Publication du rapport d’activité de l’Autorité de régulation des transports pour l’année 2025
Autorité de régulation des transports
26 juin 2026, 08:16
Texte de la source originale
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Sommaire
04
52
08
60
20
74
Editorial
du Président
Une année
marquée par
l’évolution des
compétences
de l’ART
L’ART
en bref
L’action de
l’ART en 2025
au regard des
grands enjeux
de mobilité
Les membres
du collège
L’action
contentieuse
de l’ART
02 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
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24 26
82
36
92
40
96
Nos
valeurs
Panoramas
des transports
Un régulateur
en lien
étroit avec
l’écosystème
des transports
Une année active
au service des
usagers & de
la mobilité
Toutes et tous
au service
des usagers
& de la mobilité
Mesurer la
performance
de l’action
de l’ART
Organisation
& moyens
03 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
SOMMAIRE
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Éditorial
du Président
Par Thierry
GUIMBAUD
Président de l’ART
À bas bruit, le système de transport
français est entré, depuis quelques
a n n é e s , d a n s u n e p h a s e d e
transformations profondes qui en modifient
durablement les équilibres.
C’est d’abord la concrétisation de la
transition écologique des transports, sous
l’effet du report des voyageurs vers les
transports collectifs. Le ferroviaire est le
premier bénéficiaire de ce report. Il fait
toutefois face à un double défi : celui d’une
demande bénéficiant d’une dynamique
exceptionnelle mais bridée par une offre
encore insuffisante ; celui de la régénération
et de la modernisation du réseau, socle
des mobilités ferroviaires. Cette transition
et la recomposition des mobilités qui en
résulte exigeront également d’importants
efforts d’adaptation des infrastructures
autoroutières et aéroportuaires.
04l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
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C’est ensuite la transition numérique des mobilités,
qui place les services numériques de mobilité
multimodaux au cœur des enjeux de report modal
vers les mobilités collectives et qu’accompagne, une
quinzaine d’années après la directive sur les systèmes
de transport intelligents, le « paquet billettique »
présenté le 13 mai dernier par la Commission.
Ce sont enfin et surtout les évolutions profondes
du cadre dans lequel sont organisés et financés les
transports. Dans le secteur ferroviaire, l’ouverture
à la concurrence du marché voyageurs est devenue
une réalité ; une vingtaine d’années après le
mouvement de décentralisation, elle vient à la fois
donner à ce dernier sa pleine mesure et prolonger
la dynamique de fragmentation à l’œuvre dans le
système. Dans le secteur autoroutier concédé,
les contrats de concession historiques arriveront
à échéance entre 2031 et 2036, ce qui nécessite
de réfléchir dès à présent à la rénovation du
modèle concessif. Dans le secteur aéroportuaire,
la réforme du cadre de régulation initiée fin 2023
doit permettre son inscription dans une logique
pluriannuelle, apportant de la visibilité à la
fois aux exploitants, pour la réalisation de leurs
investissements d’adaptation des infrastructures,
et aux usagers, amenés à porter une grande part
des efforts de décarbonation.
Pour les voyageurs comme pour les entreprises,
ces transformations ne sont pas abstraites : elles
conditionnent l’accès à une mobilité durable,
fluide et à prix maîtrisés.
Pour les pouvoirs publics, elles supposent de
réinterroger le cadre de financement des mobilités :
tel était l’objectif de la conférence Ambition France
Transports, organisée au printemps 2025, dont les
conclusions doivent désormais se décliner dans le
projet de loi-cadre relatif au développement des
transports, en cours d’examen par le Parlement, une
loi de programmation subséquente et l’actualisation
du contrat de performance entre l’État et
SNCF Réseau.
Dans ce contexte, la régulation économique
apparaît plus que jamais comme un levier essentiel
pour accompagner ces évolutions au bénéfice
des usagers, des territoires et de l’économie.
Telle était ma conviction, en 2024, lorsque l’ART a
adopté ses orientations stratégiques pour les six
années à venir, marquant le passage à un « acte
II » de la régulation. Tel est le regard que je porte
aujourd’hui, rétrospectivement, en faisant le bilan
de l’action de l’ART sur l’année écoulée.
Bien sûr, la régulation des conditions d’accès –
tarifaires et non tarifaires – aux infrastructures
essentielles des transports reste et restera au
cœur des missions de l’ART. Son rôle premier est
de concourir au bon fonctionnement économique
des secteurs régulés, qu’il s’agisse de mettre en
place un terrain de jeu concurrentiel équitable
sur le marché des services de transport ou de
rechercher un point d’équilibre entre financement
des investissements dans les infrastructures et
maîtrise des prix pour les usagers.
Mais bien réguler, dans cette nouvelle phase, consiste
moins à administrer des équilibres existants qu’à
créer les conditions de transformations réussies :
adaptation du système ferroviaire à la concurrence,
rénovation du modèle concessif autoroutier,
modernisation de la régulation aéroportuaire par
son inscription dans un cadre pluriannuel davantage
incitatif à la performance et ouverture des
services numériques de mobilité au bénéfice
des usagers.
ÉDITORIAL DU PRÉSIDENT
05 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
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L’année 2025 a ainsi été marquée par plusieurs
travaux s’inscrivant dans cette approche. Je n’en
citerai ici que quelques-uns : renforcement de
l’indépendance du gestionnaire d’infrastructure,
mise en place d’un cadre novateur pour faciliter
les investissements dans des centres d’entretien du
matériel roulant et préparation de l’édition 2026
de l’étude sur l’ouverture à la concurrence dans le
secteur ferroviaire ; mise en œuvre de la réforme
de la régulation aéroportuaire avec les premiers
avis rendus sur des avant-projets de contrats de
régulation économique ; travaux sur l’avenir du
modèle autoroutier concédé dans la perspective
du quatrième rapport sur l’économie générale des
concessions ; adoption de mesures conservatoires
afin de permettre un accès le plus large possible à
la vente des titres numériques de transport en Île-
de-France.
Alors que les transformations du système de
transport dépassent le cadre national, l’Autorité
a porté, en 2025, sa culture de dialogue et
d’amélioration continue au niveau européen,
en étant force de propositions pour améliorer
le cadre de régulation des transports. Dans
les secteurs qui découlent du droit de l’Union
(ferroviaire, aéroportuaire et billettique ferroviaire
et multimodale), le régulateur a formulé
des constats et des propositions concrètes à
l’intention des institutions européennes dans
un document intitulé Pour un cadre européen de
régulation des transports amélioré au service
de mobilités durables, présenté fin 2025 aux
services de la Commission. Ces propositions visent
à améliorer le cadre de régulation et l’intervention
du régulateur, grâce à davantage d’efficacité et de
simplicité.
06l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
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ÉDITORIAL DU PRÉSIDENT
Pour pouvoir continuer à accompagner les mutations
du secteur des transports, l’ART doit disposer de
moyens cohérents avec les responsabilités que le
législateur lui a progressivement confiées. À cet
effet, une remise en adéquation de ses ressources
financières avec les compétences exercées et son
plafond des emplois autorisés devient désormais
incontournable, dès le PLF 2027.
L’action de l’ART repose sur l’engagement et
la compétence de celles et ceux qui la font
vivre au quotidien. À cet égard, je tiens à saluer
chaleureusement le dévouement des équipes et
du collège de l’ART et, en particulier de Florence
Rousse et Patrick Vieu, dont les mandats de
Vice-Présidents se sont achevés en mai 2026 et
auront marqué durablement l’histoire de notre
maison. Tous deux ont, ces six dernières années,
porté haut et fort la voix du régulateur, à l’échelle
nationale comme européenne, dans un contexte
de montée en puissance et d’extension des
compétences.
Dans cette phase de transformation du système
de transport, l’ART entend continuer à exercer
pleinement son rôle en toute indépendance, au
bénéfice des usagers et opérateurs, au service du
Parlement et aux côtés du Gouvernement. C’est
le sens de son action, et la mesure de son utilité.
07 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Thierry Guimbaud, Président de l’ART
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L’Autorité de régulation des transports (ART) a œuvré en 2025 à
l’amélioration du fonctionnement du secteur des transports et pour des
mobilités durables, en exerçant les missions que la loi lui confie. L’ART
a ainsi contribué, par l’engagement de son collège et de ses agents, à
favoriser une mobilité de qualité, au meilleur prix et plus durable1.
L’ART en bref
08l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
1 Tous les chiffres de cette page ont été établis au 31 décembre 2025.
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L’ART EN BREF
L’Autorité de régulation des transports est une autorité publique
indépendante.
Une autorité publique indépendante (API) est un organisme administratif doté d’une
personnalité juridique (personne morale de droit public), qui agit au nom de l’État,
sans pour autant relever de l’autorité du Gouvernement.
API
15 M€
de dotation
budgétaire
pour 2025
94
agents
au 31 décembre 2025
5
membres du
collège actifs
en 2025
09 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
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Le saviez-vous ?
Dans le respect de ses missions de régulateur économique sectoriel, l’ART œuvre
pour la construction d’un secteur des transports compétitif et efficace, au
bénéfice des usagers et des opérateurs utilisant les infrastructures de transport.
Il y a dix ans, le Parlement confiait à l’ART une mission de régulation
économique des autoroutes concédées.
La loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques,
dite « loi Macron », confiait au régulateur une mission de régulation économique du
secteur autoroutier concédé, fondée sur la transparence, l’expertise et un meilleur
équilibre des négociations contractuelles. Cette nouvelle mission visait à répondre
au déséquilibre constaté par de nombreuses institutions dans le fonctionnement du
modèle concessif.
En une décennie, l’ART a accompagné des évolutions majeures du secteur. Elle a veillé
à la mise en œuvre de grands programmes d’investissements, préservant ainsi les
intérêts des usagers, et a contribué au débat public sur l’avenir du modèle concessif.
Cette nouvelle mission attribuée à l’ART a en effet permis d’améliorer la transparence
sur l’économie des concessions et de rééquilibrer les relations entre l’État-concédant
et les sociétés concessionnaires, chargées de l’exploitation des autoroutes. Son action
s’est traduite par des effets concrets pour les usagers : des économies de péage
substantielles et des prix du carburant plus maîtrisés pour les usagers ainsi
qu’une concurrence pour les marchés de travaux autoroutiers rétablie.
Depuis qu’elle est compétente dans le secteur
au torou tier concédé, l ’ART a p ermis aux
usagers des autoroutes de bénéficier de plus de
350 millions d’euros d’économie sur les péages,
soit l’équivalent de 15 % des hausses initialement
envisagées.
L’ART a par ailleurs contribué à diminuer le prix
des carburants sur les aires de service de près de
10 centimes d’euros par litre.
350 M€ 10 CTS € Près de
de moins par litre
de carburant
10 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
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L’ART EN BREF
11 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
123 M€
2 550
52
Depuis sa prise de compétence dans le secteur
aéroportuaire en 2019, l’ART a permis de limiter
les hausses de tarifs payés par les compagnies
aériennes pour leur utilisation des infrastructures
aéroportuaires, à hauteur de près de 123 millions
d’euros.
C’est le nombre d’intentions d’exploiter un
nouveau service de transport routier de voyageurs
notifiées à l’ART depuis octobre 2015, date à
laquelle l’arrivée de nouveaux opérateurs de
services routiers de voyageurs est possible sur
le réseau routier français. En 2025, 301 nouvelles
notifications d’opérateurs envisageant d’offrir de
nouveaux services routiers de voyageurs ont été
communiquées à l’ART. Depuis la libéralisation
de ces services, cette nouvelle offre de transport
permet aux usagers de se déplacer sur l’ensemble
du territoire français à bas prix, avec un impact
environnemental réduit.
C’est le nombre d’intentions d’exploiter un
nouveau service ferroviaire notifiées à l’ART depuis
décembre 2020, date à laquelle l’ouverture à la
concurrence des services de transport ferroviaire
de voyageurs a permis l’arrivée de nouvelles
entreprises ferroviaires sur le réseau français. Ces
nouveaux services sont de nature à favoriser une
réponse toujours plus adaptée aux besoins des
voyageurs (liaison, prix, ponctualité, qualité de
service, services à bord, etc.).
1 nouvelle notification
d’entreprise ferroviaire
envisageant d’offrir de nouveaux services ferroviaires
librement organisés, a été communiquée en 2025 à
l’ART (par European Sleeper pour la desserte de train
de nuit Paris-Berlin).
12 lots de services conventionnés
ont été attribués entre 2021 et 2025 par différentes
autorités organisatrices de transport (les régions
Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est, Hauts-de-
France, Île-de-France, Pays de la Loire, Provence-
Alpes-Côte d’Azur et l’État), dans le cadre de
l’obligation d’attribution par appel d’offres depuis
2023. 7 ont été attribués à SNCF Voyageurs, 1 au
groupement Keolis-SNCF Voyageurs, 2 à Transdev
et 2 au groupe RATP.
11 autres lots
de services conventionnés
faisaient l’objet d’un appel d’offres à la fin de
l’année 2025, tandis que plus de 40 lots doivent
encore être attribués par mise en concurrence
d’ici fin 2033.
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12l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Contribution de l’ART à la conférence
de financement des mobilités
« Ambition France Transports »
Au printemps 2025, l’ART a contribué à la conférence « Ambition France
Transports » qui s’est tenue à l’initiative du ministre des Transports, Philippe
Tabarot. Elle a apporté son expertise sur le financement des infrastructures
de transport et les enjeux associés, avec la perspective du régulateur. Cette
conférence a donné lieu à la présentation du projet de loi-cadre relatif au
développement des transports par le ministre début 2026.
Lancée en mai 2025, la conférence nationale
« Ambition France Transports » était dédiée
au financement des infrastructures de
transports. Dans un contexte de vieillissement des
infrastructures, de besoins de mobilités croissants
des Françaises et Français et d’accélération de la
transition écologique des mobilités, la conférence
avait pour objectif de bâtir un nouveau modèle
de financement des infrastructures de transports
à horizon 2040.
Entre mai et juillet 2025, « Ambition France
Transports » a réuni élus, acteurs publics et privés,
experts, fédérations professionnelles, associations
environnementales et des collectifs représentant
les usagers, autour de quatre ateliers thématiques.
Dans ce contexte, Thierry Guimbaud, Président de
l’ART, a été auditionné dans le cadre de trois ateliers
thématiques :
un atelier consacré au modèle économique
des autorités organisatrices de la mobilité
(AOM) et aux services express régionaux
métropolitains (SERM), coprésidé par Didier
Mandelli, vice-président du Sénat, et Jean
Coldefy, spécialiste des mobilités ;
un atelier sur le financement des infrastructures
routières, coprésidé par Hervé Maurey, sénateur
de l’Eure, et Yves Crozet, professeur émérite à
Sciences Po Lyon ;
un atelier sur les enjeux relatifs au financement
des infrastructures et des services ferroviaires
de voyageurs, coprésidé par Olga Givernet,
députée de la 3e circonscription de l’Ain, et
Gilles Savary, ancien député.
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L’ART EN BREF
13 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Ces auditions ont permis à l’ART de porter la voix
du régulateur, notamment sur les enjeux suivants :
l’identification, la sélection et le financement
des investissements nécessaires dans les
mobilités de demain ;
les conditions d’une régulation économique
efficace des secteurs régulés, en apportant de
la visibilité aux acteurs sur les modalités
de financement des investissements de
long terme, les conséquences tarifaires pour
leurs usagers et les incitations à une gestion
efficiente de ces infrastructures ;
favoriser un bon fonctionnement du régime
des tarifs d’accès aux infrastructures.
Dans le prolongement de cette conférence,
le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a
présenté en février 2026 le projet de loi-cadre
relatif au développement des transports. Issu des
travaux de concertation menés dans le cadre de
la conférence « Ambition France Transports »,
ce texte pose les principes du futur modèle de
financement des infrastructures de transports
et vise à répondre durablement aux besoins de
mobilité en France.
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14 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Un document bilan pour
retracer les temps forts
de l’action du régulateur
L’année 2025 a marqué les quinze ans d’existence de l’ART, au service de
mobilités durables. Devenue en une décennie et demie une institution
de référence dans les transports, elle a vu ses compétences s’élargir
progressivement, au rythme des transformations du secteur. À cette
occasion, l’ART a publié un document bilan et organisé une conférence
réunissant notamment Jean Tirole, lauréat du Prix Nobel d’économie, et les
parties prenantes du secteur.
Créée en 2009 par la loi n° 2009-1503 relative à
l’organisation et à la régulation des transports
ferroviaires et installée effectivement en 2010, l’ART a
fêté en 2025 ses quinze années d’existence.
Chargée d’assurer un accès équitable aux infrastructures de
transports au moindre coût pour les usagers professionnels et
particuliers, l’ART est devenue, en quinze ans, un acteur
pleinement ancré dans l’écosystème des transports, au
bénéfice de l’économie et des usagers.
L’ART a publié un bilan revenant sur les principales
évolutions de son champ de compétence et de sa
gouvernance, ainsi que sur les dossiers emblématiques
dans les six secteurs qu’elle régule.
Alors que son action s’est traduite par des résultats
tangibles, au service de l’économie et des usagers,
le document présente également les enjeux d’avenir
pour les infrastructures de transport et les mobilités,
sous l’angle de la régulation. Forte de l’expérience
acquise au cours des quinze dernières années, l’ART
poursuit son engagement face aux défis des mobilités
de demain.
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L’ART EN BREF
15 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Une conférence anniversaire
pour réunir les parties prenantes du secteur
Le 15 septembre 2025, l’ART organisait une journée de conférence et d’échanges avec ses parties
prenantes, intitulée « Regards croisés sur 15 ans de régulation et sur les enjeux d’avenir ».
Cet événement a réuni de nombreux représentants des pouvoirs publics, des élus, des opérateurs et des
experts. En présence de Jean Tirole, lauréat du Prix Nobel d’économie, la journée s’est articulée autour
de quatre tables-rondes, visant à croiser les regards sur l’avenir des infrastructures et des mobilités,
ainsi que sur l’action passée et à venir du régulateur comme outil au service des transports, à l’échelle
nationale comme européenne.
