2025 E 023 Annexe 2
IGF Rapports de mission
10 juin 2026, 03:50
Texte de la source originale
Face à la gravité de la situation financière
des hôpitaux publics, renforcer
l'efficience par une intégration territoriale
ANNEXE II Évolution des ressources
humaines hospitalières entre 2019 et
2023
SEPTEMBRE 2025
Anne PERROT
Charles-Henry GLAISE
Matthieu LECLERCQ
Nicolas SALEILLE
Joé VINCENT-GALTIÉ
Mouad EL ISSAMI
Mathias ALBERTONE
Paul-Marie ATGER
Pierre RICORDEAU
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RAPPORT
FACE A LA GRAVITÉ DE LA SITUATION FINANCIÈRE
DES HÔPITAUX PUBLICS, RENFORCER L'EFFICIENCE
PAR UNE INTÉGRATION TERRITORIALE
Annexe II Évolution des ressources humaines
hospitalières entre 2019 et 2023
Établi par
MATHIAS ALBERTONE
Inspecteur général des affaires
sociales
PIERRE RICORDEAU
Inspecteur général des affaires
sociales
PAUL-MARIE ATGER
Inspecteur des affaires
sociales
- SEPTEMBRE 2025 -
Inspection générale des
finances
IGF N° 2025-E-023-02
Inspection générale des
affaires sociales
IGAS N° 2025-030R
CHARLES-HENRY GLAISE
Inspecteur des finances
NICOLAS SALEILLE
Inspecteur des finances
MATTHIEU LECLERCQ
Inspecteur des finances
Joé VINCENT-GALTIÉ
Data scientist
MOUAD EL ISSAMI
Data scientist
Sous la supervision de
ANNE PERROT
Inspectrice générale des
finances
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ANNEXE II
Évolution des ressources humaines
hospitalières entre 2019 et 2023
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SYNTHESE
Entre 2019 et 2023, les charges de personnel, qui représentent plus des deux
tiers (63 %) des charges des établissements publics de santé (EPS), ont été
particulièrement dynamiques : +13,3 Md€, soit en moyenne +6,3 % par an. La masse
salariale a progressé à un rythme comparable dans les centres hospitaliers
universitaires (CHU) et dans les centres hospitaliers généraux (CHG) (+6,5 % par an, soit
respectivement +5,1 Md€ et + 7 Md€).
La progression rapide des charges de personnel a essentiellement été tirée par un effet
prix (+11,3 Md€) lié aux mesures de revalorisation des personnels de santé prévues par le
Ségur de la santé, ainsi qu’aux mesures de revalorisation du point d’indice de la fonction
publique. Toutefois, la masse salariale des EPS a également progressé sous l’effet des
recrutements opérés sur la période : +36 000 emplois à temps plein (ETP), qui
représentent un surcroît de charges chiffré par la mission à +1,9 Md€. Les hôpitaux, dont
la politique de recrutement relève de la gestion interne, ont notamment rehaussé leurs effectifs
pour améliorer les conditions de travail des équipes tant médicales que non médicales
après une décennie marquée par d’importants efforts d’efficience.
Les effectifs médicaux des EPS ont ainsi connu une hausse de +8,7 %, soit
environ +10 000 ETP sur la période. Près des deux tiers de cette progression (61 %)
résultent de la hausse du personnel médical en formation (internes et docteurs juniors),
consécutive à la révision du numérus clausus dans les années 2010, et qui relève d’une politique
nationale sur laquelle les établissements n’ont pas prise. Toutefois, les effectifs de médecins
séniors ont également progressé significativement (+5,6 %, soit environ +4 000 ETP).
La croissance des emplois non médicaux a été plus modérée (+3,4 %, soit +26 000 ETP
sur la période). Si le Ségur de la santé avait prévu 15 000 recrutements pour renforcer les
effectifs paramédicaux des EPS, la dynamique a été ralentie, à partir de 2020, par une
importante vague de départs de personnels soignants. Dans les établissements les plus
touchés, tels que l’AP-HP, le retard pris dans la reconstitution des effectifs soignants a ainsi pu
ralentir les réouvertures de lits et la reprise de l’activité. Des réallocations ont été opérées
du SMR vers le MCO et les fonctions administratives.
Au sortir de la crise, malgré d’importantes revalorisations salariales, les ressources
humaines restent un point de fragilité majeur pour de nombreux hôpitaux publics :
le manque de temps médical est toujours une réalité dans les territoires les moins
attractifs, ce qui pèse sur l’activité des établissements concernés et les conduit à recourir
aux temps de travail additionnel, aux emplois temporaires et à l’intérim ;
au-delà du personnel médical, les tensions concernent désormais aussi le personnel
soignant, comme en témoigne la progression rapide de l’intérim paramédical (+ 368 M€
en quatre ans, soit +25,6 % par an) et des heures supplémentaires (+332,6 M€,
soit +20,7 % par an). La nécessité de renforcer l’attractivité des postes conduit par
ailleurs les hôpitaux à développer les cycles de travail en 9h et en 12h.
Au total, les revalorisations massives consenties depuis 2019, qui ont indéniablement renforcé
l’attractivité de l’hôpital public, ont aussi considérablement alourdi les charges des
établissements.
La mission recommande ainsi de renforcer la maîtrise de la masse salariale des EPS en
portant une attention particulière aux nouveaux recrutements médicaux, en
poursuivant les efforts engagés pour réduire les dépenses liées au travail temporaire,
et en envisageant de renforcer l’encadrement du recours au temps de travail
additionnel et à la permanence des soins.
