
NOS MISSIONS
NOS INSTANCES
COLLECTIVE
L’UNION FRANÇAISE DES SEMENCIERS
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Une large diversité
d’entreprises
Un fort ancrage
territorial
Une contribution permanente
à la biodiversité cultivée
Des plantes saines
toujours plus résistantes
Des variétés diversifiées
et de haute qualité
11 000
3,5
emplois
directs
milliards d’euros
de chiffre d’affaire (CA)
SÉLECTIONNER
du chiffre d’affaires
investi en R&D 13%
entreprises sélectionnent
plus de 70 espèces 69
centres de recherche
dans nos territoires 131
nouvelles variétés inscrites
au catalogue officiel
français chaque année
550
variétés répertoriées
au catalogue français
dont 4 000 d’espèces agricoles,
dont 2 200 d’espèces potagères
7 200
Source : Gnis, Statistiques campagne 2020-2021
Chiffres clés
L’UNION FRANÇAISE DES SEMENCIERS
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PRODUIRE
METTRE EN MARCHÉ
exportateur
mondial 1er
des semences sont
destinées à l’export,
dont 71% vers l’Union
européenne (UE)
52%
d’euros d’excédent
commercial en 2020/21 1,1 Mds
de hausse
d’exportations
depuis 2015
27%
hectares de
multiplication
de semences
400 000
de tonnes
de semences produites 1 M
producteur
européen 1 er
sites de production
implantés
dans 225 communes
240
du CA / an en moyenne
consacrés à des
investissements dans
les appareils de production
2,2%
agriculteurs
multiplicateurs 17 900
de la production
contractualisée 100%
PART DU CA
PAR GROUPE
D’ESPÈCES
33%
Maïs
& sorgho
23%
Potagères
& florales
10%
Céréales à paille
& proteagineux
17%
Oléagineux
& fibres
6%
Betterave
& chicorée
industrielle
9%
Fourragères
& gazons
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L’Ukraine est un pays important pour la
production et le commerce de semences,
mais aussi pour la recherche variétale
puisque plusieurs entreprises françaises
y sont implantées afin de développer
des variétés adaptées aux conditions
pédoclimatiques de cette région d’Europe.
Lorsque le conflit a débuté, la première
préoccupation des entreprises semencières
présentes dans ce pays a été de
mettre en sécurité leurs salariés et leurs
familles. Plus généralement, la finalisation
de l’acheminement des semences
commerciales, mais aussi des semences
de base, a été facilité par le soutien des
autorités françaises, européennes et
ukrainiennes. Ainsi, avec les « greens
corridors » mis en place, 70 à 90% des
semences ont été livrées dans le pays pour
les semis de printemps. Pour autant, de
nombreuses incertitudes ont pesé sur leur
livraison aux agriculteurs et leur capacité à
produire des semences dans des conditions
dégradées liées au manque de carburant,
de main d’œuvre, en fonction de la situation
géographique, ou encore en raison de la
présence de mines dans les champs, etc.
Les premières évaluations d’impacts pour
les entreprises semencières portent sur
une perte d’activité pouvant potentiellement
représenter 20% du CA en moyenne, soit
60 millions d’euros. Cela peut être très
significatif lorsque le marché ukrainien
représente 30 à 40% du CA des entreprises
les plus exposées. Une augmentation
des risques sur les encours clients et les
actifs (usines, outils, stocks) ainsi que la
suspension de certains programmes de
recherche implantés en Ukraine sont aussi
des conséquences directes et immédiates
de ce conflit.
Les conséquences indirectes sont liées
au fait que seulement 65% du plan de
multiplication de semences a été mis en
place en Ukraine. L’Europe et la France
ne pourront pas pallier cette baisse,
ce qui provoquera des tensions sur
l’approvisionnement en semences des
prochaines campagnes. Cette situation est
accentuée par la baisse d’attractivité de la
production de semences en France, tout
particulièrement liée à la hausse des prix
des commodités et aux aléas climatiques
du printemps et de l’été.
Dans un tel contexte, l’UFS a multiplié
les interactions avec le Ministère de
l’Agriculture mais aussi du Ministère chargé
du Commerce extérieur pour prévoir des
mesures adaptées dans le cadre du plan de
résilience. Une conférence de presse s’est
tenue mi-avril pour rappeler que les véritables
impacts seront visibles lors des prochaines
campagnes. L’UFS propose notamment
au gouvernement des mesures pour limiter
l’impact financier de l’augmentation des
risques ainsi que la perte d’activité.
Un secteur en action
LE CONFLIT RUSSO-UKRAINIEN, UNE SITUATION INÉDITE
POUR LE COMMERCE ET LA PRODUCTION DE SEMENCES
L’UNION FRANÇAISE DES SEMENCIERS
Pour 2023, la donne
est faite en Ukraine.
Au mieux nous
aurons 50% des
semences nécessaires.
Malheureusement,
les conditions de
production en France
et en Europe ne
permettront pas de
compenser ce déficit
en Ukraine.
Claude TABEL
Président de l’UFS
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Le début d’année 2022 a été marqué par les
échéances électorales (élections présidentielles et
législatives) qui ont fortement orienté les activités de l’UFS,
mobilisée pour présenter les 12 propositions des entreprises
semencières dévoilées lors des Journées UFS en novembre
2021.
L’UFS souhaite continuer à être identifiée comme un
interlocuteur incontournable des décideurs politiques, en
étant force de propositions mais aussi facilitateur au regard
des nombreux enjeux en cours, qu’ils soient climatiques,
énergétiques, économiques ou géopolitiques. Il est donc
important de retisser rapidement des liens auprès des nouvelles
équipes pour bénéficier du même dialogue constructif
développé avec le gouvernement précédent.
Le défi des prochains mois visera également à consolider le
réseau parlementaire de l’UFS avec une nouvelle Assemblée
nationale plus morcelée entre différents groupes aux intérêts
souvent divergents.
UNE ANNÉE TRÈS POLITIQUE
AVEC DEUX RENDEZ-VOUS ÉLECTORAUX
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ALÉAS CLIMATIQUES, UNE
RÉALITÉ PARTICULIÈREMENT
VISIBLE EN 2022
Depuis une dizaine d’années, on constate
des épisodes de forte sécheresse
au printemps ou au contraire de très
fortes pluviométries, qui impactent
significativement le développement des
cultures, soit par manque soit par excès
d’eau, pénalisant ainsi les rendements par un
déficit de croissance ou le développement
de maladies.
Après des épisodes de gel au printemps,
c’est la sécheresse prolongée qui
a préoccupé les filières agricoles et
semencières en 2022. En effet, l’eau est
un élément essentiel pour les productions
végétales, et tout particulièrement pour la
production de semences.
Le Varenne de l’eau et de l’adaptation
au changement climatique, initié par le
gouvernement durant le dernier trimestre
2021, a permis de lancer une dynamique
constructive entre les acteurs pour évaluer
les besoins, les difficultés et les moyens à
mettre en œ uvre. La sélection variétale a
été reconnue comme faisant partie des
solutions
et l’UFS a pu
contribuer activement à ces travaux.
Toutefois, si les entreprises semencières
mettent en place, depuis des années, des
essais comportant des évaluations en
conditions irriguées et non-irriguées, pour
identifier les variétés ayant l’aptitude à
s’adapter à des conditions de sécheresse,
l’eau reste un facteur de production
essentiel dont on ne peut se passer. La
gestion de l’accès à l’eau au niveau des
territoires représente donc un enjeu majeur
pour les entreprises semencières. Les
mesures de restrictions prévues dans les
arrêtés préfectoraux doivent identifier les
productions de semences en tant que
cultures spécialisées pour les exempter de
ces restrictions. L’UFS s’est mobilisée aux
côtés de ses adhérents pour porter cette
position qui va dans le sens des objectifs de
souveraineté alimentaire.
La sécheresse amplifie
les impacts du conflit
russo-ukrainien
sur la production
de semences. Il est
important de prévoir
une exemption des
restrictions d’accès
à l’eau pour ces
productions, afin
de maintenir une
production qualitative
et quantitative
essentielle pour les
filières agricoles et
alimentaires.
Didier NURY
Vice-président de l’UFS
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RÉVISION DE LA RÉGLEMENTATION SEMENCES : MAINTENIR
UN CADRE ÉQUITABLE ET GARANT DE LA QUALITÉ DES SEMENCES
Sous l’impulsion des Etats membres, la Commission
européenne (CE) a lancé un chantier de révision de l’ensemble
de la réglementation relative aux semences fin 2020. Après
la publication de son rapport sur la réglementation en
vigueur, qui faisait un bilan sévère du cadre réglementaire
existant et proposait différents scénarios de modification
de la réglementation, une phase de consultation des parties
prenantes a été engagée au cours de l’année 2022. Parmi
les options investiguées, la possible exemption du champ
d’application de la réglementation pour les semences
destinées au marché amateur ou pour certains opérateurs, le
renforcement des critères de durabilité pour l’inscription des
variétés ou encore l’élaboration d’un cadre pour les échanges
de semences entre agriculteurs. Plusieurs questionnaires ont
été adressés de façon ouverte ou ciblée pour recueillir l’avis
des opérateurs tout comme celui des citoyens.
