Discours PCD AD 29 septembre 2025 prononce
Département du Doubs Espace presse
10 juin 2026, 00:20
Texte de la source originale
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Seul le prononcé fait foi
DISCOURS PRESIDENTE
ASSEMBLEE DEPARTEMENTALE
29 SEPTEMBRE 2025
Mesdames... Messieurs… les Conseillers départementaux... chers collègues...
Monsieur le Contrôleur général Directeur des services départementaux d’incendie et de secours …
Monsieur le Payeur départemental...
Monsieur le Président de la Chambre interdépartementale d’Agriculture Doubs – Territoire de
Belfort ...
Chers collaborateurs du Département...
Mesdames... Messieurs...
Avant d’ouvrir nos travaux, je souhaite que nous ayons une pensée pour Monsieur Guy Picard,
ancien conseiller général du canton de Boussières, ancien maire de Saint-Vit, qui nous a quittés
récemment.
Élu pour la première fois en 1982, il a siégé près de vingt ans dans cette assemblée, jusqu’en 2001.
Vice-président du Conseil général pendant plus de dix ans, il a consacré une part essentielle de sa
vie à servir son canton, mais aussi l’ensemble du département.
Tout au long de ses mandats, il a exercé de nombreuses responsabilités, dans les domaines de
l’éducation, de la culture, du sport, du tourisme, puis dans ceux de la voirie et des infrastructures.
Chacun se souvient de son engagement constant, de sa disponibilité et de son attachement au
service public.
À travers lui, nous saluons aujourd’hui une génération d’élus qui, avec sérieux et dévouement, ont
contribué à façonner le département que nous connaissons.
Je vous invite, mes chers collègues, à vous lever pour observer ensemble une minute de silence en
sa mémoire.
Avant d’entrer dans le cœur de nos sujets de la rentrée, je voudrais que nous commencions par
saluer … ensemble … deux visages de notre assemblée.
Un nouveau visage d’abord. Et un visage plus familier, ensuite.
Le nouveau visage, c’est celui de Laëtitia Moulin … notre nouvelle Directrice générale adjointe en
charge des solidarités.
Sa trajectoire professionnelle, dans des départements ruraux et montagneux … à l’ARS comme DRH
… montre qu’elle connaît la réalité de nos territoires … de nos sujets … et de nos équipes.
Trois mots résument sa feuille de route : alignement … cohésion … résultats.
Trois mots qui disent déjà beaucoup de son état d’esprit et ce qu’elle a déjà commencé à apporter
à notre maison départementale.
Au nom de notre Assemblée départementale, Laëtitia, je vous souhaite la bienvenue dans notre
collectivité et dans notre département du Doubs.
L’autre visage … plus familier … c’est celui de Monsieur le Payeur Départemental, Monsieur Guy
Lorenzelli, qui assiste aujourd’hui, pour la dernière fois à notre assemblée.
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Vous avez fait le choix d’une nouvelle affectation et pour une destination un peu plus au sud, m’a-
t-on dit.
Vous avez suivi et accompagné nos finances avec loyauté et rigueur.
Votre expérience nous a permis d’avancer avec sécurité dans un contexte souvent instable.
Pour cela … au nom de tous … je vous prie de recevoir nos sincères remerciements.
Nous vous souhaitons le meilleur pour la suite de votre carrière.
Ces deux visages … un qui arrive … un qui s’en va … nous rappellent une chose essentielle.
Derrière nos politiques publiques, il y a toujours des femmes et des hommes.
Tous portent, incarnent et transmettent.
Ils nous rappellent que le service public n’est pas une abstraction, il est fait de chair, d’engagement
et de conviction.
Et puisque nous parlons d’hommes et de femmes, regardons autour de nous.
Quand on lève les yeux, quand on regarde le monde et notre pays, ce que l’on voit, c’est la fragilité,
l’instabilité, le blocage et une colère, nourrie de ces trois ingrédients, qui ne cessent de grandir.
La guerre en Ukraine continue de meurtrir l’Europe.
Le Proche-Orient reste prisonnier d’un conflit sans fin.