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SOMMAIRE
1. LES CHARGES DE PERSONNEL DES EPS, QUI ONT CONNU UNE FORTE
DYNAMIQUE (+13,3 MD€ ENTRE 2019 ET 2023, SOIT +6,3 % PAR AN), ONT ÉTÉ
TIRÉES PAR LES REVALORISATIONS DU SÉGUR, MAIS AUSSI PAR LES
RENFORCEMENTS D’EFFECTIFS (+36 084 ETP) .............................................................. 1
1.1. Les charges de personnel des établissements publics de santé ont progressé
de +13,3 Md€, soit une progression annuelle moyenne de +6,3 % ............................1
1.1.1. La progression des charges de titre 1 résulte essentiellement d’un effet
prix, tiré par les mesures de revalorisation du Ségur ............................................. 1
1.1.2. Les charges de personnel ont également été réhaussées sous l’effet des
recrutements (+36 084 ETP, soit +4,1 %) .................................................................... 4
1.2. Les effectifs ont été renforcés dans tous les établissements, mais dans des
proportions qui varient en fonction des spécialités et des territoires.......................6
1.2.1. Les charges de personnel des CHU ont progressé de +5,1 Md€ et leurs
effectifs ont été renforcés de +12 500 ETP ................................................................... 6
1.2.2. Les charges de personnel des CHG ont progressé de +7,0 Md€, soit +6,5 %
par an tandis que leurs effectifs ont progressé de +22 311 ETP..................... 10
1.2.3. Les personnels recrutés ont permis de renforcer les activités de MCO et
de HAD ainsi que les fonctions administratives...................................................... 10
1.2.4. Les effectifs ont fortement progressé en Corse et dans plusieurs
départements d’outre-mer alors qu’ils ont été stables en Ile de France ..... 13
1.3. Le secteur privé a connu une évolution similaire à celle du secteur public ......... 15
1.3.1. Les charges de personnel ont progressé à un rythme comparable dans les
secteurs public et privé non lucratif, à l’exception des charges de personnel
extérieur qui ont été particulièrement dynamiques dans le secteur public
....................................................................................................................................................... 15
1.3.2. Les effectifs du secteur privé lucratif et non lucratif ont également
progressé, en particulier les personnels médico-techniques et
administratifs qui ont été plus dynamiques que dans le secteur public...... 17
1.4. Les premiers chiffres d’effectifs disponibles pour 2024, qui doivent être
interprétés avec prudence, indiquent une poursuite de la progression du
personnel médical et un rebond des effectifs infirmiers .............................................. 19
2. LES EFFECTIFS MÉDICAUX DES EPS ONT PROGRESSÉ MALGRÉ LE MANQUE
PERSISTANT DE TEMPS MÉDICAL DANS LES TERRITOIRES LES MOINS
ATTRACTIFS .............................................................................................................................. 20
2.1. Les charges de personnel médical des EPS ont progressé rapidement sous l’effet
des mesures de revalorisation et de la hausse des effectifs ........................................ 20
2.1.1. Les charges de personnel médical ont progressé de +2,8 Md€ entre 2019
et 2023, soit +6,4 % par an .............................................................................................. 20
2.1.2. L’effectif médical des EPS a progressé d’environ 9 700 ETP, soit +8,4 %,
grâce à une croissance rapide des emplois d’internes, de FFI et de
médecins sénior ..................................................................................................................... 23
2.1.3. La dynamique des rémunérations médicales résulte à 70 % d’un effet prix
....................................................................................................................................................... 24
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2.2. Les tensions sur le personnel médical restent importantes pour une partie des
établissements hospitaliers, ce qui favorise le développement des emplois
temporaires ..................................................................................................................................... 25
2.2.1. La part des médecins contractuels employés par les EPS a progressé
de +1,2 points depuis 2019, tirée par une progression importante des
emplois de praticiens associés ........................................................................................ 25
2.2.2. L’intérim médical, qui représentait environ 1 500 ETP en 2023, baisserait
fortement en 2024 ................................................................................................................ 29
2.2.3. Le temps de travail additionnel (TTA) a été très dynamique en dépit du
renforcement des effectifs médicaux (+99,8 M€, soit +11,8 % par an) ....... 31
2.2.4. La permanence des soins a également été très dynamique (+301 M€,
soit +7,9 % par an)............................................................................................................... 32
2.2.5. L’exercice à temps partiel concerne un peu plus d’un praticien salarié sur
trois, une proportion stable depuis dix ans............................................................... 34
3. L’ÉVOLUTION DES EMPLOIS PARAMÉDICAUX A ÉTÉ CONTENUE, NOTAMMENT
EN RAISON D’UNE CRISE D’ATTRACTIVITÉ DES PROFESSIONS SOIGNANTES ... 35
3.1. Les charges de personnel non médical ont progressé beaucoup plus rapidement
que les effectifs ............................................................................................................................... 35
3.1.1. Les emplois non médicaux ont progressé d’environ +26 000 ETP,
soit +2,9 %................................................................................................................................ 35
3.1.2. Les charges de personnel non médical ont augmenté de +9,8 Md€,
soit +6,3 % par an................................................................................................................. 35
3.1.3. Les EPS ont connu une vague de départs de personnel soignant à la suite
de la crise du Covid, de sorte que leurs emplois progressent peu (+1,3 %)37
3.1.4. Les effectifs non soignants ont été moins dynamiques dans le secteur
public que dans le secteur privé ..................................................................................... 39
3.1.5. La part des personnels non soignants, qui représente 9,6 % des effectifs
non médicaux en 2023, a progressé de +0,9 points depuis 2014.................... 41
3.2. Les difficultés de recrutement et de fidélisation des personnels soignants
conduisent à un recours accru à l’intérim et à une transformation de
l’organisation du travail paramédical................................................................................... 43
3.2.1. La rémunération des heures supplémentaires du personnel paramédical a
bondi de +294,3 M€ depuis 2019, soit +20,0 % par an ....................................... 43
3.2.2. Les charges d’intérim paramédical des EPS, qui atteignent 615 M€
en 2023, ont été multipliées par 2,5 en quatre ans ............................................... 44
3.2.3. Les conséquences du développement des cycles de travail en neuf heures et
en douze heures sur l’efficience interne sont mal connues................................ 46
3.2.4. L’absentéisme semble avoir retrouvé son niveau d’avant crise ...................... 47
3.3. Prime d’intéressement collectif .............................................................................................. 48
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Annexe II
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1. Les charges de personnel des EPS, qui ont connu une forte
dynamique (+13,3 Md€ entre 2019 et 2023, soit +6,3 % par an), ont
été tirées par les revalorisations du Ségur, mais aussi par les
renforcements d’effectifs (+36 084 ETP)
1.1. Les charges de personnel des établissements publics de santé ont
progressé de +13,3 Md€, soit une progression annuelle moyenne
de +6,3 %
1.1.1. La progression des charges de titre 1 résulte essentiellement d’un effet prix,
tiré par les mesures de revalorisation du Ségur
En 2023, les charges de titre 1 des EPS représentaient 61,0 Md€, soit 63 % du total des
charges (tableau 1). Les rémunérations du personnel non médical représentent 49 % des
charges de titre 1, et les rémunérations du personnel médical 16 %. Les autres postes de titre 1
sont les charges de sécurité sociale et de prévoyance (24 %), les impôts, taxes et versements
assimilés sur rémunérations (9 %) et le personnel extérieur à l’établissement (2 %).