Dans ce contexte, l’UFS s’est fortement mobilisée pour
contribuer à l’élaboration de la position du secteur au côté
de l’interprofession Semae et de l’organisation européenne
Euroseeds. La Section Potagères et Florales a notamment
mené une réflexion importante pour proposer des évolutions
du système d’inscription des espèces potagères visant à mieux
prendre en compte les objectifs d’évaluation de la durabilité
des variétés affichés par la CE.
Si certains acteurs militent pour se voir exemptés de la
réglementation sur la mise en marché des semences, l’UFS n’a
cessé de rappeler que le système actuel avait permis à la filière
semences de combiner excellence et progrès et qu’il était donc
indispensable de maintenir, pour l’ensemble des opérateurs,
la philosophie du dispositif actuel reposant sur les principes
d’inscription et de contrôle de la qualité des semences.
L’UFS est maintenant dans l’attente de la proposition qui sera
formulée par la CE à l’issue de ces différentes consultations et
qui devrait encore mobiliser le secteur pendant de nombreux
mois.
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LE NOUVEAU
RÈGLEMENT BIO
ENTRE EN VIGUEUR
Entré en vigueur le 1er
janvier 2022, le règlement
n°2018/848 instaure des
règles de production plus
contraignantes et une
restriction des dérogations
(
suite page 23).
RENCONTRE-
DÉBAT UFS, LES
PROPOSITIONS DES
ÉTUDIANTS POUR
L’AVENIR !
En partenariat avec
JUNIA, UniLaSalle
Beauvais et le Club
DEMETER, cette 3ème
édition a réuni une
trentaine de jeunes et
futurs diplômés de tous
horizons. La matinée
a permis d’ouvrir un
dialogue entre les
décideurs d’aujourd’hui
et ceux de demain, suivie
par la visite de l’entreprise
semencière Florimond
Desprez, proposant ainsi
des échanges concrets
avec les équipes de cette
entreprise sur la sélection
variétale et la R&D.
JOURNEES UFS 2021 :
LES PROPOSITIONS
DES ENTREPRISES
SEMENCIÈRES
Suite à une édition
dématérialisée, l’UFS
a de nouveau pu aller
à la rencontre de ses
adhérents et partenaires
lors des Journées de
l’UFS 2021 à Paris.
Près de 250 personnes
ont assisté à la séance
publique, portant sur
les propositions des
entreprises semencières
aux candidats à l’élection
présidentielle, conclue
par Clément Beaune,
Secrétaire d’État chargé
des Affaires européennes.
FORUM SUR LES
TECHNOLOGIES
ASSOCIÉES AUX
SEMENCES
L’UFS a organisé son
premier forum sur les
technologies associées
aux semences le
14 décembre 2021.
L’objectif était d’initier
un lieu d’échanges sur
les nouveaux enjeux
associés à la protection
de semences, anticiper
les évolutions et donner
aux différents acteurs,
des perspectives sur les
solutions de protection des
semences.
OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
JANVIER
L’UNION FRANÇAISE DES SEMENCIERS
ENTRÉE DES
TRAITEMENTS DE
SEMENCES DANS LE
DISPOSITIF CEPP
Le dispositif de CEPP
est un mécanisme qui
permet de dynamiser la
diffusion des pratiques
économes en produits
phytopharmaceutiques
pour les exploitants
agricoles, tout en
veillant à la performance
économique des
exploitations
(
suite page 27).
Les faits
marquants
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ATELIER UFS
« PRÉPARER SES
NÉGOCIATIONS
COMMERCIALES »
En raison des évolutions
règlementaires prévues
par les Lois Egalim,
l’UFS a proposé à
ses adhérents un
accompagnement
spécifique et complet
pour leur permettre de
mieux appréhender
les différentes étapes
de préparation de
leurs négociations
commerciales. Ainsi,
l’intérêt des Conditions
Générales de Vente
(CGV), leur périmètre,
leur contenu, leur
rôle primordial ainsi
que les modalités de
formalisation de l’accord
commercial, sont des
sujets concrets qui ont
été abordés.
(
suite page 29).
Le 14ème Forum de
l’industrie semencière
a réuni plus de 90
personnes et plus de
50 entreprises autour
du thème
« Réindustrialisation,
attractivité de la filière,
souveraineté alimentaire,
quels savoir-faire et
quels enjeux pour
les semenciers ? ».
Présentant un panorama
des plans de financement
gouvernementaux, la
nécessité de répondre aux
exigences de traçabilité
et de transparence ainsi
que la volonté de mettre
en avant l’attractivité de
la filière semencière, le
Forum s’est terminé par
un point d’information sur
l’actualité réglementaire.
Ce décrêt concerne
la mise en œuvre
de l’interdiction
de production, de
stockage et de
circulation de produits
phytopharmaceutiques
contenant certaines
substances actives. De ce
fait, l’activité de traitement
de semences pour
export des entreprises
semencières s’est vue
imposer de nouvelles
exigences règlementaires
en 2022, tant au niveau
national qu’au niveau
européen (
suite page 30).
GUIDE
AMBASSADEUR DES
SEMENCES
Cet outil à destination des
adhérents de l’UFS a été
réalisé avec des experts
et des professionnels
de la communication.
Décliné en deux ateliers,
l’UFS souhaite désormais
pérenniser ce rendez-
vous pour permettre
aux collaborateurs des
entreprises semencières
de porter les atouts du
secteur (
suite page 35).
AVRIL
JUIN
MARS
14ème FORUM DES
INDUSTRIELS DE LA
SEMENCE
PUBLICATION
DU DÉCRET
D’APPLICATION DE
L’ARTICLE 83 DE LA
LOI EGALIM
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Le métier de semencier consiste à développer des variétés toujours
mieux adaptées aux besoins évolutifs des agriculteurs et des filières
agricoles et alimentaires. Les attentes sociétales sont également prises
en compte dans les programmes de recherche des semenciers.
La sélection variétale s’inscrit dans un processus d’innovation de
plusieurs années qui nécessite anticipation et sécurité juridique.
Les règlementations, actuellement en cours de révision au niveau
européen, doivent permettre aux entreprises de maintenir leur capacité
d’innovation en disposant de tous les outils développés par la science
pour proposer des variétés adaptées aux besoins des utilisateurs
tant professionnels qu’amateurs tout en répondant aux stratégies
européennes ou nationales.
Pôle Amélioration
des Plantes
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Maintenir
la dynamique
d’innovation
PÔLE AMÉLIORATION DES PLANTES
COMPRENDRE ET UTILISER LES DISPOSITIFS
DE FINANCEMENT DE LA RECHERCHE
La sélection variétale permet de mettre à
disposition des agriculteurs de nouvelles
variétés performantes, résilientes et durables,
répondant aux enjeux économiques,
environnementaux et sociétaux liés à
la transition agroécologique. Elle a été
identifiée par le Président de la République
comme l’un des trois leviers essentiels, avec
le numérique et la robotique, pour relever les
enjeux de la troisième révolution agricole.
Afin d’accompagner ces recherches, l’Etat
propose un soutien sous forme d’aides ou
d’avances remboursables à des projets de
sélection variétale. Ainsi, plusieurs stratégies
permettent de recevoir ce type de soutien.
L’UFS salue la multiplication des guichets
de financement, véritable opportunité
de construire un plan ambitieux alliant
recherche privée et recherche collaborative
publique-privée.
Néanmoins, les caractéristiques de ces
dispositifs ponctuels ne prennent pas
toujours en compte les spécificités imposées
par la Recherche et Développement (R&D)
sur des espèces végétales. En particulier,
la durée moyenne de la mise au point
d’une variété est de 7 à 10 ans, un pas de
temps bien supérieur à la durée moyenne
des appels à projets français. De plus,
les entreprises rencontrent des difficultés
opérationnelles pour identifier et répondre
aux guichets de financement adaptés à leurs
schémas de sélection et à leurs besoins de
financement.
La lisibilité des dispositifs n’est pas aisée
pour un tissu d’entreprises semencières
qui sont à 80% des Petites et Moyennes
Entreprises (PME) / Très Petites Entreprises
(TPE) et ne disposent pas de ressources
dédiées.
Afin de les aider à saisir ces opportunités de
soutien financier, l’UFS a mis en place une
veille pour dresser le panorama des guichets
de financement permettant de comprendre
leurs périmètres, cibles, timing et modalités
administratives. Une note de décryptage
a été mise à disposition des adhérents en
septembre 2022 et sera régulièrement
actualisée.
