20201210 intervention g roux de bezieux
USI Actualités
11 juin 2026, 06:00
Texte de la source originale
Le Président du MEDEF invité au Conseil d’Administration de l’USI
Geoffroy Roux de Bézieux a participé au dernier conseil d’administration de l’Union des
stockistes industriels (USI) le 10 décembre dernier. L’occasion pour le Président du MEDEF de
partager sa vision sur l’état de santé de la France et ses inquiétudes pour le secteur pétrolier.
Accueilli par Mickael Jouet, Président de l’USI, Geoffroy Roux de Bézieux a décrypté pour les
adhérents, sa vision de l’état général du pays au regard de la situation de crise sanitaire et
économique. Une perception nourrie par ses rencontres fréquentes avec le Gouvernement et
les organisations syndicales.
Le Président du MEDEF a d’abord évoqué les écarts géopolitiques et économiques constatés
entre les continents et entre pays au sein de l’Europe à ce stade de la crise. Il a rappelé le rôle
fondamental, stabilisateur et protecteur, des institutions européennes et notamment de la
Banque Centrale Européenne.
Il a ensuite abordé deux thèmes centraux pour les membres de l’USI :
- Les modalités de sortie de crise sanitaire et l’évolution des règles concernant le télétravail ;
- La transition énergétique et les projets gouvernementaux pris en fonction des objectifs
européens du Green Deal.
Sur la question du télétravail, Geoffroy Roux de Bézieux a rappelé les principes qui ont guidé
le MEDEF lors de la négociation de l’accord national interprofessionnel récemment signé avec
la majorité des organisations syndicales, à savoir la définition de mesures adaptées à
législation constante, et des mesures préconisées à adapter par les entreprises.
Son exposé s’est naturellement conclu par une séance de questions/réponses
particulièrement riche.
Aux membres de l’USI manifestant leur consternation de voir l’Etat apporter un soutien
systématique au « tout électrique » sans tenir compte du bilan CO2 complet, Geoffroy Roux
de Bézieux a confirmé qu’il partageait leurs inquiétudes, ajoutant que si le Gouvernement se
confortait dans cette voie, des pans entiers du secteur de l’industrie, parmi lesquelles de
nombreuses PME/TPE réparties sur le territoire national pourraient disparaître. C’est dans le
secteur de la sous-traitance automobile que le risque est le plus important avec des pertes
d’emplois à la clef (la crise COVID accélérant le processus). Par ailleurs, il a reconnu partager
avec les membres de l’USI l’inquiétude face à la volonté gouvernementale d’une électrification
à marche forcée du mode de chauffage des particuliers, au détriment du fioul domestique,
énergie très flexible par définition. Cette transition accroit les risques de tension sur les
réseaux et rendra indispensable des investissements lourds dans des moyens massifs de
production électrique, tels que le nucléaire.
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