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16l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
La loi a confié à l’ART des missions de régulation, de contrôle et d’expertise
économique et technique, visant à assurer le bon fonctionnement – notamment
du point de vue concurrentiel – des marchés dans le secteur des transports.
Ces missions impliquent l’intervention d’une institution publique faisant partie
intégrante de l’État, tout en restant indépendante du Gouvernement.
En la matière, son champ d’action :
couvre, historiquement, les infrastructures
essentielles du système ferroviaire (dès sa
création en 2009) ;
s’est ensuite élargi aux gares routières, aux
grands aéroports, à certaines activités
monopolistiques exercées par la RATP en Île-
de-France (sûreté, gestion de l’infrastructure
du réseau historique du métro et du RER,
gestion technique du Grand Paris Express).
Enfin, l’ART diffuse des données, qu’elle collecte
auprès des acteurs du secteur, et élabore des
analyses sectorielles dans le domaine du transport
ferroviaire, du transport routier de voyageurs, des
autoroutes concédées et des aéroports. Elle publie
également un rapport annuel visant à replacer
l’observation des marchés dans une perspective
multimodale.
En matière de contrôle, l’ART intervient notamment :
dans le domaine autoroutier, pour contrôler
les avenants aux contrats de concessions
autoroutières. Elle apporte un éclairage
objectif et indépendant :
sur le bien-fondé et les modalités de
financement des opérations envisagées
par l’usager ;
sur les nouveaux contrats de concession ;
ainsi que sur les marchés et contrats passés
par les sociétés concessionnaires d’autoroutes.
dans le domaine des services numériques de
mobilité, pour contrôler la mise à disposition
publique des données de mobilité et leur
bonne réutilisation.
L’ART assure ainsi la régulation de plusieurs
gestionnaires d’infrastructures essentielles
du secteur du transport en situation de
monopole. À travers une palette de compétences
adaptée à chaque domaine qu’elle régule, l’action
de l’ART porte à la fois sur les conditions tarifaires
et sur les conditions opérationnelles d’accès à ces
infrastructures.
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L’ART EN BREF
17 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
L’ART concourt au suivi et au bon fonctionnement,
dans ses dimensions techniques, économiques et
financières, du système de transport ferroviaire
national, assure le suivi de la situation de la
concurrence sur les marchés des services
ferroviaires et procède à toute expertise, étude
et action d’information utile dans ce secteur.
L’ART veille à ce que l’ensemble des
opérateurs souhaitant fournir des services
ferroviaires en France puissent accéder aux
infrastructures essentielles à la fourniture de
services ferroviaires (réseau ferré national et
installations de service, telles que les gares),
dans des conditions efficaces, transparentes,
équitables et non discriminatoires.
Elle veille à l’indépendance du gestionnaire
d’infrastructure, SNCF Réseau, et du
gestionnaire unique des gares, SNCF
Gares & Connexions, vis-à-vis des entités
commerciales du groupe SNCF.
Elle surveille la trajectoire financière de SNCF
Réseau pour s’assurer de sa robustesse et de sa
cohérence, au regard notamment des objectifs
fixés par le contrat de performance conclu
avec l’État, sur lequel elle émet également un
avis destiné au Gouvernement, et dont elle
suit la mise en œuvre.
Elle peut régler des différends dont elle est
saisie entre entreprises ferroviaires, autorités
organisatrices de transport (régions, État),
gestionnaires d’infrastructures et exploitants
d’installations de service. Elle peut engager, le
cas échéant, une procédure de sanction en cas
de manquement à leurs obligations (notamment
en ce qui concerne l’accès ou l’utilisation du
réseau ferré ou des installations de service).
Elle assure la régulation économique du
tunnel sous la Manche avec son homologue
britannique, l’Office of Rail & Road (ORR).
L’ART régule les activités exercées en
monopole par la Régie autonome des
transports parisiens (RATP), à savoir :
la gestion des infrastructures du réseau
historique du métro et du RER ;
la gestion technique du réseau de
transport public du Grand Paris ;
la fourniture des prestations de sûreté.
Elle approuve les règles de la séparation
comptable entre les différentes activités
de la RATP (opérateur de transport, gestion
de l’infrastructure, gestion technique du
réseau de transport public du Grand Paris,
fournisseur de prestations de sûreté).
Elle règle les différends entre la RATP,
l’autorité organisatrice des transports (Île-
de-France Mobilités) et tout exploitant du
réseau de transport public du Grand Paris
dont elle est saisie. L’ART peut déclencher,
le cas échéant, une procédure de sanction.
Ferroviaire
Transports publics urbains
en Île-de-France
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18l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Transport routier de voyageurs
L’ART régule les transports par autocar librement organisés assurant une liaison interurbaine de
100 kilomètres ou moins.
Elle contrôle les règles d’accès aux gares routières et aux aménagements de transport routier, afin de
garantir une concurrence effective.
Elle a un pouvoir de règlement des différends dont elle est saisie entre les opérateurs de transport
routier de voyageurs et les gestionnaires des gares routières. Elle peut engager, le cas échéant, une
procédure de sanction en cas de manquement à leurs obligations.
Elle assure une mission générale d’observation du marché du transport routier de voyageurs.
Autoroutier
L’ART veille au bon fonctionnement du régime des tarifs de péage autoroutier. À ce titre, elle est
consultée, d’une part, sur les projets de nouveaux contrats de concession, et, d’autre part, sur les
projets d’avenants aux contrats existants lorsqu’ils ont une incidence sur les tarifs de péage ou sur
la durée de la concession.
Elle assure une mission de suivi économique et financier du secteur.
Elle veille à l’exercice d’une concurrence effective et loyale lors de la passation des
marchés (travaux, services…) des sociétés concessionnaires d’autoroutes, ainsi qu’au respect
des procédures d’attribution des contrats d’exploitation des stations-services et autres
installations annexes à caractère commercial (notamment l’obligation de modération tarifaire
pour la distribution de carburants).
Elle exerce une mission d’enregistrement des prestataires du service européen de télépéage
(SET), tient le registre électronique national du SET et assure une mission de conciliation entre les
percepteurs de péage et les prestataires du SET.
Aéroportuaire
L’ART régule les redevances aéroportuaires des plus grands aéroports français. Dans ce cadre, elle
homologue annuellement les tarifs des redevances aéroportuaires qui lui sont soumis. lui sont soumis.
Elle peut rendre un avis motivé sur les paramètres économiques et financiers des avant-projets de
contrat de régulation économique (CRE) et se prononce, par un avis conforme, sur les projets de
CRE.
Elle assure une mission de suivi économique et financier des aéroports entrant dans son champ de
compétence, afin d’éclairer les décisions publiques.
Elle est chargée de fixer les principes auxquels obéissent les règles d’allocation comptable, par
une décision réglementaire, entre les activités régulées (notamment les activités aéroportuaires) et
celles qui ne le sont pas (notamment les activités commerciales).
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L’ART EN BREF
19 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
L’ART s’assure de la mise à disposition
effective des données de mobilité par leurs
producteurs sur le Point d’accès national
(PAN). Elle contrôle leur conformité aux
formats réglementaires, leur mise à jour,
leur qualité ainsi que leur utilisation par
les services numériques de mobilité, afin
de garantir aux voyageurs une information
fiable et de qualité.
Elle contribue au développement des services
numériques multimodaux, qui constituent le
volet « billettique » des services numériques
de mobilité. Elle veille à un accès équitable
aux canaux de vente numérique des
opérateurs grâce à ses pouvoirs de
règlement des différends et de constatation
des manquements aux obligations prévues
par la loi.
Les 4 piliers
de l’ART
Veiller à l’instauration
de tarifications
fournissant des signaux
économiques pertinents
et cohérents
Développer & maintenir
un cadre concurrentiel
équitable
Développer & approfondir
la connaissance de l’offre
et de la demande sur
les marchés régulés
Réduire
les asymétries
d’information
Données et services
numériques de mobilité
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20l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Les membres
du collège
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LES MEMBRES DU COLLÈGE
21 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Thierry Guimbaud a été nommé président
de l’ART par décret du Président de la
République en date du 29 décembre 2023.
Administrateur général et ancien élève de
l’ENA (promotion 1990-1992 « Condorcet »),
Thierry Guimbaud commence sa carrière en
1982 au ministère de l’Économie et des Finances
en tant que commissaire chargé d’enquêtes de
concurrence, en particulier dans le domaine des
travaux publics.
En 1992, il rejoint le ministère de l’Équipement
comme chef du bureau de la concession et du
financement des autoroutes, où il est chargé de la
programmation financière des investissements sur
les autoroutes et autres ouvrages concédés.
Il intègre les Aéroports de Paris en 1996, alors
établissement public, en tant que chef du
département stratégie, au sein duquel il s’occupe
du pilotage de grands projets stratégiques, avant
de devenir responsable de l’exploitation de
l’aéroport Charles-de-Gaulle en 1998.
En 2005, il devient directeur chargé des services
de transport et de l’exploitation au Syndicat des
Transports d’Île-de-France (STIF), devenu Île-de-
France Mobilités (IDFM), où il est responsable de
la définition de la politique des transports et de sa
mise en œuvre par le biais de contrats de service
publics passés avec les grands opérateurs publics
et privés.
Devenu directeur des services de transports
au sein du ministère chargé des Transports en
2011, il pilote notamment l’élaboration de la loi
du 4 août 2014 portant réforme ferroviaire, qui
a considérablement renforcé les pouvoirs du
régulateur.
En 2017, Thierry Guimbaud prend les fonctions
de directeur général des Voies navigables de
France (VNF), jusqu’à sa nomination en tant que
Président de l’ART en décembre 2023.
Thierry Guimbaud
-- 21 of 104 --
22l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Charles Guené a été nommé vice-président de l’ART par décret du
Président de la République en date du 5 septembre 2025, sur proposition
du président du Sénat.
Titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en droit fiscal, Charles
Guené a commencé sa carrière comme directeur juridique du groupe de
maroquinerie P.J. Guené SA de 1978 à 1997, avant d’exercer la profession d’avocat
fiscaliste. Maire de Vaux-sous-Aubigny de 1983 à 2015, il a été conseiller général de la Haute-Marne de
1992 à 2011, puis vice-président du Conseil général chargé de l’éducation, des transports scolaires et du
plan « collèges » de 1998 à 2008. Élu sénateur de la Haute-Marne de 2001 à 2023, Charles Guené était
membre de la commission des finances et de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à
la décentralisation, dont il a exercé les vice-présidences. Il a ensuite exercé les missions de vice-président
du Sénat entre 2011 et 2014. Avant sa nomination à l’ART, il a siégé à partir de juin 2024 au Conseil
supérieur de la Cour des comptes.
Sophie Auconie a été nommée vice-présidente de l’ART par décret du
Président de la République en date du 24 mars 2021, sur proposition du
président de l’Assemblée nationale.
Diplômée de l’École supérieure de commerce et de management (ESCEM) de
Tours, cadre consulaire à la territorialité au sein de la Chambre de Commerce
et d’Industrie de Touraine, de 1993 à 2006, Sophie Auconie a été artisane et
consultante. Élue députée européenne en 2009 dans la circonscription Massif
central-Centre, elle est nommée coprésidente du Cercle français de l’eau et élue gouverneure du Conseil
Mondial de l’Eau en juin 2012. De juin 2017 à février 2021, elle siège à l’Assemblée nationale en tant que
députée dans la 3e circonscription d’Indre-et-Loire.
Sophie Auconie
Charles Guené
-- 22 of 104 --
LES MEMBRES DU COLLÈGE
23 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Florence Rousse a
été nommée vice-
présidente de l’ART
par décret du Président de
la République en date du
19 mai 2020, sur proposition
du Gouvernement.
Ingénieure générale des ponts, des eaux et des
forêts, diplômée de l’École polytechnique et
de l’École nationale de l’aviation civile, Florence
Rousse a débuté sa carrière en 1981 à la direction
générale de l’aviation civile (DGAC) où elle
a notamment été directrice de la régulation
économique en 2007, puis directrice de la sécurité
de l’aviation civile de 2009 à 2014. De 2014 à début
2020, Florence Rousse a été directrice générale
de l’Établissement public de sécurité ferroviaire
(EPSF). Son mandat s’est achevé le 19 mai 2026.
Durant son mandat, Florence Rousse a mis sa
connaissance des enjeux et de l’écosystème des
transports au service des missions et travaux de
l’ART dans l’ensemble des secteurs régulés. Elle
a entretenu un dialogue régulier avec les parties
prenantes de l’ART, en particulier dans le secteur
aéroportuaire. Elle a porté la voix du régulateur
au sein de plusieurs instances, telles que le
comité binational économique du Tunnel sous la
Manche aux côtés du régulateur britannique, le
Forum de Thessalonique, qui réunit les autorités
de supervision indépendantes des redevances
aéroportuaires, contribuant ainsi aux échanges
européens sur la régulation et au renforcement de
la coopération entre autorités. Elle a régulièrement
reçu des délégations d’autorités d’autres pays
intervenant dans les transports.
Florence Rousse
Patrick Vieu
Patrick Vieu a été nommé vice-président
de l’ART par décret du Président de la
République en date du 19 mai 2020, sur
proposition du Gouvernement.
Patrick Vieu a débuté au ministère chargé des
transports en 1993. Il rejoint la Cour des comptes en
« mobilité » de 1997 à 1999, avant de se voir confier la
sous-direction des autoroutes et ouvrages concédés
de 1999 à 2004. Il a été directeur des transports
ferroviaires et collectifs au ministère de l’Écologie,
du développement durable, des transports et du
logement de 2005 à 2008, puis directeur des services
de transport dans ce même ministère de 2008 à 2011.
Conseiller « environnement et territoires », chargé
des questions de transport et de développement
durable à la présidence de la République de 2012
à 2014, il a ensuite été
conseiller du vice-président
du Conseil général de
l ’environnement et du
développement durable.
Son mandat s’est achevé le
19 mai 2026.
Durant son mandat, Patrick Vieu a mis sa
connaissance des enjeux et des acteurs du
secteur des transports au service de l’action
de l’ART. Il a pris une part active aux travaux du
régulateur dans les différents secteurs régulés, en
particulier sur les enjeux du secteur autoroutier. Il
a assuré la représentation de l’ART au sein de l’IRG-
Rail, réseau européen des régulateurs ferroviaires,
et été chef de la délégation française du comité
binational du Tunnel sous la Manche.
Les mandats des vice-président.e.s Florence Rousse et Patrick Vieu s’achèvent en 2026.
-- 23 of 104 --
Nos valeurs
Intérêt général, expertise, impartialité et dialogue constituent les valeurs
fortes qui guident et animent l’action de l’ART dans son travail quotidien.
24l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
-- 24 of 104 --
NOS VALEURS
25 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
En tant qu’autorité publique, l’ART exerce des
missions au service de l’intérêt général.
L’engagement quotidien des équipes de
l’ART bénéficie directement aux acteurs des
transports : autorités organisatrices de la mobilité,
entreprises de transport et usagers finaux.
L’ART promeut plus largement une culture
interne fondée sur la qualité du travail individuel
et collectif, la collaboration et l’amélioration
continue permettant à chacun de contribuer à
la réussite collective et à l’atteinte des objectifs
de l’ART.
L’utilité collective de ses missions constitue
un moteur de motivation et d’engagement
des collaborateurs.
L’impartialité est une valeur fondamentale
de l’ART. Elle se traduit par une volonté de
neutralité et d’équité dans le traitement
des parties prenantes, d’objectivité et de
transparence dans ses décisions et avis.
L’ART mène ses analyses de manière impartiale,
en tenant compte des positions de l’ensemble
des acteurs lors de ses instructions.
L’indépendance vis-à-vis de l’ensemble des
acteurs du secteur est une condition sine qua
non de cette impartialité. Elle implique une
responsabilité importante de l’ART et suppose
la sécurisation de ses moyens financiers et
humains.
En interne, l’impartialité est la ligne de conduite
collective garantie par le respect des règles de
déontologie qui s’imposent à tous.
L’ART s’attache à mener un dialogue ouvert,
constructif et régulier avec l’ensemble des
acteurs du secteur.
Ce dialogue lui est essentiel pour enrichir ses
avis et décisions et nourrir une connaissance
fine des secteurs régulés.
Les consultations publiques et les auditions
permettent de recueillir l’éclairage des parties
prenantes sur des problématiques spécifiques.
L’ART s’efforce également de consulter les
acteurs concernés avant de publier ses rapports
et études.
Plus largement, l’écoute et le dialogue
constituent des pratiques que l’ART s’attache
à faire vivre tant dans son fonctionnement
interne que dans ses relations quotidiennes
avec les parties prenantes.
Pour garantir la fiabilité de son action, l’ART
conjugue connaissance du secteur des transports,
rigueur méthodologique et savoir-faire.
Alliant des compétences variées – économiques,
juridiques, financières, sectorielles, analyses
de données - le collège de l’ART et ses services
s’assurent de la qualité de l’ensemble de ses
décisions, études et recommandations, en
veillant à la fiabilité des données mobilisées,
l’objectivité de ses analyses et la rigueur des
méthodes et raisonnements tant juridiques,
économiques que financiers.
L’ART porte un intérêt particulier au maintien et
au développement constant des compétences
de ses équipes afin de se saisir en continu des
nouveaux enjeux du secteur.
-- 25 of 104 --
Panoramas
des transports
Découvrez les chiffres-clés1 des transports en France, la répartition des
déplacements (ferroviaire, autocar, avion, voiture, etc.), ainsi que des informations
sur les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports.
26l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Panorama de la mobilité
1 Chiffres pour 2024, les chiffres pour 2025 n’étant pas encore connus
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27 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
PANORAMAS DES TRANSPORTS
Voyageurs (Md voy.km)
Fret (Md tonnes.km)
2019
2019
1 079
348
2020
2020
824
334
2021
2021
925
349
2022
2022
1 039
345
2023
2023
1 036
332
2024
2024
1 047
344
Sources : Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la transition écologique et ART.
