VDF DP Didier Paquignon 23
Ville de Belfort Espace Presse
10 juin 2026, 00:20
Texte de la source originale
Hôtel de VILLE DE BELFORT et du GRAND BELFORT
Place d’Armes - 90200 Belfort Cedex - Tél. 03 84 54 24 24 - belfort.fr
Du 11 mars au 4 juin 2023, la TOUR 46 accueille l’œuvre de l’artiste peintre Didier Paquignon
pour une exposition intitulée « et n’omets pas de leur parler d’amour. Peintures de Didier
Paquignon ».
DOSSIER DE PRESSE
Belfort, vendredi 10 mars 2023
Par
Damien MESLOT
Maire de Belfort
&
Delphine MENTRÉ
Adjointe au maire de Belfort,
chargée de la Culture et du
Patrimoine
EXPOSITION
DIDIER PAQUIGNON
DIDIER PAQUIGNON
DU 11 MARS AU 4 JUIN 2023
Tour 46, Rue Frédéric-Auguste Bartholdi à Belfort
Soutenu
par
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Affiche A3 - Didier Paquignon.indd 1 Affiche A3 - Didier Paquignon.indd 1 02/03/2023 14:48:16 02/03/2023 14:48:16
PAQUIGNON,
L’ARTISTE VOYAGEUR
Né en 1958 à Paris, Didier
Paquignon fréquente l’École
nationale supérieure des beaux-
arts dans les années 1980 et
devient notamment le disciple
du peintre Leonardo Cremonini
(1925-2010), auteur d’une peinture
souvent qualifiée de métaphysique
et mélancolique.
À travers la peinture, le dessin ou
le monotype, Didier Paquignon se
nourrit de ses nombreux voyages
pour déployer une œuvre rare car
toujours retravaillée dans l’atelier.
Des chiens errants entre les voies
ferrées, des perspectives urbaines
ou industrielles, des animaux
exposés au soleil, des bunkers
et des façades, des bustes
d’hommes : Didier Paquignon est
sensible à l’image du monde et
aux expériences qu’il procure, et
ne se contente pas d’une théorie
ou d’une esthétique. C’est une
peinture exigeante et inclassable,
qui capture les atmosphères
urbaines et des paysages.
Portraitiste hors pair, observateur
méticuleux des choses triviales du
quotidien : l’artiste est capable de
tout. Il ne vise pas à représenter le
réel mais à en signifier la présence,
à dépasser la simple perception et
à révéler une forme d’intimité.
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LA FORMATION ET LE STYLE DU PEINTRE
De son propre aveu, Didier Paquignon ne
s’intéresse qu’à la peinture et sa formation
parle pour lui : il est issu d’une certaine
peinture italienne illustrée par Leonardo
Cremonini et Giorgio Morandi qui proposent
tous deux des méditations sur le monde et
ses objets. Avec ces artistes qui soulignent
la puissance d’évocation de la peinture
elle-même, celle-ci est à la fois une chose
intellectuelle et une matière sensuelle,
immédiatement perceptible.
Avec ses poulpes qui sèchent au soleil
ou ses monotypes de torses d’hommes,
même si les techniques sont totalement
différentes, l’artiste sait rendre la matérialité
et insuffler de la vie à ses modèles.
Didier Paquignon réalise aussi des grands
formats (plus de 2 m de large) que le
peintre utilise pour ses paysages nocturnes
notamment, mais aussi pour ses poulpes ou
ses arbres : la monumentalité et la puissance
sont de mise, comme un manifeste de
la peinture elle-même qui a encore des
choses à dire et à montrer. Même si les
vaches indiennes piétinent des détritus, le
spectateur est fasciné par la bestialité des
animaux et par leurs yeux qui le fixent avec
obstination.
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LES MUSES
Dans cette série d’oeuvres, présentées dans le hall de la
Tour 46, Didier Paquignon confirme ici qu’il est également le
meilleur antidote à la nostalgie. Son projet « les Muses » révèle
plus d’une centaine de portraits en buste de personnalités
et d’inconnus prenant la pose. Nous les découvrons alignés
les uns à côté des autres sur deux hauteurs d’un mètre vingt.
Notre première impression est qu’ils se jouent de nous,
certains nous ouvrent leurs bras, d’autres les élèvent en
poussant des cris… Puis nous reconnaissons l’acteur Denis
Lavant, de profil, et hochant la tête ou encore Jean-Claude
Dreyfus se pinçant les tétons, le regard malicieux…
Tous ces portraits, aux visages poilus ou imberbes, aux
corps élancés ou accroupis, sveltes ou charnus, aux riches
tatouages évocateurs ou à la peau lisse nous dévisagent
plus que nous les regardons. La nudité masculine est mise
à l’honneur et nous interroge dans l’évocation d’un désir : «
habituellement, c’est la femme désirée que l’on a en image,
dans le regard de l’homme », nous dit Didier Paquignon. «
Puisque le corps masculin en tant que monument est à bout
de souffle dans nos sociétés occidentales (…) pourquoi pas
en reparler et le réinterroger pour poser la question : c’est
quoi ? ».
