25 ans de service particulièrement actifs pour le porte-avions Charles de Gaulle

Ministère des Armées Marine nationale Actualités
18 mai 2026, 14:19

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En ce mois de mai 2026 et tandis qu’il est à nouveau déployé en océan Indien, épicentre des nombreuses crises qui ont émaillé le début du 21ème siècle, le porte-avions Charles de Gaulle fête le 25ème anniversaire de son admission au service actif (ASA). Prononcée le 18 mai 2001 par l’amiral Jean-Luc Delaunay, alors chef d’état-major de la Marine, la décision d’admission au service actif mettait un terme à plusieurs mois d’essais, à la hauteur du défi technologique que représentait la construction d’un porte-avions à propulsion nucléaire. Dès la fin de cette même année, le Charles franchissait le canal de Suez pour participer à sa première opération : Heracles. Premier déploiement, suivi de nombreux autres tout aussi emblématiques : Agapanthe, Harmattan, Arromanches, Clemenceau… Heracles reste à ce jour le plus long déploiement opérationnel du porte-avions Charles de Gaulle, d’une durée de 7 mois à la mer. Les missions Agapanthe 2010 et Harmattan 2011 forment un continuum quasi ininterrompu de 9 mois d’activité opérationnelle. Plus récemment, la mission Clemenceau 25 a été l’occasion de conduire une circumnavigation jusqu’aux zones les plus éloignées de son port base, au sud de l’Indonésie et au large des Philippines. Ces vingt-cinq années de service représentent plus de 865 000 nautiques parcourus, soit plus de 37 tours du monde, les franchissements du cercle polaire et de l’équateur, plus de 60 000 catapultages et presque autant d’appontages. Ces années ont également été marquées par deux arrêts techniques majeurs, en 2008 et en 2017. Ces défis industriels de 18 mois ont permis de poursuivre son évolution et l’adaptation de ses capacités opérationnelles. A 25 ans, le porte-avions Charles de Gaulle, appelé à opérer jusqu’à l’horizon 2038 est un outil pleinement opérationnel, capable de planifier, préparer et conduire l’ensemble des missions aéromaritimes. Parce qu’il ne navigue jamais seul mais au sein du groupe aéronaval, le Charles est bien plus qu’une unité de la Marine nationale. C’est un symbole, une fierté nationale, un outil stratégique qui fait l’unanimité par les options qu’il offre et les messages qu’il permet de véhiculer, bien au-delà de la Marine. Ses 12 années à venir continueront d’être celles d’un porte-avions en pleine maturité au service des Armes de la France, avant de transmettre le témoin à son successeur annoncé : Le France Libre.