Il est indispensable
que les dispositifs
publics de financement
conçoivent des
appels à projets qui
exploitent pleinement
les capacités
des entreprises
semencières, tout en
prenant en compte
les fortes contraintes
inhérentes à la sélection
variétale mais aussi
le tissu d’entreprises
très majoritairement
composé de PME/TPE
Thierry MOMONT
Administrateur référent
du Pôle Amélioration
des Plantes
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L’Europe doit se
doter d’un cadre
clair et précis qui ne
laisse pas la place
à l’interprétation et
qui ne bloque pas
l’innovation, tant les
enjeux sont importants,
notamment au regard
du changement
climatique.
Jean-Marc FERULLO
Administrateur référent
du Pôle Amélioration
des Plantes
Les nouvelles techniques d’amélioration
des plantes (en anglais « New Breeding
Techniques ») ont rapidement émergé au
cours de la dernière décennie et permettent
déjà la commercialisation de plantes de
variétés issues de ces nouvelles techniques
dans d’autres parties du monde.
En Europe, la règlementation OGM actuelle
(directive européenne 2002/18/CE) a plus
de 20 ans et est source de nombreuses
divergences d’interprétation. Cette situation
d’insécurité juridique ne permet pas le
développement de plantes issues des
nouvelles techniques d’amélioration des
plantes.
La Commission européenne a été saisie par
le Conseil de l’Europe en novembre 2019
pour mettre à jour ce cadre réglementaire,
afin de prendre en compte les innovations
scientifiques. Elle considère ces outils comme
un moyen d’atteindre les objectifs ambitieux
qu’elle s’est fixée dans le cadre du Pacte
Vert (stratégie « Biodiversité » ou « De la
ferme à la table »). En effet, ces techniques
d’édition génomique ouvrent un champ des
possibles original et intéressant. Véritable
couteau suisse, elles permettent de modifier
de manière ciblée et maîtrisée le
génome d’une plante, ce qui
constitue une évolution
que la règlementation
ne couvre pas
à l’heure
actuelle.
Dans cette réflexion, la Commission
européenne cible 3 axes :
évaluation du risque,
contribution à la durabilité,
traçabilité et étiquetage.
Dans cette perspective, elle a lancé
plusieurs consultations afin de recueillir des
avis et des expertises à différentes échelles.
Elle a ainsi saisi l’agence européenne de
la sécurité des aliments (EFSA) pour avoir
plusieurs avis scientifiques sur la question et
a mené une consultation publique de mai à
juillet 2022, ainsi qu’une consultation ciblée
auprès de différentes organisations pendant
le mois de juillet 2022. L’UFS a contribué à
ces consultations afin d’exposer sa position
sur le sujet, en coordination avec Euroseeds
et plusieurs parties prenantes françaises. Il
serait important de ne pas discriminer les
plantes issues de NBT, dont l’amélioration
aurait pu être obtenue naturellement ou par
d’autres techniques de sélection, en leur
infligeant une évaluation du risque ou une
traçabilité qui empêcherait le développement
de ces futures variétés.
L’année qui s’est écoulée a été riche en
échanges avec différentes structures pour
discuter de l’intérêt de l’utilisation de ces
techniques, mais aussi pour faire preuve de
pédagogie sur ce dossier qui interpelle les
acteurs des filières agricoles et alimentaires.
L’année 2023 sera une étape importante
dans la construction de cette règlementation
puisqu’au second trimestre, la Commission
européenne devrait faire part de sa
proposition auprès du Conseil de l’Europe
et du Parlement européen.
SOUTIEN AUX MÉTHODES RÉCENTES D’AMÉLIORATION DES PLANTES
POUR COMPLÉTER LA BOÎTE A OUTIL DU SÉLECTIONNEUR
Accéder à de nouveaux outils
pour répondre à de nombreux défis
PÔLE AMÉLIORATION DES PLANTES
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Quels traits pour les New Breeding Techniques (NBT) ?
Le développement des nouvelles techniques
d’amélioration des plantes offre des possibilités
nouvelles pour les sélectionneurs. Bien qu’il soit
encore nécessaire d’attendre la révision de la
règlementation européenne afin de connaître le
cadre à respecter pour le développement de variétés
issues de ces nouvelles techniques de sélection, les
chercheurs du monde entier travaillent déjà sur les
premières applications concrètes.
Les traits qui seront améliorés intéressent la société
et les pouvoirs publics, ainsi que La Commission
européenne, qui envisage de règlementer
différemment les plantes issues des nouvelles
techniques de sélection si celles-ci contribuent à la
durabilité. Cette question des axes de développement
des NBT est donc une question sociétale qu’il est
important de prendre en compte.
Une base de données a été lancée par des instituts
scientifiques afin de recenser les publications
relatives aux plantes issues des nouvelles
techniques de sélection. Elles permettent d’avoir
une vision d’ensemble objective des traits travaillés.
Il est intéressant de constater la diversité des
caractères développés et de voir que les traits
agronomiques, la résistance aux stress biotiques et
la qualité nutritionnelle représentent les deux tiers des
publications scientifiques sur le sujet.
Les entreprises semencières ont bien compris
ces attentes et proposeront, comme elles l’ont
toujours fait, des variétés adaptées aux besoins des
agriculteurs ainsi qu’aux aspirations des pouvoirs
publics et de la société.
SUITE DU CONTENTIEUX AU
NIVEAU DU CONSEIL D’ETAT SUR LA
MUTAGÈNÉSE ET LES VTH
Le contentieux, démarré en 2015 après la plainte portée par
plusieurs associations et organisations syndicales, a connu
cette année de nouvelles étapes.
Le sujet est désormais scindé en deux : d’un côté, l’interprétation
du Conseil d’Etat de la décision de 2018 de la Cour de justice
de l’Union européenne (CJUE) qui laissait planer le doute sur le
statut des plantes issues de mutagénèse aléatoire et de l’autre,
le sujet des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH).
Concernant les VRTH, suite à l’injonction d’agir adressée par
le Conseil d’Etat au Gouvernement, l’administration réfléchit à
un cadre applicable à la culture de ces variétés. Les projets de
textes présentés aux homologues européens pourraient entrer
en vigueur l’année prochaine et visent les tournesols issus de
mutagénèse. Une telle approche entretiendrait une confusion
entre les techniques utilisées et l’objectif de sélection.
Concernant la mutagénèse, l’UFS suit ce dossier de près et
sensibilise régulièrement le gouvernement sur la nécessité de ne
pas limiter l’innovation. La méfiance vis-à-vis de la mutagénèse,
pourtant utilisée depuis des décennies, s’est illustrée dans le
dossier de l’interprétation de la directive 2001/18/CE relative
aux OGM. Le sort de la mutagénèse aléatoire in vitro suscite de
nombreux débats franco-français. L’UFS informe régulièrement
ses adhérents des multiples péripéties sur ce dossier au long
cours
d o n t
l ’ i s s u e
p o u r r a i t
intervenir en
2023.
Saisie en 2021 par le Conseil
d’Etat, la Cour de justice de l’Union
européenne (CJUE) doit statuer sur la
pertinence scientifique de distinguer les différentes
étapes de la mutagénèse. L’UFS soutient l’expertise
scientifique de l’EFSA et du Haut Conseil des Biotechnologies
(HCB) qui ont bien précisé la non-pertinence scientifique
d’une telle interprétation. Il parait essentiel de pouvoir mettre
fin à ce débat focalisé sur des techniques largement utilisées
depuis des décennies en toute innocuité, afin de pouvoir se
concentrer sur l’innovation de demain.
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Le Ministère de l’Agriculture a actualisé
son plan « Semences et Plants pour une
Agriculture Durable » en novembre 2021.
Cette nouvelle version s’inscrit dans la
continuité du plan SPAD1 indentifiant les
semences comme un des outils permettant
de contribuer à atteindre les objectifs de
développement durable fixés par l’ONU.
En s’adaptant aux différents besoins des
agriculteurs, des industriels agroalimentaires
et des consommateurs, les variétés
proposent un potentiel de production tout en
respectant des exigences technologiques et
environnementales.
La déclinaison de ce plan par le Comité
technique permanent de la sélection des
plantes cultivées (CTPS) a été l’occasion,
pour l’UFS, de s’impliquer pour identifier, au
sein de chaque section CTPS, les actions
prioritaires à mener pour garantir la réussite
de ce plan SPAD2.
Les semenciers sont bien conscients
d’être les acteurs du progrès génétique et
sont donc les plus à mêmes de définir les
missions prioritaires pour lesquelles il est
possible de s’engager en perspective de
résultats concrets qui bénéficieront à tous.