Et les massacres … qu’ils soient du 7 octobre ou de Gaza … nous font tous horreur.
Nous osons à peine espérer que la reconnaissance par la France d’un État palestinien … débarrassé
du Hamas … puisse être le déclencheur d’un mouvement vers la paix, permettant enfin à deux
peuples de vivre côte à côte, libres et souverains.
Notre pays n’est pas épargné.
Depuis trop longtemps, la société française semble figée, comme paralysée par ses divisions et par
l’accumulation des crises.
Crise politique, crise sociale, crise démocratique…
L’instabilité domine, et l’immobilisme s’installe.
Trop de Français ont aujourd’hui le sentiment que la parole publique ne change plus rien, que
l’action politique ne produit plus de mouvement.
Or, mes chers collègues, l’Histoire nous enseigne une chose.
L’immobilisme n’est jamais une réponse.
L’immobilisme est toujours une régression.
Et face à l’instabilité, il faut un cap.
Face à l’incertitude, il faut des repères.
Le Département du Doubs en est un.
Il est stable.
Parce qu’il reste fidèle à ses valeurs, à ses solidarités, à ses engagements.
Il est en mouvement.
Parce qu’il innove, parce qu’il investit, parce qu’il prépare l’avenir.
Stabilité et mouvement.
Voilà notre identité. Voilà notre marque. Voilà notre force.
Et l’été qui vient de s’achever l’a montré une nouvelle fois.
Un été où … partout sur le territoire … j’ai vu cette force tranquille se traduire en réalisations
concrètes.
Partout sur le territoire, j’ai vu combien la stabilité de notre Département donnait de la force au
mouvement de nos communes.
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Les nombreuses inaugurations, auxquelles nous sommes présents, ne sont pas de simples
cérémonies protocolaires.
Et je voudrais, chacune et chacun d’entre vous, vous remercier parce qu’en étant à mes côtés vous
portez et vous donner du sens à la politique départementale.
Elles sont avant tout le signe que … malgré les incertitudes et les contraintes … la vie locale avance,
progresse, et que le Doubs se transforme positivement au service de ses habitants.
Je vais vous donner quelques exemples.
À Saint-Hilaire nous avons célébré un projet porté avec ténacité par les élus et soutenu par le
Département.
À Montbéliard, l’inauguration d’une nouvelle école maternelle, rénovée, rend concret la transition
écologique.
Une école, une voirie, un espace public, ce sont bien plus que des équipements : ce sont des lieux
où l’on vit mieux, où l’on transmet, où l’on prépare l’avenir.
À Villeneuve-d’Amont, j’ai vu une école inclusive où chaque enfant trouve sa place.
À Laviron, à Oye et Pallet, à Villers Saint Martin, à Levier, dans tous les cantons, partout, j’ai pu
constater la fierté des habitants autour d’une salle rénovée … d’un gymnase ouvert … d’une maison
de santé inaugurée.
Comme je m’y étais engagée le 4 février, auprès des maires et des élus, je suis allée, avec les
conseillers départementaux, à leur rencontre pour faire le point sur leurs projets dans le cadre des
instances de concertation. Il m’en reste une à faire.
Et partout, les maires, les adjoints, les associations m’ont fait part de cette même réalité.
La stabilité que nous leur garantissons dans nos budgets, dans nos politiques, rend possible le
mouvement des territoires.
Un mouvement porté avec courage et imagination par les communes et les intercommunalités.
À quelques mois des élections municipales, il me semble utile de saluer l’action des maires et de
leurs équipes mais également de rappeler l’importance de ce scrutin pour l’avenir de nos territoires.
Dans ce tour d’horizon de l’été, comment ne pas évoquer le Tour de France ?
L’étape du 26 juillet, avec son arrivée à Pontarlier, fut bien plus qu’une course cycliste. Ce fut une
fête populaire, un moment de communion, une vitrine pour tout le Doubs.
Le monde entier a vu nos paysages, nos villages, notre accueil.
Mais derrière les caméras, il y avait des centaines de bénévoles, des associations, des élus, des
habitants mobilisés.
