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Régions Françaises
29 juin 2026, 09:58

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# DOSSIER DE PRESSE Vue du Mont Saint-Michel depuis la digue, détail, chromotypographie, Eugène Louis Bourgeois, vers 1900, Collection particulière. © Région Normandie – Inventaire général, Manuel de Rugy # LE MONT SAINT-MICHEL UN VILLAGE FORTIFIÉ, DES ARCHITECTURES **EXPOSITION** Dates : 2 juillet – 31 août 2026 Lieu : Centre d’Information Touristique du Mont Saint-Michel, Beauvoir La Région Normandie propose, à partir du 2 juillet jusqu’au 31 août 2026, une exposition au Centre d’Information Touristique du Mont Saint-Michel consacrée au village, composante indissociable du site inscrit en 1979 sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Elle a pour ambition d’apporter un nouvel éclairage sur le développement urbain de la cité monastique, depuis son émergence à l’ombre du sanctuaire Saint-Michel, fondé au début du VIII e siècle par Aubert évêque d’Avranches, jusqu’à l’époque contemporaine. Elle a pour objectif de mettre en exergue les caractéristiques architecturales de son bâti et ainsi restituer auprès du grand public les résultats de l’étude d’inventaire menée sur le village. Cette étude approfondie a été menée en partenariat avec la commune du Mont-Saint-Michel, la communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel – Normandie, la Direction régionale des affaires culturelles de Normandie et le Centre des monuments nationaux. A travers vingt-six panneaux bilingues, cette exposition révèle des aspects inédits de cette cité millénaire, grâce à des documents et de photographies, issus de collections particulières, d’institutions territoriales et nationales. Enfin, cette manifestation est l’occasion de rappeler la contribution de l’Inventaire, compétence régionale, à la connaissance et à la valorisation des territoires normands. * * * L’ÉVOLUTION URBAINE ET ARCHITECTURALE DU VILLAGE Si l’abbaye, haut lieu de pèlerinage et du tourisme mondialisé, a longtemps focalisé l’intérêt des historiens et des architectes, le village est devenu au fil des travaux universitaires et des investigations archéologiques un objet d’étude pluridisciplinaire. La démarche de l’Inventaire consistant en la confrontation des sources à l’observation in situ enrichit la compréhension de son développement, fort complexe, que l’exposition souligne selon un parcours chronologique : ▪ L’émergence d’une communauté villageoise sur un site stratégique e e (VIII-XII siècles) La fondation du sanctuaire Sainte Michel au début du VIII siècle attire sur le rocher une communauté d’habitants qui s’établit dans un secteur plus clément, au nord-est, entre le châtelet abbatial et l’église Saint-Pierre, où Aubert, évêque d’Avranches, se fait inhumer. L’architecture romane de l’église actuelle présente des modifications ultérieures. Sous la juridiction de l’abbaye, les habitants exercent alors des activités commerciales et artisanales en lien avec les pèlerinages. Un urbanisme contraint par la ▪ Un urbanisme contraint par la topographie et la mise en défense du e e Mont (XIII-XIV siècles) Eloignés du pouvoir central (Rouen), les moines bénédictins sont obligés de se défendre seuls, avec l’aide de leurs vassaux. En plein essor, la cité est protégée par des ouvrages défensifs. Un demi-siècle après son rattachement au royaume de France (1204), une enceinte fortifiée, dont il subsiste des vestiges, est construite pour mieux protéger la ville. Un chemin, aménagé le long du flanc oriental du rocher, favorise son expansion urbaine jusqu’à la grève au sud pour former, à la fin du e XIV siècle, un novus burgus (bourg neuf). neuf). ▪ Le renforcement défensif de e e l’agglomération (XV-XVI siècles) Les ouvrages défensifs, réparés et e renforcés dès le XIV siècle ont une incidence très forte sur l’aménagement foncier que l’abbé réglemente. Le découpage du territoire en parcelles laniérées, concédées par l’abbé moyennant une redevance, est caractéristique de l’urbanisme médiéval. Il conditionne l’implantation des maisons, à front de rue, et leur hauteur. Le pan de bois prédomine et facilite la construction des étages en encorbellements. Les rez-de-chaussée ont souvent une fonction commerciale. ▪ La vulnérabilité de l’habitat sous ▪ La vulnérabilité de l’habitat sous e e l’Ancien Régime (XVI-XVIII siècles) Fragilisé par les guerres de Religion, le tissu urbain présente des disparités