Entre 2019 et 2023, les charges de personnel des EPS ont progressé de +13,3 Md€,
soit +27,8 % sur la période et +6,3 % en moyenne annuelle (tableau 1).
Cette forte hausse résulte de la combinaison d’un effet prix et d’un effet volume (graphique 2) :
un effet prix, à hauteur de +10,9 Md€ (soit 82 % de la hausse) lié aux mesures de
revalorisation nationales (cf. ) et au glissement vieillesse technicité (GVT évalué à
+0,91 % par an en moyenne entre 2020 et 2024)1 ;
un effet volume lié à la progression des effectifs médicaux et non médicaux, chiffré
à 2,0 Md€ (soit 15 % de la progression totale des charges de personnel) ;
un effet de composition, à hauteur de 0,4 Md€ (soit 3 % de la hausse).
Encadré 1 : Principales mesures de revalorisation intervenues depuis 2019.
En 2020, les accords du Ségur de la santé du 13 juillet 2020 sur les carrières, les métiers et les
rémunérations ont permis de rehausser les rémunérations des personnels hospitaliers
d’environ 8 Mds€, à travers plusieurs dispositifs :
un complément de traitement indiciaire de 183 € nets par mois pour l’ensemble des professionnels
paramédicaux, administratifs, logistiques et techniques ;
une révision des grilles de salaire de l'ordre de 35 € nets par mois pour certains métiers (aides-
soignants et corps infirmiers notamment) ;
des majorations pour les heures supplémentaires, le travail de nuit, du dimanche et des jours fériés ;
la création de 15 000 postes afin de pourvoir les postes vacants mais aussi afin de mieux assurer les
besoins en recrutements et en remplacements.
En 2021, le second volet du Ségur de la santé, matérialisé par les accords du 15 décembre 2021, a acté
des revalorisations complémentaires des professionnels paramédicaux.
En 2022, le décret n° 2022-994 du 7 juillet 2022 portant majoration de la rémunération des personnels
civils et militaires de l'État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics
d'hospitalisation a acté une revalorisation du point d’indice de +3,5 % à compter du 1er juillet 2022.
1 Référence du rapport de la mission Igas sur la compensation des mesures du Ségur, 2025.
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En 2023, le décret n° 2023-519 du 28 juin 2023 portant majoration de la rémunération des personnels
civils et militaires de l'État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics
d'hospitalisation les agents de la fonction publique hospitalière a acté une seconde revalorisation du
point d'indice de 1,5 % au 1er juillet 2023 ainsi que l’attribution de points d'indice majoré différenciés
au 1 er juillet 2023 et l’attribution de 5 points d'indice majoré au 1 er janvier 2024. Ces revalorisations ont
été estimées à 3,0 Md€.
En 2024, un paquet attractivité a revalorisé le travail de nuit, le dimanche et les jours fériés pour les
personnels non médicaux (0,5 Md€), et a majoré les gardes des personnel médicaux.
Enfin, les astreintes à domicile des praticiens hospitaliers devraient être revalorisées à la suite de
l’accord signé par le ministre de la Santé le 30 avril 2025. Le protocole prévoit une revalorisation
de 50 % de l’indemnité forfaitaire de base et de 30 % des astreintes forfaitisées entre le 1 er juillet et
le 31 octobre 2025, dans l’attente d’un nouveau modèle de rémunération des astreintes à domicile. Ces
revalorisations de la permanence des soins se chiffrent à 0,4 Md€.
Source : mission.
Les charges de titre 2 et 3, qui ont été affectées par la hausse de l’inflation entre 2022 et 2024,
ont progressé à un rythme comparable à celui des charges de personnel, de sorte que la part
des charges de personnel dans les charges totales des EPS est restée stable (cf. graphique 1).
En 2024, d’après les estimations de la direction générale de l’offre de soins (DGOS)
issues du second rapport infra-annuel (RIA 2), les charges de titre 1 progresseraient
de +5,1 % pour s’établir à 63,8 Md€.
En 2025, les rémunérations du personnel médical devraient à nouveau progresser sous l’effet
de la revalorisation des astreintes à domicile des praticiens hospitaliers, qui devait entrer en
vigueur à compter du 1er juillet 2025.
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Annexe II
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Tableau 1 : Évolution détaillée des charges de personnel des EPS entre 2019 et 2023 (en Md€).
Poste 2019 2023
Variation 2019-2023
M€ % Contribution
(en p.p.)