L’artiste puise alors dans le dessin notre histoire de l’humanité
et notre éducation première et originelle et questionne les
regards féminins attirés par ces vues multiples du masculin,
sans mélancolie et sans nostalgie, seulement vrais.
PARCOURS DE L’ARTISTE
Didier Paquignon est né en 1958 à Paris où il vit et travaille.
De 1974 à 1978, il fréquente l'École nationale supérieure des
arts appliqués et des métiers d’arts Olivier de Serres puis,
entre 1984 et 1986, l’École nationale supérieure des Beaux-
arts de Paris, le département de morphologie et l’atelier de
Leonardo Cremonini.
Entre 1987 et 1988, il vit et travaille au théâtre du Vieux-
Colombier à Paris, alors inoccupé. Il y peint la série des
Théâtres rouges qui sont exposés en 1989 à la galerie
Berggruen qui le représente.
Très tôt les voyages vont nourrir son œuvre. Depuis 1984
il séjourne en Grèce régulièrement. En 1989 Il s’installe à
Athènes pour travailler au Pirée et à Keratsini.
En 1990, le directeur du festival de danse d’Arles, Olivier
Etcheverry, l'invite à peindre dans une usine de chaudronnerie
lourde (CMF) où le chorégraphe Mark Tompkins crée Moving
Pictures. Il y réalise une série de peintures et de grands
fusains. À partir de 1990, il réalise des peintures pour le
cinéma et des séries télévisées.
Il voyage en République d'Albanie en 1996 et peint la série
des Bunkers. Il séjourne ensuite en résidence au château
de Lourmarin dépendant de l'Académie des Beaux-arts de
Paris.
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De 2003 à 2005, il s'installe à Madrid et voyage en Espagne
et au Portugal et jusqu’en 2014 il visite la Chine, le Maroc,
l’Egypte, l'Italie, la Turquie, l'Inde et la Syrie.
En 2009, le Musée de l'Orangerie lui consacre une
rétrospective, Tu rencontreras d'abord les sirènes, suivie
d'une exposition organisée par le Centre des Monuments
Nationaux à l'Abbaye de Montmajour, L'antre du cyclope.
Entre 2010 et 2017, il travaille à la série Les Muses pour
laquelle exécute deux cents grands monotypes sur papier
de portraits d'hommes, qu’il expose en 2016 à la Fondation
Fernet-Branca à Saint-Louis (Haut-Rhin).
Entre 1998 et 2010, Didier Paquignon réalise des couvertures
pour la collection Le Livre de poche ainsi que pour la
collection La Pochothèque (Hachette). En 2017 et 2020, il
édite deux livres aux éditions Le Tripode : Le coup du Lapin
et Tout va bien mon Lapin?
Il est présent dans de nombreuses collections publiques et
privées : Champagne Bruno Paillard (Reims), Château Smith
Haut Lafitte (Bordeaux), Fonds national d'art contemporain
(FNAC), Fondation Colas (Paris), Ville de Versailles,
collections privées en Albanie, Belgique, Danemark, États-
Unis, Grèce, Italie, Japon, Suisse, etc.
UNE EXPOSITION EN PARTENARIAT
AUTOUR DE L’EXPOSITION
La collaboration des Musées de Belfort avec le commissaire Pierre-Jean Sugier et l’association
Art Up Collector remonte à 2019 avec un partenariat autour du photographe allemand
Elger Esser, exposé Tour 46 avec ses grands formats littéraires et inspirants. Puis ce fut la
résidence et l’exposition du photographe (encore) Thierry Girard en 2020, et à chaque fois
une exposition jumelle était organisée à la Fondation Fernet-Branca de Saint-Louis. Cette
collaboration permet d’enrichir et de diversifier les propositions artistiques des Musées de
Belfort.
Visite commentée gratuite de l’exposition par un médiateur
12 avril à 14 h 30
sur réservation au 03 84 54 56 40 ou par mail
[email protected]
Visites commentées gratuites de l’exposition par le
commissaire général Pierre-Jean Sugier
1er avril, 6 avril, 15 avril, 10 mai, 3 juin. À 14 h.
Sur réservation au 03 84 54 25 51 ou 03 84 54 56 40 ou par
mail [email protected]
Direction de la Communication de la Ville de Belfort
Contact : Coline Therville - [email protected]
DIDIER PAQUIGNON
DU 11 MARS AU 4 JUIN 2023
Tour 46, Rue Frédéric-Auguste Bartholdi à Belfort
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