Là encore, nous avons vu combien l’élan de notre territoire repose sur cette combinaison : un
Département stable, solide, et des forces vives qui avancent et rayonnent.
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Cet été fut aussi le temps du tourisme. Les chiffres sont clairs : notre département attire … il plaît …
il vit.
L’application « Explore Doubs » a dépassé les 18 000 téléchargements.
Le Pavillon des Sciences à Montbéliard a connu une croissance spectaculaire, avec une
fréquentation en hausse de 139 %.
Le Pôle Courbet a vu aussi sa fréquentation progresser à la faveur des deux magnifiques expositions.
Les sentiers Courbet ont vu les randonneurs et les promeneurs s’emparer de ces nouveaux parcours.
Certes … les visiteurs dépensent un peu moins dans les restaurants et les boutiques, mais ils
viennent … ils découvrent … ils restent.
Là encore, je tiens à souligner la stabilité de notre action et le mouvement que nous insufflons, pour
faire du Doubs une destination touristique qui compte et qui séduit.
Mais à côté des réussites … il y a eu aussi les épreuves.
Je veux parler de l’agriculture. La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a fait peser et fait peser
encore une menace lourde sur notre cheptel, sur nos exploitations et sur nos agriculteurs.
Nous avons eu des alertes sérieuses qui se sont révélées négatives. Mais la vigilance et la prudence
restent de mise, comme nous le rappelle la mise sous surveillance récente de cinq exploitations.
Je veux le dire ici avec gravité et reconnaissance. Nos agriculteurs ont été exemplaires.
Avec le Groupement de Défense Sanitaire (GDS), ils ont pris leurs responsabilités.
Notre laboratoire vétérinaire départemental a travaillé sans relâche pour apporter son expertise et
ses moyens.
Les organisateurs des comices, du super comice, de « Vache de salon », ont eu le courage d’annuler
leurs manifestations, alors que nous les attendions tous.
Ce sont des décisions douloureuses, difficiles, mais elles étaient responsables.
Alors je veux leur dire merci. Et ce n’est que partie remise.
L’année prochaine, nous ferons encore mieux.
Mais je veux aussi élargir mon propos.
Car nos agriculteurs ne sont pas seulement confrontés aux risques sanitaires : ils subissent aussi des
incohérences insupportables.
On leur demande de respecter les normes les plus exigeantes, souvent au prix de sacrifices … et
dans le même temps … on laisse entrer sur nos marchés des produits importés qui ne respectent
rien.
On exige l’excellence de nos producteurs, mais on accepte la médiocrité venue d’ailleurs. Cela n’est
pas acceptable.
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Je veux le dire clairement : notre agriculture mérite du respect … elle mérite de la clarté … elle
mérite de la loyauté.
Si nous voulons demain installer des jeunes, assurer la relève, donner une vision et une confiance,
alors il faut cesser de fragiliser notre modèle agricole par des distorsions de concurrence qui le
condamnent à petit feu.
Le Département n’a pas la main sur les accords commerciaux internationaux, mais il a un devoir :
celui d’être aux côtés de ses agriculteurs.
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Enfin … cet été nous a rappelé à quel point la solidarité est au cœur de notre mission.
Dans le domaine de la protection de l’enfance, nous avons été touchés au cœur avec le suicide d’un
jeune de 17 ans qui avait été placé dans un de nos foyers.
Je n’en dirai pas beaucoup plus, tant je trouve indécente et déplacée, l’exploitation médiatique que
certains en ont fait sur leurs réseaux.
Je veux juste rappeler que je suis allée à la rencontre des agents dès le premier jour pour leur
témoigner le soutien de notre collectivité.
Mais aussi leur assurer que le relais serait pris au sein des équipes pour permettre aux enfants
accueillis de continuer à bénéficier de la protection que nous leur devons.
Et je voudrais remercier en charge de l’enfance famille qui a pris le relai après moi.
Je terminerai en rappelant que nous avons lancé une enquête administrative qui suit son cours.
J’attendrai ses conclusions pour en parler plus longuement avec l’ensemble des groupes qui
composent cette assemblée.
