Planifier la decarbonation par les ressources locales Synthese The Shift Project

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11 juin 2026, 06:00

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DANS LE CADRE DE NOTRE PLAN ROBUSTE POUR L’ÉCONOMIE FRANÇAISE PLANIFIER PAR LES RESSOURCES LOCALES EAU, SOL, BIOMASSE, ÉNERGIES : CONJUGUER DÉCARBONATION ET SPÉCIFICITÉS TERRITORIALES Synthèse - Décembre 2025 LE THINK TANK DE LA TRANSITION BAS CARBONE -- 1 of 9 -- La double contrainte carbone, un enjeu commun, mais de fortes disparités territoriales Dépendance aux ressources fossiles D’un département à l’autre la dépendance aux hydrocarbures peut varier du simple (Lozère, 1,4 TWh) au quarantuple (Bouches-du-Rhône, 55 TWh). Les consommations de pétrole sont principalement déterminées par la démographie pour les mobilités, la présence d’axes routiers pour le fret, ou la présence d’industries pétrochimiques. Les consommations de gaz sont principalement déterminées par la démographie et le climat local pour le chauffage, la présence d’industries agroalimentaires ou de chimie pour l’industrie, ou de centrales électriques au gaz. Tous les territoires ne sont donc pas égaux face aux chocs énergétiques, qu’il s’agisse de difficultés d’approvisionnement ou de fluctuation des prix. Planifier la transition climatique et énergétique suppose une approche différenciée selon les territoires Pour un même usage, les territoires auront donc des capacités d’activation de leviers de décarbonation différents en fonction de leurs spécificités. Pour la mobilité quotidienne par exemple, certains territoires présentent moins de contraintes topographiques, démographiques ou urbanistiques pour développer le report modal de la voiture individuelle thermique vers les transports en commun ou les mobilités actives, tandis que d’autres devront maintenir une part plus importante de voiture individuelle et s’appuyer davantage sur leur électrification. Les émissions territoriales de gaz à effet de serre sont, avec les dépendances aux énergies fossiles, les deux faces d’une même pièce qui traduit des morphologies économiques, démographiques ou spatiales différenciées selon les territoires. Émissions de gaz à effet de serre (GES) D’un département à l’autre, les émissions de GES peuvent être multipliées par trente (Territoire de Belfort - 0,7 MtCO²eq, Bouches-du-Rhône - 22 MtCO²eq). La présence de sites industriels émetteurs est le principal déterminant des disparités territoriales. Dans le département du Nord, où se trouve par exemple l’usine sidérurgique d’ArcelorMittal (12 MtCO²eq/an), 54 %des émissions sont liées à l’industrie. Tous les territoires n'ont donc pas la même contribution directe au changement climatique, sans que cela présuppose une responsabilité différenciée. La compréhension de ces contrastes territoriaux est essentielle pour concevoir et mettre en œuvre des stratégies de décarbonation à toutes les échelles : nationale, régionale, départementale et communale. P.2 — Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources locales —Synthèse P.3 -- 2 of 9 -- Les ressources locales, un levier essentiel de la décarbonation de notre économie Eau, sol, biomasse agricole et forestière, électricité : toutes ces ressources jouent un rôle central pour décarboner notre pays au rythme attendu (production d’énergie bas carbone, relocalisation d’activités économiques) tout en renforçant notre souveraineté. Transport, bâtiment, industrie, agriculture ou encore production d’énergie : tous les secteurs en dépendent pour mettre en œuvre leur transformation. Ces ressources sont inégalement réparties sur les territoires, localement limitées et allouées principalement à des usages non énergétiques. Reprendre notre destin énergétique et climatique en main revient donc à relocaliser des risques peu maîtrisables d’un système fondé sur les énergies fossiles vers un système plus contraint mais plus maîtrisable car fondé sur les ressources dont nous disposons. La planification de la décarbonation et de l’adaptation ne peut donc faire l’économie d’une réflexion approfondie sur la capacité réelle des territoires à produire, mobiliser et réguler ces ressources, dans un contexte de changement climatique et de contraintes énergétiques croissantes. Cascade de la décarbonation par les ressources locales Biomasse forestière Chaleur Électricité Eau Biomasse agricole Gaz Pétrole Sol Ressources fossiles Bâtiment Industrie Transport Production