liées à l’abandon progressif du noyau urbain primitif, en arrière de l’église Saint- Pierre. La dégradation des ouvrages fortifiés, soumis à de forts courants traversiers, précarisent la vie des 250 habitants. Plusieurs maisons sont intégralement reconstruites en pierre et l’enceinte urbaine fait l’objet d’importants travaux au cours du e XVIII siècle. LE MODÈLE 3D DU PLAN- RELIEF ▪ Le renouveau religieux et e e architectural (2 moitié XIX siècle – 1914) Conservée au musée des Plans-Reliefs (Paris), la maquette historique du Mont Saint-Michel a été réalisée par un moine bénédictin de l’abbaye avant 1691\. Offerte à Louis XIV en 1709, elle célèbre, avec les autres plans-reliefs installés par Louvois, ministre de la Guerre, dans la Grande Galerie du Louvre, la puissance de la monarchie. Le public pourra la découvrir sur une table tactile à travers le modèle 3D, réalisé par Benoît Rogez, ingénieur, avant sa restauration au début des années 2000. \[Image: Image47\] (2^{\\mathrm{e}} Après une période de désaffectation, l’Eglise et l’Etat redonnent au Mont son pouvoir d’attraction. L’afflux des pèlerins exige réparations et restaurations qui se concentrent d’abord sur l’abbaye et les remparts. A e partir de la fin du XIX siècle, l’habitat connaît, avec le développement naissant du tourisme, des transformations majeures. Cette mutation coïncide avec l’élaboration de la loi sur la protection des immeubles au titre des monuments historiques (31 décembre 1913). Le courant régionaliste s’impose à travers les constructions nouvelles, reflet d’un intérêt renouvelé pour le patrimoine vernaculaire. ▪ Concilier la préservation du bâti et des remparts avec les nouveaux usages dans l’entre-deux-guerres Avec l’avènement du tourisme de masse, l’Etat développe une politique de protection et d’acquisition au sein du village, afin de maîtriser d’une part, les travaux d’extension et de surélévation du bâti et, d’autre part, de préserver l’intégrité des remparts ainsi que la vue sur la Merveille. Les enjeux économiques mettent sous tension le bâti pris dans un double processus de modernisation et de patrimonialisation. Les premiers fondements de la restauration des monuments historiques sont posés. Ernest Herpe, architecte en chef en charge du Mont, tente de les appliquer lors de travaux menés sur plusieurs maisons. ▪ L’habitat du Mont, un enjeu patrimonial complexe (après 1945) Face à l’ampleur des dénaturations, le service des monuments historiques choisit de reconstruire plusieurs immeubles. Pierre-André Lablaude, architecte en chef, en charge du Mont de 1983 à 1990, choisit de restituer plusieurs maisons à partir du plan-relief pour redonner une valeur patrimoniale au village. Plusieurs fois reconstruit, son bâti offre aujourd’hui une pluralité de typologies architecturales dont la plupart est protégée au titre des monuments historiques. | QUI SONT LES MONTOIS? | | --- | | Réalisées par la société Biplan(Caen, Cherbourg), quatrecaptations audiovisuelles, intégréesau parcours de l'exposition, invitentà découvrir le village par le prismedu vécu et l'imaginaire deMontois. Elles sont le fruit d'une | démarche expérimentale, menée partiellement, d’approche croisée du patrimoine matériel et immatériel qui a permis de replacer l’humain au cœur du processus de construction patrimoniale. AUTOUR DE L’EXPOSITION Une publication digitalisée bilingue et gratuite accompagne l’exposition. Edition augmentée des textes des panneaux, elle est hébergée sur la plateforme Calaméo. Un QR Code permettra d’y accéder, afin d’en faire un outil d’aide à la visite et de valorisation touristique. En lien avec cette exposition, le Centre d’Information Touristique organise des actions de médiation à destination du public familial. * * * Implanté à mi-pente du rocher, le lieu de culte a profondément marqué la ville qui s’est d’abord développée au nord-est, sur un point élevé du rocher. \[Image: Image53\] © Région Normandie – Inventaire général, Arnaud Poirier \[Image: Image53\] La maison de l’Arcade est érigée sur quatre niveaux dont deux s’inscrivent en surplomb sur un rez-dechaussée entresolé, d’où part un escalier reliant la Grande Rue à la porte ville et au chemin de ronde. Les étages sont desservis par une tourelle d’escalier en vis, dite tour du guet. * * * Les modifications et reconstructions intervenues aux époques modernes et contemporaines ont relativement épargné le parcellaire laniéré. Dans le bas de la rue, les maisons