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Régions Françaises
5 mai 2026, 14:42
Texte de la source originale
Le 5 mai 2026
Matiullah Wesa, lauréat du Prix Liberté 2026
Remis par des jeunes de 15 à 25 ans du monde entier, le Prix Liberté récompense
chaque année une personne ou une organisation engagée dans un combat exemplaire
en faveur de la liberté.
18 708 jeunes issus de 75 pays viennent de désigner Matiullah Wesa, lauréat de la
huitième édition du Prix Liberté pour son combat en faveur de l’éducation en
Afghanistan. Le vote des jeunes du monde entier s’est déroulé du 20 mars au 30 avril
2026. Les deux autres nommés étaient : Nemonte Nenquimo et China Labor Watch.
La cérémonie du Prix Liberté 2026 aura lieu jeudi 4 juin à 14h au Zénith de Caen en présence
de plus de 4 000 jeunes et de trente Vétérans du Débarquement et de la Seconde Guerre
mondiale.
LE LAURÉAT
Matiullah Wesa
Matiullah Wesa
Matiullah Wesa a grandi dans une province rurale en Afghanistan
où l’accès à l’éducation est particulièrement restreint pour les filles.
À 17 ans, il fonde PenPath, un collectif de 3 000 bénévoles
sensibilisant à l’importance de l’éducation pour tous et toutes.
Depuis la reprise du pouvoir par les talibans en 2021, il assiste à
une détérioration de la situation des droits de l’Homme dans son
pays.
Arrêté arbitrairement en mars 2023, il est détenu pendant 7 mois
par les talibans à cause de son engagement. Matiullah Wesa agit
concrètement en créant des écoles dans les villages les plus
reculés et souhaite aussi faire changer les mentalités en
sensibilisant la population à l’importance de l’éducation des filles.
A l’heure actuelle, Matiullah Wesa mène toujours son combat en
Afghanistan.
LES DEUX AUTRES NOMMÉS
China Labor Watch
China Labor Watch est une ONG basée à New York et fondée en
2000 par l’activiste Li Qiang, pour la défense des droits des
travailleurs chinois. Elle est créée à une époque où la Chine devient
une terre de production peu coûteuse pour de nombreuses
marques internationales. Avec son industrialisation rapide et la
mondialisation des productions, la situation s’est depuis fortement
aggravée. Conditions de travail dangereuses, travail des enfants,
restriction de la liberté syndicale : les violations des droits de
l’Homme sont omniprésentes dans les usines chinoises. China
Labor Watch enquête sur ces abus pour informer les médias et la
communauté internationale. Elle fait pression sur les grandes
marques internationales notamment pour que la fast fashion ne soit
plus synonyme de conditions de travail inhumaines et dégradantes.
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Nemonte Nenquimo
Leigh Vogel
Nemonte Nenquimo a grandi en Amazonie au sein du peuple
Waorani, une des treize nationalités indigènes reconnues par
l’Equateur. En 2015, elle fonde l’ONG Alianza Ceibo pour protéger les
terres ancestrales de l’exploitation et valoriser la culture de peuples
autochtones. Son combat pacifique se fait notamment devant les
tribunaux et elle remporte en 2019 une première victoire contre
l’expropriation et le rachat abusif des terres par l’industrie pétrolière.
En 2020, le Magazine Time la place parmi les 100 personnes les plus
influentes du Monde et la même année, elle reçoit le Prix Goldman
pour l’environnement. Nemonte Nenquimo est la porte-parole des
peuples autochtones, souvent oubliés et invisibilisés dans les
décisions politiques nationales et internationales. En août 2023, elle
rassemble les Équatoriens derrière un référendum à l’issue duquel est
voté l’arrêt de l’exploitation du pétrole dans le Parc national Yasuni.
UN PRIX UNIQUE DECERNÉ PAR LES JEUNES DU MONDE ENTIER
Créé et porté par la Région Normandie en partenariat avec l’Institut International des Droits
de l’Homme et de la Paix, les Autorités Académiques et le réseau Canopé, le Prix Liberté est
un dispositif pédagogique de sensibilisation à la liberté, à la paix et aux droits de l’Homme
ancré dans les valeurs portées par le Débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Il invite les
jeunes de 15 à 25 ans en France et dans le monde entier, à désigner chaque année une
personne ou une organisation engagée dans un combat récent et exemplaire en faveur de la
liberté.
