CP FP2E Eau et agriculture 16122021 texte
FP2E Communiqués de presse
11 juin 2026, 06:00
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Communiqué de presse
EAU & AGRICULTURE À L’HEURE DU « VARENNE » :
CREER UN OBSERVATOIRE DES EAUX ALTERNATIVES
Paris, le 15 décembre 2021 – A quelques semaines de la clôture du Varenne agricole de l’eau
et du changement climatique, la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E)
partage les recommandations qu’elle a portées dans le cadre de sa mobilisation pour
soulager les tensions croissantes sur les ressources en eau.
Le Varenne a été l’opportunité pour les entreprises de l’eau de souligner leur volonté
d’accompagner les utilisateurs vers une plus grande sobriété des prélèvements. Elles
proposent la création d’un Observatoire des eaux alternatives pour développer et partager
la connaissance, afin de renforcer la confiance en ces « briques » de solutions déjà mises en
œuvre avec efficacité à l’international et, de façon ponctuelle ou expérimentale, en France.
La FP2E rappelle que l’enjeu est également de mobiliser des solutions complémentaires à
l’indispensable effort de sobriété des usages, de façon à contribuer à répondre aux besoins
en eau des agriculteurs et des territoires en tension, dans le contexte du dérèglement
climatique.
« L’enjeu du Varenne agricole de l’eau est majeur à double titre, puisqu’il s’agit
de préserver à la fois la ressource en eau de notre pays et sa souveraineté
alimentaire. Les entreprises de l’eau sont convaincues qu’à côté de la sobriété
des usages qui s’impose à tous, il existe des solutions capables de faire la
différence. La réutilisation des eaux usées traitées ou la recharge de nappes
peuvent localement en faire partie, en visant divers usages et en passant par la
concertation locale. L’Observatoire des eaux alternatives que nous appelons de
nos vœux permettrait de collectivement progresser en connaissances et en
confiance. » affirme Maximilien PELLEGRINI, Président de la FP2E.
Constats partagés sur la nécessité de préserver la ressource en eau
La prise de conscience est de plus en plus partagée en France de la nécessité de préserver
la ressource en eau, en qualité et en quantité. Les études scientifiques récentes confirment
les constats déjà établis lors des Assises de l’eau : Météo France anticipe une diminution de
10 à 40% des débits moyens annuels des cours d’eau métropolitains à l’horizon 2046-2065,
l’étude Explore 70 du ministère de l’Écologie estime à 16 à 42% la diminution des précipitations
printanières et estivales d’ici 2070, chaque été depuis 2015 connait des épisodes de
canicules, etc.
Les faits eux-mêmes contribuent à la prise de conscience collective des enjeux autour de
l’eau, qu’il s’agisse de l’assèchement répété du Doubs depuis 2018, des quelque 85
départements faisant chaque été l’objet d’arrêtés de restriction d’eau, ou encore des
approvisionnements ponctuels par camions citernes de plusieurs communes françaises
pendant l’été.
Les Français, du reste, ont pris la mesure des enjeux de l’eau : huit Français sur dix sont inquiets
des conséquences du changement climatique sur les inondations et les sécheresses, ainsi
que sur la dégradation de la qualité de la ressource en eau, révèle l’enquête 2021 du Centre
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d’Information sur l’eau1. Les deux-tiers craignent de manquer d’eau dans leur région, ils
n’étaient qu’un tiers à exprimer cette inquiétude il y a vingt-cinq ans.
Créer un Observatoire des eaux alternatives pour renforcer et partager la
connaissance
Fortes de leurs expériences à l’international, les entreprises de l’eau souhaitent que les
meilleures pratiques et les modèles de faisabilité économique en matière d’eaux non-
conventionnelles (réutilisation des eaux usées traitées, recharge de nappes, eaux pluviales)
soient recensés au sein d’un Observatoire. Celui-ci pourrait associer à ses travaux, le monde
de la recherche, les associations d’élus, le monde agricole, les associations de défense de
l’environnement, celles représentatives des consommateurs, l’Office Français de la
Biodiversité, ainsi que les professionnels de l’eau.
Il aurait pour missions de :
• répertorier les retours d’expériences ;
• promouvoir les bonnes pratiques internationales ;
• développer un dialogue « décloisonné » entre les secteurs.
Il nourrirait la réflexion collective par des études comparatives européennes et par l’analyse
de projets, en mesurant notamment toutes leurs externalités. Enfin, il pourrait accompagner
les territoires dans leur démarche de développement du recours aux eaux alternatives.
« Les services d’eau et d’assainissement ont de nombreuses externalités
positives, sur l’emploi et sur les activités économiques locales. Elles sont souvent
insuffisamment mesurées. Le faire aurait tout son sens dans le cadre de projets
territoriaux ayant recours à des eaux alternatives pour divers usages, car leur
enjeu à l’échelle d’un territoire est global. » précise Tristan MATHIEU, Délégué
général de la FP2E.
A propos de la FP2E : elle regroupe les entreprises assurant la gestion des services d’eau et d’assainissement en
France, après mise en concurrence. Ses adhérents sont : Aqualter, Saur, Société des Eaux de Fin d’Oise, Sogedo,
Suez et Veolia. En cohérence avec sa Raison d’être, l’objectif de la FP2E est d’apporter aux différentes parties
prenantes (élus, représentants des consommateurs, responsables de l’autorité publique, ONGs, journalistes), un
éclairage professionnel sur les thématiques des métiers de l’eau, en particulier les enjeux émergents au plan sanitaire
et de l’adaptation au changement climatique.
Contacts média
Aurélien Flaugnatti – [email protected] – 01 40 07 02 05
Anne Dujardin - [email protected] – 01 53 70 13 42
1 Les Français et l’eau 2021, Centre d’Information sur l’eau / Kantar.
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