d'énergie Biogaz Biocarburant Hydrogène E-Fuel Face à la double contrainte carbone qui s’impose à elle – raréfaction progressive des énergies fossiles d’une part, intensification des effets du changement climatique d’autre part – la France et ses territoires n’ont pas d'autres alternatives que d’engager une transformation profonde des modèles énergétiques, économiques et d’aménagement du pays. Agriculture et sylviculture Principaux usages non-énergétiques liés à la décarbonation Principaux usages énergétiques liés à la décarbonation Dépendances actuelles aux énergies fossiles P.4 — Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources locales —Synthèse P.5 -- 3 of 9 -- La croissance des besoins en électricité pourrait accroître les conflits d’usage dans les territoires industriels et les territoires peuplés L’industrie est le secteur qui devrait le plus tirer l’augmentation des besoins en électricité dans les années à venir, portée par l’électrification de certaines industries énergivores et par la relocalisation ou le développement de certaines industries jugées stratégiques (y compris les centres de données). Dans le Nord, les Bouches-du-Rhône, la Seine-Maritime, la Moselle ou le Haut-Rhin, qui sont les principaux territoires industriels concernés, cela augmenterait leurs besoins totaux en électricité de 140 % en moyenne. 10 0 20 40 30 50 60 Évolution des besoins en électricité d'ici à 2050 Consommation en 2022 Augmentation des besoins d'ici 2050 (Industrie, Mobilités, Fret) Surplus des besoins liés aux eSAF d'ici 2050 Les besoins liés à l’électrification des voitures particulières pourraient se concentrer dans les couronnes urbaines, et être plus diffus dans les zones peu denses. La consommation totale d’électricité par département augmenterait alors jusqu'à + 20 % (Oise) par rapport à aujourd’hui. Surplus des besoins en électricité liés aux eSAF pour les 10 départements les plus consommateurs en 2050 Industrie Mobilité Consommation électrique en 2022 Fret Certains territoires devraient cumuler électrification et développement de l’industrie, électrification des véhicules particuliers et du fret. C’est le cas de départements industriels comme le Nord, les Bouches-du-Rhône, la Seine-Maritime ou encore la Moselle. Le cumul des nouveaux besoins en électricité pourrait atteindre jusqu'à 22,3 TWh en Seine Maritime, soit l'équivalent de la production de près de deux nouveaux EPR. Une telle évolution poserait localement des défis majeurs pour le renforcement des infrastructures et la sécurisation de l’équilibre du réseau électrique, soulignant un risque élevé de conflits d’usage en cas de difficultés à y parvenir. En ajoutant le développement des carburants aériens synthétiques (eSAF), l’augmentation des besoins multiplierait la consommation électrique totale des principaux départements industriels par 4 en moyenne. Un niveau qui pourrait excéder les capacités des réseaux à court et à moyen termes sur ces mêmes territoires et qui se traduirait localement par des conflits d’usage et des arbitrages sous contrainte. Nord Seine- Maritime Bouches- du-Rhône Moselle Haut- Rhin Rhône Paris Isère Loire- Atlantique Seine- et-Marne P.6 — Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources locales —Synthèse P.7 -- 4 of 9 -- L’accroissement des besoins en biomasse pour la production d’énergie devrait accentuer la compétition territoriale iA iA iA L’augmentation estimée de l’usage du bois comme énergie en substitution aux fossiles pourrait entrer en concurrence avec son usage industriel, et créer des conflits d’usage entre territoires. L’augmentation des besoins en bois énergie pourrait s’élever à + 28 % dès 2030 par rapport à 2021*. Elle devrait être concentrée dans les zones urbaines pour les réseaux de chaleur, dans les territoires industriels pour les usages énergétiques dans l’industrie, et plus diffuse pour le chauffage résidentiel. Sans recours à davantage d’importations, cette hausse prévue des usages énergétiques du bois devrait accentuer la concurrence avec son usage industriel, et renforcer la dépendance de certains territoires à une ressource dont ils disposent relativement peu. L’artificialisation est aujourd’hui fortement concentrée sur les côtes Atlantique, celles de la Manche et de la Méditerranée, concentrant 40 % de l’artificialisation entre 2013 et 2023, pour des départements représentant 27 % de la surface de l’Hexagone. Si les dynamiques actuelles d'artificialisation se