Variation
annuelle
moyenne
Rémunérations du
personnel non médical 23,5 29,8 +6,3 26,7% 13,2 6,1%
Rémunérations du
personnel médical 7,7 9,9 +2,2 28,3% 4,6 6,4%
Personnel extérieur à
l'établissement 0,6 1,1 +0,5 81,5% 1,0 16,1%
Impôts, taxes et versements
assimilés sur rémunérations 4,2 5,4 +1,3 30,1% 2,6 6,8%
Charges de sécurité sociale
et de prévoyance 10,9 13,8 +2,8 25,8% 5,9 5,9%
Autres charges sociales et
de personnel 0,7 1,0 +0,2 33,5% 0,5 7,5%
Total 47,7 61,0 +13,3 27,8% 27,8 6,3%
Source : Diamant, cube DGFIP.
Légende : points de pourcentage (p.p.).
Graphique 1 : Évolution par titre des charges des établissements publics de santé sur la
période 2015-2023 après retraitement (en Md€)
Sources : DIAMANT (cube DGFiP pour les années 2015-2023) et DGOS, traitements et calculs de la mission.
45,0 45,4 46,6 47,1 47,7 51,1 55,1 57,9 61,0 63,8
12,4 12,9 13,4 13,2 13,6 14,3 15,8 16,4 17,6 18,4
6,9 7,0 7,1 7,3 7,6 7,9
8,2 8,6
10,3 10,2
6,7 7,1 6,8 6,8 6,9 7,2
7,1 7,3
7,5 7,4
71,0 72,4 73,9 74,5 75,7 80,6
86,3 90,2
96,4 99,8
2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 (p)
Charges de personnel (T1) Charges à caractère médical (T2)
Charges à caractère hôtelier et général (T3) Autres charges (T4)
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Graphique 2 : Décomposition de la variation des charges de titre 1 des EPS entre 2019
et 2023 (en Md€).
Source : Diamant, cubes SAE et DGFIP, calculs de la mission.
1.1.2. Les charges de personnel ont également été réhaussées sous l’effet des
recrutements (+36 084 ETP, soit +4,1 %)
En 2023, les emplois à temps plein des EPS progressent de +36 084 ETP, soit +4,1 % par
rapport à 2019 (cf. tableau 2).
La hausse est plus marquée pour le personnel médical (+8,7 %) que pour le personnel
non médical (+3,4 %). Tous les métiers progressent, à l’exception des encadrants
soignants dont les effectifs diminuent.
s’agissant du personnel médical, les effectifs ont été tirés par les internes, docteurs
juniors et FFI (près de 6 000 ETP supplémentaires, soit +18,7 %) mais aussi par les
effectifs de médecins sénior (environ 4 000 ETP supplémentaires, soit +5,6 %) ;
les effectifs des sages-femmes et des infirmiers ont été quasiment stables sur la
période (respectivement +0,9 % et +0,4 %), tandis que les effectifs des aides-soignants
ont progressé de +2,5 % ;
enfin les effectifs des personnels des filières non soignantes progressent de +6,5 %. Les
hausses les plus importantes en volume concernent les personnels
administratifs (+6 100 ETP) et les personnels techniques (environ +6 500 ETP).
Cette déformation de la structure des emplois a pu conduire à ralentir les ouvertures de lits et
les prises en charge tout en tirant la masse salariale vers le haut.
La politique de recrutement relève de la gestion interne des établissements publics de
santé et n’est pas directement suivie ni pilotée à l’échelle nationale ou régionale.
Les progressions d’effectifs résultent donc principalement de la stratégie des
établissements. Elles résultent aussi, pour partie, de facteurs exogènes :
s’agissant du personnel médical, une partie de la progression des effectifs (0,7 point)
résulte de la hausse du personnel en formation, qui traduit l’augmentation progressive
du numérus clausus au cours des années 2010, les établissements devant recevoir un
nombre croissant d’internes ;
s’agissant du personnel paramédical, le premier volet du Ségur avait prévu le
recrutement de 15 000 personnels hospitaliers, en partie financés. La mise en œuvre de
ce plan n’ayant pas été suivie ni fait l’objet d’un bilan, la mission n’a pas été en mesure
de chiffrer les recrutements effectivement réalisés à la suite des annonces ;
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les évolutions réglementaires récentes, par exemple s’agissant des soins critiques2, ont
pu également contraindre certains services à renforcer leurs équipes.
Enfin, le développement progressif des prises en charge ambulatoire transforme le besoin en
temps médical et non médical des établissements de manière plus structurelle. Les effets de
l’ambulatoire sur les effectifs des établissements ne semblent pas univoques et sont mal
connus à ce jour.
Tableau 2 : Évolution des effectifs des EPS entre 2019 et 2023 (en ETPR).
Métiers 2019 2023 Évolution Contribution
(en p.p.) ETP %
Personnel médical 115 921 126 033 +10 112 +8,7 % 1,2
Médecins 72 124 76 167 +4 043 +5,6 % 0,5
Internes, docteurs juniors et FFI 31 980 37 947 +5 967 +18,7 % 0,7
Sages-femmes 11 817 11 919 +102 +0,9 % 0,0
Personnel non médical 760 872 786 844 +25 972 +3,4 % 3,0
Encadrants soignants 16 610 15 570 -1 039 -6,3 % - 0,1
Infirmiers 236 020 237 078 +1 058 +0,4 % 0,1
Aides-soignants 174 696 179 001 +4 305 +2,5 % 0,5
Autres soignants 88 204 94 006 +5 802 +6,6 % 0,7
Personnel non médical non soignant 245 342 261 189 +15 846 +6,5 % 1,8
Dont administratifs 95 367 101 520 +6 153 +6,5 % 0,7
Dont éducatifs et sociaux 11 984 13 373 +1 389 +11,6 % 0,2
Dont médico-techniques 42 276 44 116 +1 840 +4,4 % 0,2
Dont techniques 95 715 102 179 +6 464 +6,8 % 0,7
Total 876 793 912 876 +36 084 +4,1 % 4,1
Source : Diamant, cube SAE, bordereaux Q21 et Q23.
