Détroit d’Ormuz : un choc non seulement énergétique, mais aussi minéral | BRGM
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12 mai 2026, 06:01
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Le conflit qui secoue le Moyen-Orient depuis le 28 février 2026 provoque une onde de choc sur l’ensemble des marchés mondiaux des ressources minérales, au-delà des impacts sur les marchés du pétrole et du gaz. La région, point de passage stratégique pour le transport maritime de par son positionnement géographique, joue en effet un rôle clé dans l’approvisionnement en aluminium, en soufre et en hélium, dont la production nécessite du gaz naturel. Cela affecte aussi, plus indirectement, d’autres métaux dont l’industrie dépend soit du pétrole, soit du soufre, comme le nickel, le titane ou le cuivre. Les restrictions du transport dans le détroit d’Ormuz, par lequel ont transité près de 34% du pétrole brut mondial en 2025 ainsi que 19% du gaz naturel liquéfié, agissent comme un verrou géopolitique dont les effets se répercutent sur toutes les chaînes de valeur industrielles, bien au-delà des hydrocarbures et des produits pétrochimiques. L' Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles (Ofremi), coordonné par le BRGM, apporte un éclairage stratégique sur cette crise en offrant une lecture globale des chaînes d’approvisionnement en ressources minérales, au-delà des seules dynamiques énergétiques. Par son expertise sur les métaux et minéraux critiques au travers de l’ensemble de leurs chaînes de valeur, il met en évidence les effets systémiques et souvent sous‑estimés de ce type de conflit sur l’ensemble des secteurs stratégiques pour notre économie.