Note : les données « Voyageurs » comprennent les véhicules particuliers, le transport routier (autocar, autobus et tramway), le transport ferré (trains à grande vitesse, trains
Intercités, trains express régionaux (TER), réseau express régional (RER), trains Transilien, métro en Île-de-France et hors Île-de-France) et le transport aérien.
-- 27 of 104 --
28 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Le saviez-vous ?
Qu’est-ce
qu’une part modale ?
La part modale correspond à
la proportion que représente
l’utilisation d’un mode de
transport donné (véhicule
par ticulier, train, avion,
autocar) parmi l’ensemble des
déplacements réalisés sur un
territoire.
-- 28 of 104 --
29 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
PANORAMAS DES TRANSPORTS
10,3 % 10,9 %
1,3 % 1,2 %
3,8 % 3,8 %
69,1 % 68,6 %
13,2 % 13,2 %
2023 2024
82 % 82 %
2019
9,2 % 2,3 %
2 %
2,2 % 2,4 %
1,9 %
2,2 %
6,9 %
1,5 % 0,9 %
4,2 %
3,4 %
12,3 %
70,4 % 74,9 %
12,2 % 2020
83 % 87 %
PART MODALE
DU VÉHICULE
PARTICULIER
PART MODALE
DU VÉHICULE
PARTICULIER
PART MODALE
DU VÉHICULE
PARTICULIER
PART MODALE
DU VÉHICULE
PARTICULIER
PART MODALE
DU VÉHICULE
PARTICULIER
PART MODALE
DU VÉHICULE
PARTICULIER
8,1 % 9,8 %
1,1 % 1,3 %
3,2 % 3,3 %
13,3 %
72,3 % 70,5 %
12,9 %
2021 2022
86 % 84 %
Parts modales voyageurs (en voyageurs.km)
Transport ferroviaire Véhicules particuliers
sur autoroutes concédées
Vols intérieurs à la
France métropolitaine
Véhicules particuliers
hors autoroutes concédées
Transports
en commun urbains
Autocars
Source : Service des données et études statistiques (SDES) du ministère
de la transition écologique et ART pour le ferroviaire, l’autoroutier et le
transport par autocar librement organisé.
-- 29 of 104 --
30l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Parts modales fret (en tonnes.km)
Note : pour effectuer une comparaison simple entre les différents modes de transports, chaque déplacement est
comptabilisé par la distance qu’il parcourt. Ainsi un voyageur.km ou une tonne.km représente le trajet d’un kilomètre
parcouru par un voyageur ou par une tonne de marchandise. Cela permet de prendre en compte l’importance du
déplacement (kilomètres parcourus, voire émissions de gaz à effet de serre), ce que ne permet pas le simple décompte
du nombre de déplacements réalisés.
Source : Service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la transition écologique et de la cohésion des
territoires et ART pour le ferroviaire.
Ferroviaire
Fluvial
Routier
2023 2024
2019 2020
2021 2022
9,7 %
10,3 %
8,9 % 9,5 %
10,2 %
9,4 %
88 %
87,6 %
89,3 % 88,8 %
87,8 %
88,5 %
2,3 %
2,1 %
1,8 % 1,8 %
1,9 %
2,1 %
-- 30 of 104 --
15,2
5,0
16,2
3,7
132,7
19,1
3,7
13,5
3,2
133,5
20,6
4,0
13,2
3,8
23,0
4,2
12,6
4,2
137,1
138
31 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
PANORAMAS DES TRANSPORTS
Détail de la fréquentation des transports entrant dans
le périmètre de régulation de l’ART (en Md voyageurs.km)
59,7
61,6
64,5
66,7
Trains aptes à
grande vitesse
(TAGV)
TER Intercités Avion Transport
par autocars
librement
organisés
Véhicules
particuliers
sur autoroutes
concédées
Notes : Les émissions indiquées prennent en compte les émissions des transports routier, ferroviaire, fluvial de marchandises, maritime domestique, autres navigations et aérien
français. Elles sont calculées sur le périmètre « du puits à la roue », qui intègre les émissions générées lors de la phase amont (production et distribution des différents carburants
et sources d’énergie).
Pour effectuer une comparaison simple entre les différents modes de transports, chaque déplacement est comptabilisé par la distance qu’il parcourt. Ainsi, un voyageur.km ou
une tonne.km représente le trajet d’un kilomètre parcouru par un voyageur ou par une tonne de marchandise. Cela permet de prendre en compte l’importance du déplacement
(kilomètres parcourus, voire émissions de gaz à effet de serre), ce que ne permet pas le simple décompte du nombre de déplacements réalisés.
Source : ART d’après ADEME – Base Empreinte (V 23.9 ; facteurs d’émission), SDES (volumes de circulation et fréquentation des modes routiers, entreprises ferroviaires pour le
train), DGAC (émissions des vols intérieurs à la France métropolitaine), Citepa, avril 2024, Inventaire format Secten pour les autres modes.
Poids du secteur des transports
dans les émissions totales de gaz
à effet de serre domestiques en 2024 :
Émissions de gaz à effet de serre
du secteur des transports
(voyageurs et fret) (en Mt eqCO2)
33 % 2019 2020 2021 2022 2024 2023
162
137
149
156 152 150
2019
2022
2023
2024
-- 31 of 104 --
635
millions kg eqCO2
émis pour l’activité
de transport ferroviaire
de voyageurs*
soit 5,6 g eqCO2
par voyageur.km*,
émissions moyennes
estimées du parcours
d’1 km par passager
13milliards kg eqCO2
émis pour les poids lourds
sur le réseau autoroutier
concédé
soit une moyenne de 112 g eqCO2
par tonnes.km*
17milliards kg eqCO2
émis pour les véhicules
particuliers sur le réseau
autoroutier concédé
soit 124 g par voyageur.km*
1,8
milliards kg eqCO2
(en 2023)
pour les vols intérieurs
à la France métropolitaine
soit 143 g eqCO2 par voyageur.km
* Chiffres pour 2024, les chiffres pour 2025 n’étant pas encore connus à la date de publication du présent rapport
113millions kg eqCO2*
soit 27 g eqCO2 par voyageur.km*
55millions kg eqCO2
émis pour les métros
et RER gérés par la RATP
soit une moyenne de 4 g eq CO2
par voyageur.km*
TRANSPORT FERROVIAIRE
TRANSPORT AÉROPORTUAIRE
TRANSPORTS PUBLICS URBAINS IDF
TRANSPORT RÉSEAU AUTOROUTIER
TRANSPORT RÉSEAU AUTOROUTIER
TRANSPORT ROUTIER DE VOYAGEURS
32l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Émissions de gaz
à effet de serre
-- 32 of 104 --
48 335 Km 2 802
de voies* gares de voyageur
(2e réseau européen) régulièrement desservies*
12 000 Km 279 de réseau autoroutier
Près de
aménagements
desservis
248 Km
de réseau
de métro
320
stations
de métro*
en France
123 Km
de lignes de RER
gérées par la RATP*
64 68
gares
de RER
gares
gérées par
la RATP*
pour le futur réseau
de transport public du
Grand Paris Express*
dont plus de 9 200 km d’autoroutes concédées.
Les autoroutes concédées représentent 1 % de
l’infrastructure routière en France, mais absorbent plus
de 16 % du trafic total (voyageurs et marchandises)
dont 78 gares routières*
* Chiffres pour 2024, les chiffres pour 2025 n’étant pas encore connus à la date de publication du présent rapport
33 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
PANORAMAS DES TRANSPORTS
-- 33 of 104 --
7 19 9
157
28
entreprises
ferroviaires
entreprises
ferroviaires
exploitants
d’aéroports régulés
services publics
d’information3
services privés
d’information4
fournissant des
services aux
voyageurs*
fournissant des
services de fret
(transport de
marchandises)*
dont 2 actifs à l’échelle nationale
(BlaBlaCar et Flixbus)*
qui représentent :
86 % du transport aérien
commercial de voyageurs
(en nombre de passagers)
94 % du transport aérien
commercial de fret (en
tonnes de fret)
10
opérateurs
20
concessionnaires
d’autoroutes
qui gèrent :
78 % du réseau autoroutier
national dont 93 % par les trois
principaux groupes de sociétés
concessionnaires d’autoroutes2
2 Sources : Direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités et du commissariat général au développement durable et
rapport de l’ART sur la synthèse des comptes des sociétés concessionnaires 2023.
3-4 Source : PASSIM CEREMA https://www.francemobilites.fr/outils/maas/realisations
34l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
-- 34 of 104 --
35 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
PANORAMAS DES TRANSPORTS
Fréquentation
108 Md
5,8 Md
8 Md 3 Md
12,58 Md
de passagers.km
de voyageurs.km
de voyageurs.km de passagers.km
de passagers.km
(sur le réseau ferré national,
hors RER géré par la RATP)*
pour le RER (géré par la RATP)*
pour le métro* (sur les liaisons domestiques)*
à l’intérieur de la France
métropolitaine
33 Md
de tonnes.km transportées*
dont 44 % de transport combiné*
-- 35 of 104 --
Avis, décisions, rapports et études, séances de collège, auditions, consultations
publiques, contentieux : l’année 2025 a été particulièrement active pour l’ART, dont
le collège et les agents œuvrent au quotidien au développement de mobilités
durables dans les six secteurs des transports relevant de sa compétence.
36l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Une année
active au service
des usagers
et de la mobilité
L’ART en action !
-- 36 of 104 --
14 102
rapports
et études
PAR
SECTEUR PAR
TYPE
PAR
SECTEUR
avis
et décisions
UNE ANNÉE ACTIVE AU SERVICE DES USAGERS ET DE LA MOBILITÉ
37 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Multisectoriel
Autoroutier
Ferroviaire
Transport routier de voyageurs
Aéroportuaire
Transports publics urbains
en région Île-de-France
Données et services numériques
de mobilité
1
4
2
2
4
1
Décisions
contraignantes
45
Décisions
contentieuses
5
Inscription
sur le registre
européen
de télépéage
1
4
2
25
13
3
55
Avis
simples /
motivés et
recommandations
51
-- 37 of 104 --
38l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
1
consultation
publique
42
auditions par
le collège de
l’ART
45
séances de
collège
-- 38 of 104 --
UNE ANNÉE ACTIVE AU SERVICE DES USAGERS ET DE LA MOBILITÉ
39 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Elle se répartit en trois grandes catégories :
Les décisions rendues par le régulateur dans
le cadre de ses fonctions contentieuses
(règlements de différend et procédures en
recherche et constatation de manquement) :
2 décisions de règlement de différends ;
3 décisions de clôture de procédures
en recherche et cons tatation de
manquements.
Les recours formés devant les juridictions
contre les actes de l’ART :
1 décision du Conseil d’État rejetant
l’ensemble des requêtes introduites
par des compagnies aériennes contre
la décision n° 2024-001 du 12 février
2024 par laquelle l’ART a homologué les
tarifs des redevances aéroportuaires
des aéroports de Paris à compter du
1er avril 2024* ;
1 décision du Conseil d’État rejetant
l’ensemble des requêtes introduites par
la société Aéroports de Lyon contre :
la décision n° 2024-023 du 21 mars
2024 par laquelle l’ART a refusé
d ’ h o m o l o g u e r l e s t a r i f s d e s
redevances des aéroports de Lyon
pour la période tarifaire 2024-2025 ;
la décision n° 2024-054 du 11 juillet
2024 par laquelle l’ART a fixé les tarifs
de ces redevances à compter du
1er septembre 2024 ;
la décision portant adoption des
lignes directrices de l’ART relatives
à l’appréciation du coût moyen
pondéré du capital (CMPC) dans le
secteur aéroportuaire.**
Les recours formés devant les juridictions
contre les décisions d’un tiers, dans le
cadre desquels l’ART a la qualité de partie
ou d’intervenant :
1 décision du Conseil d’État rejetant
l’ensemble des requêtes introduites
par sept régions aux fins d’obtenir
l’annulation des tarifs des redevances
d’utilisation du réseau ferré national
pour les horaires de services (HDS) 2024
à 2026, figurant dans le document de
référence du réseau et ayant fait l’objet
d’un avis conforme de l’ART.***
* CE, 30 janvier 2025, IATA et autres, n° 493373, 493388 et 495095.
** CE, 10 juillet 2025, société Aéroports de Lyon, n° 494869, 498095, 500666.
*** CE, 2 oct. 2025, Région Bourgogne Franche-Comté et autres, n° 498841, 498842, 498844, 498845, 498847, 498849, 498896.
-- 39 of 104 --
L’ART agit, à travers ses avis, décisions et rapports, pour améliorer le
fonctionnement du secteur des transports et accompagner le développement
de mobilités durables. Attentive aux effets concrets de son action, elle a réalisé
en 2025, pour la troisième année consécutive1, un bilan de la mise en œuvre de
ses demandes, recommandations, réserves, injonctions et rappels à la loi2. Ce
bilan couvre l’ensemble des secteurs régulés, à l’exception du transport routier
de voyageurs par autocar, qui n’a pas fait l’objet de demandes sur la période.
40l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Mesurer
la performance
de l’action
de l’ART
1 Sauf indication particulière, le bilan est effectué à fin 2025 et porte sur toutes les demandes émises entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025, auxquelles s’ajoutent toutes celles
formulées antérieurement et qui devaient encore être mises en œuvre.
2 Les demandes correspondent aux requêtes formulées par l’ART dans le cadre d’avis simples ou conformes, tandis que les recommandations et les réserves relèvent des bonnes
pratiques qu’elle préconise. La levée des réserves émises par l’ART conditionne le caractère favorable de ses avis conformes. Enfin, les injonctions constituent des demandes émises
par l’ART dans le cadre de procédures de règlements des différends.
-- 40 of 104 --
41 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
MESURER LA PERFORMANCE DE L’ACTION DE L’ART
La mise en œuvre des recommandations, demandes et réserves de l’ART
demeure globalement bien engagée mais doit être poursuivie, en particulier,
sur des sujets complexes, notamment en matière d’amélioration des outils et
procédures opérationnelles d’accès au réseau et aux installations de service.
80
recommandations
14
demandes
3
réserves à lever
ont été formulées par l’ART entre le 1er avril 2024 et le 31 mars 2025,
dans le cadre de seize avis et décisions.
Ces demandes, recommandations et réserves
de l’ART visent principalement à :
améliorer la transparence des conditions
d’accès aux infrastructures ferroviaires et
poursuivre la levée des barrières à l’entrée sur
le marché pour favoriser l’arrivée de nouveaux
entrants (51 % des recommandations,
demandes et réserves) ;
œuvrer à une tarification efficace de
l’infrastructure ferroviaire et des facilités
essentielles, notamment :
en renforçant le lien entre évolutions
tarifaires et qualité de service ;
en visant la maîtrise du niveau des tarifs
grâce à des incitations à l’efficacité des
opérateurs ;
en œuvrant à l’amélioration du signal-prix
par une meilleure connaissance et allocation
des coûts (44 % des recommandations,
demandes et réserves).
mettre en œuvre une régulation plus incitative
à l’amélioration de la qualité de service
offerte par les gestionnaires d’infrastructures
essentielles et, ainsi, contribuer à la qualité
des infrastructures ferroviaires (5 % des
recommandations, demandes et réserves).
-- 41 of 104 --
Réitéré Non mise en œuvre À mettre en œuvre
ultérieurement
Démarche initiée Mise en œuvre Partiellement
mise en œuvre
45
40
35
30
20
15
10
5
0
42l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Le premier destinataire de ces demandes et recommandations est SNCF Réseau, principal gestionnaire
d’infrastructure et exploitant d’installations de service en France, à qui sont adressées 78 des 94 demandes
et recommandations. Les trois réserves qui ont été levées concernaient, quant à elles, Technis, opérateur
spécialisé dans la maintenance de locomotives dédiées au transport de marchandises.
SUIVI DES RECOMMANDATIONS, DEMANDES ET RÉSERVES FORMULÉES
PAR L’ART DANS LE SECTEUR FERROVIAIRE
29 % restant
à mettre en œuvre
71% engagées ou en cours
de mise en œuvre
L’ART constate que la mise en œuvre de ses
recommandations, demandes et réserves
demeure globalement bien engagée et traduit une
appropriation réelle de ses orientations. Au total,
près de 71 % d’entre elles sont mises en œuvre ou
en cours de mise en œuvre (incluant les démarches
initiées et les mises en œuvre partielles).
L’action de l’ART a notamment contribué à renforcer
la transparence et la lisibilité des conditions d’accès
au réseau et aux installations de service, à améliorer
les règles d’allocation des capacités et les dispositifs
d’indemnisation associés, ainsi qu’à faire évoluer les
modèles tarifaires et les outils de suivi de la qualité
de service et des coûts.
En revanche, l’ART observe qu’environ 29 % des
demandes, recommandations et réserves restent
à mettre en œuvre ou n’ont pas été mises en
œuvre. Parmi celles-ci, 16 % n’ont pas été réalisées
dans les délais impartis, en particulier en ce qui
concerne :
les conditions d’allocation des capacités
associées aux accords-cadres, notamment la
mise en œuvre de procédures de coordination
dans le document de référence du réseau et la
garantie d’un accès effectif à la capacité pour
l’ensemble des candidats ;
l’amélioration des outils et des processus
opérationnels de gestion des capacités, incluant
la mise en place d’outils intégrés, l’évolution des
livrables de planification (PER) et le renforcement
des mécanismes d’incitation et de traitement
des réclamations ;
certains volets de la tarification de l’infrastructure
et des prestations associées, notamment en
matière de modulation tarifaire, d’allocation
des coûts et de règles applicables dans les
installations de service.