NB : La nomenclature présentée correspond à la nomenclature établie par la DREES dans le cadre de la SAE. Le
personnel médical inclut les pharmaciens, odontologistes et médecins spécialisés en biologie médicale. La catégorie «
autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les
psychologues et les personnels de rééducation. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service
hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les personnels de rééducation. Pour
plus de précisions, voir https://www.sae.drees-faq.sante.gouv.fr/nomenclatures.
Légende : points de pourcentage (p.p.).
2 Décret n° 2022-690 du 26 avril 2022 relatif aux conditions d'implantation de l'activité de soins critiques.
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Graphique 3 : évolution des effectifs des EPS entre 2019 et 2023 (base 100 en 2019).
Source : Diamant, cube SAE.
1.2. Les effectifs ont été renforcés dans tous les établissements, mais dans
des proportions qui varient en fonction des spécialités et des territoires
1.2.1. Les charges de personnel des CHU ont progressé de +5,1 Md€ et leurs
effectifs ont été renforcés de +12 500 ETP
Les charges de titre 1 des CHU ont progressé de +5,1 Md€ entre 2019 et 2023, soit en
moyenne +6,5 % par an (tableau 3). L’évolution des charges de personnel des CHU
contribue à hauteur de 10,8 points à l’évolution totale des charges de personnel EPS (+27,9 %).
Tableau 3 : Évolution des charges de titre 1 par catégorie d’établissement entre 2019
et 2023 (en M€).
Catégorie
d'établissement 2019 2023
Variation 2019-2024
M€ % Contribution
(en p.p.)
Variation
annuelle
moyenne
CHU 18 056 23 197 5 141 +28,5% 10,8 6,5%
CHG 24 448 31 431 6 983 +28,6% 14,7 6,5%
CH (ex H.L.) 668 814 146 +21,8% 0,3 5,1%
CHS 4 298 5 314 1 016 +23,6% 2,1 5,4%
Total 47 503 60 757 13 254 +27,9% 27,9 6,3%
Source : Diamant, cube DGFIP.
Légende : points de pourcentage (p.p.).
100
90
92
94
96
98
100
102
104
106
108
110
2019 2020 2021 2022 2023
Personnel médical Personnel non médical Total
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Annexe II
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7
Les disparités sont importantes entre CHU (figure 1) :
plusieurs établissements de taille moyenne ont connu une forte dynamique du titre 1,
tels que les CHU de Poitiers (+9,5 % par an en moyenne), de Grenoble (+9,1 %), de la
Réunion (+8,5 %). Les CHU de Saint Etienne et de Nîmes, excédentaires en 2024, ont
aussi connu des charges très dynamiques (respectivement +8,3 % et +8,0 %) ;
les plus grands établissements, tels que les hospices civils de Lyon (HCL), l’assistance
publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM) ainsi que les CHU de Lille, Toulouse ou
Bordeaux ont connu des évolutions comprises entre +6 % et +7 %.
Les effectifs des CHU ont progressé de +12 518 ETP, soit un tiers de la hausse observée
dans les établissements publics de santé (tableau 5) :
le personnel médical des CHU a été renforcé d’environ +4 000 ETP, soit +7,7 % sur la
période. Cette évolution est moins rapide que celle observée dans les CHG (+9,6 %). Un
tiers de cette augmentation concerne des médecins séniors, tandis que les deux tiers
restants concernent les internes, docteurs juniors et FFI. Les effectifs de sages-femmes
progressent de +3,9 % ;
le personnel non médical progresse d’environ +8 500 ETP, soit +2,8 % sur la
période (contre +3,7 % pour les CHG). Le personnel infirmier diminue (687 ETP,
soit -0,8 %) tandis que le personnel médical non soignant et les autres soignants ont
connu des dynamiques plus favorables (respectivement +7,1 % et +5,5 %).
Figure 1 : Évolution des charges de titre 1 des CHU entre 2019 et 2024
Source : Diamant, cube DGFIP, calculs de la mission.
NB : L’AP-HP, dont les charges de titre 1 représentent 5,8 Md€ en 2024 et qui ont crû au taux annuel moyen de +5,7 %
entre 2019 et 2024, a été retiré de l’échantillon pour faciliter la lecture du graphique.
Poitiers
Grenoble
La Réunion Saint-Etienne
Nimes
Reims
Martinique
Clermont-Ferrand
Dijon
Nantes Angers
Orléans
Tours
Caen
Rennes Toulouse
Guadeloupe
Montpellier
AP-HM
Brest Bordeaux
Nice
HCL
Lille
Limoges
Amiens
Besançon Metz
Rouen
Nancy
Strasbourg
4,0%
4,5%
5,0%
5,5%
6,0%
6,5%
7,0%
7,5%
8,0%
8,5%
9,0%
200 700 1 200 1 700
Taux de croissance annuel moyen
Charges de titre 1 (en M€)
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Annexe II
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Tableau 4 : Évolution des charges par grand poste de titre 1 par catégorie d’établissement entre 2019 et 2023 (en M€).
Charges Titre 1
2023 Variation 2019-2023 Contributions 2019-2023
CHU. CHG CH
(ex-HL) CHS CHU. CHG CH
(ex-HL) CHS CHU. CHG CH
(ex-HL) CHS
Rémunérations du personnel non
médical 11 058 15 227 459 2 965 26,4% 28,1% 20,3% 23,7% 12,8 13,7 11,6 13,2
Rémunérations du personnel
médical 4 275 5 072 44 479 32,0% 26,4% 25,7% 20,6% 5,7 4,3 1,3 1,9
Personnel extérieur à
l'établissement 285 693 41 41 93,7% 78,1% 79,9% 77,3% 0,8 1,2 2,7 0,4
Impôts, taxes et versements
assimilés 2 091 2 782 65 494 30,9% 30,7% 23,7% 25,1% 2,7 2,7 1,9 2,3
Charges de sécurité sociale et de
prévoyance 5 175 7 116 181 1 246 26,2% 26,4% 20,1% 22,7% 5,9 6,1 4,5 5,4
Autres charges sociales et de
personnel 312 541 25 88 40,7% 33,8% -5,1% 26,2% 0,5 0,6 -0,2 0,4
Total charges de titre 1 23 197 31 431 814 5 314 28,5% 28,6% 21,8% 23,6% 28,5 28,6 21,8 23,6
Source : Diamant, cube DGFIP.