Garantir un cadre stabilisé
des méthodes d’inscription
PÔLE AMÉLIORATION DES PLANTES
RENOUVELLEMENT DU PLAN SPAD2 : UNE CONTINUITÉ QUI
PLACE LES SEMENCES COMME UN LEVIER D’ATTEINTE
DES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DURABLE (ODD)
ACTIONS
a mettre en oeuvre dans le
cadre du plan SPAD2
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UNE ENTRÉE EN APPLICATION DE LA RÈGLEMENTATION
TOUJOURS SOURCE D’INTERROGATIONS
L’année 2022 a vu l’entrée en application
du règlement européen relatif à l’agriculture
biologique (2018/848/UE). Ce nouveau
règlement impacte les semences puisqu’il
crée deux nouvelles notions : le matériel
hétérogène biologique (MHB) et les variétés
biologiques adaptées à la production
biologique.
Ces deux concepts partent du principe
que c’est dans l’hétérogénéité que réside la
capacité de résilience et sous-entend que
les variétés actuelles ne sont pas adaptées
à l’agriculture biologique.
Il est inquiétant de voir, dans ces deux
nouvelles catégories de matériel, une remise
en question de l’innovation et de la sélection
variétale moderne, qui contribue pourtant au
développement de l’agriculture biologique.
En effet, les progrès liés à l’amélioration
des variétés est indéniable et a permis,
ces dernières décennies, une constante
amélioration des qualités agronomiques,
technologiques et environnementales du
matériel végétal mis à disposition par les
semenciers. Certaines de ces variétés
conviennent parfaitement aux besoins et
aux pratiques de l’agriculture biologique.
La Commission européenne a voulu aller
vite, peut-être trop vite, en pressant les
discussions sur les variétés biologiques
adaptées à la production biologique.
Les premiers dépôts de MHB se font
attendre et l’expérimentation encadrant les
variétés biologiques adaptées a finalement
été repoussée à l’année prochaine.
L’UFS reste mobilisée sur le sujet, en
maintenant une veille sur le développement
de ces deux catégories.
Si ces nouvelles
catégories présentent
un intérêt pour certains
utilisateurs, elles ne
doivent pas, pour
autant, mettre en
péril le système qui
fournit du matériel de
qualité, notamment en
agriculture biologique.
Thierry MOMONT
Administrateur référent
du Pôle Amélioration
des Plantes
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Préserver la biodiversité,
la mission par nature
des semenciers
PÔLE AMÉLIORATION DES PLANTES
FONDS COLLECTIONS & BIODIVERSITÉ : UNE VOLONTÉ D’AGIR AUPRÈS DES ACTEURS
La biodiversité cultivée et ses apparentées
sauvages constituent une ressource
précieuse qui permet de répondre aux
enjeux présents et futurs de l’agriculture,
de l’alimentation, des attentes sociétales et
des évolutions climatiques. Sa préservation
est donc un enjeu majeur pour l’UFS et ses
adhérents.
Réunis autour d’une même ambition,
« partager la biodiversité cultivée pour mieux
la préserver », l’UFS et 7 partenaires, dont
Semae et le GEVES, ont créé le Fonds
de dotation pour la préservation de la
biodiversité cultivée et leurs apparentées
sauvages.
Lancé en avril 2021, ce fonds a pour objectif
de préserver, sur le long terme, le patrimoine
végétal vivant. Il ambitionne de participer à
l’inventaire, la caractérisation, l’évaluation,
la conservation, la gestion pérenne et la
valorisation de cette biodiversité. Pour cela,
il finance ou soutient les gestionnaires privés
ou publics de collections de ressources
phytogénétiques pour l’agriculture et
l’alimentation.
Suite au premier appel à projets lancé dès
juillet 2021, 5 projets s’inscrivant dans au
moins une des thématiques soutenues par
le Fonds ont été sélectionnés. D’une durée
de 4 à 5 ans, ils sont financés par le fonds
pour un montant de 164 226€.
Un second appel à projets, disposant d’une
enveloppe de 150 000€, a été lancé en
avril 2022. La sélection finale des projets et
l’attribution des financement sont attendus
au dernier trimestre 2022.
ACTEURS
du monde des ressources
génétiques végétales
d’horizons divers ont lancé ce
fonds en avril 2021
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PARTAGER LES RESSOURCES GÉNÉTIQUES
DANS UN CADRE ADÉQUAT
Partager les connaissances au bénéfice de la science
et de la conservation de la biodiversité
En à peine 20 ans, près de 800 génomes végétaux
ont été entièrement séquencés, dont nombreux
appartiennent à des espèces d’intérêt agronomique.
Chaque année, des milliers de données de séquences
sont générées et mises à disposition de la communauté
scientifique. Ces informations de séquence, plus
communément appelée en anglais « Digital Sequence
Information » (DSI), sont aujourd’hui libre d’accès et
d’utilisation contrairement aux ressources génétiques
dont elles sont issues.
Les ressources
génétiques font,
depuis 1992, l’objet
d’une réglementation
internationale. La Convention
sur la Diversité Biologique (CDB)
encadre la conservation, l’accès à
l’ensemble des ressources ainsi que le
partage des avantages (APA - Accès et Partage
des Avantages). Le Traité international sur les ressources
phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (TIRPAA),
quant à lui, offre depuis 2004 un cadre spécifique aux ressources
végétales destinées à l’agriculture.
Contrairement aux ressources dont elles sont issues, les
informations générées par les séquençages ou DSI (Digital
séquence Information) ne sont aujourd’hui pas régulées et
restent libres d’accès et d’utilisation. Diverses approches de
réglementation ont émergé au sein des instances internationales,
sans qu’un accord ne soit trouvé entre les Etats.
Les DSI sont vues par les pays du Sud comme une source
de financement. Ils attendent une contribution financière
des grandes entreprises (pharmaceutiques, cosmétiques,
semencières…) pour l’accès aux DSI issues de leurs ressources.
A l’opposé, certains pays du Nord s’opposent fermement à
l’inclusion des DSI dans un système d’APA.
Ce contexte préoccupe le secteur semencier qui craint que cela
ne constitue un frein au partage d’informations sur les ressources
phytogénétiques et un obstacle pour la recherche et l’innovation.
Largement utilisées par les semenciers, les DSI sont devenues
un outil essentiel de la sélection et leur libre accès est primordial
pour que l’amélioration variétale puisse continuer à relever les
défis qui lui sont lancés et garantir une sécurité alimentaire.
Le 9ème organe directeur du TIRPAA (septembre 2022) souhaite
que la CDB construise un processus d’APA général juste et
équitable, qui inclurait les DSI, mais en veillant à ne pas bloquer
le fonctionnement actuel du TIRPAA. L’ambition est de proposer
une règlementation des DSI pour le 11ème organe directeur (en
2025).
Pour les semenciers, il est important que le sujet des DSI soit
traité dans le cadre spécialisé du TIRPAA, et essentiel que les
DSI restent facile d’accès et d’utilisation.
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Produire plus et mieux avec moins de ressources, tel est l’enjeu des
entreprises semencières qui produisent des semences performantes au
regard des objectifs de rendement, de qualité et d’impact environnemental.
En complément d’une parfaite maîtrise de la production au champ, cet
engagement nécessite des procédés industriels sophistiqués qui garantissent
une haute qualité de semences et la sécurité des opérateurs en usine.
L’UFS diffuse sa veille, organise des partages d’expérience et encourage la
mise en place de standards de qualité élevés. Par ailleurs, la compétitivité des
entreprises, qui évoluent sur des marchés internationaux très concurrentiels,
doit être soutenue collectivement par des outils opérationnels permettant
d’appréhender des réglementations en constante évolution et maitenir le
savoir-faire de notre secteur semencier.
Pôle Production
& Marchés
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Forum UFS « technologies associées aux semences » :
une diversité de solutions aux enjeux actuels et futurs
L’une des priorités du Pôle Production et Marchés est
d’encourager le développement et l’accès aux nouvelles
solutions pour la protection des semences. C’est dans
cet objectif que l’UFS a organisé son premier forum
sur les technologies associées aux semences le 14
décembre 2021.
Les objectifs étaient d’initier un lieu d’échanges sur les
nouveaux enjeux associés à la protection de semences,
anticiper les évolutions et donner aux différents acteurs
des perspectives sur les solutions de protection des
semences. Ainsi, les entreprises semencières, instituts
techniques, fournisseurs de solutions, organisations
et associations partenaires ont été invités afin de créer
une dynamique collective autour de ce sujet. La DGAL,
Phytéis, IBMA, AFAÏA et INRAe sont intervenus sur les
nouveaux axes de recherche pour la protection des
semences et le contexte règlementaire, tandis que les
entreprises Bayer et Incotec ont éclairé les participants
sur la réglementation relative aux microplastiques et les
adaptations nécessaires pour la filière semence.