6 6
16 15 13
41
-- 42 of 104 --
43 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
MESURER LA PERFORMANCE DE L’ACTION DE L’ART
Ces recommandations et demandes de l’ART visent à :
fiabiliser le niveau des coûts pris en compte pour établir les
rémunérations pluriannuelles versées par Île-de-France Mobilités
à la RATP (trois recommandations) ;
améliorer la méthode d’élaboration des tarifs des prestations
de sûreté fournies par le service interne de sécurité de la RATP,
afin notamment de fonder les tarifs sur ceux que proposerait
un opérateur de référence considéré comme « efficace » (une
recommandation et neuf demandes).
Si la mise en œuvre de ses demandes et recommandations est globalement engagée,
l’ART reste attentive à la poursuite des travaux visant à fiabiliser les coûts pris en
compte pour la rémunération de la RATP, au titre de son activité de gestionnaire
d’infrastructure du réseau historique, et à améliorer la méthode d’élaboration des
tarifs des prestations de sûreté.
4
recommandations
9
demandes
ont été adressées par l’ART
entre le 1er avril 2024
et le 31 mars 2025.
-- 43 of 104 --
44l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
SUIVI DES RECOMMANDATIONS ET DEMANDES FORMULÉES PAR L’ART
DANS LE SECTEUR DES TRANSPORTS PUBLICS URBAINS EN ÎLE-DE-FRANCE
6
6
1
Mises en œuvre
À mettre en œuvre
Réitérée
La mise en œuvre des demandes et recommandations
de l’ART est engagée, même si plusieurs d’entre
elles devront encore se concrétiser dans les
prochaines années. À ce stade, cinq demandes
et une recommandation ont été mises en œuvre,
tandis que six autres demandes sont appelées à
l’être ultérieurement, notamment à l’occasion des
prochaines saisines tarifaires, ou dans le cadre
de l’évolution des conventions entre Île-de-France
Mobilités et la RATP. Une demande a par ailleurs été
réitérée afin d’obtenir une clarification complète des
modalités de tarification concernées.
Des avancées significatives peuvent être observées
en matière de tarification des prestations de sûreté
fournies par le service interne de sécurité de la RATP.
L’action de l’ART a notamment conduit à améliorer
la justification des charges et des projections
financières, à préciser le niveau de bénéfice
raisonnable au regard des risques couverts et de
renforcer l’environnement de contrôle, en vue des
prochaines saisines.
Les recommandations relatives à la rémunération
de l’activité de gestion technique du réseau du
Grand Paris visent principalement à renforcer la
transparence et la justification des coûts. Elles
portent notamment sur l’amélioration du suivi
des prestations et des montants associés dans les
comptes séparés, sur une meilleure explicitation
du lien entre les programmes techniques et leurs
coûts, ainsi que sur la justification du niveau de
marge retenu dans les conventions et les futurs
avenants.
-- 44 of 104 --
45 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
MESURER LA PERFORMANCE DE L’ACTION DE L’ART
L’ART veille notamment à ce que :
les usagers soient dûment consultés sur les propositions
tarifaires ;
les redevances elles-mêmes soient transparentes et non
discriminatoires ;
les charges et les actifs soient correctement répartis
entre, notamment, les activités relevant du service
public aéroportuaire et les activités commerciales.
L’ART constate que la mise en œuvre de ses demandes
et recommandations est globalement satisfaisante :
77 % d’entre elles ont été mises en œuvre, totalement ou
partiellement (lorsqu’une démarche a été initiée). Toutefois,
l’ART a été amenée à réitérer 23 % de ses demandes et
recommandations, et l’absence de mise en œuvre de deux
demandes a participé à un refus d’homologation tarifaire.
En réponse aux recommandations de l’ART, les exploitants
aéroportuaires ont principalement suivi celles portant
sur la transparence et la concertation avec les usagers.
Si la mise en œuvre de ses demandes
est satisfaisante, l’ART reste attentive à
la conformité du cadre méthodologique
d’évaluation de la rémunération du capital. 6
24
demandes
recommandations
ont été formulées par l’ART dans le
cadre de cinq décisions adressées
aux aéroports régulés, à l’occasion
des avant-dernières décisions
d’homologation3.
3 Au regard du cadre juridique et du fonctionnement opérationnel de la régulation aéroportuaire, le périmètre temporel considéré diffère des autres secteurs : le bilan est
effectué après un cycle complet d’homologations annuelles, c’est-à-dire en examinant lors de la saisine de l’année N ( jusqu’au 31 décembre 2025) la mise en œuvre des demandes
formulées dans les avant-dernières décisions de l’ART (N-1).
-- 45 of 104 --
46l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
La société Aéroports de Paris (ADP)4 a rétabli un
dialogue direct via des groupes de travail et a
transmis sa documentation en amont des délais
légaux. Elle a également amélioré la modélisation
de son besoin en fonds de roulement en élargissant
sa profondeur historique.
De son côté, l’EuroAirport de Bâle-Mulhouse
a renforcé la visibilité sur ses investissements
en détaillant ses vingt projets principaux, et a
fourni une attestation de conformité établie par
un auditeur externe. L’aéroport de Bordeaux-
Mérignac (ADBM)5 a, pour sa part, fait converger
les coefficients acoustiques et justifié sa structure
tarifaire géographique par des études sur le
temps d’utilisation des installations. Enfin, les
aéroports de la Côte d’Azur (ACA)6 ont maintenu
la tenue d’ateliers analytiques avec les usagers.
Dans l’ensemble, les démarches initiées par les
exploitants visent principalement à maintenir
un dialogue direct avec les usagers, notamment
via des ateliers analytiques, et à recourir à des
auditeurs externes pour certifier la pertinence des
règles d’allocation comptable.
Malgré ces avancées en matière de transparence
et de procédure, certaines recommandations
réitérées par l’ART ont consisté notamment à
rappeler les exigences liées à la mise en œuvre
du cadre méthodologique d’évaluation de la
juste rémunération des capitaux investis. L’ART
a rappelé aux sociétés ADP, ACA et ADBM la
nécessité d’une application stricte de ses lignes
directrices7 dans le calcul du coût du capital
(CMPC). Elle a notamment relevé des divergences
sur plusieurs points, tels que la détermination du
coût de la dette, l’évaluation du bêta, l’estimation
du taux sans risque ou encore le niveau de la prime
de risque de marché.
L’ART reste également attentive au suivi de ses
demandes de mise en conformité des règles
d’allocation des produits, des actifs et des charges
avec les principes établis dans sa décision n° 2022-
024.
Dans sa décision de refus d’homologation des
tarifs des redevances aéroportuaires de la société
ADP, l’ART a réitéré l’exigence de suppression
de certains biais d’allocation notamment
concernant la répartition des surfaces et
des infrastructures d’accès. Ces biais sont
susceptibles d’augmenter indûment les charges
opérationnelles du périmètre régulé et de sous-
évaluer artificiellement la rentabilité réelle
(ROCE8).
Par ailleurs, sur la base de l’étude demandée
par l’ART, la société ADP n’a pas pu justifier
l’écart tarifaire appliqué entre les faisceaux
« métropole / Schengen », d’une part, et
« international ». D’autre part, l’ART s’est
donc opposée à cette différenciation
tarifaire, qui a constitué l’un des motifs du
refus d’homologation.
L’ART constate que la mise en œuvre de ses
demandes et recommandations est satisfaisante
mais elle reste attentive à leur suivi.
4 Décisions de l’ART n° 2025-87 et n° 2025-092.
5 Décision de l’ART n° 2025-047.
6 Décision de l’ART n° 2025-076.
7 Décision de l’ART n° 2023-052.
8 « Return On Capital Employed » en anglais, le
ROCE permet d’évaluer la performance financière de
l’exploitant.
14
9
5
2
Mises en œuvre
Demandes non mises en œuvre / refus d’homologation
Démarches initiées
Recommandations réitérées
-- 46 of 104 --
47 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
MESURER LA PERFORMANCE DE L’ACTION DE L’ART
Des recommandations structurantes formulées par l’ART se sont concrètement
traduites par une baisse de 50 millions d’euros des péages, et par un meilleur
encadrement des prix pour la recharge électrique des véhicules.
17
recommandations
ont été formulées par
l’ART durant l’année 2025
dans le cadre d’avis et
rapports, à l’intention
du concédant ou des
sociétés concessionnaires
d’autoroutes (SCA).
Assister le concédant dans la négociation d’investissements
supplémentaires.
Schématiquement, ces recommandations poursuivent trois objectifs.
Premier objectif
Élaborées dans le cadre de quatre avis sur des projets d’avenants,
ces recommandations visent à calibrer la compensation des
concessionnaires au plus juste. En 2025, 11 recommandations ont
ainsi été formulées au concédant. L’ART a notamment souligné
la nécessité de réviser à la baisse le coût prévisionnel de travaux,
d’optimiser le montage financier et de revoir le partage des risques.
Finalement, neuf recommandations ont été mises en œuvre par
le concédant, permettant de générer près de 50 millions d’euros
d’économies pour les usagers. Des travaux ont par ailleurs été
engagés sur le dernier projet d’avenant, dont la finalisation est
prévue durant l’année 2026 : ils devraient se traduire par des
économies supplémentaires.
-- 47 of 104 --
48l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Renforcer l’efficacité des procédures de passation
des marchés, notamment de travaux, et des contrats
de sous-concessions, au bénéfice des usagers finaux.
Anticiper les futures modalités de gestion du
réseau autoroutier.
Deuxième objectif
Troisième objectif
Dans les rapports sur les marchés publiés en 2024
et 2025, l’ART a mis en lumière deux constats.
Tout d’abord, les modalités de contractualisation
avec les exploitants d’aires de service viennent
surenchérir artificiellement le prix des services –
notamment celui de la recharge électrique.
Ensuite, certains concessionnaires attribuent
de plus en plus de marchés à des entreprises
de leur groupe.
Face à ces constats, l’ART a émis trois recommandations.
Mises en œuvre par les sociétés et le ministère des
Transports, elles se traduisent concrètement par des
prix mieux maîtrisés et une concurrence rétablie sur
le marché des travaux publics.
Compte tenu de l’échéance prochaine des
concessions historiques, ce point constitue l’un
des principaux axes de travail de l’ART en matière
d’économie des concessions. Plusieurs de ses
publications ont ainsi mis en avant des marges
de progrès dans les contrats de concession.
Ces recommandations portent notamment
sur l’indexation des péages, les conditions de
restitution de l’infrastructure en fin de concession,
et les modalités d’amortissement des actifs. Les
trois recommandations de l’ART sur ces sujets
ont été mises en œuvre par le concédant dans le
cadre de la dernière procédure d’appel d’offres
conduite. Elles contribuent à préparer les futures
mises en concurrence, en posant les bases de
contrats plus efficaces et mieux équilibrés.
Non mises en œuvre
Mises en œuvre ou partiellement mises en œuvre
Démarche initiée
À mettre en œuvre ultérieurement
70 %
6 %
18 %
6 %
STATUT DES
RECOMMANDATIONS
FORMULÉES
PAR L’ART
-- 48 of 104 --
49 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
MESURER LA PERFORMANCE DE L’ACTION DE L’ART
Les actions menées par l’ART en 2025 contribuent à favoriser l’utilisation des
données, en premier lieu pour les transports en commun, mais également
pour les mobilités partagées telles que le vélo ou l’autopartage.
104
rappels à la loi
ont été adressés par l’ART aux différents
détenteurs de données au cours de sa
troisième campagne de contrôle, menée
de mars à décembre 20259. Ces actions
ont permis à 99 % des détenteurs concernés
de se mettre en conformité ou de s’engager
à le faire dans un délai fixé.
Ces rappels à la loi ont porté sur :
la publication des données statiques et
dynamiques relatives aux transports collectifs
et aux mobilités partagées ;
l’amélioration de la qualité des données
déjà présentes sur le Point d’Accès National
(PAN) - https://transport.data.gouv.fr - ;
la transmission des déclarations de conformité.
Au total, 26 demandes de publication ont été
émises et 44 rappels relatifs à la qualité des
données ont été adressés, principalement
aux AOM locales (54 rappels).
L’ART a également initié un nouvel axe de
contrôle portant sur la publication des données
d’accessibilité, notamment celles concernant
les équipements en gare : escaliers roulants,
ascenseurs, etc. À ce titre, deux acteurs nationaux
majeurs, SNCF Gares & Connexions et Île-de-
France Mobilités, ont fait l’objet de rappels à la
réglementation.
Les actions de contrôle menées par le régulateur
ont par ailleurs permis d’accroître la transmission
des déclarations de conformité10, lui permettant
ainsi de mener des actions de contrôle efficaces
et proportionnées. Bien que 415 détenteurs de
données aient déjà publié des jeux de données
sur le PAN avant la campagne de contrôle,
seuls cinq avaient rempli une déclaration de
conformité valable au 1er janvier 2025. Au
1er janvier 2026, l’ART en recense désormais
60. Cette hausse s’explique par les actions
de rappels à la réglementation menées par
l’ART pendant sa campagne de contrôle : 32
rappels ont été adressés aux détenteurs de
données, dont 97 % ont conduit à une mise
en conformité, consistant à compléter et à
transmettre leurs déclarations.
9 Notamment des gestionnaires de services de transports réguliers tels que les
autorités organisatrices de la mobilité ou leurs délégataires, des compagnies
aériennes ou des entreprises ferroviaires, ainsi que des gestionnaires de transport
à la demande.
10 Dès la première publication d’un jeu de données sur le PAN, le détenteur
de données, au sens du règlement délégué (UE) 2017/1926, dispose d’un délai
de trois mois pour transmettre une déclaration de conformité, dont la mise à
jour est obligatoire à tout le moins une fois par an. Celle-ci constitue une base
d’information attestant (i) des données de mobilité (catégories, types, formats,
licences de données) associées à l’ensemble des services proposés (ii) des
responsabilités liées à l’organisation du service de transport et (iii) des délais
envisagés par le détenteur pour résoudre les problèmes qui lui sont signalés sur
ses données.
-- 49 of 104 --
Absence de
déclaration de
conformité
Non publication
de données
Non mise à jour
de données
Inexactitude
de données
Non publication
de données
d’accessibilité
Invalidité /
non-lisibilité
de données
35
30
25
20
15
10
5
0
50l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
STATUT DES 104 RAPPELS À LA LOI ÉMIS AU COURS DE LA CAMPAGNE
DE CONTRÔLE 2025 DE L’ART (ET ÉVALUÉS AU 31 DÉCEMBRE 2025)
31
1
1
5
18
3
20
15
20
2
2
Mise en œuvre (conformité)
Démarche initiée (engagement)
Non évaluable
Non évaluable
Mise en œuvre partielle
Non mise en œuvre (attente)
Note : La désignation « non évaluable » renvoie aux rappels à la loi à mettre en œuvre ou à évaluer dans une prochaine saisine ou à une date ultérieure. Afin d’éviter des doubles
comptes, les premiers courriers qui auraient été suivis par un second rappel ne sont ici pas comptabilisés.
La campagne de contrôle 2025 apporte deux
enseignements.
D’une part, la mise en conformité des acteurs
ayant déjà publié des données sur le PAN est
plus rapidement atteinte que celle de ceux qui
doivent publier pour la première fois, notamment
grâce à l’outil de discussion du PAN qui fluidifie
les échanges et accélère le processus de mise en
conformité.
D’autre part, les nouveaux types de données,
comme celles sur l’accessibilité des infrastructures,
présentent un potentiel d’information voyageur
sous-exploité par les détenteurs de données.
Par conséquent, pour la campagne de contrôle
2026, l’ART priorisera les actions suivantes :
la publication des données dynamiques de
transports collectifs et des mobilités partagées
dans les formats réglementaires ;
la publication des données relatives à
l’accessibilité des infrastructures (gares
ferroviaires et routières, parkings, aéroports) ;
la transmission de plus de déclarations de
conformité par les détenteurs de données ;
la poursuite des efforts de mise en qualité des
données déjà présentes sur le PAN.
Les priorités de contrôle de l’ART
pour la campagne 2026
1
-- 50 of 104 --
51 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
MESURER LA PERFORMANCE DE L’ACTION DE L’ART
Une mise en œuvre
bien engagée des
recommandations de
l’ART, mais qui doit être
poursuivie sur le volet
opérationnel et les
installations de service.
Une application satisfaisante
des demandes et des
recommandations de l’ART,
mais une vigilance maintenue
sur la fiabilisation des coûts de
la RATP et l’amélioration de la
méthode de tarification des
prestations de sûreté.
Des mises en œuvre
satisfaisantes, mais une
attention particulière portée
sur la conformité du cadre
méthodologique d’évaluation
de la rémunération du capital.
Des recommandations
structurantes de l’ART
ayant conduit à une
baisse de 50 millions
d’euros des péages et à
un meilleur encadrement
des prix de la recharge
électrique des véhicules.
Des actions en 2025 qui
ont favorisé l’utilisation
des données, pour les
transports en commun
comme pour les mobilités
partagées.
En synthèse...
TRANSPORTS PUBLICS URBAINS EN IDF
SECTEUR FERROVIAIRE
SERVICES NUMÉRIQUES &
DONNÉES DE MOBILITÉ
SECTEUR AÉROPORTUAIRE
SECTEUR AUTOROUTIER
-- 51 of 104 --
52l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Une année
marquée par
l’évolution des
compétences
de l’ART
-- 52 of 104 --
UNE ANNÉE MARQUÉE PAR L’ÉVOLUTION DES COMPÉTENCES DE L’ART
53 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Créée en 2009 pour accompagner l’ouverture à la concurrence du marché
du transport ferroviaire, l’ART a vu son champ d’action considérablement
élargi. Elle régule aujourd’hui six secteurs : ferroviaire, grands aéroports,
autocars, autoroutes concédées, transports publics urbains en région
Île-de-France, données et services numériques de mobilité.
-- 53 of 104 --
54l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Secteur ferroviaire
2010
Accompagnement de l’ouverture
à la concurrence du secteur
ferroviaire, en créant les conditions
de cette ouverture et en veillant
à l’accès libre, transparent et non
discriminatoire aux infrastructures
essentielles (réseau, gares, etc.), en
application des textes européens
(« paquets ferroviaires »).