Toutefois … sans rien atténuer de ce drame … en ce qui concerne la protection de l’enfance, je veux
aujourd’hui évoquer un autre moment.
Un moment de lumière : la cérémonie des diplômés de l’ASE, organisée le 27 août au Département.
Pour la neuvième année, nous avons mis à l’honneur 60 jeunes confiés à notre protection et qui ont
réussi leurs examens.
Ils sont venus partager leur parcours … leurs difficultés … mais surtout leurs rêves, leurs projets,
leurs envies.
Je n’oublie pas ces visages … ni la force de leur parole.
Ces jeunes nous rappellent que notre rôle, c’est de leur offrir un socle, une stabilité, pour qu’ils
puissent avancer … croire en eux … et se construire un avenir.
Et pour terminer ce tour d’horizon des principaux points de l’été, il me semble essentiel de parler
de la rentrée scolaire dans nos collèges.
Près de 26 000 collégiens ont repris le chemin de nos établissements.
Cette nouvelle année scolaire, comme l’année précédente, ce seront plus de 1,9 million de repas
qui seront servis … avec 30 % de produits locaux ... une part croissante de bio … et un gaspillage
alimentaire divisé par deux.
Ce sont des résultats dont nous pouvons être fiers, parce qu’ils traduisent très concrètement notre
exigence : offrir à nos enfants un cadre sain, équilibré, propice à la réussite.
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Cet inventaire estival, que je souhaitais partager avec vous, nous montre que dans un pays traversé
par les crises politiques, les tensions sociales, l’incertitude permanente, le Département reste un
repère.
Nous sommes la collectivité des solutions.
Nous sommes la collectivité de la stabilité.
Et cette stabilité, non seulement nous la revendiquons, mais nous la mettons en œuvre.
Aujourd’hui … maintenir nos subventions relève presque de l’exploit budgétaire.
Alors que partout ailleurs, les financements baissent, nous … nous tenons.
Nous assumons. Nous faisons le choix du soutien.
Et je veux le dire avec force : nous avons tenu sur tous les fronts.
Sur l’aide alimentaire.
Alors que tant de familles basculent dans la précarité, alors que les associations tirent la sonnette
d’alarme, nous continuons notre soutien.
Plus de 163 000 € sont engagés cette année encore pour aider ces associations qui … chaque jour …
accueillent, accompagnent, nourrissent.
Ce n’est pas seulement de l’argent : c’est une main tendue, un filet de sécurité pour les plus fragiles.
Sur la culture.
Partout ailleurs, le spectacle vivant souffre, les financements reculent. Mais pas dans le Doubs.
Contrairement à ce que beaucoup d’oiseaux de mauvais augures ont cru bon de raconter, nous
maintenons nos subventions au spectacle vivant à leur niveau de 2024.
Plus de 545 000 € seront votés aujourd’hui pour irriguer nos territoires, soutenir les festivals, les
lieux de diffusion, les compagnies, et permettre à toutes et tous, de la ville au village, d’avoir accès
à la culture.
Quand d’autres ferment le robinet, nous, nous gardons le cap.
Sur la lecture publique.
Dans un monde saturé d’écrans, nous continuons à soutenir les acteurs qui défendent le livre, la
lecture, la transmission du savoir.
Les sept associations et organismes déjà soutenus en 2024 le seront encore en 2025, pour un
montant de 24 325 €.
Parce qu’un enfant qui lit est un enfant qui s’émancipe, et parce qu’une société qui lit est une société
qui résiste.
Sur le sport.
Nous tenons aussi.
Les clubs phares du département, ceux qui portent haut nos couleurs, ceux qui font vibrer nos
communes, continueront à être soutenus. Plus de 635 000 € au total.
L’ESBF avec une belle victoire en coupe d’Europe samedi soir, le GBDH, Palente, le BesAC, Etupes,
l’Amicale cycliste bisontine : tous savent qu’ils peuvent compter sur le Département pour continuer
à former, à inspirer, à donner l’exemple.