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Annexe II
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9
Tableau 5 : Évolution des effectifs par métier et catégorie d’établissement entre 2019 et 2023 (en ETP).
Métiers 2023 Évolution 2019-2023
CHU/CHR CHG CH (ex HL) CHS CHU/CHR CHG CH (ex HL) CHS
Personnel médical 56 462 63 216 485 5 445 +7,7 % +9,6 % +11,2 % +1,7 %
Médecins 30 036 41 037 439 4 324 +4,7 % +6,1 % +8,8 % -0,8 %
Internes, docteurs juniors et FFI 22 495 14 237 42 1 111 +12,7 % +29,3 % +53,6 % +12,3 %
Sages-femmes 3 931 7 942 4 10 +3,9 % -1,0 % -19,0 % +113,9 %
Personnel non médical 314 954 466 293 15 482 86 887 +2,8 % +3,7 % -0,4 % +3,9 %
Encadrants soignants 5 141 7 476 266 2 602 -7,0 % -7,0 % +0,3 % -6,2 %
Infirmiers 84 266 119 291 2 367 29 962 -0,8 % +0,9 % -5,0 % -1,3 %
Aides-soignants 64 179 99 999 4 110 9 451 +0,1 % +2,7 % -0,5 % +4,7 %
Autres soignants 27 157 50 371 2 242 13 550 +5,5 % +6,2 % -2,3 % +6,4 %
Personnel médical non soignant 99 492 133 094 4 892 22 640 +7,1 % +5,4 % +1,6 % +8,6 %
Dont administratifs 34 718 56 062 1 606 8 682 +4,5 % +7,5 % +3,3 % +9,9 %
Dont éducatifs et sociaux 2 926 5 962 195 4 250 +5,7 % +12,1 % +17,0 % +14,1 %
Dont médico-techniques 21 346 21 762 275 608 +3,7 % +4,3 % +4,2 % +9,0 %
Dont techniques 40 502 49 308 2 816 9 100 +11,6 % +2,8 % -0,5 % +5,2 %
Total 371 416 529 508 15 967 92 332 +3,5 % +4,4 % -0,1 % +3,8 %
Source : Diamant, cube SAE.
NB : La nomenclature présentée correspond à la nomenclature établie par la DREES dans le cadre de la SAE. Le personnel médical inclut les pharmaciens, odontologistes et médecins
spécialisés en biologie médicale. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les
personnels de rééducation. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les personnels
de rééducation. Pour plus de précisions, voir https://www.sae.drees-faq.sante.gouv.fr/nomenclatures.
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1.2.2. Les charges de personnel des CHG ont progressé de +7,0 Md€, soit +6,5 %
par an tandis que leurs effectifs ont progressé de +22 311 ETP
Les charges de personnel des 468 centres hospitaliers généraux (CHG) ont progressé
de +7,0 Md€, soit +6,5 % par an entre 2019 et 2023 (tableau 6). Cette progression a été
principalement tirée par les 108 CHG dont les produits sont supérieurs à 150 M€ (+4,5 Md€,
soit une contribution de 19,3 points sur une variation totale de 31,1 points.)
Les effectifs des CHG ont progressé de +22 311 ETP, soit 58 % de la progression totale :
Personnel médical : +5 500 ETP, soit +9,6 %.
La progression des internes, docteurs juniors et FFI a été plus rapide dans les CHG
que dans les CHU (+29,3 % contre +12,7 % sur la période) ;
La progression des médecins séniors aussi (+6,1 % contre +4,7 %).
Personnel non médical : +17 000 ETP, soit +3,7 % :
Dynamique plus élevée sur le personnel soignant : tant les infirmiers (+0,9 %), les
aides-soignants (+2,7 %) que les autres soignants (+6,2 %) ;
Dynamique moins forte sur le personnel non soignant (+5,4 %).
Au sein du secteur public, la masse salariale des CHU et des CHG a progressé plus rapidement
que celles des ex-hôpitaux locaux et des hôpitaux psychiatriques (+6,5 % par an contre +5,1 %
et +5,4 %).
Tableau 6 : Évolution des charges de titre 1 des CHG
Catégorie CA 2019 2023
Variation 2019-2023
Md€ % Contribution
(en p.p.)
Variation
annuelle
moyenne
CHG>=150 M€ 13,8 18,3 +4,5 +32,3% 19,3 +7,2%
70M€ <=CHG<150 M€ 5,3 6,9 +1,7 +31,7% 7,2 +7,1%
20 M€< CHG < 70 M€ 3,4 4,3 +0,9 +25,7% 3,8 +5,9%
CHG < 20 M€ 0,7 0,8 +0,2 +27,9% 0,8 +6,3%
Total 23,1 30,3 +7,2 +31,1% 31,1 +7,0%
Source : Diamant, cube DGFIP, calculs de la mission.
Légende : points de pourcentage (p.p.).
1.2.3. Les personnels recrutés ont permis de renforcer les activités de MCO et
de HAD ainsi que les fonctions administratives
Entre 2019 et 2023, les EPS ont procédé à des réaffectations de personnel afin de
relancer l’activité MCO, qui a été lourdement impactée par la crise sanitaire, et de
développer la HAD (graphique 4).