Loi n° 2009-1503 du 8 décembre
2009 relative à l’organisation et
à la régulation des transports
ferroviaires et portant diverses
dispositions relatives aux
transports.
2014
Extension des avis conformes
préalables à la tarification de
l’ensemble des installations de
service.
Avis sur le projet de contrat de
performance entre l’État et SNCF
Réseau et ses actualisations, suivi
de la mise en œuvre et du respect
de la trajectoire financière du
gestionnaire d’infrastructure, suivi
des conditions de financement de
ses projets d’investissement.
Loi n° 2014-872 du 4 août 2014
portant réforme ferroviaire.
2015
Extension des compétences
à la régulation économique
du tunnel sous la Manche,
conjointement avec l’Office
of Rail & Road (ORR),
conformément à la directive
européenne 2012/34/UE.
Règlement binational
des 18 et 23 mars 2015.
2018
Renforcement des
pouvoirs d’avis, de
règlement de différends
et de sanction en vue
de l’ouverture à la
concurrence des services
de transport ferroviaire de
voyageurs en France.
Loi n° 2018-515 du 27 juin 2018
pour un nouveau pacte
ferroviaire.
Transport
routier
de voyageurs
2015
Mission de régulation du transport
collectif routier de voyageurs : transport
par autocar librement organisé pour les
liaisons interurbaines de moins de cent
kilomètres, accès aux gares routières et
aux aménagements de transport routier,
observation du marché.
Loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance,
l’activité et l’égalité des chances économiques.
Secteur autoroutier
2016 2022
Mission de régulation et de contrôle des autoroutes concédées par le
régulateur, notamment pour compenser l’asymétrie de moyens entre
les sociétés concessionnaires et le concédant.
Loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances
économiques.
Mission dans le service européen de télépéage (enregistrement des
prestataires, tenue du registre, conciliation entre prestataires et
percepteurs de péage).
Loi n° 2021-1308 du 8 octobre 2021 portant diverses dispositions d’adaptation au
droit de l’Union européenne (DDADUE).
Note : les dates indiquées sont celles de la prise de compétence effective par l’ART.
-- 54 of 104 --
UNE ANNÉE MARQUÉE PAR L’ÉVOLUTION DES COMPÉTENCES DE L’ART
55 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Secteur aéroportuaire
Transports publics
urbains en région
Île-de-France
Secteur des services numériques
& données de mobilité
2019
Reprise – en les élargissant – des
compétences de l’Autorité de
supervision indépendante issues de la
directive européenne 2009/12/CE.
Homologation annuelle des tarifs des
redevances aéroportuaires des plus
grands aéroports français.
Avis motivé sur le coût moyen pondéré
du capital (CMPC) à retenir et avis
conforme sur les projets de contrats de
régulation économique.
Ordonnance n° 2019-761 du 24
juillet 2019 relative au régulateur des
redevances aéroportuaires.
2022
Mission de suivi économique et
financier des aéroports relevant
du champ de compétence de
l’ART.
Pouvoir de détermination des
principes auxquels obéissent les
règles d’allocation comptable
des actifs, des produits et des
charges entre les périmètres
régulé et non régulé.
Loi n° 2021-1308 du 8 octobre
2021 portant diverses dispositions
d’adaptation au droit de l’Union
européenne (DDADUE).
Avis motivé sur le cahier des
charges de la concession
d’un aérodrome relevant
de la compétence de l’État.
Avis conforme sur la durée
du contrat de régulation
économique, lorsqu’elle est
supérieure à cinq ans, et son
adéquation au projet industriel.
Avis conforme sur la poursuite
de l’exécution du contrat de
régulation économique au-delà
de cinq ans.
Avis simple sur les projets de
textes réglementaires relatifs
à la régulation des aéroports
relevant du champ de
compétence de l’ART.
Loi n° 2025-391 du 30 avril 2025 portant
diverses dispositions d’adaptation au
droit de l’Union européenne (DDADUE).
2025
2020
Régulation des activités de gestionnaire
d’infrastructure de la RATP sur le réseau historique
du métro et du RER et de gestionnaire technique
du réseau du Grand Paris Express, ainsi que des
prestations de sûreté offertes par le groupe de
protection et de sécurisation des réseaux (GPSR).
Loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des
mobilités (LOM).
2020
Mission sur le contrôle de l’ouverture et la réutilisation des
données de mobilité ainsi que la billettique afin d’assurer,
entre autres, le contrôle du respect des dispositions du
règlement européen du 31 mai 2017 sur la fourniture
de services d’informations relatifs aux déplacements
multimodaux.
Loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des
mobilités (LOM).
2025
Missions de contrôle relatives au respect des obligations d’accès aux données
routières numériques par les détenteurs et utilisateurs des données.
Avis simple sur les projets de textes réglementaires portant sur les dispositifs de
publication et d’utilisation des données numériques nécessaires à l’information
des voyageurs.
Loi n° 2025-391 du 30 avril 2025 portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union
européenne (DDADUE).
2024
Avis motivé sur les
avant-projets de contrat
de régulation économique.
Loi n° 2024-364 du 22 avril 2024
portant diverses dispositions
d’adaptation au droit de l’Union
européenne (DDADUE).
-- 55 of 104 --
56l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Les évolutions de la loi en 2025 traduisent de façon générale un renforcement
du rôle de l’ART dans les secteurs aéroportuaire et des services numériques
et données de mobilité. Ces évolutions témoignent d’une tendance de fond :
l’affirmation progressive de l’ART comme régulateur économique transversal
des mobilités.
Aéroportuaire : l’évolution des compétences
de l’ART en matière de régulation annuelle et
pluriannuelle des tarifs
Possibilité d’écarter le critère
de modération tarifaire
Conditions d’intervention de l’ART
sur des projets de contrats de
régulation économique conclus
dans le cadre d’une procédure
de passation d’un contrat de
concession portant sur un aéroport
En 2019, le législateur confiait à l’ART la
régulation des redevances aéroportuaires
des plus grands aéropor ts français.
Lorsqu’elle est saisie pour homologuer les
tarifs des redevances aéroportuaires, l’ART
s’assure notamment de la juste rémunération
des capitaux investis, du respect des principes
généraux applicables aux redevances et que
l’évolution tarifaires reste modérée.
La loi DDADUE n° 2025-391 du 30 avril 20251
a introduit une exception au principe de
modération tarifaire, en laissant à l’ART la
faculté de ne pas l’appliquer lorsqu’il a eu pour
conséquence d’empêcher, chaque année sur
une durée de cinq ans, l’exploitant de l’aéroport
de recevoir une juste rémunération des capitaux
investis.
En matière de régulation pluriannuelle,
l’ART rend un avis conforme au ministre
chargé de l’aviation civile sur les projets
de contrat de régulation économique (CRE). En
2024, le législateur avait renforcé l’intervention
de l’ART dans la procédure d’élaboration de ces
contrats, avec la possibilité de rendre un avis
motivé sur les avant-projets de CRE.
La loi DDADUE précitée a précisé les
conditions d’intervention de l’ART lorsqu’un
contrat de régulation économique est conclu
dans le cadre d’une procédure de passation
d’un contrat de concession. Ainsi :
1 Loi portant diverses dispositions d’adaptation au droit de l’Union européenne en matière économique, financière, environnementale, énergétique, de transport, de santé
et de circulation des personnes.
-- 56 of 104 --
UNE ANNÉE ACTIVE AU SERVICE DES USAGERS ET DE LA MOBILITÉ
57 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Consultation de l’ART sur le cahier
des charges de la concession
d’un aéroport relevant de la
compétence de l’État
Consultation de l’ART sur les
projets de textes réglementaires
relatifs à la régulation des
redevances des aéroports
l’ART se prononce sur l’avant-projet et le
projet de CRE du candidat retenu ;
lorsqu’un CRE est conclu dans le cadre d’une
procédure de passation d’un contrat de
concession, la première évolution des tarifs
suivant l’entrée en vigueur du contrat de
concession, par rapport aux tarifs en vigueur
n’est pas prise en compte dans l’appréciation
du caractère modéré de l’évolution des tarifs
afin d’assurer une meilleure articulation entre
le contrat de concession et le CRE ;
par dérogation à la durée maximale de cinq
années des CRE, celle-ci peut être portée à
dix ans. Cette dérogation vise à permettre
de mieux articuler les cadres concessifs et
régulatoires.
La loi DDADUE a prévu que l’ART rende un
avis motivé sur le cahier des charges de la
concession d’un aéroport relevant de la
compétence de l’État.
La loi DDADUE a harmonisé les compétences
de l’ART en prévoyant que cette dernière
rende un avis simple sur les projets de textes
règlementaires relatifs à la régulation des redevances
aéroportuaires des aéroports relevant de sa
compétence. Cette mission est une garantie de la
cohérence du cadre réglementaire applicable avec
l’exercice de ses missions et, in fine, de l’effectivité
de la régulation.
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58l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Données numériques routières : l’extension de
la mission de contrôle des données de mobilité
par l’ART aux données numériques routières
Introduction de pouvoirs de
l’ART en matière de contrôle des
données numériques routières
Depuis la loi d’orientation des mobilités du 24 décembre
2019 (LOM), l’ART exerce des missions relatives
à la publication et l ’u tilisation des données
numériques multimodales nécessaires au développement
de services d’information multimodale, destinés à faciliter
les déplacements des voyageurs.
La loi DDADUE, adoptée en 2025, a complété ces missions en
conférant à l’ART des pouvoirs de contrôle por tant
sur le respect des obligations d’accès aux données
routières numériques. Adoptées pour tenir compte
des exigences européennes issues de la directive 2010/40/
UE, ces dispositions concernent notamment les systèmes de
transport intelligents et les services numériques d’information
des voyageurs visant à faciliter les déplacements.
En particulier :
à la demande de l’ART, les détenteurs et utilisateurs des
données soumises aux obligations d’accès à ces données
routières lui transmettent une description des données
ou des services d’information qu’ils fournissent. Ils
transmettent également des informations sur leur qualité,
leurs conditions de réutilisation et une déclaration de
conformité aux obligations ;
l’ART peut, d’office ou à la demande de l’autorité compétente,
contrôler l’exactitude des déclarations transmises. Elle peut
demander aux acteurs concernés toute information et
tout document utile à la réalisation de ce contrôle ;
l’ART établit un rapport annuel sur les contrôles.
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UNE ANNÉE ACTIVE AU SERVICE DES USAGERS ET DE LA MOBILITÉ
59 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Consultation de l’ART sur les
projets de textes réglementaires
relatifs aux données numériques
nécessaires à l’information des
voyageurs
La loi DDADUE confie à l’ART une mission de
contrôle de la conformité des données qui
seront fournies par les acteurs concernés,
au regard des exigences européennes issues de la
directive européenne 2010/40/UE. Or, les décrets
qui seront pris pour leur application auront un
impact sur le contenu, la qualité, les modalités
d’utilisation et de publication de ces données
et donc sur l’efficacité des contrôles qui seront
effectués par l’ART.
Pour compléter ce dispositif de contrôle, la loi
DDADUE a ainsi prévu que l’ART rende un avis
simple sur les projets de textes réglementaires
portant sur les dispositifs de publication et
d’utilisation des données numériques nécessaire
à l’information des voyageurs. Cette consultation
de l’ART lui permettra d’apporter son expertise et
de proposer, le cas échéant, des ajustements au
pouvoir réglementaire, au regard des difficultés
opérationnelles identifiées.
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60l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
L’action
de l’ART en 2025
au regard des
grands enjeux
de mobilité
Dans chacun des six secteurs des transports relevant de sa compétence,
l’ART exerce ses missions au service d’enjeux qui répondent directement aux
attentes des usagers des services de transports, qu’il s’agisse des personnes
ou des entreprises.
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L’ACTION DE L’ART EN 2025 AU REGARD DES GRANDS ENJEUX DE MOBILITÉ
61 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
L’ART contribue positivement à la transformation du secteur, autour de
quatre enjeux prioritaires définis dans ses orientations stratégiques :
Favoriser des infrastructures de transport en phase avec les besoins
d’avenir ;
Veiller à une mobilité fluide, à prix maîtrisés ;
Œuvrer en faveur d’une mobilité durable ;
Faire vivre une culture de dialogue et d’amélioration continue.
Comment l’ART a-t-elle contribué, en 2025, à ces grands enjeux de mobilité ?
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L’ART a contribué à améliorer la qualité du service offert par les gestionnaires
d’infrastructures essentielles aux opérateurs de transport, en conciliant incitation
à la performance et maîtrise des coûts des infrastructures.
Elle a également veillé à garantir un traitement équitable entre les opérateurs,
condition essentielle à une concurrence effective, et à mieux répondre aux
besoins des usagers en matière de prix, de diversité de l’offre et de qualité de
service.
62l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
amélioré les conditions d’accès au réseau ferré
national et œuvré à une allocation efficace
de la capacité ferroviaire dans un contexte
d’ouverture à la concurrence, en veillant à la
transparence et la lisibilité des règles d’accès
au réseau ferré national, dans le cadre de
l’avis consultatif rendu en février 2025 sur le
document de référence du réseau ferré national
pour les horaires de service 2025 et 2026 ;
veillé à garantir l’indépendance du gestionnaire
d’infrastructure, en se prononçant sur le
projet de nouveau code de bonne conduite
de SNCF Réseau et sur le dispositif de conformité
interne assurant le respect de ce code, avant leur
adoption définitive par le conseil d’administration
du gestionnaire d’infrastructure ;
contribué à des infrastructures ferroviaires
performantes et de qualité, notamment en
actualisant ses travaux sur les scénarios de long
terme pour le réseau ferroviaire dans le cadre
de la conférence Ambition France Transports,
en suivant les trajectoires d’investissement de
SNCF Réseau et en incitant les gestionnaires
d’infrastructures essentielles à améliorer la
qualité du service fourni aux utilisateurs ;
examiné les indicateurs relatifs à la qualité de
service, dans le cadre de son avis sur le rapport
annuel de SNCF Réseau pour l’année 2025 ;
œuvré à la mise en œuvre d’une régulation
incitant à l’amélioration de la qualité de service
du gestionnaire d’infrastructure et des gares,
notamment dans le cadre de ses avis relatifs au
rapport annuel de SNCF Réseau pour l’année
2025, à la fixation des redevances relatives aux
prestations régulées fournies par SNCF Réseau au
titre des installations de service pour l’horaire
de service 2026 et au document de référence
des gares de voyageurs pour l’horaire de service
2026 ;
publié, dans son bilan ferroviaire de 2024,
des indicateurs relatifs à la qualité de service
du transport ferroviaire de voyageurs pour
contribuer à une régulation par la donnée
(“sunshine regulation”).
Dans le secteur ferroviaire, l’ART a notamment :
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L’ACTION DE L’ART EN 2025 AU REGARD DES GRANDS ENJEUX DE MOBILITÉ
63 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
contribué à préparer la fin des concessions
historiques afin de préserver au mieux les
intérêts des usagers de demain, en recensant les
investissements restant à réaliser, notamment
dans le cadre de la préparation du quatrième
rapport sur l’économie générale des concessions
autoroutières ;
évalué l’utilité des investissements envisagés pour
les usagers, en particulier ceux liés aux nouveaux
usages de la route (covoiturage, mobilités
partagées, recharge électrique, transports
collectifs), afin d’éviter les surinvestissements et
de limiter les usages inefficients, notamment dans
le cadre de ses avis sur les avenants aux contrats
de concession des sociétés Cofiroute et Escota ;
contre-expertisé les coûts des opérations
d’autoroutes, afin de s’assurer de la fiabilité des
estimations fournies par les concessionnaires.
Par deux avis rendus sur des projets d’avenants
autoroutiers, l’ART a identifié que la majorité
des investissements ne correspondaient pas à
des aménagements autoroutiers traditionnels
et que les coûts étaient surestimés.
assuré un accès équitable et adapté aux gares
routières par les transporteurs, en accompagnant
près de dix exploitants dans la satisfaction de
leurs obligations ;
observé l’évolution de la qualité de service dans
les gares routières, en mettant notamment en
place un dispositif de suivi qui permet de montrer
que, sur les dix gares les plus fréquentées par les
services librement organisés, cinq ne remplissent
pas la moitié des critères ;
poursuivi sa mission d’amélioration de la qualité
de service des gares routières en animant un
groupe de concertation réunissant des acteurs du
marché. L’objectif était double : faire émerger des
standards de qualité de service en gare, tout en
lançant une concertation avec les acteurs.
Dans le secteur autoroutier,
l’ART a :
Dans le secteur des autocars longue distance, l’ART a :
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64l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
poursuivi la mise en œuvre de la réforme du cadre
de régulation fondé sur les contrats de régulation
économique (CRE), en rendant ses premiers avis
motivés sur les projets de CRE des aéroports de
Toulouse-Blagnac et Marseille-Provence reposant
sur une intervention renforcée des usagers dans
leur conception ;
accompagné des évolutions du cadre législatif
visant à améliorer l’articulation entre les cadres
concessif et régulatoire, ainsi qu’à s’adapter
aux cycles longs d’investissement afférents aux
aéroports (renouvellement de concession, projet
industriel complexe) ;
favorisé le dialogue entre les compagnies
aériennes et les exploitants d’aéropor ts,
en veillant notamment à ce que les usagers
d’aéroports soient consultés de façon régulière
par le gestionnaire d’aéroport en ce qui
concerne la qualité du service fourni et les
investissements envisagés sur la plateforme.
Dans le secteur aéroportuaire, l’ART a :
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L’ACTION DE L’ART EN 2025 AU REGARD DES GRANDS ENJEUX DE MOBILITÉ
L’action de l’ART concourt directement ou indirectement au développement
d’une offre de mobilité fluide, de qualité et à prix maîtrisés.