Et au-delà, c’est aussi le sport de tous les jours, l’événementiel sportif, qui est accompagné.
Près de 60 000 € supplémentaires sont engagés cette année pour soutenir des compétitions, des
clubs, des associations, dans toutes les disciplines et dans tous les territoires.
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Sur nos collèges et la restauration scolaire.
Là aussi, nous tenons. Les prix des repas n’augmentent pas.
Pas un centime de plus demandé aux familles.
Sans rogner sur la qualité, bien au contraire.
C’est cela, la stabilité que nous revendiquons.
Permettre aux familles de respirer, tout en améliorant la qualité de ce que nous servons à nos
enfants.
Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion d’aller déjeuner dans nos collèges cette année. Je l’ai
fait à deux reprises, je me suis régalée et les enfants aussi.
Alors oui … dans ce contexte budgétaire incertain … maintenir ce niveau d’engagement est un
exploit.
Et c’est une fierté.
Mais c’est surtout un choix politique.
Celui de dire à nos habitants, à nos associations, à nos clubs : vous pouvez compter sur nous.
Mais la stabilité ne suffit pas.
Car la stabilité, si elle se fige, devient de l’immobilisme.
Et nous, nous avons choisi d’avancer.
Avancer, cela veut dire investir dans nos infrastructures. Sécuriser nos routes, moderniser nos
traversées de communes.
Ce n’est pas un luxe : c’est faciliter la mobilité, c’est soutenir l’économie et les commerces locaux.
J’en ai encore eu la démonstration tout récemment à Voujeaucourt, chez Martine Voidey, qui
m’avait aimablement invitée à venir voir les aménagements de la rue du Pont, et leurs effets positifs
sur les commerces riverains.
Là encore … notre stabilité nous permet le mouvement.
Cette année, 682 224 € supplémentaires sont engagés pour quatre nouvelles opérations OPSA à
Épeugney, Mandeure, Valdahon et Vercel-Villedieu-le-Camp en plus des 13 autres déjà prévues.
Ce sont des chiffres, oui.
Mais derrière ces chiffres, il y a des habitants qui rentreront chez eux plus sereinement … des
familles qui verront leur cadre de vie améliorée … des élus qui verront leur projet devenir réalité.
Avancer, c’est aussi irriguer nos territoires grâce aux contrats P@C. Derrière ce sigle, il y a des
projets très concrets.
Aujourd’hui, ce sont 34 opérations nouvelles, pour un montant global de 2,5 millions d’euros, qui
vont être soutenues.
Une salle des fêtes rénovée ici … une voirie refaite là … un espace de vie locale ailleurs.
Ces contrats P@C sont la preuve que le Département croit en ses communes, en ses
intercommunalités, et leur donne les moyens d’agir.
Avancer, c’est enfin soutenir des projets structurants qui marqueront durablement notre territoire.
Je pense notamment à notre soutien au plan synergie campus du pôle universitaire de Besançon ou
récemment au projet BIOME.
Même si le champ universitaire ne fait pas partie de nos compétences, nous nous engageons
volontairement sur ces projets.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que nous avons la conviction qu’ils sont utiles pour l’attractivité de notre
département.
Mais aussi … et peut-être surtout … parce que nous sommes attachés à offrir à toutes les jeunes du
Doubs les équipements et les lieux de formation qu’ils méritent.
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Je pense aussi à un autre domaine, à la blanchisserie du Refuge, dont nous avons posé la première
pierre. Un moment extraordinaire.
Ce projet, c’est un lieu où l’on conjugue solidarité et économie, où l’on redonne une chance à des
femmes et à des hommes qui en ont besoin.
Ce type d’initiative est la démonstration que notre stabilité peut être un tremplin … et que le
mouvement, que nous insufflons et accompagnons … peut changer des vies.
Avancer, c’est enfin miser sur les jeunes.
Cette rentrée, pour la cinquième fois, nous offrons un livre à chacun des 7 000 élèves entrés en 6ᵉ
dans nos collèges.
Ce geste, en apparence simple, est en réalité un acte politique fort.