Sur la période, le personnel affecté en MCO, en HAD et dans les fonctions administratives a
progressé de respectivement +4,9 %, +5,9 % et +5,2 %, tandis que le personnel affecté en SMR
et dans les unités de soins de longue durée (USLD) diminue (respectivement -4,3 % et -7,5 %) :
le personnel médical progresse en MCO, en SMR et en HAD, mais il diminue en
psychiatrie (PSY) ;
le personnel non médical progresse en MCO, en PSY et en HAD, mais il diminue en SMR ;
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Annexe II
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11
la baisse des effectifs affectés en SMR provient de la diminution du personnel non
médical (-5,2 %), en lien avec la réduction du nombre de lits. La baisse du nombre de lits
a cependant été nettement plus marquée que les réductions d’effectifs (-9,8 % sur la
période, cf. annexe IV) ;
s’agissant des USLD, elle s’explique par la conversion progressive de ces unités en Ephad
hospitaliers.
Selon les chiffres présentés le 22 mai 2025 à la mission par la conférence des DG de CHRU,
seulement 50 % des créations de postes de PNM opérées dans les CHU entre 2019
et 2023 (soit la moitié des +8500 ETP) auraient été placées sur des activités « avec attente
de ROI », le reste des postes étant consacrés à l’accompagnement des politiques
publiques (recherche, mesures d’attractivité du Ségur « sécurisation des environnements de
travail », MIG et financements fléchés, fonctions d’appui et de territoires).
Graphique 4 : Répartition de l’effectif médical des EPS en 2023 (en ETP)
Source : Diamant, cube SAE, calcul de la mission.
51 041 56 944
178
385
108 549
2 868 1 250
38
169
4 325
1 005 1 906
232
28
3 170
1 732 2 644
4 870
9 246 37
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CHU CHG CH (ex HL) CHS Total
MCO Administration, services hoteliers et techniques SSR PSY USLD
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Annexe II
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12
Tableau 7 : Évolution des effectifs des EPS par catégorie d’emploi et par discipline entre 2019 et 2023 (en ETPR).
Catégorie emploi
MCO SMR PSY
Administration,
services hôteliers et
techniques
USLD HAD
2023
Évolution
2019-
2023
2023
Évolution
2019-
2023
2023
Évolution
2019-
2023
2023
Évolution
2019-
2023
2023
Évolution
2019-
2023
2023
Évolution
2019-
2023
Personnel
médical 108 550 +10,4 % 3 170 +11,0 % 9 250 -3,3 % 4 325 -3,2 % 530 -22,3 % 227 +5,6 %
Médecins 63 609 +6,8 % 2 502 +5,8 % 7 032 -3,3 % 2 490 +8,7 % 487 -25,6 % 160 +5,8 %
Internes, docteurs
juniors et FFI 33 616 +22,3 % 658 +37,0 % 2 201 -3,6 % 1 347 -20,0 % 41 +47,2 % 21 -11,2 %
Sages-femmes 11 324 +0,4 % 11 -17,6 % 16 +125,9 % 488 -1,5 % 3 +562,8 % 45 +15,1 %
Personnel non
médical 401 732 +3,6 % 45 181 -5,2 % 89 204 +1,5 % 203 059 +5,4 % 23 084 -7,1 % 2 972 +5,9 %
Infirmiers 157 726 +1,1 % 11 831 -10,0 % 44 287 -3,0 % 14 932 +3,6 % 4 663 -10,8 % 1 510 +4,9 %
Aides-soignants 113 797 +2,8 % 18 852 -7,8 % 12 112 +4,4 % 19 411 +6,2 % 12 026 -6,5 % 927 +4,4 %
Autres soignants 35 136 +5,8 % 10 620 +3,3 % 19 343 +4,9 % 23 205 +12,6 % 5 178 -5,2 % 114 +19,2 %
Dont administratifs 39 119 +6,9 % 1 517 -4,3 % 5 691 +7,0 % 53 682 +5,5 % 310 -12,1 % 228 +17,2 %
Dont éducatifs et
sociaux 2 029 +19,9 % 977 +17,4 % 6 203 +13,0 % 3 804 +4,2 % 267 +4,0 % 46 +26,7 %
Dont médico-
techniques 38 367 +4,1 % 417 -1,4 % 465 -5,7 % 4 516 +6,5 % 118 -26,6 % 71 -25,5 %
Dont techniques 15 558 +21,4 % 967 +2,8 % 1 102 +20,4 % 83 509 +3,7 % 523 +0,3 % 76 +32,7 %
Total 510 282 +4,9 % 48 351 -4,3 % 98 454 +1,0 % 207 384 +5,2 % 23 614 -7,5 % 3 199 +5,9 %
Source : Diamant, cube SAE, calculs de la mission.
NB : La nomenclature présentée correspond à la nomenclature établie par la DREES dans le cadre de la SAE. Le personnel médical inclut les pharmaciens, odontologistes et médecins
spécialisés en biologie médicale. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les
personnels de rééducation. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les personnels
de rééducation. Pour plus de précisions, voir https://www.sae.drees-faq.sante.gouv.fr/nomenclatures.
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Annexe II
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1.2.4. Les effectifs ont fortement progressé en Corse et dans plusieurs
départements d’outre-mer alors qu’ils ont été stables en Ile de France
La mission a examiné la répartition géographique de la progression des effectifs
hospitaliers observée à l’échelle nationale entre 2019 et 2023 (tableau 8). Les effectifs
des EPS ont progressé dans toutes les régions, avec toutefois des disparités importantes. Les
plus fortes progressions sont observées en Guyane (+21,2 %), à Mayotte (+20,1 %), à la
Réunion (+18,9 %), en Guadeloupe (+13,8 %) et en Corse (+10,5 %). Inversement, les effectifs
sont restés quasi stables en Île-de-France (+0,1 %) et à la Martinique (+0,3%).
La progression du personnel médical (+8,4 % à l’échelle nationale) masque des
situations régionales hétérogènes :
de forte progression d’effectifs observées dans plusieurs départements d’outre-mer : en
Guyane (+26,9 %), à la Réunion (+21,5 %) et en Martinique (+18,1 %) ; en revanche, le
personnel médical augmente moins rapidement en Guadeloupe (+4,0 %) et diminue à
Mayotte (-5,3 %) ;
en France métropolitaine, à l’exception de l’Ile-de-France où la progression du personnel
médical est modérée (+2,5 %), toutes les régions de métropole connaissent une hausse
d’au moins +7 %. Les plus fortes évolutions sont observées en Corse (+24,5 %), en
Normandie (+16,4 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (+12,9 %).