Dans cette perspective, l’ART a agi pour faciliter l’accès des nouveaux opérateurs
aux infrastructures, soutenu le développement d’offres diversifiées et favorisé
l’intermodalité. Le régulateur a également accompagné l’amélioration de
l’information des voyageurs par la mise à disposition de qualité des données
de mobilité, ainsi que l’essor des services numériques multimodaux pour la
distribution des titres de transport.
65 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
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66l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
garanti une tarification efficace, transparente
et soutenable de l’infrastructure ferroviaire,
notamment en adaptant la régulation tarifaire
pour les nouveaux entrants, dans le cadre de son
avis conforme relatif à la redevance de marché
négociée entre SNCF Réseau et Trenitalia France ;
formulé des recommandations pour accompagner
et favoriser l’arrivée des nouveaux entrants sur
le marché ferroviaire, en particulier dans le cadre
des avis rendus sur les accords-cadres conclus par
SNCF Réseau ;
amélioré la transparence et la cohérence de la
tarification des prestations régulées en gares, dans
le cadre de son avis conforme sur le document de
référence des gares de voyageurs pour 2026 ;
veillé aux incitations à l’efficience de la gestion
pour les gestionnaires d’infrastructures et activités
essentielles, notamment dans le cadre de ses avis
annuels sur la tarification des prestations de sûreté
fournies par le service interne de sécurité de la
SNCF et sur l’offre de référence de maintenance
de SNCF Voyageurs ;
accompagner la création de nouvelles installations
de service au service du développement du mode
ferroviaire, en adoptant des lignes directrices
sur la fixation des redevances relatives à l’accès
aux installations d’entretien du matériel roulant
pour le transport ferroviaire de voyageurs créées
ex nihilo (« greenfield ») et aux prestations
régulées qui y sont fournies et en approuvant,
pour la première fois, l’offre de référence de la
maintenance d’un nouvel entrant sur le segment
des services conventionnés (Transdev).
Dans le secteur ferroviaire, l’ART a notamment :
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L’ACTION DE L’ART EN 2025 AU REGARD DES GRANDS ENJEUX DE MOBILITÉ
contribué à garantir un juste prix des
péages, en recommandant par exemple, aux
concessionnaires de réviser certaines hypothèses
en matière de trafic et de recouvrement. Par ses
avis, l’ART a permis une économie de plus de 50
millions d’euros pour les usagers ;
contribué à la baisse des prix du carburant payé
par les usagers grâce aux avis qu’elle a rendus
sur les projets d’avenants aux contrats de sous-
concessions pour les aires de service, en veillant à
faire respecter les critères de modération tarifaire
des carburants. L’économie générée est estimée à
plus de 7c€/L ;
publié une synthèse des comptes des sociétés
concessionnaires d’autoroutes, afin d’informer le
Parlement, le public et les usagers des principaux
enseignements tirés de l’analyse de leurs
comptes ;
contribué à garantir l’exercice d’une concurrence
effective sur les marchés passés par les sociétés
concessionnaires d’autoroutes, dont elle a rendu
compte dans son huitième rapport annuel sur
les marchés et contrats passés par les sociétés
concessionnaires d’autoroutes.
observé les évolutions du secteur pour en soutenir
le développement, en publiant notamment la
dixième édition de son rapport annuel sur le
marché du transport par autocar et sur les gares
routières en France, qui met en évidence, dix ans
après sa libéralisation, l’importance du transport
par autocar dans l’offre globale de mobilité
interurbaine ;
contribué à garantir l’exercice d’une concurrence
effective sur le marché des autocars longue
distance, en suivant l’évolution de l’activité du
secteur pour s’assurer de son bon fonctionnement
et de son développement ;
assuré un suivi du marché et des prix, eu égard
à la situation de duopole dans laquelle se situent
depuis 2019 Flixbus et Blablabus ;
contrôlé les règles d’accès aux gares routières
pour s’assurer que les transporteurs accèdent à
ces dernières dans des conditions satisfaisantes
et à des prix justes, notamment grâce au registre
des gares qu’elle tient et aux décisions qu’elle est
amenée à prendre dans ce cadre.
Dans le secteur des
autoroutes concédées,
l’ART a notamment :
Dans le secteur des
autocars longue distance,
l’ART a, en particulier :
67 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
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68l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
approuvé la rémunération versée par
Île-de-France Mobilités à la RATP au titre de
son activité de gestionnaire d’infrastructure du
réseau métropolitain historique et de certains
tronçons des lignes A et B du RER pour la
période 2025-2029 ;
veillé à ce que les tarifs des prestations de
sûreté en gare et à bord des trains fournies par
la RATP soient maîtrisés pour l’année 2024 et
établis, à terme, sur une base pluriannuelle.
homologué les tarifs des redevances de plusieurs
aéroports régulés pour garantir le juste prix
aux usagers, comme ceux de l’EuropAirport de
Bâle-Mulhouse, des aéroports de la Côte d’Azur
et de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac ;
travaillé à la mise en place d’un mécanisme
incitatif à l’entrée des exploitants d’aéroports
dans un cadre de régulation pluriannuel des
contrats de régulation économique.
incité les acteurs du secteur à publier de nouvelles
données comme les tarifs ou l’accessibilité des
transports dans le cadre de son rapport sur
l’ouverture et l’utilisation des données ;
mené une campagne de contrôle des données de
mobilité, poursuivant notamment les objectifs
d’une ouverture généralisée des données des
transports en commun et d’une amélioration
de la qualité des données de mobilité. Cette
campagne permettra aux voyageurs empruntant
les transports d’être mieux informés sur les offres
disponibles et de pouvoir comparer ces offres, en
particulier leurs prix.
Dans le secteur des transports urbains en Île-de-France,
l’ART a, en particulier :
Dans le secteur aéroportuaire, l’ART a :
Dans le secteur des données et des services numériques
de mobilité, l’ART a :
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L’ACTION DE L’ART EN 2025 AU REGARD DES GRANDS ENJEUX DE MOBILITÉ
69 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
L’ART a accompagné le développement du fret, secteur clé pour la décarbonation des transports,
notamment en formulant des recommandations visant à améliorer la performance du processus
d’allocation des capacités pour ces acteurs.
œuvré en faveur d’une modération du prix
de la recharge des véhicules électriques, en
établissant une collecte de données fiables afin
de renforcer la connaissance et la transparence
du secteur, qui devrait permettre une baisse
estimée à 5c€/kWh ;
recensé les investissements possibles pour
accompagner la décarbonation du secteur,
comme le déploiement généralisé du péage en
flux libre.
Dans le secteur ferroviaire
Dans le secteur des autoroutes concédées, l’ART a :
L’action de l’ART s’est inscrite en faveur de la transition écologique en
accompagnant le développement de modes de transport moins polluants,
comme le ferroviaire, les transports publics urbains en Île-de-France et les autocars
longue distance. Elle a également soutenu le développement des services numériques
de mobilité afin de renforcer l’intermodalité et l’attractivité de ces offres de
transport collectif. Par ailleurs, l’ART a accompagné les investissements liés à la
transition écologique dans le secteur autoroutier et assuré le suivi des mesures
mises en œuvre par les exploitants d’aéroports. En 2025, plusieurs réalisations
ont ainsi contribué à la transition écologique des transports.
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70l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
L’ART a mis en lumière le faible impact environnemental de ce mode de transport collectif dans le
cadre de son rapport annuel sur le marché du transport par autocar et sur les gares routières relatif à
l’exercice 2024. Ce travail de suivi de l’évolution des émissions de CO2 du secteur depuis une décennie
a confirmé son apport à la décarbonation des transports, en raison de ses faibles émissions.
mis en œuvre ses compétences tarifaires
pour donner un signal-prix en faveur de la
décarbonation, notamment en homologuant
l’introduction de redevances pour l’usage d’air
préconditionné (dites redevances « PCA », issue
de l’acronyme anglais Pre-Conditioned Air) aux
aéroports de Bordeaux et Marseille, permettant
aux avions de couper leurs moteurs auxiliaires
au sol et de réduire ainsi les émissions de gaz à
effet de serre (GES) ;
homologué les tarifs des redevances
aéroportuaires des exploitants reposant sur
des programmes d’investissements incluant
des projets liés à la transition écologique
(modernisation d’infrastructures incluant, par
exemple, une électrification côté piste) ;
accueilli favorablement l’intégration d’objectifs
de développement durable dans le cadre de
l’élaboration de projets de CRE.
favorisé l’usage des services de transport moins
carbonés en accompagnant le développement
des services numériques de mobilité et en
soulignant leur impact potentiel en matière de
report modal ;
accéléré l’ouverture, désormais presque complète,
des données de transports peu carbonés, avec
un effort sur les mobilités partagées. Ces données
sont indispensables aux services délivrant des
informations multimodales aux voyageurs.
Dans le secteur autocars longue distance
Dans le secteur aéroportuaire, l’ART a :
Dans le secteur des données
et services numériques de mobilité, l’ART a :
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L’ACTION DE L’ART EN 2025 AU REGARD DES GRANDS ENJEUX DE MOBILITÉ
71 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
échangé régulièrement avec les parties
prenantes du secteur dans le cadre des travaux
sur l’élaboration de son étude sur l’ouverture à la
concurrence, dont la publication est prévue en
juin 2026, notamment à travers de nombreuses
auditions du collège et des échanges avec de
nombreux acteurs ;
fait vivre la culture de dialogue avec les parties
prenantes dans le cadre de table rondes
et de conférences avec les associations et
fédérations du secteur, notamment lors du
colloque annuel de l’Association française du
rail (AFRA) et devant la commission du système
ferroviaire de l’Union des Transports Publics et
Ferroviaires (UTPF) ;
échangé directement avec les usagers lors du
webinaire de consultation publique annuelle
des usagers ferroviaires, animé par Sophie
Auconie, vice-présidente de l’ART ;
formulé des propositions sur l’évolution du cadre
régulatoire européen auprès des institutions
européennes.
Dans le secteur ferroviaire, l’ART a :
L’ART a fait vivre une culture du dialogue et de l’amélioration continue au sein de
l’écosystème des acteurs régulés. Grâce à l’étendue de ses compétences, elle a
entretenu des échanges réguliers avec l’ensemble des parties prenantes du secteur.
Auditions du collège, réunions de travail, auditions et consultations publiques ont
nourri cette démarche d’écoute et de concertation. En croisant les points de vue
des opérateurs, des usagers et des acteurs régulés, l’ART a favorisé une régulation
plus cohérente, à même de répondre aux besoins des usagers. En 2025, plusieurs
réalisations ont ainsi contribué à renforcer cette dynamique de dialogue et
d’amélioration continue.
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72l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
L’ART a engagé une réflexion sur l’avenir du
modèle autoroutier, à l’approche de la fin
des concessions historiques à partir de 2031.
Présentées lors de l’audition de son Président
dans le cadre de la conférence Ambition France
Transports, ses analyses envisagent la manière
dont le péage peut dégager des ressources tout
en incitant des comportements plus vertueux.
Elle a également proposé des améliorations au
cadre concessif pour un modèle plus équilibré
et plus flexible.
L’ART a animé les travaux du comité de
concertation des gares routières, présidé par
Sophie Auconie, vice-présidente de l’ART,
autour des enjeux de gouvernance et de
planification de l’offre de gares routières.
favorisé un dialogue plus transparent entre
le régulateur, les gestionnaires et les usagers,
notamment dans le cadre d’une consultation
publique sur la régulation incitative des
investissements lancée en novembre 2025,
la mise en place d’un dialogue régulier avec
les parties prenantes (exploitants, usagers,
DGAC) et la publication d’un rapport de suivi
économique et financier 2024 des aéroports
régulés ;
enrichi son dialogue avec les régulateurs
européens et la Commission européenne sur
les sujets d’intérêt commun, notamment dans
le cadre de la rédaction d’un rapport du Forum
de Thessalonique sur les recommandations
relatives à la transparence et au processus de
consultation des usagers.
Dans le secteur des
autoroutes concédées
Dans le secteur des
autocars libéralisés
Dans le secteur
aéroportuaire, l’ART a :
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73 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
L’ACTION DE L’ART EN 2025 AU REGARD DES GRANDS ENJEUX DE MOBILITÉ
engagé des échanges avec les parties prenantes
du secteur, en organisant un webinaire intitulé
« Rencontres données de mobilité 2025 »,
présidé par Sophie Auconie, vice-présidente
de l’ART, sur les enjeux liés à la publication et à
l’utilisation des données utiles à l’information
des voyageurs ;
en portant auprès des parties prenantes
européennes des propositions concernant la
billettique numérique, afin de faciliter l’accès
des citoyens européens à la distribution
numérique de titres de transport.
Dans le secteur des données
et services numériques de mobilité, l’ART a :
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74l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Un outil au service de l’amélioration
du cadre de régulation
L’action
contentieuse
de l’ART
En 2025, l’ART a connu une activité contentieuse riche. Elle a notamment rendu
une décision de mesures conservatoires dans le cadre d’un règlement de différend
relatif aux services numériques multimodaux, et a clôturé plusieurs procédures
de recherche et de constatation de manquement. Par ailleurs, plusieurs actes et
décisions de l’ART dans les secteurs aéroportuaire et ferroviaire ont été confirmés
par le Conseil d’État, dans le cadre de recours intentés devant lui.
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L’ACTION CONTENTIEUSE DE L’ART
Rejet des demandes de la région
Nouvelle-Aquitaine dans le cadre d’un différend
visant à remettre en cause la tarification fixée
dans le document de référence des gares (DRG)
Par une décision n° 2025 - 0 84 du
20 novembre 20251, l’ART a réglé le
différend opposant la région Nouvelle-
Aquitaine à SNCF Gares & Connexions, relatif
à la tarification du DRG 2020. Plus précisément,
la Région sollicitait une imputation directe et
différenciée des charges d’investissements,
ainsi qu’une modulation de la redevance de
la prestation de base fondée sur des critères
complémentaires à l’unité « départ-train », avec
effet rétroactif à compter de 2014.
L’ART a rejeté l ’ensemble des demandes,
considérant que :
l a m é t h o d e t a r i fa i re a p p l i q u é e p a r
SNCF Gares & Connexions dans le DRG 2020
était conforme aux principes de tarification
applicables ;
aucune disposition n’imposait l’introduction
des modulations sollicitées ;
les critères complémentaires invoqués
étaient soit déjà pris en compte par la
modulation en fonction du type de service
(conventionné ou non), soit non pertinents.
1 Adoptée à la suite de l’arrêt de la Cour de cassation du 16 octobre 2024
(pourvoi n° T 22-23.219).
75 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
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76l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Validation par le Conseil d’État des tarifs des
redevances d’utilisation du réseau ferré national
pour les horaires de services 2024 à 2026
approuvés par l’ART
Par une décision du 5 octobre 20252, le
Conseil d’État a rejeté l’ensemble des
requêtes introduites par sept régions,
qui demandaient l’annulation des tarifs des
redevances d’utilisation du réseau ferré national
pour les horaires de services (HDS) 2024 à 2026.
Les recours des régions portaient sur une nouvelle
proposition tarifaire établie par SNCF Réseau, à
la suite de l’annulation des tarifs des redevances
d’utilisation du réseau ferré national pour les
HDS 2024 à 2026, par une décision du Conseil
d’État du 5 mars 20243. Celle-ci avait en effet jugé
que les tarifs avaient été adoptés à l’issue d’une
procédure irrégulière.
Dans sa décision, le Conseil d’État :
a rejeté les moyens des régions, en tant
qu’autorités organisatrices, relatifs à l’absence
de soutenabilité des redevances applicables
aux services conventionnés. Conformément
aux dispositions du code des transports telles
qu’éclairées par sa jurisprudence, le Conseil
d’État a en effet considéré qu’elles n’avaient pas
établi que le niveau des redevances applicables
à ces services serait :
supérieur à la part du coût complet qui leur
est imputable ;
de nature à conduire celles-ci « à prendre des
mesures susceptibles d’affecter sensiblement
l’utilisation de l’infrastructure ».
n’a pas remis en cause la nouvelle structure
tarifaire binomiale applicable aux services
conventionnés (composée d’une partie fixe et
d’une partie variable correspondant aux coûts
liés à chaque circulation supplémentaire). En
facturant chaque circulation supplémentaire
au coût qui lui est directement imputable, une
fois le montant fixe acquitté, cette nouvelle
structure tarifaire devrait permettre de favoriser
le développement des trafics, conformément à
l’objectif d’utilisation effective et optimale de
l’infrastructure ferroviaire.
2 CE, 2 octobre 2025, Région Bourgogne Franche-Comté et autres, n° 498841, 498842, 498844, 498845, 498847, 498849, 498896.
3 CE, 5 mars 2024, Région Auvergne-Rhône-Alpes et autres, n° 472859, 472862, 472868, 472870, 472871, 472872, 472891 et 472899.
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77 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
L’ACTION CONTENTIEUSE DE L’ART
Validation par le Conseil d’État des lignes
directrices relatives aux modalités de calcul du
CMPC dans le secteur aéroportuaire et de leur
application par l’ART
Cette décision permet ainsi à l’ensemble des acteurs du secteur de
disposer d’un cadre clair sur les conditions de calcul du CMPC, à l’aune
duquel l’ART apprécie le respect du principe de juste rémunération des
capitaux investis.
En 2023, l’ART adoptait des lignes directrices
relatives à l’appréciation des niveaux de
coût moyen pondéré du capital (CMPC)
des périmètres régulés des aéroports relevant de
sa compétence4. Elle les a ensuite appliquées lors
de l’instruction des tarifs proposés par la société
Aéroports de Lyon (ADL) pour la période tarifaire
2024-2025, à la suite de laquelle elle s’est opposée
à l’homologation de ces tarifs, en raison du non
respect du principe de juste rémunération prévu à
l’article L. 6327-2 du code des transports (décision
n° 2024-023 du 21 mars 20245). La dernière
homologation datant de plus de 24 mois, l’ART
avait finalement fixé les tarifs des redevances des
aéroports de Lyon-Saint-Exupéry et de Lyon-Bron
par une décision n° 2024-054 du 11 juillet 2024.