C’est dire à chaque enfant que le savoir est une clé, que la lecture est une liberté, que la culture est
un droit.
Nous ne leur offrons pas seulement un livre d’ailleurs.
Nous leur offrons une porte vers l’avenir.
Voilà ce que signifie être une collectivité stable et en mouvement.
Tenir debout … tenir bon … mais avancer sans relâche.
Avant de conclure, je voudrais dire un mot sur un sujet qui a fait l’objet de quelques articles de
presse ces derniers jours.
Le rapport de la Chambre régionale des comptes sur l’EPCC de la Saline.
J’ai vu que le groupe Doubs Social Ecologique et Solidaire « réclamait » sur ces réseaux sociaux que
ce rapport soit débattu ici … aujourd’hui … en Assemblée départementale.
J’ai lu cela sur les RS.
Je vais vous le dire très clairement. Ce débat n’aura pas lieu ici.
Et je vais expliquer pourquoi.
Parce que … comme vous le savez parfaitement, puisque vous y siégez … et que vous étiez présents
… le débat sur ce rapport a déjà eu lieu le 17 septembre au sein du Conseil d’Administration de
l’EPCC de la Saline ;
Parce que, vous avez eu tout le loisir de poser toutes vos questions sur ce rapport et d’obtenir des
réponses ;
Parce que, vous avez pu constater que, parmi les quatre recommandations émises par la Chambre
régionale des Comptes, aucune ne concerne musicampus ;
Je parle des recommandations, c’est bien l’objet du rapport.
Parce que, comme vous le savez parfaitement, les recommandations ont déjà été prises en compte
par l’EPCC.
Les mesures correctives sont mises en place ou le seront bientôt suite aux décisions prises lors de
ce même conseil d’administration ;
Parce que vous avez pu constater que l’ensemble des partenaires et membres du CA de l’EPCC, que
ce soit le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté ou même l’Etat renouvelait leur confiance
à la direction de l’EPCC, ainsi qu’au projet Musicampus.
Je vous rappelle les propos du Préfet de région que vous avez entendus comme moi.
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Il a été rappelé très clairement … - je le cite - … « Le projet portant création de la SAS Musicampus
dont l’EPCC est à la fois à l’initiative et actionnaire répond sans ambiguïté aux objectifs poursuivis
et aux modalités d’intervention de l’appel à manifestation d’intérêt « Culture, patrimoine et
numérique » qui consistait à soutenir le rapprochement d’établissements culturels publics et de
partenaires technologiques issus du secteur privé au sein de « sociétés de projets » financées pour
le compte de l’État par la Caisse des dépôts et consignations. »
La création de musicampus n’est donc pas une anomalie juridique.
Parce que, vous énoncez trop de contre-vérités dans vos publications pour que nous puissions
envisager d’avoir un débat serein au sein dans cette assemblée.
À titre d’exemple, quand vous affirmez que vous n’avez pas eu de réponse à vos interrogations de
janvier 2023.
Je vous le rappelle… C’est faux … et vous le savez parfaitement … puisque nous avons organisé le 27
février 2023, à la suite d’une assemblée, deux heures d’échange avec le Directeur de l’EPCC.
C’est vrai 2023 c’est loin mais vous aviez pu poser vos questions.
Deux heures qui ont permis d’expliquer notamment le fonctionnement de musicampus et répondre
à vos questions.
Et parce qu’enfin, le Département du Doubs n’a pas été saisi par la Chambre régionale des comptes
pour se prononcer sur ce rapport.
Raison pour laquelle il n’est pas à l’ordre du jour de notre Assemblée.
Ce qui n’est pas le cas du rapport de la CRC « Les collectivités territoriales face aux enjeux de leur
patrimoine monumental en Bourgogne Franche-Comté », le Rapport 402, pour lequel nous avons
bien été saisis pour avis.
Nous l’avons donc inscrit à l’ordre du jour.
Voilà la règle … voilà la cohérence.
Nous ne refusons donc pas le débat.
Nous le replaçons au bon endroit.