poursuivent, l'accès au foncier disponible deviendra plus disputé dans certains territoires. En Vendée par exemple, poursuivre le rythme actuel conduirait à artificialiser près de 12 000 ha supplémentaires d’ici 2050. Cela viendrait générer une tension sur le foncier agricole alors même que ce département pourrait avoir à mobiliser 10 000 ha supplémentaires simplement pour contribuer à l'effort de relocalisation des productions de soja. Nous sommes actuellement sur une trajectoire d’augmentation drastique du recours aux centres de données, notamment du fait du déploiement de l’IA. Elle aura des conséquences sur les consommations électriques (+ 27 TWh à l’échelle nationale*). Les territoires plus concernés par les projections d’augmentation des consommations électriques et des prélèvements d’eau sont l'Île-de-France, les Bouches-du-Rhône le Nord, la Gironde, le Haut-Rhin. Ces territoires connaîtront une augmentation de l’ordre de 20 % de leurs consommations électriques totales actuelles, et jusqu’à plus de 50 % dans l’Essonne et la Seine-Saint-Denis. Le développement de la biomasse agricole pour la production de biocarburants pourrait entrer en concurrence avec les productions alimentaires. 6,3 % des carburants routiers utilisés en France sont des biocarburants d’origine conventionnelle, pour un maximum réglementaire de 7 %. En 2019, la France importait les deux tiers des matières premières nécessaires à ces biocarburants. Atteindre le plafond réglementaire et relocaliser ce qu'on importe impliquerait de mobiliser 7 % de la surface agricole utilisée (SAU) nationale, l’équivalent de 80 % de la surface totale de la Bretagne. Certaines dynamiques de développement territorial pourraient accentuer le déficit en ressources locales *sur la base des données de l’ARCEP. *Source: SGPE P.8 — Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources locales —Synthèse P.9 -- 5 of 9 -- Avec le changement climatique, planifier en intégrant des marges de sécurité devient nécessaire Des territoires exposés à une combinaison croissante de risques naturels impactant un foncier de plus en plus convoité Submersion marine, inondation par débordement, ou encore retrait-gonflement des argiles, les aléas climatiques répétés pourraient localement se cumuler et rendre certains espaces trop exposés pour poursuivre leurs usages historiques (agriculture, sylviculture, infrastructures économiques, cadre de vie). Un peu plus d'une intercommunalité (EPCI) sur 4 est exposée à au moins deux de ces risques. 1 EPCI sur 20 est exposé à ces trois risques, comme Bordeaux Métropole en Gironde. Cela pourrait conduire à l’abandon progressif de certains espaces occupés, réduisant le foncier réellement mobilisable, et renforçant la compétition entre usages. La région Normandie a par exemple fait le choix de réserver une enveloppe régionale d'artificialisation possible pour permettre d'engager la relocalisation d’activités menacées par le recul du trait de côte et le risque de submersion marine. Les productions de bois et la captation de CO2 par les forêts impactées par les feux de forêt dans le sud, et par les dépérissements dans le nord-est 3 % de la surface forestière des Landes et de la Gironde ont brûlé en 2022, alors que ces départements concentraient 13 % de la récolte nationale cette même année. Les forêts méditerranéennes, principal puits de carbone national, représentent 52 % des surfaces brûlées nationales sur la période 2014-2024. 10 des 25 départements les plus producteurs en bois ont une récolte composée de plus de 25 % d’espèces vulnérables aux sécheresses et maladies, principalement situés entre le centre et le nord-est. Certaines zones potentiellement sollicitées pour la production de biocarburants devraient être particulièrement touchées par des hausses de précipitations. À titre d’exemple l’Aisne serait touchée par une hausse des précipitations remarquables1 de + 15 % entre 2000 et 2050. Le réchauffement climatique pourrait générer une hausse de 25 % du nombre de jours de sols secs en moyenne en France d’ici à 2050², principalement dans le sud de la région Nouvelle-Aquitaine, le Centre-Val de Loire et le long du sillon rhodanien. 