La société ADL a introduit un recours devant
le Conseil d’État visant à l’annulation de ces
décisions. Elle contestait à la fois la compétence
de l’ART pour adopter des lignes directrices
fixant les conditions de calcul du CMPC, la
méthode retenue par l’ART dans cette décision, et
l’application qu’elle en avait ensuite fait dans les
décisions de 2024.
Par une décision du 10 juillet 20256, le Conseil
d’État a rejeté ces demandes :
d’une part, il a validé la méthodologie de calcul
du CMPC fixée dans les lignes directrices. Celles-
ci permettent à l’ART de tenir compte des
situations particulières de chaque aéroport, et
de clarifier, dans un souci de transparence vis-
à-vis des parties prenantes (aéroports, usagers,
investisseurs), la méthodologie de calcul du
CMPC, fondant l’appréciation par l’ART de la
juste rémunération des capitaux investis ;
d’autre part, le Conseil d’État a confirmé
la décision de fixation par l’ART des tarifs
des redevances, tant en ce qui concerne la
procédure que le fond, ainsi que la décision
préalable de refus d’homologation des tarifs
de redevances proposés par ADL. Il a ainsi
validé l’application faite par l’ART, pour la
première fois, de ses lignes directrices et a
notamment approuvé les valeurs retenues
pour les différents paramètres du CMPC,
établies conformément à la méthodologie
définie par ces lignes directrices. À cet égard,
le Conseil d’État a suivi les recommandations
du rapporteur public, en faveur d’un contrôle
restreint, signal « d’une certaine déférence
envers l’expertise technique dont disposent les
autorités de régulation ».
4 Décision de l’ART n° 2023-052.
5 Cette décision faisant suite à un premier refus d’homologation par l’ART pour les mêmes raisons dans sa décision n° 2024-007 du 25 janvier 2024.
6 CE, 10 juillet 2025, Société Aéroports de Lyon, req ; n°494869, 498095, 500666.
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78l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
L’ART prononce des mesures conservatoires
dans le cadre d’un règlement de différend
portant sur l’accès des services numériques
multimodaux aux produits de la billettique
francilienne
Par une décision du 31 juillet 2025, l’ART s’est
prononcée sur une demande de mesures
conservatoires formulée par la société
RATP Smart Systems (RSS), dans le cadre d’un
différend l’opposant à Île-de-France Mobilités
(IdFM). Ce différend portait sur les conditions
dans lesquelles son service numérique multimodal
(l’application mobile « Bonjour RATP ») peut
distribuer les produits tarifaires d’Île-de-France
Mobilités et notamment le Navigo Liberté +.
L’ART a tout d’abord rappelé qu’aux termes de
l’article L. 1263-5 du code des transports, elle peut
prononcer des mesures conservatoires en cas
d’atteinte grave et immédiate aux exigences des
articles L. 1115-10 à L. 1115-12 du même code, relatifs
aux services numériques multimodaux. À ce titre,
elle a considéré que la gravité s’apprécie au regard
de l’importance de la règle à laquelle il est porté
atteinte ou des conséquences préjudiciables de
cette atteinte, tandis que l’immédiateté suppose
une situation d’urgence.
Ensuite, constatant que l’application mobile d’IdFM
était la seule, depuis le 23 juin 2025, à pouvoir
proposer cette solution aux usagers, l’ART a considéré
que la circonstance selon laquelle IdFM ne fournissait
pas à RSS une interface lui permettant de distribuer
le Navigo Liberté + sous forme dématérialisée
constituait une atteinte grave aux articles L. 1115-10 à
L. 1115-12 du code des transports.
Elle a en effet relevé que cette circonstance
portait atteinte au droit des services numériques
multimodaux de délivrer les produits tarifaires des
services conventionnés et n’était pas équitable,
en réservant l’accès à ces produits exclusivement à
l’application mobile d’IdFM.
-- 78 of 104 --
Elle a également estimé que cette exclusivité
pouvait entraîner une captation massive et
difficilement réversible des usagers au profit de
l’application d’IdFM, compte tenu de l’attractivité
particulière du Navigo Liberté +, qui constitue
un produit tarifaire majeur de la billettique
francilienne et qui est doté d’un fort potentiel
– notamment à court terme – de souscription par
voie dématérialisée.
En conséquence, l’ART a enjoint à IdFM de prendre
des mesures conservatoires pour permettre aux
services numériques multimodaux de délivrer le
Navigo Liberté + dématérialisé. Elle lui a également
ordonné de suspendre toute communication
relative à la distribution dématérialisée de
ce produit jusqu’à ce que les autres services
numériques multimodaux puissent délivrer le
Navigo Liberté + dématérialisé.
Cette décision visait ainsi à mettre fin, à titre
conservatoire, à des atteintes susceptibles de
compromettre durablement le développement
des services numériques multimodaux en Île-de-
France. Elle a été suivie d’une décision au fond,
adoptée le 18 février 2026, par laquelle l’ART a
notamment confirmé que l’application mobile
RATP doit pouvoir distribuer le Navigo Liberté +
dématérialisé.
L’ACTION CONTENTIEUSE DE L’ART
79 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
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l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Quel est l’objet de la décision du
Conseil d’État du 10 juillet 2025,
Société Aéroports de Lyon1 ?
Le Conseil d’État a été saisi d’un recours formé
par la société Aéroports de Lyon à l’encontre des
lignes directrices adoptées par l’Autorité sur la
méthodologie de détermination du coût moyen
pondéré du capital (CMPC) des aéroports relevant
de sa compétence2.
Les lignes directrices sont des actes de droit
« souple » permettant à l’Autorité d’éclairer les
acteurs du secteur sur les conditions dans lesquelles
elle exerce ses compétences. À la différence des
actes de droit « dur », elles ne fixent pas de règles
nouvelles et ne créent pas d’obligation pour les
tiers. En revanche, elles contraignent l’Autorité
qui ne peut ensuite, sauf motif d’intérêt général,
s’écarter de la ligne de conduite qu’elle s’est ainsi
fixée.
Néanmoins, et dès lors que les actes de droit
souple des autorités de régulation sont de nature
à produire des effets notables, notamment de
nature économique, ou ont pour objet d’influer
de manière significative sur les comportements
des personnes auxquelles ils s’adressent, ils sont
soumis au contrôle du juge en application de la
décision d’Assemblée du Conseil d’État Fairvesta3.
Vecteur de transparence et de prévisibilité de son
action, les lignes directrices sont un instrument
privilégié de l’Autorité dans l’ensemble des secteurs
qu’elle régule. Conformément à ses valeurs de
transparence et de dialogue, l’Autorité adopte ses
1 CE, 10 juillet 2025, Société Aéroports de Lyon, req. n°494869.
2 Décision n°2023-052 du 9 novembre 2023 portant adoption de lignes directrices relatives à l’appréciation des niveaux de coût moyen pondéré du capital des périmètres
régulés des aéroports relevant du champ de compétence de l’Autorité.
3 CE, Ass., 21 mars 2016, Sociétés Fairvesta, req. n°368082.
Bénédicte
GRANGE
Directrice adjointe
au sein de la direction
des affaires juridiques
de l’ART
La parole à...
80
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81 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
L’ACTION CONTENTIEUSE DE L’ART
lignes directrices dans la majorité des cas après un
processus de consultation publique, permettant à
l’ensemble des acteurs du secteur d’exprimer leur
point de vue et d’éclairer la décision de l’Autorité.
Au cas particulier, le CMPC est au cœur de la
régulation des redevances aéroportuaires. En
effet, lorsqu’elle est saisie d’une proposition
tarifaire ou d’un projet de contrat de régulation
économique (CRE), l’Autorité s’assure que celle-ci
respecte le principe de « juste rémunération des
capitaux investis »4, c’est-à-dire qu’elle ne confère
pas de « sur-rémunération » à l’exploitant. La juste
rémunération des capitaux est, en application du
code des transports5, appréciée au regard du CMPC,
qui correspond au taux de rendement attendu par
les apporteurs de capitaux (actionnaires et
prêteurs). Or, aucun consensus économique
ou f inancier n’exis tant sur les métho des
d’appréciation des différents paramètres du
CMPC, celles-ci différaient selon les aéroports
et les compagnies aériennes. Dans ce contexte, et
dans un souci non seulement de transparence et
de prévisibilité mais aussi d’égalité de traitement
de l’ensemble des opérateurs régulés, l’Autorité a
précisé, dans des lignes directrices, les modalités
d’appréciation qu’elle retiendrait de chaque
paramètre du CMPC.
En quoi la décision du Conseil d’État
revêt une importance particulière
pour la régulation des redevances
aéroportuaires ?
La décision du 10 juillet 2025 du Conseil d’État est
importante à plusieurs égards.
D’une part, elle confirme, au cas particulier de
la détermination de la méthodologie de calcul du
CMPC, la compétence de l’Autorité pour intervenir
par voie de lignes directrices ainsi que la régularité
de la procédure suivie par l’Autorité pour ce faire,
notamment en ce qui concerne le déroulement de
la consultation publique ayant précédé l’adoption
de cette décision. Le cadre d’action de l’Autorité
est ainsi conforté.
D’autre part, elle confirme que la méthode de
détermination du CMPC retenue par l’Autorité est
exempte d’erreur de droit et que l’appréciation
faite de ses différents paramètres permet,
sur le périmètre régulé de chaque opérateur,
une juste rémunération des capitaux investis.
Compte tenu des enjeux précédemment rappelés
qui s’attachent à la détermination du CMPC,
cette décision permet de stabiliser le cadre de
régulation des redevances aéroportuaires et
d’offrir à l’ensemble des acteurs du secteur, en ce
compris les investisseurs, de la visibilité.
Cette clarification est d’autant plus importante
dans un contexte marqué par la conclusion
des premiers CRE depuis la réforme du cadre
de régulation aéroportuaire initiée fin 2023 et
l’engagement de négociations en ce sens entre
l’État et plusieurs exploitants d’aéroports. En
effet, ces contrats impliquent une régulation
pluriannuelle, les trajectoires tarifaires étant fixées
sur des durées de cinq ans voire jusqu’à dix ans
dans certains cas.
4 Articles L. 6327-2 et L. 6327-3 du code des transports.
5 Article L. 6325-2 du code des transports.
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82l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Un régulateur
en lien étroit
avec l’écosystème
des transports
Partager une expertise
et éclairer le débat public
Afin d’informer les acteurs du secteur des transports et éclairer le débat public,
l’ART a œuvré, en 2025, à produire des informations de qualité, notamment à
travers ses auditions auprès des pouvoirs publics, grâce à la publication d’études
thématiques et de rapports sectoriels.
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UN RÉGULATEUR EN LIEN ÉTROIT AVEC L’ÉCOSYSTÈME DES TRANSPORTS
83 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
sa participation aux réseaux européens et
internationaux de régulateurs (IRG-Rail,
Forum de Thessalonique des régulateurs
des redevances aéroportuaires, European
Network of Railway Regulatory Bodies,
Single European Railway Area Forum) ;
la co-régulation du tunnel sous la Manche
avec son homologue britannique, l’Office of
Rail & Road (ORR), et de l’aéroport de Bâle-
Mulhouse, avec l’Office fédéral de l’aviation
civile (OFAC) suisse ;
des rencontres bilatérales, notamment
avec la Commission européenne (Direction
générale de la concurrence – DG COMP –
et Direction générale de la mobilité et des
transports – DG MOVE).
Accompagner
les travaux du Parlement
Un régulateur impliqué dans les travaux européens
L’ART est régulièrement auditionnée par le Parlement sur
les enjeux de la régulation économique des transports
et les évolutions des secteurs régulés. Elle attache une
importance toute particulière à ce dialogue, essentiel au
bon fonctionnement institutionnel et démocratique de
notre pays.
En 2025, elle a été auditionnée à huit reprises par l’Assemblée
nationale et le Sénat sur divers sujets de régulation, comme
le rôle du transport ferroviaire dans le désenclavement du
territoire, ou les effets de la concurrence dans le ferroviaire
sur les finances publiques. Elle a également été auditionnée dans le cadre du projet de loi de finances
pour l’année 2026, notamment sur ses moyens financiers et humains, ainsi que sur son activité dans les
principaux secteurs qu’elle régule.
Un dialogue régulier
avec les autres autorités indépendantes
Les rencontres inter AAI/API
Comme le prévoit la loi de 2017 sur le statut des autorités administratives indépendantes (AAI) et
des autorités publiques indépendantes (API), l’ART collabore régulièrement avec ses homologues.
En 2025, les présidents des AAI et des API se sont réunis à deux reprises : en juin, à l’initiative de
l’ART, pour échanger sur la cybersécurité, l’intelligence artificielle et les enjeux de long terme de
la régulation, puis en décembre, à l’invitation de la Commission de régulation de l’énergie (CRE),
pour évoquer les enjeux de simplification et d’efficacité au bénéfice de l’ensemble des publics.
En 2025, l’ART a participé à la construction d’un espace européen pour une mobilité sans couture,
notamment à travers :
8
auditions
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84 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Les grandes
publications
de l’ART
Retrouvez l’ensemble
des publications de l’ART
dans le tome 2 du rapport
d’activité 2025.
Troisième édition du rapport sur l’ouverture
et l’utilisation des données de mobilité (février 2025)
Synthèse des travaux du comité de concertation
des gares routières (mars 2025)
Le marché du transport en France – Volume 4
(juillet 2025)
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UN RÉGULATEUR EN LIEN ÉTROIT AVEC L’ÉCOSYSTÈME DES TRANSPORTS
85 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Rapport de suivi économique et financier des
aéroports en 2024 (décembre 2025)
L’Essentiel du rapport sur le marché français
du transport ferroviaire de voyageurs et de fret
en 2024 (décembre 2025)
Document bilan – 15 ans d’action pour des
mobilités durables (septembre 2025)
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86 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
En lançant des consultations publiques et en organisant des évènements
et rencontres avec les acteurs du secteur, l’ART a partagé ses travaux et ses
réflexions, en cohérence avec la valeur de « dialogue » qui guide son action au
quotidien.
Les évènements organisés par l’ART
Comité de concertation des gares routières 2025, présidé
par Sophie Auconie, vice-présidente de l’ART – 4 avril 2025
Webinaire « Rencontres des données de mobilité 2025 »,
présidé par Sophie Auconie, vice-présidente de l’ART
– 13 juin 2025
Webinaire de consultation publique des usagers ferroviaires,
présidé par Sophie Auconie – 17 juin 2025
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UN RÉGULATEUR EN LIEN ÉTROIT AVEC L’ÉCOSYSTÈME DES TRANSPORTS
87 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Les visites de terrain
Les consultations publiques lancées en 2025
Déplacement au PC Sécurité
de la RATP – 7 mai 2025
Visite de l’aéroport Paris-Charles
de Gaulle – 17 octobre 2025
Thierry Guimbaud, Président de l’ART, accompagné
des vice-présidents Sophie Auconie, Florence
Rousse et Patrick Vieu, s’est rendu au PC Sécurité
de la RATP, en présence de Jean Castex, Président-
Directeur général du groupe RATP et de l’équipe
de direction. Cette visite a permis d’échanger
sur les enjeux liés aux prestations de sûreté et,
plus généralement, sur le rôle de régulateur
économique des transports publics urbains en
Île-de-France exercé par l’ART à l’égard de la RATP,
dans un contexte de transformation du secteur et
d’ouverture progressive à la concurrence.
En 2025, l’ART a poursuivi le travail de partage de ses travaux, ses
interrogations et ses réflexions en lançant une nouvelle consultation
publique, en cohérence avec la valeur de « dialogue ».
L’ART a consulté les parties prenantes intéressées sur la régulation des
dépenses d’investissements dans le cadre des contrats de régulation
économique (CRE) aéroportuaires conclus entre l’État concédant et les
aéroports. S’étant prononcée en 2025 sur les premiers avant-projets de
CRE, l’ART a souhaité recueillir les observations des acteurs concernés sur
les mécanismes de régulation des investissements proposés dans ses avis.
Thierry Guimbaud, Président de l’ART, accompagné
des vice-présidents Florence Rousse et Patrick Vieu,
a visité des infrastructures de l’aéroport Paris-Charles
de Gaulle. En présence de Philippe Pascal, Président-
Directeur général du groupe Aéroports de Paris (ADP)
et de l’équipe de direction, cette visite s’est inscrite
dans le cadre des travaux préparatoires du prochain
contrat de régulation économique (CRE) engagés par
le groupe ADP.
1
consultation
publique
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88 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
L’ART dans les médias Organisation de points presse
Interview de Thierry Guimbaud, Président de l’ART, dans
le journal Le Monde sur les missions du régulateur, le 28
juillet 2025.
Interview de Fabien Couly, directeur de l’observation des
marchés, pour le magazine Marianne, sur la hausse ressentie
des prix des billets de train en France – 7 juin 2025.
Interview de Fabien Couly, directeur de l’observation des
marchés, pour le magazine « Que choisir », sur l’état du
réseau ferré français.
Reportage dans la matinale « Bonjour ! » de Bruce Toussaint
sur TF1.
Point presse de présentation du quatrième rapport
multimodal aux médias pour un décryptage de ses
principaux enseignements – 1er juillet 2025.
Point presse en amont de la conférence des 15 ans de
l’ART – 10 septembre 2025.
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UN RÉGULATEUR EN LIEN ÉTROIT AVEC L’ÉCOSYSTÈME DES TRANSPORTS
89 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Les interventions de
l’ART dans des colloques,
conférences et tables
rondes
Interventions de Thierry Guimbaud,
Président de l’ART
Devant la Fédération nationale des travaux publics
(FNTP), sur le thème du financement des infrastructures
de mobilité (mars 2025).
Devant la mission d’information et d’évaluation de la
région Centre-Val de Loire (septembre 2025).
Devant la commission mobilité, transports et infrastructures
de Régions de France (février 2025).