Soutenir les
adhérents
dans les transitions
règlementaires
PÔLE PRODUCTION & MARCHÉS
INTÉGRATION DES TRAITEMENTS DE SEMENCES
DANS LE DISPOSITIF CEPP
Depuis le 1er janvier 2022, les
traitements de semences ont été intégrés
au dispositif des Certificats d’Economie de
Produits Phytopharmaceutiques (CEPP). Certains
semenciers sont désormais « obligés » du dispositif et se
sont vu attribuer un objectif de CEPP à réaliser.
Afin d’accompagner les entreprises semencières dans la
compréhension du dispositif et de ses impacts potentiels
sur leurs activités, l’UFS a publié une note de décryptage en
février 2022, complétée par un atelier-webinaire en mars. Ce
webinaire avait pour objectif de répondre aux interrogations
des nouveaux obligés mais également d’inciter les différents
acteurs à contribuer au dispositif en proposant des fiches
action. Ce temps d’échange a été l’occasion de faire intervenir
la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) sur les aspects
règlementaires, la Fédération du Négoce Agricole (FNA) sur
un retour d’expérience des modalités de mise en œuvre du
dispositif par les entreprises obligées, ainsi que l’INRAe sur le
développement attendu en matière de fiches action permettant
de répondre aux objectifs de réduction d’utilisation des produits
phytosanitaires. Ce webinaire a rassemblé 87 personnes
issues de 54 entreprises différentes, preuve de l’importance,
mais aussi de la complexité du sujet pour les entreprises
semencières.
En complément, une fiche pratique a été publiée en mai 2022
afin d’aider les entreprises semencières concernées à la mise en
œuvre opérationnelle des exigences liées au dispositif des CEPP.
Les Sections de l’UFS se mobilisent sur la conception de fiches
action concernant notamment les résistances et tolérances
variétales.
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EN FAVEUR DE LA FILIÈRE MAÏS SEMENCE
Suite au constat d’une répartition non
équitable de la valeur entre les différents
maillons de la filière de semences de maïs,
la FNPSMS a fait de ce sujet une action
prioritaire dans son nouveau plan triennal
2022-2024. La Section Maïs et Sorgho de
l’UFS s’est donc investie dans ce travail,
aux côtés de l’AGPM maïs semence, pour
rappeler aux acteurs de la distribution les
enjeux de la production de semences
françaises sous la forme d’un plaidoyer.
Les acteurs souhaitent ainsi rappeler
le haut niveau de la R&D effectuée en
France, la valeur générée localement
grâce à la production de semences ainsi
que les spécifités et les contraintes de la
production de semences de maïs.
Par ce plaidoyer, aussi bien porté par
les semenciers que par les agriculteurs
multiplicateurs auprès de la distribution,
l’amont de la filière a pour objectif
d’améliorer la répartition de la valeur entre
les acteurs de la chaîne. L’objectif étant de
la pérenniser et de lui donner les moyens
de répondre aux défis actuels.
PLAIDOYER
SÉCURITÉ DE L’UTILISATEUR OU INFORMATION DU CONSOMMATEUR,
L’IMPORTANCE DE L’ÉTIQUETAGE DES SEMENCES
47%des semences de maïs
commercialisées en UE
sont françaises
85 000hectares/ an en moyenne,
surface de production des
semences de maïs en France
9% part du chiffre d’affaires dédié
à l’investissement en R&D
pour la filière maïs semence
Utilisation des semences traitées et
équipement de protection individuelle
L’étiquetage des semences traitées par des
produits phytopharmaceutiques destinées à
un usage professionnel a été homogénéisé
au niveau européen grâce au livret ESA
publié par Euroseeds en 2012. Cependant,
les informations relatives aux conditions
d’utilisation des produits phytosanitaires
dans les Autorisations de Mise sur le Marché
(AMM) sont plus détaillées en France. L’UFS
a donc estimé nécessaire de réfléchir à une
adaptation de l’étiquetage pour les semences
traitées commercialisées en France, en
particulier sur les recommandations en matière
d’équipement de protection individuelle
(EPI). L’objectif de l’UFS est d’apporter une
information claire et complète pour l’utilisateur
final de semences traitées, tout en prenant
en compte les contraintes de production
industrielle pour les entreprises semencières.
Les informations à respecter sur les
emballages de semences destinées aux
jardiniers amateurs
Les sections Potagères & Florales et
Fourragères & Gazons de l’UFS ont souhaité
un éclairage sur les obligations relatives à
l’étiquetage des semences destinées au
grand public. En effet, l’étiquetage qui a pour
but de fournir à l’acheteur une information
éclairée sur le produit doit répondre à une
multitude d’obligations règlementaires relevant
à la fois du droit de la consommation, de la loi
anti-gaspillage pour une économie circulaire,
des directives de commercialisation des
semences, du règlement santé des végétaux,
etc.
Le cumul des règlementations et leur évolution
permanente rendent parfois difficile leur pleine
compréhension par les opérateurs. C’est la
raison pour laquelle l’UFS a souhaité proposer
à ses adhérents un guide de bonnes pratiques
pour l’étiquetage de semences destinées au
marché amateur. Ce document apporte une
lecture complète et synthétique des règles
applicables et devrait être une référence leur
permettant de s’assurer de la conformité
de leurs produits avec la réglementation en
vigueur.
Transmettre à
l’ensemble de nos
utilisateurs une
information complète
et conforme est l’une
de nos priorités.
Rémi BASTIEN
Représentant de la
Section Potagères et Florales
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Un accompagnement complet pour préparer ses négociations
commerciales 2022
Les évolutions règlementaires engendrées par les
Lois Egalim ont fortement bouleversé les relations
contractuelles au sein des filières agricoles et
alimentaires. Dans ce contexte, l’UFS a souhaité
proposer à ses adhérents un accompagnement
spécifique et complet pour leur permettre de mieux
appréhender les différentes étapes de la préparation
de leurs négociations commerciales. Ainsi, l’intérêt des
CGV, leur contenu, les techniques de négociation et les
modalités de formalisation de l’accord commercial sont
autant de sujets opérationnels concrets qui suscitent
de nombreuses interrogations.
L’UFS a donc formalisé un guide pratique pour
l’élaboration des CGV avec l’appui du cabinet Fidal et
les Comités Marché des Sections. Mis à disposition
en juin 2022, cet outil apporte un éclairage important
sur la méthodologie de préparation et leur valorisation
auprès des clients.
En complément, un Atelier UFS « Préparer ses
négociations commerciales 2022 » a été organisé et
animé par les cabinets Fidal et Arkose Consulting afin
d’apporter des techniques opérationnelles et concrètes
à la tenue de négociations sereines et équilibrées.
Soutenir la
compétitivité
des entreprises
PÔLE PRODUCTION & MARCHÉS
ADAPTATION DES SEMENCIERS
AUX ÉVOLUTIONS RÈGLEMENTAIRES COMPLEXES
Ces derniers mois,
plusieurs évolutions
règlementaires ont impacté le
secteur semencier dans le domaine
de la contractualisation. Les lois Egalim 1
et 2, ou encore la transposition de la directive
(UE) 2019/633 sur les pratiques commerciales
déloyales dans la filière agricole, ne visaient pas
forcément le secteur des semences mais entrainent
des conséquences importantes. Elles ont en effet fortement
déstabilisé les relations existantes entre les différents maillons
de la filière semences et ont conduit l’UFS à se mobiliser auprès
de Semae, et des autres interprofessions comme Terres Univia
et Val’hor, pour cerner les nouvelles dispositions et adapter la
contractualisation amont avec les agriculteurs multiplicateurs
mais aussi en aval, avec les distributeurs.
Ainsi, un atelier-webinaire associant l’UFS et Semae, ayant
rassemblé une centaine de participants, a été organisé le 27
octobre 2021 pour éclairer les adhérents sur la question du
délai de paiement et le principe de la cascade des indicateurs
dans les contrats avec les clients de l’aval, nouvellement
introduit par la loi Egalim.
Semae a engagé un chantier de révision de la convention
type au cours de l’année 2022, auquel l’UFS a contribué, afin
de trouver des solutions adaptées aux nouvelles exigences
réglementaires, tout en prenant en compte les contraintes
économiques et techniques de la production de semences.
En complément des travaux menés par les Comités Production
des Sections, un groupe de juristes des entreprises adhérentes
à l’UFS, épaulé par le cabinet FIDAL, a permis de préciser la
compréhension des dispositions concernant les délais de
paiement ainsi que l’articulation des dispositions du code de
commerce et du code rural.
L’application de la clause de renégociation aux contrats de
vente de semences auprès de la distribution, nécessitant
des indicateurs de certains coûts de production, l’UFS a
sollicité Semae pour définir des indicateurs interprofessionnels
permettant aux entreprises d’être forces de propositions
auprès de leurs clients.
