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30 juin 2026, 06:01
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COMMUNIQUE DE PRESSE – 4 novembre 2024
Distorsions de concurrence : les premières filières françaises tombent !
Depuis 2018, plusieurs filières agricoles françaises se battent à armes inégales face à leurs voisins
européens, sans même parler des concurrents hors UE. Ce non-sens, au sein d’un espace de libre
échange, découle d’une loi française de 2016 qui interdit l’usage de trois insecticides pourtant
autorisés au niveau européen, et bénéficiant de réévaluations régulières.
Si les produits de protection des cultures se font de plus en plus rares en Europe, particulièrement les
insecticides, la France continue de sur-transposer, à contre-courant de ses homologues européens.
En effet, l’Italie, 1er producteur européen de noisettes, autorise l’utilisation de l’acétamipride à ses
agriculteurs. Cette solution unique permet de lutter contre la punaise diabolique et le balanin, deux
insectes qui ont ravagé les deux tiers de la production française de noisette en 2024 ! Avec de
telles pertes enregistrées et aucune perspective d’amélioration, l’année 2024 pourrait signer la fin de
cette filière d’excellence, au profit de la noisette italienne et turque, mieux protégée, donc plus
compétitive.
La situation des producteurs français de noisettes préfigure celle de nombreuses autres filières, telles
que celle du kiwi, confrontée également à la punaise diabolique, ou encore les filières pêches-
nectarines, abricots ou pommes, qui peuvent subir des pertes allant jusqu’à la totalité de la
production, en cas d’attaque de pucerons particulièrement virulente. Les productions de légumes ne
sont pas épargnées non plus, puisque les laitues, les endives, les artichauts, les fraises et les choux
n’ont plus de solutions efficaces contre ce ravageur, contrairement à leurs voisins européens.
Les betteraviers français ont fait les frais de cette interdiction en 2020, avec des pertes de rendement
très importantes, et depuis, craignent chaque année une forte pression ravageur qui viendrait anéantir
la campagne. Les producteurs de plants de pommes de terre sont également dans l’impasse, et
assistent impuissants à des refus ou des déclassements de plus en plus importants. En production
de semences enfin, certaines surfaces (radis, trèfle violet...) sont en chute libre faute de solutions de
lutte efficaces contre les ravageurs.
A l’heure où le Président de la République s’érige en défenseur des productions agricoles françaises
face aux conséquences dramatiques du Mercosur, l’urgence exige aussi de rétablir une juste
concurrence au sein de l’Union européenne !
Plusieurs parlementaires, en tête desquels Lise Magnier à l’Assemblée nationale, ainsi que Laurent
Duplomb et Franck Ménonville au Sénat, ont déposé de nouveau des propositions de loi visant à
rendre aux agriculteurs français les mêmes moyens de protection des cultures que leurs concurrents
européens.
C’est désormais à la représentation nationale de choisir où sera produite, demain, l’alimentation
des Français : notre souveraineté alimentaire et énergétique en dépend !
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Contacts presse
CGB (Betteraviers) : Carine MEIER [email protected] - 06 27 05 23 80
FNAMS : Valérie TRIJEAN [email protected] - 06 83 86 86 85
FNP Fruits : Gilles BARAIZE [email protected] - 06 75 17 54 75
Légumes de France : Sylvestre BERTUCELLI [email protected] - 06 45 20 00 35
Association Nationale Pommes Poires : Sandrine GABORIEAU
[email protected] - 06 10 62 70 74
FN3PT (Plants de pommes de terre) : Bernard QUERE [email protected] - 01 44 69 42 60
ANPN (Noisettes) : Axel CRESTIAN [email protected] - 06 19 84 92 54
UNPT (Pommes de terre) : [email protected] - 01 44 69 42 45
UFS : Vanessa LAI [email protected] – 06 03 51 61 89
BIK (Kiwi) : Adeline GACHEIN [email protected] – 06 73 07 93 28
AOP Pêches et Abricots de France : Raphaël MARTINEZ
[email protected] – 06 09 98 38 09
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