Devant le conseil d’administration du Groupement des
autorités responsables de transports (Gart) (juin 2025).
Au Forum France-Italie des Infrastructures de Transport
2025, organisé par l’Institut pour les relations économiques
France-Italie sur le thème « La décarbonation du transport
aérien en Europe : propositions conjointes de la France et
de l’Italie pour une stratégie de l’UE sur les carburants, les
infrastructures et l’intermodalité » (avril 2025).
Devant la commission du système ferroviaire de l’Union
des Transports Publics et Ferroviaires (UTPF) (avril 2025).
Au colloque annuel de l’Association française du rail
(AFRA), sur le thème « La concurrence, une chance pour la
France » (septembre 2025).
Au congrès annuel de la Fédération nationale des
transports de voyageurs (FNTV), sur le thème « 10 ans
après la loi Macron » (octobre 2025).
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90 l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Interventions de Patrick Vieu,
vice-président de l’ART
Aux 32e Rencontres Transports et Mobilités, sur le thème
« Ouverture à la concurrence : le passage à l’acte ! » (octobre
2025).
À la matinale de Mobily-Cités, sur le thème « L’ouverture à la
concurrence, le changement c’est maintenant ! » (décembre
2025).
Au « Mardi d’Avenir Transports » organisé par l’association
Avenir Transports sur le thème « Quel avenir pour les
concessions autoroutières ? » (décembre 2025).
À une conférence citoyenne sur « l’avenir des concessions
d’autoroutes » organisée par l’Université de Reims
Champagne-Ardenne (février 2025).
À la conférence de la Commission espagnole nationale
des marchés et de la concurrence (CNMC) consacrée à
l’ouverture à la concurrence dans le secteur ferroviaire en
Europe (juin 2025).
Au congrès de l’UNSA-ferroviaire sur le thème des
enjeux et effets de la fragmentation ferroviaire liée à
l’infrastructure (juin 2025).
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91 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
UN RÉGULATEUR EN LIEN ÉTROIT AVEC L’ÉCOSYSTÈME DES TRANSPORTS
Le site internet
Grâce à son site internet, l’ART permet à l’ensemble de ses visiteurs
de suivre son actualité, en leur offrant notamment la possibilité de
s’inscrire aux différentes alertes de notification :
actualités
communiqués de presse
décisions et avis
consultations publiques
Présente sur LinkedIn, l’ART offre une autre possibilité de
se tenir informé de son actualité, en relayant ses actions,
publications, décisions et avis.
La chaîne YouTube de l’ART
Les réseaux sociaux
Nous suivre
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92l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Toutes et tous
au service
des usagers
et de la mobilité
En 2025, les agents de l’ART, aux profils variés et pluridisciplinaires, se sont
investis pour améliorer le fonctionnement des secteurs régulés, au
service des usagers et de la mobilité.
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1 Tous les chiffres de cette page ont été établis au 31 décembre 2025.
93 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
TOUTES ET TOUS AU SERVICE DES USAGERS ET DE LA MOBILITÉ
40 ans
d’âge moyen
4,2 années
d’ancienneté des
agents en moyenne
24 agents
promus
mobilités internes
96 %
de cadres
45 %
de femmes
55 %
d’hommes
86 %
d’agents
contractuels
14 %
de fonctionnaires
détachés ou
mis à disposition
94
collaborateurs
au 31 décembre 2025
102 ETPT
(équivalent temps plein travaillé)
en incluant les cinq membres
du collège
Effectif autorisé de
553
candidatures
reçues pour
10 postes ouverts
Plus de
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94l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
En cohérence avec les orientations stratégiques de l’ART, la mission des ressources
humaines se concentre notamment sur l’attractivité, la gestion et la fidélisation
des compétences, véritables leviers de sa performance.
La mission des ressources humaines de l’ART veille également à…
Accomplir un plan de formation ambitieux avec un taux de réalisation de 69 %, soit 79 formations
réalisées pour 137 participants ;
Mettre en place une communauté de managers visant à favoriser les échanges entre pairs ;
Assurer et promouvoir la qualité de vie et des conditions de vie au travail (QVCT), avec :
la semaine de la QVCT organisée en juin 2025 : compétition culinaire, blind test, petit déjeuner
« santé », etc ;
des questionnaires réguliers afin d’évaluer la QVCT des agents de l’ART ;
des séminaires de travail et de cohésion pour renforcer notre cohésion !
Accueillir et veiller à la bonne intégration des nouveaux collaborateurs (communication intranet,
journée des nouveaux arrivants, rapport d’étonnement) ;
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95 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
TOUTES ET TOUS AU SERVICE DES USAGERS ET DE LA MOBILITÉ
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96l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Organisation
& moyens
Alors qu’elle dispose de moyens en crédits limités pour exercer les
nouvelles compétences qui lui ont été confiées ces dernières années,
et dans un contexte de délais d’instruction contraints, l’ensemble des
effectifs de l’ART, comprenant un collège, une commission des sanctions
et des services, s’est mobilisé en 2025 pour construire une régulation
toujours plus performante, au service des usagers et de la mobilité.
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97 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
ORGANISATION & MOYENS
Organe décisionnel de l’ART, le collège définit les grandes orientations, adopte les avis et les
décisions – à l’exception toutefois des décisions de sanction – qui fondent sa doctrine générale.
Son indépendance est notamment garantie par le statut de ses membres. Ils sont nommés pour
un mandat de six ans, non révocable et non renouvelable ; en raison de leurs compétences
économiques, juridiques ou techniques dans le domaine des services numériques, du transport
terrestre ou aérien, ou pour leur expertise en matière de concurrence, notamment dans le domaine
des industries de réseau. Les fonctions de membre du collège de l’ART sont incompatibles avec un
certain nombre de mandats, activités et fonctions, conformément à la loi n° 2017-55 du 20 janvier
2017 encadrant le statut des autorités indépendantes et à la charte de déontologie. À l’issue
de leur mandat, les membres du collège ne peuvent occuper aucune position professionnelle, ni
exercer aucune responsabilité au sein d’une des entreprises ou entités relevant du champ de la
régulation pendant une période minimale de trois ans.
À la suite de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019 d’orientation des mobilités, le collège de
l’ART est composé de cinq membres permanents : un président et quatre vice-présidents.
-- 97 of 104 --
98l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Indépendante du collège, la commission des sanctions garantit la séparation entre, d’une part, les
fonctions de poursuite et d’instruction et, d’autre part, les fonctions de jugement. Elle se prononce sur
saisine du collège et peut sanctionner des entreprises régulées pour manquement à leurs obligations,
au terme d’une procédure contradictoire entre les parties.
Elle est composée de trois membres : un membre du Conseil d’État, un conseiller à la Cour de
cassation ainsi qu’un magistrat de la Cour des comptes, chacun nommé pour une durée de six ans, non
renouvelable.
M. Mathieu Le Coq, maître des requêtes au Conseil d’État, a été nommé président de la commission
des sanctions par décret du 29 mars 2022.
Chargés d’accompagner l’ART dans l’exercice de ses missions, notamment d’assurer la préparation et
l’exécution des avis et décisions adoptés par le collège, les services réunissent près de cent collaborateurs.
Les missions confiées par la loi à l’ART mobilisent des compétences variées et pointues en matière
d’économie, droit, audit et analyse financière, analyse de données et expertise sectorielle. Ainsi, l’ART
veille à recruter des collaboratrices et des collaborateurs disposant d’un haut niveau d’expertise.
Direction sectorielle de la
régulation des transports 2
(autoroutes, transport
routier de voyageurs)
Direction sectorielle
de la régulation des
transports 1 (transport
ferroviaire et RATP)
Direction de l’observation
des marchés (études,
services numériques de
mobilité)
Direction des ressources
et des systèmes
d’information
Direction
des affaires
juridiques
Direction de la
régulation financières
des transports
(aéroports, analyse
financière, audit
financier)
Collège
Secrétariat
général
Cabinet du
Président
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99 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
ORGANISATION & MOYENS
Thierry Guimbaud
Jordan Cartier
Secrétaire général
Geneviève Lallemand-Kirche
Secrétaire générale adjointe
N.
Directeur de cabinet
Joël Deumier
Directeur adjoint de cabinet,
chargé des affaires
européennes
Sophie Auconie
Charles Guené
N.
N.
Mathieu Le Coq
Marie Picard
N.
N.
Collège
Président
Vice-présidents
Secrétariat général
Karine Léopold
Service de
la communication
Cabinet du Président
Président
Déontologue
Direction
de l’observation
des marchés
(Études, services
numériques
de mobilité)
Fabien Couly
Directeur
Responsable
de domaine
Anthony Martin
Adjoint au directeur
Responsables
de domaine
Arnaud Cuisson
Jérémie Buton
Alix De Guerre
Responsables
de domaine
Pierre Terrier
Pauline Henriot
Responsables
de domaine
Éric Durot
Vincent Faraut
Julien Fonds
Responsables
de domaine
Bérengère Delom
de Mézerac
Victoire Guiraud
François Fourmeaux
Laetitia Lux
Service du
budget et de
la comptabilité
N.
Service de
la procédure
Isabelle Aka
Service des
ressources
humaines et du
développement
des compétences
Frédérique Garbe
Service des achats,
de la commande
publique et des
moyens généraux
Fabien Mariteau
Service des
systèmes
d’information
Boris Van der Beken
Direction de la
régulation sectorielle
des transports 1
(Transport
ferroviaire
et RATP)
Gaëlle Nguyen
Directrice
Cyril De Lagarde
Directeur adjoint
Direction de la
régulation sectorielle
des transports 2
(Autoroutes,
transport routier
de voyageurs)
Nicolas Wagner
Directeur
Jennifer Siroteau
Directrice adjointe
Direction
de la régulation
financière des
transports
(Aéroports,
analyse financière,
audit financier)
Isabelle Dechavanne
Directrice
Adrien Dubié
Directeur adjoint
Direction
des affaires
juridiques
(Conseil,
contentieux)
Élisabeth Cotte
Directrice
Bénédicte Grange
Directrice adjointe
Direction
des ressources
et des systèmes
d’information
Virginie Levet
Directrice
Jérémy Visage
Chef de mission
performance et
attractivité
Commission
des sanctions
Au 1er juin 2026
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RÉPARTITION
DES RESSOURCES
RÉELLES
RÉPARTITION
DES DÉPENSES
RÉELLES
Les dépenses de l’ART
100l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
En 2025, l’ART a été financée par une subvention de fonctionnement pour charges de service public
du programme 203, versée par la direction générale des Infrastructures, des transports et des mobilités
(DGITM) du ministère des Transports.
L’ART a reçu en 2025, un montant de 14,9 M€, dont 14,7 M€ au
titre de la subvention pour charges de service public (réserve
interministérielle non perçue, déduite), ainsi qu’ une subvention
de l’Union européenne au titre du projet “NAPCORE X” de
15 000 € (la différence correspondant à une régularisation
comptable).
La subvention 2025, qui n’a pas évolué par rapport à l’année
précédente, représente 81,4 % des ressources mobilisées qui
s’élèvent à 18,29 M€. Depuis la suppression des taxes affectées
prélevées sur les entreprises du secteur régulé en 2020, le
financement de l’ART provient partiellement de son fonds de
roulement, soit 3,39 M€ en 2025.
En 2025, les dépenses réelles de l’ART, constituées
des dépenses de personnel, de fonctionnement
et d’investissement, s’élèvent à un montant total
de 18,29 M€.
Les dépenses de personnel s’élèvent à la somme
de 12,42 M€ et représentent 67,9 % des dépenses
réelles totales. Les dépenses de fonctionnement
représentent 4,653 M€ soit 25,4 % et les dépenses
d’investissement un montant de 464 K€ soit 2,5 %.
L’externalisation des études économiques, sectorielles, juridiques et financières en matière de régulation
est de 335 000 €.
Ainsi, l’ART réalise en propre, l’essentiel des études nécessaires à son activité.
Ressources Prélèvement sur
le fonds de roulement
Personnel
Fonctionnement
Investissements
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101 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
ORGANISATION & MOYENS
Le fonds de roulement de l’ART a dû être mobilisé
pour couvrir l’écart entre ses ressources financières
et le montant de ses dépenses. Ces dernières ont,
en effet, fortement augmenté depuis 2015, avec
l’accroissement des effectifs qui a accompagné
l’élargissement des missions de l’ART à cinq
nouveaux secteurs, et l’approfondissement de ses
compétences dans le secteur ferroviaire. Le plafond
des emplois autorisés de l’ART est ainsi passé de
62,5 ETPT (Équivalent Temps Plein Travaillé) en 2015
à 102 ETPT depuis 2022, soit une hausse de 63 %. Or,
alors que ses ressources financières affectées étaient
de 11 M€ en 2015, la loi de finances pour 2025 a fixé
la subvention pour charges de service public de l’ART
à 15 M€, de sorte que les ressources financières de
l’ART par ETPT s’établissent aujourd’hui à un niveau,
en termes nominaux, inférieur de plus de 34 % à ce
qu’il était en 2015 et, en termes réels, de plus de
16 %. Le niveau structurellement insuffisant de la
dotation budgétaire allouée à l’ART la contraint ainsi,
depuis plusieurs années, à équilibrer son budget par
prélèvement sur son fonds de roulement, pour un
montant cumulé de 16,8 M€ sur la période 2020-
2025, lequel atteint désormais un niveau critique.
Ces dernières années, l’ART a réalisé d’importants
e f f o r t s d e g e s t i o n p o u r o p t i m i s e r s o n
fonctionnement et maîtriser ses charges, tout en
poursuivant son action régulatoire. Pourtant, cette
décorrélation systémique entre les ressources et
les besoins de l’ART atteint aujourd’hui un niveau
critique, susceptible de remettre en cause sa
pérennité organisationnelle et son indépendance,
notamment sa capacité à investir pour renouveler
ses équipements ou faire évoluer ses systèmes
d’information, alors qu’elle collecte d’importantes
quantités de données auprès des opérateurs des
secteurs qu’elle régule, dont elle doit assurer le
traitement et la protection.
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1Le PEReN est un service à compétence nationale créé par le décret n° 2020-1102 du 31 août 2020, placé sous l’autorité conjointe des ministres chargés de l’économie,
de la communication et du numérique, et rattaché au Directeur général des Entreprises pour sa gestion administrative et financière. L’objectif du PEReN est de
constituer un pôle d’excellence capable de venir en appui de l’ensemble des administrations d’État qui interviennent sur les sujets de régulation des plateformes
numériques (autorités administratives et publiques indépendantes comme directions ministérielles), en leur fournissant une assistance technique dans les domaines
du traitement des données, des sciences des données et des procédés algorithmiques. L’ART est inscrite dans la liste annexée au décret n° 2022-603 du 21 avril
2022 fixant la liste des autorités administratives et publiques indépendantes pouvant recourir à l’appui du pôle d’expertise de la régulation numérique et relatif aux
méthodes de collecte de données mises en œuvre par ce service dans le cadre de ses activités d’expérimentation. Elle peut donc recourir aux services du PEReN, dans
le cadre d’une convention établie entre les deux parties.
102l RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025
Mutualisation avec les services d’autres autorités
indépendantes ou avec ceux des ministères
L’ART a poursuivi sa politique de partenariat initiée au cours des dernières années :
participation aux échanges biannuels instaurés depuis 2017 entre les présidents de plusieurs
autorités indépendantes ;
partage d’expériences et de « bonnes pratiques », et réalisation de parangonnages portant à la
fois sur la régulation économique sectorielle, les ressources humaines (déontologie, pratiques
de recrutement, actualité juridique ayant trait à l’évolution du droit de la fonction publique,
mobilité RH, diffusion des offres d’emploi au sein des réseaux des autorités administratives
et publiques indépendantes, etc.) et les systèmes d’information (sécurisation des systèmes
d’information, traduction des évolutions réglementaires, échanges et partages sur les outils
métier, etc.) ;
constitution d’un groupement de commandes en 2021 avec l’Autorité des marchés financiers
(AMF) et la Haute Autorité de l’Audit (H2A), pour les prestations relatives à la fourniture
de titres de transport, ainsi que les prestations annexes (réservations d’hôtels) s’inscrivant
dans le cadre des missions effectuées par les agents. Ce marché mutualisé, renouvelé en
2025, permet la simplification des procédures administratives ainsi que l’obtention de tarifs
attractifs ;
participation au groupement de commandes permanent piloté par la direction des achats
de l’État depuis l’adhésion de l’ART en 2019 et à la centrale d’achat de l’UGAP ;
conventionnement avec le Pôle d’expertise de la régulation numérique (PEReN)1, permettant
à l’ART de disposer d’une assistance technique en matière de régulation des plateformes
numériques.
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103 RAPPORT D’ACTIVITÉ 2025 l
Rapports sectoriels (ferroviaire,
autocars, autoroutes), bilan semestriels
et synthèses des consultations publiques.
La chaîne
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Textes
de références
Glossaire des secteurs
régulés par l’ART
Base des avis
et décisions
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Directeur de la publication : Thierry Guimbaud
Rédacteurs en chef : Jordan Cartier, secrétaire général ; Joël Deumier, directeur adjoint de cabinet chargé des affaires européennes ;
Karine Leopold, cheffe du service de la communication.
Ont participé à la réalisation de ce rapport d’activité : Les services de l’ART
Rédaction & pilotage : Salomé Chaverondier
« La Parole à » : Nous remercions tous les auteurs de la rubrique « la parole à » qui se sont exprimés librement dans cette tribune.
Les propos tenus dans cette rubrique n’engagent que leurs auteurs.
Conception et réalisation : ENOTIKOM, agence conseil en communication
Crédits photos : Magnific, Envato, Service communication de l’Autorité de régulation des transports, Hervé Tallon / StudiosLight
Production, Jean-Nicholas Guillo.
Impression : Imprimerie de la direction de l’information légale et administrative en 550 exemplaires
Dépot légal : Juin 2026 - ISSN 2823-9296
PROSPECTUS
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