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Maîtriser les procédures d’export
pour une filière toujours plus
tournée vers l’international
LES EVOLUTIONS POUR LE TRAITEMENT DES SEMENCES POUR EXPORT
ARTICLE 83 DE LA LOI EGALIM ET RÈGLEMENTATION PIC
PÔLE PRODUCTION & MARCHÉS
L’activité de traitement de semences pour
export s’est vue imposer de nouvelles
exigences règlementaires en 2022, tant au
niveau national qu’au niveau européen.
En France, le stockage de produits
phytopharmaceutiques contenant des
substances non approuvées par un
règlement européen, pour des raisons liées
à la protection de la santé humaine, animale
et environnementale, est interdit depuis
le 1er janvier 2022. Plusieurs enquêtes
d’évaluation de l’impact d’une telle mesure
ont été menées et partagées avec les
autorités françaises. Le décret, publié le
23 mars 2022, a confirmé cette interdiction
mais a précisé que les délais de grâce fixés
par l’UE seront bien pris en compte. L’UFS
s’est félicitée de cette adaptation.
Pour les substances non approuvées qui ne
font pas l’objet d’un règlement européen,
les modalités d’application de
ce décret doivent encore
être clarifiées. L’UFS
continuera donc
de suivre ce
dossier afin d’informer ses adhérents des
précisions à venir.
Au niveau européen, le règlement (UE)
n°649/2012, aussi appelé règlement PIC,
encadre les exportations de produits
chimiques dangereux, dont certaines
substances sont utilisées en traitement
de semences pour export. Jusqu’à
présent les semences traitées n’avaient
pas été identifiées comme étant soumises
à cette règlementation. Cependant,
plusieurs échanges entre Euroseeds et
la Commission européenne ont confirmé
une évolution puisque les semenciers qui
exportent des semences traitées avec
certaines substances doivent se soumettre
aux exigences de déclaration du règlement
PIC. L’UFS a donc recommandé à ses
adhérents de procéder aux déclarations
PIC et oeuvre au côté d’Euroseeds pour
que les semences traitées ne soient
pas considérées comme des produits
chimiques.
MILLIONS D’EUROS
de CA annuel des semenciers
généré par l’activité de
traitement de semences pour
les marchés des pays tiers.
(source: enquête UFS)
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Une enquête et un atelier pour de meilleures interactions avec la SNES,
essentielles pour gagner en efficacité a l’export
Alors que la France est le 1 er exportateur mondial
de semences, les interactions entre la Snes (Station
nationale d’essais de semences, laboratoire du
Geves), en charge de la réalisation des analyses
officielles demandées par les pays importateurs, et les
entreprises semencières, sont essentielles.
L’UFS a ainsi mis en place en 2021 une enquête «
analyses Snes » pour recenser les analyses demandées
par les adhérents de l’UFS auprès du laboratoire,
quantifier les délais de réalisation des analyses et
identifier des pistes d’amélioration pour l’optimisation
du traitement des commandes d’analyses. Cet état
des lieux a été suivi d’interactions constructives
depuis 2020 entre le Pôle Production et Marchés de
l’UFS et la Snes. En effet, les éléments recueillis dans
cette enquête ont permis à l’UFS d’échanger ensuite
avec les responsables de la Snes et du Geves pour
engager un travail commun visant à réduire les délais
d’analyses parfois difficiles à appréhender pour les
activités d’exportations des entreprises.
Dans un premier temps, un atelier-webinaire associant
l’UFS et la Snes intitulé « Certification et B.I.O. : Circuit
et bonnes pratiques » a été organisé début avril et
a rassemblé près d’une centaine de participants. Il a
été l’occasion de présenter les missions de la Snes,
les bonnes pratiques à adopter pour les demandes
d’analyses comme point de départ pour améliorer
les délais d’analyse. Cet événement a également
associé la Direction de la qualité et du contrôle
officiel de Semae pour un rappel règlementaire et
une présentation des interactions entre les différents
acteurs impliqués dans les activités quotidiennes des
semenciers.
VALEUR EN DOUANE DES SEMENCES NON-COMMERCIALISABLES A
L’EXPORT
Les établissements semenciers ont régulièrement été
interrogés ces dernières années par les Douanes françaises,
sur la valeur des semences dites « non-commercialisables »,
importées depuis un pays-tiers en France.
En effet, avant de pouvoir commercialiser des semences, plusieurs
cycles de production sont nécessaires pour les multiplier. Ils
peuvent faire l’objet de production dans des pays tiers avec une
ou plusieurs étapes d’importations de semences de prébase,
de base, brutes et pour essais dans l’UE. N’étant pas vouées
à être commercialisées, ces semences ne possèdent pas de
prix de marché. Certains semenciers ont multiplié les échanges
d’informations avec les douanes, afin de les sensibiliser sur les
particularités de leurs activités et réfléchir à une définition de la valeur
la plus adaptée à ce type de semences lors de leur introduction sur
le territoire français.
Compte-tenu des difficultés rencontrées pour aboutir à un
consensus avec les douanes dans le cadre de ces échanges
bilatéraux, l’UFS a travaillé avec le cabinet de Conseil DS
Avocats sur un guide intitulé « Valeurs en douanes des
semences non-commercialisables ». Cet outil présente aux
adhérents les différentes méthodologies d’évaluation de la
valeur de ces semences non-commercialisables. Ce travail a
permis de faciliter les échanges avec les douanes et d’avoir
une approche harmonisée.
L’UFS prévoit de compléter ce guide avec une méthodologie
d’estimation de la valeur du matériel de recherche, autre type
de matériel non commercialisable.
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Promouvoir
le progrès génétique
PÔLE PRODUCTION & MARCHÉS
SUIVI DES SUJETS RELATIFS À LA SANTÉ DES VÉGÉTAUX
La Commission européenne a engagé des réflexions avec
les Etats membres pour faire progresser les exigences
réglementaires relatives au passeport phytosanitaire
européen et aux contrôles phytosanitaires à l’importation.
Dans ce contexte, l’UFS a multiplié les échanges avec
les autorités pour relayer les évolutions souhaitées par le
secteur. L’UFS a également rappelé l’importance de mener
une réflexion pour que le Plan de gestion des risques
phytosanitaires (référentiel privé) puisse être valorisé dans
le cadre de la délivrance des certificats phytosanitaires
à l’exportation. C’est également dans ce sens que les
acteurs de la filière semences, et les autorités, doivent
participer à l’élaboration du « system approach », concept
en cours d’expérimentation devant servir à faciliter les flux
internationaux de semences. Ce concept devrait permettre
de simplifier les mesures administratives pour les pays
engagés dans cette démarche, tout en assurant que les
matériels végétaux sont garants d’une qualité sanitaire
conforme aux exigences requises.
L’année 2021 a également été marquée par l’ajout
significatif d’exigences pour les importations de
semences de maïs et de céréales à paille au
travers du règlement 2021/2285. L’UFS a
poursuivi ses services d’accompagnement des adhérents
pour leur permettre d’intégrer ces évolutions.
Enfin, concernant le ToBRFV (virus des fruits bruns et
rugueux de la tomate), l’UFS a entamé un travail de
sensibilisation des autorités sur l’intérêt de classer ce virus
parmi les organismes règlementés non de quarantaine.
Dans cette attente, les entreprises semencières continuent
de respecter les mesures nécessaires pour éviter son
introduction sur le territoire français.
32
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Engager des démarches
pour des produits de qualité
PÔLE PRODUCTION & MARCHÉS
La traçabilité des produits et la transparence
de l’information sont des enjeux majeurs, qui
sont pris en main depuis quelques années
par les acteurs des filières agroalimentaires
et agricoles en réponse aux attentes des
consommateurs.
L’UFS a donc souhaité s’emparer de ce
sujet de façon proactive et a réalisé un
état des lieux de la mise en place de la
traçabilité chez les semenciers en 2021. La
traçabilité amont, permettant de remonter
de la semence commerciale jusqu’à la
parcelle de production de semences,
s’est révélée parfaitement assurée par les
semenciers, notamment via les informations
de l’étiquette apposée sur les sacs de
semences. Cependant, la traçabilité en aval
jusqu’à l’agriculteur-utilisateur, qui implique
différents maillons de la distribution des
semences, nécessite d’être améliorée.
Sa pérennisation faciliterait la gestion des
stocks, le rappel de lot par la distribution
et la réponse à la demande croissante
d’informations sur les denrées alimentaires
formulée par les consommateurs.
Afin de sensibiliser ses adhérents sur les
enjeux de la transparence, et répondre
aux attentes des utilisateurs et des
consommateurs, l’UFS a organisé une
présentation des outils Numalim et Numagri
lors de la séance plénière des Journées UFS
2021.
Une taskforce a été mise en place en 2022
pour proposer une feuille de route visant à
développer la traçabilité des semences tout
au long de la filière, et étudier comment les
semenciers peuvent répondre aux besoins
de transparence des consommateurs et
des filières agroalimentaires.