1. Cet indicateur de la TRACC est défini par le percentile 99 du cumul des précipitations quotidiennes et correspond à la valeur qui n’est dépassée en moyenne qu’un jour sur 100, soit 3 à 4 jours par an. 2. selon les données du DRIAS Si l’activation des leviers de décarbonation ou la gestion des conflits d’usage relèvent de choix maîtrisables, les impacts du changement climatique, eux, ne le sont pas. Dans un monde désormais en dérive climatique, il faudra composer avec une augmentation des tendances climatiques moyennes et des fluctuations plus importantes. Planifier exige donc d’intégrer des marges de sécurité et d’adapter en continu nos prévisions, nos infrastructures et nos stratégies d’action. Submersion marine Départements dont la récolte comprend plus de 25 % d'espèces vulnérables Départements les plus producteurs de bois Retrait-gonflement des argiles Inondation par débordement Exposition à la sécheresse des cultures les plus vulnérables par département en 2020 Augmentation des sols secs Diminution des précipitations en été Fort taux de cultures vulnérables à la sécheresse Parmi les 57 départements où plus de 40 % des surfaces cultivées concernent des cultures particulièrement sensibles à la sécheresse, plus de la moitié connaîtront une augmentation marquée des jours secs et près d’un tiers une baisse des précipitations estivales de plus de 10 %, compromettant la stabilité de certaines productions agricoles. Le Gers, les Landes, le Lot-et-Garonne, le Var et le Vaucluse sont particulièrement concernés puisqu’ils cumulent ces deux phénomènes. La majorité des territoires potentiellement concernés par de nouveaux usages de la biomasse agricole sont particulièrement vulnérables au changement climatique P.10 — Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources locales —Synthèse P.11 -- 6 of 9 -- Quels types de leviers pour réduire les risques de conflits d’usage locaux ? Miser sur une hausse de la production pour limiter les conflits d’usage pourrait se révéler une option délicate. Si cela est envisageable pour la production d'électricité, à condition de garantir dans le temps une capacité de raccordement au bon rythme, cela suppose, pour la biomasse agricole ou forestière, une réorientation structurelle de certaines productions, qui requiert du temps et une adaptation progressive. Des potentiels différenciés des territoires pour l’application de leviers d’efficacité : l’exemple du report modal Selon nos estimations, le potentiel de report des distances parcourues actuellement en voiture varie de 25 % à 50 % selon les territoires. Dans les métropoles et les communautés urbaines, cela représenterait une économie totale de 7,4 TWh par rapport à un scénario d’électrification intégrale des distances parcourues aujourd’hui en voiture thermique, soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de toute l'agriculture française. Dans le département du Nord, où le report de la voiture individuelle pour les trajets du quotidien atteint 40 %, cette dynamique représenterait une économie d'environ 0,8 TWh d’électricité. Ces gains compenseraient par exemple les futurs besoins en électricité estimés liés aux installations de nouveaux centres de données dans ce département. La sobriété comme levier pour des conflits d’usage atténués : l’exemple de la sobriété foncière La France s’est engagée en 2021 à atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) à l'horizon de 2050. Même si l’échelle de mise en œuvre peut être discutée, réduire progressivement l’artificialisation annuelle jusqu’à atteindre cet objectif permettrait de protéger à l’échelle nationale l’équivalent de 320 000 hectares. Localement, c’est autant de marge de manœuvre pour planifier les projets, arbitrer entre activités économiques, logements et espaces naturels, et limiter l’étalement urbain. Pour la Vendée par exemple, 6 000 ha pourraient ainsi être préservés grâce à de la sobriété foncière, soit l’équivalent des deux tiers des besoins estimés pour la relocalisation des productions de soja dans ce département. L’augmentation des importations pour la biomasse agricole ou forestière maintiendrait notre dépendance à des pays étrangers, nous exposant à des risques d’approvisionnement. En particulier dans un contexte de changement climatique où les productions pourraient être menacées, il n’existe aucune garantie que les exportations depuis ces pays soient maintenues au niveau actuel. Augmenter la disponibilité de la ressource S’engager en faveur de l’efficacité et de la sobriété pour contenir la hausse de la demande RECOMMANDATIONS Planifier la décarbonation par les ressources locales Affirmer le caractère à la fois essentiel et limité des ressources territoriales et locales dont nous disposons pour assurer la