Par contre … ce que nous refusons … c’est que ce rapport serve de prétexte au dénigrement
systématique auquel vous vous livrez depuis trop longtemps au sujet de la Saline et de son action.
Le Département ne se laisse pas dicter son tempo par l’agitation du moment.
Nous avançons et nous avancerons à notre rythme.
Et c’est avec ce même état d’esprit que … je vous l’annonce … nous voterons en décembre un budget
sincère, solide, équilibré.
Nous le ferons avec méthode.
Nous le ferons avec rigueur.
Nous le ferons, avec la conviction qu’en politique comme dans la vie, mieux vaut avancer droit que
s’agiter dans tous les sens.
Parce que c’est la régularité, la constance, la force tranquille, qui tracent les sillons les plus fertiles.
Et il le faut … car nous avons devant nous, dans le Doubs comme dans tout le pays … des défis
immenses à relever.
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Il y a d’abord le défi des jeunesses.
Des jeunesses, trop souvent reléguées, trop souvent réduites à des statistiques ou à des
inquiétudes.
Or nos jeunesses, nous le savons, sont pleines de talent, d’envie, de force créative.
Nous devons considérer nos jeunesses comme une chance, non comme un problème.
Leur donner des moyens … les écouter … leur faire confiance.
Il y a aussi le défi du travail.
Depuis trop longtemps, beaucoup de français ont le sentiment, parce qu’ils le vivent, que le travail
ne paie plus.
Comment accepter qu’une personne qui se lève tôt, qui se donne à fond, qui assume ses
responsabilités, n’arrive pas à vivre dignement de son salaire ?
Comment admettre, pour un père, pour une mère, que leurs enfants vivront peut-être moins bien
qu’eux malgré les sacrifices qu’ils font pour eux ?
Ce n’est pas seulement une question économique : c’est une question de justice sociale et de
cohésion nationale.
Si le travail n’émancipe plus, c’est le pacte républicain lui-même qui vacille.
Et puis il y a le défi des collectivités.
Trop souvent, l’État centralisé les entraves, les bride, leur impose des normes toujours plus
nombreuses, sans leur donner les moyens correspondants.
Pourtant, chacun le sait … les solutions sont ici … dans les départements … dans les communes …
les intercommunalités … au plus près des habitants.
Alors je le dis clairement : après le temps du « bloquons tout », il est urgent d’ouvrir le temps du «
débloquons tout ».
Et puisque le nouveau premier ministre en fait un sujet prioritaire, je lui dis, comme je le dis partout :
Donnons de l’air aux collectivités locales, elles sauront respirer pour tout le pays !
Mes chers collègues,
En cette rentrée, nous avons parlé de nos réussites, de nos épreuves, de nos projets.
Nous avons parlé de stabilité et de mouvement.
Mais au fond, tout cela se résume en une conviction simple : le Doubs avance, et il avance avec
confiance.
Si notre Département est fort, c’est parce qu’il est enraciné dans ses communes, dans ses villages,
dans ses intercommunalités.
C’est parce qu’il sait écouter ses élus locaux, ses associations, ses habitants.
C’est là que réside notre légitimité … c’est là que se construit notre action.
Nous savons ce que nous devons à l’engagement des élus de terrain, à leur ténacité, à leur
inventivité.
C’est ensemble que nous tenons le cap de la stabilité.
C’est ensemble que nous portons le mouvement qui fait avancer nos territoires.
Et je veux le dire très clairement : le Département est la collectivité de la proximité, mais aussi la
collectivité de l’avenir.
Parce qu’ici … dans le Doubs … nous savons que la proximité n’est pas le repli, elle est la condition
même de la confiance et du progrès.
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Alors … dans un monde traversé par les crises … dans une France qui cherche ses repères … le
message du Doubs doit être entendu : il existe un territoire qui croit en lui-même, qui croit en ses
habitants, qui croit en l’avenir.
Un territoire qui ne cède ni au fatalisme, ni à la résignation.
Un territoire qui prouve, chaque jour, qu’il est possible de conjuguer la fidélité aux racines et
l’audace de l’avenir.
Et ce territoire s’appelle : le Département !
Je vous remercie.
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