DE FORTS ENJEUX DE TRACABILITÉ
DANS LES FILIÈRES AGRICOLES ET ALIMENTAIRES
En tant que 1 er
exportateur mondial, la
France est également
l’un des premiers pays
à avoir organisé un
contrôle de la qualité
et une certification
obligatoire pour les
semences et plants
d’espèces agricoles.
Yves PICQUET
Administrateur référent
du Pôle Production et
Marchés
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Comment rendre la haute technicité des métiers semenciers audible par
le plus grand nombre et comment faire comprendre les enjeux auxquels
sont confrontées nos entreprises ?
L’UFS se mobilise pour informer objectivement sur le secteur et créer
un environnement positif en faveur des entreprises adhérentes. Au
coeur de la stratégie d’influence, diverses actions sont menées pour
sensibiliser les parties prenantes agricoles et politiques à la réalité et aux
problématiques du secteur. En interne, l’UFS s’organise pour encourager
un partage efficace de l’information vers les adhérents.
Pôle Affaires
publiques
& Communication
34
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Valoriser le rôle
incontournable
de la filière
PÔLE AFFAIRES PUBLIQUES & COMMUNICATION
GUIDE AMBASSADEUR DES SEMENCES
Par ses innovations,
ses performances et ses
réponses aux enjeux défis à
relever (changement climatique,
production locale, alimentation sûre
et saine, biodiversité, etc.), les semenciers
proposent une offre permanente,
innovante et visant à permettre une
agriculture plus durable tout en maintenant
une qualité de production. Pourtant, ses
métiers sont mal connus du grand public
et de certaines parties prenantes, ce qui
peut entraîner des critiques, préjugés,
incompréhensions, etc.
Afin de proposer des arguments à la
portée de tous, l’UFS a élaboré un Guide
« Ambassadeur des semences » à
destination de ses adhérents. Ce guide
offre un ensemble de repères sur les
contributions positives de nos entreprises
et traite de 9 sujets que l’on retrouve
régulièrement dans le débat public.
Diffusé fin avril, ce guide a ensuite été
transposé en deux ateliers-webinaires.
Plus d’une centaine de participants y ont
assisté. Forte des réactions positives,
l’UFS souhaite désormais pérenniser
ce rendez-vous et accompagner ses
membres dans la mise en place d’un
événement interne pour les entreprises
qui en ont besoin afin d’accompagner
leurs salariés dans l’appréhension des
thématiques développées.
100PARTICIPANTS
ont pu assister aux deux
sessions des atelier-webinaires
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MISE EN LIGNE DE L’EXTRANET À DESTINATION DE NOS ADHÉRENTS
Depuis 2019, l’UFS oriente son
action vers une stratégie d’infiuence
et de communication. L’organisation
souhaite être mieux identiflée par les
parties prenantes et le grand public,
être un interlocuteur clé sur des sujets
impactants et surtout, soutenir sa position
de fournisseurs de solutions dans un
contexte de transitions multiples.
Après trois années de maturation, de gain
en visibilité et d’anticipation d’échéances
majeures, l’UFS a su faire face au contexte
incertain de cette année. Les crises
sanitaires, climatiques et géopolitiques
ont mis en évidence l’utilité sociétale,
économique et environnementale des
semenciers désormais identiflés par
la sphère politique. Ainsi, l’innovation
génétique dans le domaine agricole a
été reconnue comme prioritaire dans
le plan France Relance 2030 pour une
alimentation durable et performante, la
sélection variétale ayant été identiflée
comme une solution d’avenir dans le
cadre du Varenne de l’eau, etc.
Par la mobilisation de ses porte-paroles,
l’UFS s’est présentée comme un éclaireur,
et un facilitateur dans l’appréhension de
sujets techniques et complexes, que ce
soit les nouvelles méthodes de sélection
(NBT) ou les impacts du confiit russo-
ukrainien.
Cela s’est manifesté par une hausse des
sollicitations des médias (28 retombées
presse entre janvier et juin 2022). Cette
couverture médiatique plus diversiflée
est renforcée par l’intérêt croissant de la
presse généraliste.
Parallèlement, sur les réseaux sociaux,
l’UFS a su multiplier les leviers pour
capter l’attention d’une communauté
très attentive aux contenus d’actualités,
qui a permis de conquérir de nouveaux
abonnés issus du secteur agri/agro et de
faire interagir notre communauté.
POURSUITE DES PUBLICATIONS OPÉRATIONNELLES
ET DES ÉVÉNEMENTS DÉDIÉS
21JOURNALISTES
PRÉSENTS
à la conférence de presse
organisée sur le
conflit russo-ukrainien
515NOUVEAUX ABONNÉS
sur Linkedin sur 4 063
Au terme de plusieurs mois de réfiexion et
de développement, l’UFS a mis en ligne
son « Extranet membres » en mai 2022.
Ce nouvel outil a été conçu pour
accompagner les adhérents dans leurs
enjeux quotidiens tout en mettant à
disposition une vitrine des services de
l’UFS.
Doté d’un nouveau design et d’un
plus grand nombre de fonctionnalités,
cette version « responsive » , véritable
bibliothèque, est désormais une ressource
de référence pour les entreprises
semencières.
Toute personne travaillant au sein d’une
entreprise membre de l’UFS, impliquée ou
non dans l’une de ses instances, possède
ainsi un accès privilégié à :
Un fll d’actualités et d’événements liés
au secteur semencier
Un espace documentaire comprenant
l’ensemble des notes et guides UFS
ainsi que les communiqués de presse
Un accès privilégié et restreint est
également proposé aux membres des
instances UFS :
Agendas et base documentaire
Abonnement aux notiflcations,
permettant de mieux s’impliquer dans
les instances de travail proposées par
l’UFS
L’accès à l’Extranet membres passe
par une inscription avec son adresse
mail professionnelle sur le lien suivant :
extranet.ufs-semenciers.org.
+15 00DOCUMENTS
téléversés dans les groupes
couvrant les activités
de 2019 à 2022
62INSTANCES
possèdent un espace de
travail dédié
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Organiser
des évènements
avec un auditoire élargi
PÔLE AFFAIRES PUBLIQUES & COMMUNICATION
Rachel Blumel, DG de l’UFS, a introduit la matinée en
présentant aux 30 étudiants présents, issus de divers horizons
(ingénieurs agro, sciences politiques et sociales) les atouts de
la filière semencière, souvent méconnus du grand public :
Une diversité de modèles économiques, de métiers et de
marchés et d’espèces, contribuant à la balance commerciale
française en se positionnant comme le 1er producteur
européen de semences et 1er exportateur mondial.
Une filière qui tire sa force dans la recherche et l’innovation
sur le temps long, une nouvelle variété nécessitant 7 à 10
ans de recherche avant d’être mise sur le marché.
Afin de sensibiliser les participants aux enjeux à venir, Matthieu
Brun, du Club DEMETER a exposé les défis planétaires à
l’horizon 2050, suivi par un premier temps d’échanges animé
par Olivier Dauvers. Les étudiants ont pu faire part de leurs
réactions face aux problématiques énoncées, avec des
avis convergeants, qu’ils soient en faveur d’une meilleure
valorisation des agriculteurs, de pédagogie et de transparence
sur l’agriculture et l’alimentation au sein de notre société, tout
en souhaitant redonner de la valeur à la science.
Les intervenants ont ensuite exprimé les contraintes qu’ils
doivent gérer pour progresser dans ces directions, qu’elles
soient politiques, de marché ou d’usage. Les étudiants ont pu
écouter un représentant de la région des Hauts-de-France,
qui a évoqué les leviers de la région dans l’accompagnement
des filières agricoles et alimentaires à l’échelle locale, un
agri-youtuber qui a présenté le besoin de reconnexion entre
l’agriculture et la société. Finalement, une porte-parole d’une
entreprise spécialisée dans la transformation alimentaire, a
partagé les enjeux au cœur des préoccupations de sa société,
tels que la capacité à produire des légumes demain dans un
contexte de réchauffement climatique, tout en maintenant une
diversité des cultures.
Ces interventions étant une source de réflexions pour
les étudiants afin de leur permettre de proposer des
recommandations aux décideurs d’aujourd’hui, ceux-ci ont
été invités à partager leurs propositions pour l’avenir et leurs
perceptions des urgences à traiter. En s’imaginant Président
ou Ministre de l’Agriculture, leurs propositions concrètes
pour l’avenir ont abordé plusieurs thématiques : développer
les filières courtes et la traçabilité des produits vendus, faire
beaucoup plus de pédagogie auprès du grand public en
expliquant les innovations et leurs finalités, avoir une utilisation
raisonnée des normes, et renforcer l’indépendance de la
France et de l’Europe face aux concurrents mondiaux.
Marin Desprez, Directeur de la stratégie de Florimond Desprez,
a conclu la matinée en présentant les axes de mobilisation
de la filière semencière. L’événement s’est poursuivi par une
visite de la société Florimond Desprez, créé en 1830 et très
portée sur la sélection variétale, la recherche et l’innovation.