« Dans un contexte international marqué par de fortes tensions et des atteintes aux droits
humains fondamentaux, il est essentiel de donner toute sa place à la jeunesse. Son regard
lucide, son engagement et sa capacité à défendre des valeurs universelles sont
indispensables pour construire l’avenir. En offrant aux jeunes un espace d’expression, le Prix
Liberté leur permet de mettre en lumière le combat de défenseurs des droits humains et de la
dignité. À travers cette initiative, la Région Normandie réaffirme son attachement à la liberté,
à la démocratie et à la transmission de ces valeurs aux nouvelles générations » Hervé Morin,
Président de la Région Normandie.
Bertrand Deniaud, Vice-Président de la Région Normandie, chargé des lycées et de
l’éducation revient sur le succès croissant du Prix Liberté : « La désignation de Matiullah
Wesa est la confirmation que la jeunesse du monde attache la plus grande importance à
l’égalité des filles et des garçons. Cet attachement est aussi marqué pour l’éducation dans ces
temps où la manipulation des esprits est de mise dans de nombreux pays. La jeunesse montre
qu’elle a bien compris que l’éducation est la base de toute liberté, savoir lire écrire compter,
connaître son histoire sont les premiers fondements d’une réflexion libre et éclairée. Ce choix
confirme l’universalité de la notion de liberté et nous oblige à suivre l’exemple donné par la
jeunesse de l’écouter, la considérer et la porter au plus haut. »
Hadja Idrissa Bah, Présidente du Jury du Prix Liberté 2026 : « Notre liberté, c’est notre
voix. Et notre voix, c’est notre pouvoir. Du Prix Liberté 2023 au rôle de Présidente du Jury
international 2026, mon engagement reste le même : faire entendre les voix des jeunes de
Guinée et d’ailleurs, et prouver qu’ensemble, nous pouvons changer le monde. C’est ce que
démontre également l’engagement quotidien de Matiullah Wesa. Être un homme, c’est aussi
se lever pour les filles, défendre leur droit à apprendre et leur ouvrir les chemins qu’on a trop
longtemps fermés. »
LES TEMPS FORTS DE LA HUITIÈME EDITION DU PRIX LIBERTE
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L’édition 2026 s’est articulée autour d’un dispositif éducatif en 3 grandes étapes :
1. L’appel à proposition « Notre Prix Liberté 2026 », clos le 13 janvier 2026, a permis à
tous les jeunes de proposer une personne ou une organisation. 3 223 jeunes de 15 à 25
ans issus du monde entier ont ainsi proposé 934 dossiers de candidature.
2. Les délibérations du jury international composé de 24 jeunes issus de 13 pays :
Allemagne, Bénin, Danemark, États-Unis, Ghana, Guinée, Haïti, Inde, Italie, Madagascar,
Norvège, Suisse et Ukraine. Présidé par Hadja Idrissa Bah militante en faveur des droits
des femmes et des enfants, le jury a révélé vendredi 13 février le nom les trois nommés
de la huitième édition du Prix Liberté : China Labor Watch, Nemonte Nenquimo et
Matiullah Wesa.
3. Un vote en ligne du 20 mars au 30 avril 2026, ouvert aux jeunes âgés de 15 à 25 ans, de
toute nationalité.
Avec le soutien de l’Institut international des droits de l’Homme et de la paix, les jeunes
intègrent un dispositif pédagogique qui les accompagne dans la compréhension des enjeux
des libertés humaines et qui les encourage à exprimer leurs propres opinions sur des sujets
différents comme la liberté d’expression, la démocratie, la tolérance.
Rappelons que le Prix Liberté avait été remis en 2019 à Greta Thunberg pour son combat
pour une justice climatique ; à Loujain Al Hathloul en 2020 pour son combat en faveur des
droits des femmes en Arabie Saoudite ; à Sonita Alizada en 2021 pour son combat contre le
mariage forcé des jeunes filles en Afghanistan ; en 2022 à l’association Child’s Right and
Rehabilitation Network (CRARN) fondé par Sam Itauma, pour sa lutte contre les
discriminations des « enfants sorciers » au Nigeria ; en 2023 au Club des jeunes filles
leaders de Guinée, fondé par Hadja Idrissa Bah, pour son combat contre les mutilations
génitale set les mariages forcés, et en 2024 à Motaz Azaïza, jeune photo reporter palestinien
ayant couvert le conflit au cœur de Gaza, pour son combat en faveur de la liberté de la presse
et du droit à l’information, et en 2025 à Gisèle Pélicot, pour son engagement en faveur de la
lutte contre les violences sexuelles.
https://prixliberte.normandie.fr/
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