décarbonation et renforcer notre souveraineté Reconnaître que chaque territoire contribuera de manière différenciée dans chacun de ces rôles, en fonction de ses caractéristiques propres (topographie, démographie, tissu économique, climat, etc.) Articuler la stratégie de décarbonation avec les politiques d’aménagement du territoire à travers un cadre de coopération interterritoriale fondée sur les ressources Intégrer les enjeux de souveraineté sur les ressources comme une dimension essentielle des arbitrages à réaliser 1 Expliciter le rôle double des territoires dans la transition climatique et énergétique de la France : mise en œuvre concrète des leviers de décarbonation et mobilisation des ressources locales clés pour y parvenir en renforçant notre souveraineté 2 3 4 Décider des grandes orientations des systèmes qui régissent la disponibilité des ressources, et garantir qu’elles soient lisibles, stables, compréhensibles 5 Traduire ces grandes priorités pour chaque ressource locale en usages prioritaires, c’est-à-dire, les plus indispensables à notre société et les plus difficiles à décarboner 6 7 Fixer un cadre propice à une planification par les ressources locales Penser le plan de décarbonation de l’économie française de façon matricielle, non pas seulement avec un découpage sectoriel des leviers identifiés, mais aussi avec des grandes orientations territoriales de l’application de ce même plan Dans la mise à jour des plans de décarbonation, élargir l’exercice de bouclage à la biomasse agricole et forestière, mais également d’une certaine manière aux sols ou encore à l’eau Dans le cadre de la construction de scénarios prospectifs, définir des critères transparents et diversifiés de répartition des contributions territoriales, afin d’alimenter le débat sur la dimension territoriale des choix à réaliser Dans les projections de disponibilités des ressources, définir des marges de sécurité pour anticiper les incertitudes liées au changement climatique Ancrer l’action climatique des collectivités dans une connaissance partagée, prospective et stratégique des enjeux liés aux ressources locales et des interdépendances territoriales associées Intégrer des enjeux de ressources dans un “contrat de planification” territorial et national 8 9 10 11 12 13 Mettre en place une planification par les ressources locales, à toutes les échelles Affiner les évaluations pour préciser le diagnostic, sur les conflits d’usage locaux existants et potentiellement à venir Étendre la couverture des données publiques territorialisées aux secteurs encore sous-documentés Affiner le niveau de détails des données sectorielles pour un pilotage opérationnel des leviers de la transition Intégrer la question des flux de ressources et de l'interdépendance physique des territoires pour éclairer les stratégies d'approvisionnement Établir des conventions de mesure et de classification communes pour garantir l'interopérabilité des données publiques territoriales 14 15 16 17 18 Mesurer pour anticiper, en s’appuyant sur plus de données territoriales Caractériser systématiquement la dimension territoriale des leviers de décarbonation, que ce soit dans les discours portant sur les plans nationaux comme dans le débat public Renforcer les compétences et la culture commune des élus, des agents de l’Etat et des agents territoriaux sur la planification de la décarbonation par les ressources locales 19 20 Ancrer la culture de la planification par les ressources locales Deux choix sont possibles, mais leurs implications divergent fortement : augmenter la disponibilité ou contenir la hausse de la demande. P.13 P.12 — Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources locales —Synthèse -- 7 of 9 -- Nos partenaires Le Shift Project remercie les partenaires du projet « Eau, sol, biomasse, énergies : Planifier la décarbonation par les ressources locales » pour leur soutien technique et financier. -- 8 of 9 -- The Shift Project est un groupe de réflexion qui vise à éclairer et influencer le débat sur les défis climat-énergie. Nous sommes une association d’intérêt général. Nos membres financeurs sont pour la plupart des entreprises. Guidé par l’exigence de rigueur scientifique et technique, notre regard sur l’économie est avant tout physique et systémique. www.theshiftproject.org Contacts Jason Saniez Coordinateur du projet [email protected] Lila Wolgust Communication & Presse [email protected] Graphisme : Jérémy Garcia-Zubialde -- 9 of 9 --