Le Département de la Charente célèbre la Fête de l’arbre et de la nature
La Charente Espace Presse
5 juin 2026, 02:00
Texte de la source originale
Communiqué de presse
Le Département de la Charente célèbre
La Fête de l’arbre et de la nature
Mai 2026
Après le succès de l’édition 2025 avec plus de
4900 visiteurs et plus de 79 activités, le
Département de la Charente se mobilise de
nouveau au travers de nombreuses activités
pour célébrer la fête de l’Arbre et de la Nature.
Un fil vert relie les rendez-vous : celui des
jardins-forêts, aussi appelés forêts
comestibles. Des lieux où l’on cultive
autrement, où les arbres fruitiers dialoguent
avec les fleurs, où les herbes aromatiques
partagent la lumière avec les légumes, où la
nature devient à la fois refuge, nourriture et
source d’inspiration. Ces jardins racontent une
autre manière d’habiter la terre : plus douce,
plus patiente, plus respectueuse.
Gardien de 22 Espaces Naturels Sensibles, le
Département ouvre ces espaces à tout le
public durant le mois de mai.
Cette fête est une œuvre collective, portée par
les associations, les collectivités, les
partenaires locaux qui proposent un
programme riche pour petits et grands :
balades, conférence, spectacle, animations…
Retrouvez tout le programme sur :
https://la.charente.fr/fetedelarbre-2026
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Pour l’inauguration, 2 évènements forts seront proposés :
Une soirée débat/conférence
Pour inaugurer cette année la fête de l’arbre et
de la nature qui se déroulera durant tout le
mois de mai en Charente, une soirée
débat/conférence est organisée le mercredi
29 avril 2026 à l’amphithéâtre de
l’Oisellerie, à 19h, en présence du
Conférencier Fabien DESJOURS.
Le thème qui vous est proposé est la
conception des jardins-forêts, tel que porté par
Fabrice DESJOURS, créateur de La Forêt
Gourmande, de l’association éponyme.
(https://foretgourmande.fr).
Baies, feuilles, graines...
Bienvenue dans la « Forêt gourmande »
de Fabrice Desjours
En Bourgogne, Fabrice Desjours a créé sa
« Forêt gourmande », un écosystème
nourricier et un redoutable piège à carbone. Le
rêve de l’ancien infirmier : créer un
conservatoire de semences et propager les
graines fabuleuses qu’il a collectionnées lors de
ses voyages.
De nombreux « peuples de la forêt », grâce à
leur interaction millénaire avec le végétal,
créent aux alentours des villages des systèmes
d’agro-forêts, apparemment sauvages mais en
réalité extrêmement domestiqués, ce qu’on
appelle « l’agriculture invisible ».
En France aussi, des personnes comme Fabrice
Desjours dans la Saône-et-Loire tentent de
mettre sur pied des forêts-jardins. Fabrice est
d’abord un militant de l’environnement : il s’est
investi pendant 18 ans chez Amnesty
International, plus de 20 ans chez Greenpeace
et, aujourd’hui, il participe à une association de
sauvegarde des océans, C’est Assez. Un stage
de deux mois pour son mémoire de fin d’études
dans les labos de l’Institut national de la
recherche agronomique (Inra) en tant que
chercheur a suffi pour persuader Fabrice que la
recherche fondamentale ne consiste plus qu’à
travailler pour des lobbies industriels. Il décida
alors de partir en voyage à la rencontre des
semences anciennes et des populations rurales
qui les utilisent, se formant à Auroville en
Inde — où il a été voir les jardins de Kokopelli — à la célèbre ferme de Songhaï au Bénin, explorant
l’Équateur, la Bolivie, le Pérou, le Costa-Rica, Sumatra…
Il recherchait des cultivars inconnus mais c’est pendant ces voyages qu’il a rencontré ses premiers
jardins-forêts tropicaux. Comme il avait fait des études d’infirmier, il a pu travailler un an aux Comores
dans un dispensaire de brousse avec des enfants handicapés. Ses collègues autochtones lui ont
enseigné l’usage des plantes indigènes, cueillant à la machette dans la forêt écorces, fleurs, feuilles.
Le jardin-forêt est un lieu avec le moins d’intervention
humaine possible.
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Devenu infirmier psychiatrique, Fabrice s’est servi du jardin comme d’un outil de soin avec ses
patients.
Après avoir expérimenté avec succès dans un grand jardin urbain de Dijon toutes les graines qu’il a
ramenées du monde entier, Fabrice choisit une pâture à chevaux de deux hectares et demi, en Bresse
bourguignonne, proche de Louhans, à quelques kilomètres du lieu où vivait un de ses arrière-grand-
pères. Il apprécie particulièrement ce pays anciennement marécageux et le foncier y était relativement
peu cher — pour 150.000 euros, en 2010, il a acheté son terrain sur lequel se trouvait une ferme
traditionnelle à restaurer — et accessible aux personnes nouvelles. Il a eu un coup de cœur pour ce
pré qui a été relativement peu compacté par les animaux et les opérations de fauche. Il est entouré
d’un petit corridor de forêt tout autour, très fonctionnel au niveau biologique et faisant une enclave au
milieu des grandes cultures de la Bresse. Il décida de s’y installer et de planter les premiers fruitiers
dès le départ en 2010, mais le sol était anoxique (trop compacté, il respirait mal). Pour l’améliorer,
Fabrice manquait de biomasse afin de mulcher [2] ou de pailler.
Sortie cinéma pour les élèves de 5ème des collèges publics de
Charente
Deuxième évènement fort pour inaugurer ce mois célébrant la Nature, le Département de la Charente
propose à tous les collégiens de 5ème des collèges publics de Charente une sortie cinéma pour assister
au film « le Chant des Forêts », en lien avec le réseau Ciné-passion 16. Les séances prévues sur les
mois de mai et juin seront pour ces jeunes l’occasion de renforcer leur sensibilisation à la richesse de
la nature et à la nécessité de la préserver face aux défis environnementaux actuels.
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