A cette occasion, des chercheurs, des développeurs et des
responsables marketing de cette entreprise familiale ont pu
parler de leur métier.
RENCONTRE UFS À LILLE : UNE ÉDITION RÉUNISSANT LES ACTEURS DU
SECTEUR AGRICOLE ET ALIMENTAIRE D’AUJOURD’HUI ET CEUX DE DEMAIN
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L’UFS POURSUIT SON ENGAGEMENT SUR LE SIA POUR VALORISER LES
ENTREPRISES SEMENCIÈRES AUPRÈS DES PARTENAIRES ET PARTIES PRENANTES
Le Salon International de l’Agriculture (SIA)
qui s’est déroulé du 26 février au 6 mars
2022 est depuis 3 ans un temps fort pour
l’UFS.
La mobilisation des administrateurs et de
l’équipe permet de préparer ce rendez-
vous en amont avec Semae pour incarner
les filières semencières sur un stand ouvert
à la fois au grand public, aux partenaires
et aux institutionnels. La présence de
plusieurs administrateurs a permis à l’UFS
de profiter de ce salon pour renouer avec
les partenaires des filières agricoles, des
réseaux de recherche et des médias.
L’importance de ce salon a été renforcée
cette année par le conflit Russie-Ukraine
dont les premières conséquences ont été
identifiées et partagées entre les acteurs du
monde agricole et alimentaire.
11ÉMISSIONS
du plateau #VillageSemence
ont accuelli des membres
de l’UFS
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Résoudre des différents
par la Chambre arbitrale
PÔLE AFFAIRES PUBLIQUES & COMMUNICATION
Dans un monde économique en constante évolution, les
semenciers se distinguent par des relations commerciales
au long cours, en adéquation avec le temps qu’il faut pour
créer de nouvelles variétés.
Préserver les usages professionnels et le respect de ses
partenaires commerciaux étaient les objectifs de la création
de la Chambre arbitrale internationale par l’International Seed
Federation (ISF) il y a près d’un siècle. Elle fait, aujourd’hui,
partie des rares institutions mondiales spécialisées dans
les règles commerciales et l’arbitrage, s’appuyant sur 22
Chambres arbitrales gérées aujourd’hui par les associations
semencières à travers le monde.
Depuis 2013, l’UFS s’est inscrite pleinement dans cette
démarche avec la création de sa Chambre arbitrale, afin
d’élargir la gamme de services proposés aux adhérents.
Grâce à l’implication d’arbitres indépendants et compétents
issus du secteur des semences, elle offre aux entreprises
semencières, un moyen rapide, respecté, unique et efficace
de résoudre les différends liés aux semences.
Forte du soutien du Conseil d’Administration de l’UFS, la
Chambre a engagé en 2021-2022 une profonde réflexion
pour asseoir et pérenniser son fonctionnement au service
des adhérents.
Ces travaux ont abouti aux résultats suivants :
Renforcement des interactions avec le représentant de
l’UFS au sein des instances ISF (TARC/ Coordination
Group Arbitration) et interactions avec les structures
sœurs (dès 2019) ;
Identification d’une personne dédiée au sein de l’équipe
UFS en charge de la Chambre arbitrale (dès 2019) ;
Rédaction d’un guide pratique à destination des arbitres
et des entreprises (novembre 2021) ;
Reconstitution d’un groupe de 13 arbitres aux profils
et compétences complémentaires, mobilisables sur les
litiges qui lui sont soumis (décembre 2021 – février 2022) ;
Création d’espaces dédiés sur le nouvel Extranet UFS
permettant de mieux faire connaître les activités de la
Chambre et de consolider la communauté d’arbitres (avril
2022) ;
Organisation d’un atelier UFS « Rôles et devoirs des
arbitres » en présence de représentants juridiques sur les
différentes pratiques de l’arbitrage international puis avec
un représentant de l’ISF sur les modalités mises en œuvre
et/ou en cours de réflexion en son sein. L’atelier s’est
clôturé par un exposé plus précis sur le fonctionnement
de la Chambre Arbitrale UFS et le témoignage d’un
arbitre sur son expérience. Cette première réunion a ainsi
permis de mettre en place les bases d’une communauté
d’arbitres au sein de l’UFS. Elle a également alimenté
les réflexions du groupe ad hoc quant aux évolutions
possibles (02 juin 2022).
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L’organisation
professionnelle
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L’ORGANISATION PROFESSIONNELLE
MAISON
FERNAND
LEPEUPLE
MEMBRES ASSOCIÉS
MEMBRES ACTIFS
Les adhérents
de l’UFS
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Rachel BLUMEL
Responsable de pôle
Pôle Affaires Publiques & Communication
[email protected]
01.53.00.99.30 | 06.79.47.09.09
Tomasz MICHALAK
Responsable communication
Pôle Affaires Publiques & Communication
[email protected]
01.53.00.99.40 | 06.75.16.62.70
Julian MONFORT
Responsable de pôle
Pôle administration & finances
[email protected]
01.53.00.99.39 | 06.88.63.18.57
PÔLE ADMINISTRATION
& FINANCES
PÔLE AFFAIRES PUBLIQUES
& COMMUNICATION
Rachel BLUMEL
Directrice Générale
[email protected]
01.53.00.99.30 | 06.79.47.09.09
DIRECTION GÉNÉRALE
Mélanie PEREIRA
Assistante des pôles métiers
[email protected]
01.53.00.99.32 | 07.88.30.21.19
Nadia POULARD
Assistante de Direction
[email protected]
01.53.00.99.30 | 06.49.48.90.20
Maxence GODARD
Assistant des sections UFS,
Secrétaire de la Chambre
arbitrale UFS
[email protected]
01.53.00.99.48 | 06.49.48.90.36
PÔLE ASSISTANTS
L’équipe
de l’UFS
L’ORGANISATION PROFESSIONNELLE
42
-- 42 of 44 --
Bertrand NATUREL
Responsable technique
Pôle Production et Marchés,
Section Fourragères & Gazons
[email protected]
01.53.00.99.44 | 06.89.54.24.61
Isabelle PAUCHET-MATTLER
Directrice technique
Pôle Production & Marchés,
Section Oléagineux
[email protected]
01.53.00.99.36 | 06.77.56.15.71
Julie SAFFAR
Responsable technique
Pôle Production & Marchés,
Section Maïs & Sorgho
[email protected]
01.53.00.99.37 | 06.72.63.35.59
Mélanie HEERS
Responsable technique
Pôle Amélioration des Plantes
Section Céréales à paille & Protéagineux
[email protected]
01.53.00.99.49 | 07.72.50.71.64
Sébastien PAQUE
Responsable de pôle
Pôle Amélioration des Plantes
[email protected]
01.53.00.99.42 | 06.75.09.80.41
Laetitia AUTHENAC
Responsable technique
Pôle Amélioration des Plantes
Section Betteraves & Chicorée industrielle,
Section Potagères et Florales,
[email protected]
01.53.00.99.35 | 06.87.50.22.98
PÔLE AMÉLIORATION DES PLANTES
PÔLE PRODUCTION & MARCHÉS
Sophie LEJEALLE
Responsable de pôle
Pôle Production & Marchés
[email protected]
01.53.00.99.38 | 06.73.09.62.43
Claire MORLET -
Responsable technique
Pôle Amélioration des Plantes
Section Betteraves & Chicorée industrielle,
Section Potagères et Florales,
[email protected]
01.53.00.99.35 | 06.87.50.22.98
en l’absence
de L. Authenac
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Fédérer et représenter
les entreprises semencières
au coeur des filières
agricoles & alimentaires
L’Union Française des Semenciers fédère et représente plus d’une centaine
d’entreprises couvrant trois métiers complémentaires : l’amélioration
des plantes, la production et la mise en marché de semences pour
l’agriculture, les jardins et les paysages.
Qu’elles soient des PME familiales, des coopératives, des ETI ou des
filiales d’entreprises étrangères, les entreprises semencières contribuent
au développement économique des régions et performent sur les marchés
internationaux.
Grâce au concours des 800 représentants d’entreprises impliqués chaque année
dans ses travaux, l’Union Française des Semenciers est en mesure de :
1. Promouvoir les métiers et le savoir-faire des entreprises semencières
2. Représenter les entreprises adhérentes et faciliter les échanges avec l’ensemble
des parties prenantes agricoles et politiques
3. Contribuer à la mise en oeuvre d’un environnement réglementaire, économique
et sociétal permettant aux entreprises adhérentes d’entreprendre et d’innover
4. Mettre à la disposition des entreprises des services d’expertise afin de les
accompagner dans leurs enjeux quotidiens
17 rue du Louvre, Paris 1 er [email protected] 01 53 00 99 30
www.ufs-semenciers.org
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