Saint-Pierre et la Sirène, construites dans la seconde moitié du XV e siècle, présentent un mur- gouttereau sur rue. © Région Normandie – Inventaire général, Arnaud Poirier La façade sur rue de la maison La Sirène se compose d’une structure en pan de bois (chêne) entre deux murs maçonnés. L’ossature principale s’organise en trois travées de poteaux porteurs courts qui permettent une élévation en surplomb des deux étages. Elle est datée par analyse dendrochronologique entre 1462d et 1482d. © Région Normandie – Inventaire général, Patrick Merret * * * Au lieu-dit des Trois Piliers, Annette et Victor Poulard font construire une grande villa dans le style régionaliste, sur les plans supposés de François Louvel, qu’ils baptisent l’Ermitage. C’est là qu’ils prennent leur retraite en 1906, après trente années de labeur dans la restauration. © Région Normandie – Inventaire général, Manuel de Rugy En 1989-1990, Pierre-André Lablaude, architecte en chef des monuments historiques, restitue le pan de bois de l’étage, qui avait disparu sur l’un des deux bâtiments du Chapeau Blanc (1989-1990), en se référant au plan-relief de la fin XVII e siècle. © Région Normandie – Inventaire général, Manuel de Rugy * * * Les grands travaux de Rétablissement du caractère maritime du Mont Saint- Michel (1995-2015) ont accompli le vœu hugolien de rendre au Mont son caractère insulaire. Un pontpasserelle, imaginé par l’architecte autrichien Dietmar Feichtinger, trace un cheminement aérien, d’où le visiteur découvre le site d’une façon sublime. © Région Normandie – Inventaire général, Patrick Merret POUR EN SAVOIR PLUS L’Inventaire général du patrimoine culturel de Normandie est un service de la Direction de la culture et du patrimoine de la Région Normandie. Aujourd’hui, il documente et photographie le patrimoine architectural et mobilier des territoires, du haut Moyen Age à l’époque contemporaine, en associant les partenaires institutionnels, les collectivités et l’Etat. Il partage le fruit de ses recherches avec tous les publics au travers de ses publications dans les collections nationales, d’expositions, de contributions et de conférences. Retrouvez l’Inventaire général de Normandie sur : Le portail de l’Inventaire général du patrimoine culturel de Normandie : [https://inventairepatrimoine.normandie.fr](https://inventairepatrimoine.normandie.fr/) Le Centre de documentation du patrimoine de Normandie : [https://documentationpatrimoine.normandie.fr](https://documentationpatrimoine.normandie.fr/) La Plateforme Ouverte du Patrimoine (POP) : [https://pop.culture.gouv.fr](https://pop.culture.gouv.fr/) * * * La tangue, dont l’origine étymologique emprunte au vieux norrois, est un sable vaseux limoneux très fin bordant le littoral de la Manche. © Région Normandie – Inventaire général, Patrick Merret L’Inventaire général du patrimoine culturel de Normandie en quelques chiffres : 5 500 dossiers en ligne 133 900 photographies en ligne 106 publications 91 900 connexions en 2025 sur le site [https://inventairepatrimoine.normandie.fr](https://inventairepatrimoine.normandie.fr/) 4 100 connexions en 2025 sur le site [https://photothequepatrimoine.normandie.fr](https://photothequepatrimoine.normandie.fr/) Accessibilité Exposition accessible aux personnes à mobilité réduite Mise en ligne du contenu de l’exposition en français et en anglais sur Calaméo accessible sur le portail Patrimoine de Normandie et par un QR Code positionné en divers endroits (C.I.T., Office de Tourisme du Mont Saint-Michel, commerces du village…) pour faciliter la consultation des textes et illustrations et accompagner la visite du village. Informations pratiques Animations gratuites proposées par le Centre d’Information Touristique à destination du jeune public Tél. 02 33 89 01 01 Horaires : 9h00-19h00 * * * Office de Tourisme de la Destination Mont Saint-Michel – Normandie Site internet : [https://www.ot-montsaintmichel.com](https://www.ot-montsaintmichel.com/) Adresse : Grande Rue 50170 Le Mont-Saint-Michel Tél. +33 (0)2 33 60 14 30 Horaires : 9h30-18h00 Centre des monuments nationaux Abbaye du Mont-Saint-Michel Site internet : [https://www.abbaye-mont-saint-michel.fr](https://www.abbaye-mont-saint-michel.fr/) CONTACTS PRESSE Région Normandie : Emmanuelle Tirilly – 02 31 06 98 85 – [[email protected]](mailto:[email protected]) Manon Laclau-Lacrouts (Etablissement public national du Mont Saint-Michel) 06 07 83 16 73 [[email protected]](mailto:[email protected])