Les disparités régionales sont également marquées s’agissant de la progression du
personnel non médical (+3,6 % à l’échelle nationale) :
de forte progressions sont observées dans tous les départements d’outre-mer, y compris
Mayotte, à l’exception de la Martinique où les effectifs baissent (-2,4 %) ;
en France métropolitaine, l’évolution du personnel non médical a été dynamique en
Corse (+8,7 %), en Occitanie (+7,3 %), dans les Pays de la Loire (+6,9 %) et en Provence-
Alpes-Côte d’Azur (+5,7 %). L’Ile-de-France est la seule région de métropole où les
effectifs non médicaux ont baissé sur la période (-0,5 %), ce qui s’explique par la crise
d’attractivité et la vague de départs de personnel paramédicaux qu’a connu la région
parisienne après la crise sanitaire.
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Annexe II
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Tableau 8 : Évolution des effectifs par région entre 2019 et 2023 (en postes).
Région Personnel médical Personnel non médical Total
2019 2023 Évolution 2019 2023 Évolution 2019 2023 Évolution
Hauts-de-France 12 738 13 955 +9,6 % 78 247 81 307 +3,9 % 90 985 95 262 +4,7 %
Auvergne-Rhône-Alpes 17 136 18 627 +8,7 % 94 375 97 882 +3,7 % 111 511 116 509 +4,5 %
Provence-Alpes-Côte d'Azur 10 156 11 118 +9,5 % 56 060 59 273 +5,7 % 66 216 70 391 +6,3 %
Grand Est 12 432 13 382 +7,6 % 72 794 73 910 +1,5 % 85 226 87 292 +2,4 %
Occitanie 11 046 11 957 +8,2 % 62 992 67 616 +7,3 % 74 038 79 573 +7,5 %
Normandie 7 490 8 720 +16,4 % 44 590 45 358 +1,7 % 52 080 54 078 +3,8 %
Nouvelle-Aquitaine 12 280 13 483 +9,8 % 79 032 82 443 +4,3 % 91 312 95 926 +5,1 %
Centre-Val de Loire 4 836 5 339 +10,4 % 31 524 32 265 +2,4 % 36 360 37 604 +3,4 %
Bourgogne-Franche-Comté 6 559 7 402 +12,9 % 39 591 39 799 +0,5 % 46 150 47 201 +2,3 %
Bretagne 6 776 7 260 +7,1 % 43 266 45 641 +5,5 % 50 042 52 901 +5,7 %
Corse 568 707 +24,5 % 4 641 5 047 +8,7 % 5 209 5 754 +10,5 %
Pays de la Loire 7 002 7 744 +10,6 % 43 701 46 729 +6,9 % 50 703 54 473 +7,4 %
Île-de-France 30 987 31 769 +2,5 % 137 119 136 497 -0,5 % 168 106 168 266 +0,1 %
Guadeloupe 1 028 1 069 +4,0 % 5 840 6 750 +15,6 % 6 868 7 819 +13,8 %
Martinique 1 145 1 352 +18,1 % 7 667 7 484 -2,4 % 8 812 8 836 +0,3 %
Guyane 669 849 +26,9 % 3 293 3 954 +20,1 % 3 962 4 803 +21,2 %
Réunion 1 867 2 268 +21,5 % 8 551 10 119 +18,3 % 10 418 12 387 +18,9 %
Mayotte 433 410 -5,3 % 2 245 2 807 +25,0 % 2 678 3 217 +20,1 %
Total 145 148 157 411 +8,4 % 815 528 844 881 +3,6 % 960 676 1 002 292 +4,3 %
Source : Diamant, cube SAE, calculs de la mission.
NB : La nomenclature présentée correspond à la nomenclature établie par la DREES dans le cadre de la SAE. Le personnel médical inclut les pharmaciens, odontologistes et médecins
spécialisés en biologie médicale. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les
personnels de rééducation. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les personnels
de rééducation. Pour plus de précisions, voir https://www.sae.drees-faq.sante.gouv.fr/nomenclatures.
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Annexe II
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1.3. Le secteur privé a connu une évolution similaire à celle du secteur
public
1.3.1. Les charges de personnel ont progressé à un rythme comparable dans les
secteurs public et privé non lucratif, à l’exception des charges de personnel
extérieur qui ont été particulièrement dynamiques dans le secteur public
Entre 2019 et 2023, les charges de titre 1 des EPS ont progressé légèrement plus rapidement
que celle des ESPIC (+6,6 % contre +6,3 % en moyenne annuelle, cf. graphique 5).
Les rémunérations du personnel non médical ont été plus dynamiques dans le secteur public
que dans le secteur privé non lucratif (+6,4 % contre +5,8 %), tandis que les rémunérations du
personnel médical ont été moins dynamiques (+6,7 % par an contre +7,1 %, cf. graphique 6).
Les charges liées aux personnel extérieur aux établissements (personnel intérimaire et
vacataire) ont été particulièrement dynamiques dans le secteur public (+490 M€, soit
en moyenne +16,8 % par an). Toutefois, les ESPIC consacrent toujours une part plus
importante de leurs charges de titre 1 à la rémunération des personnels extérieurs à
l’établissement (4,8 % contre 1,7 % dans les EPS, cf. graphique 7).
Graphique 5 : Évolution des charges de titre 1 des EPS et des ESPIC (base 100 2019)
Source : Diamant, cube finance.
100
108
116
123
129
100
105
113
119
128
90
95
100
105
110
115
120
125
130
135
2019 2020 2021 2022 2023
EPS ESPIC
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Annexe II
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Graphique 6 : Évolution annuelle moyenne des charges de titre 1, par sous-catégorie (en %).
Source : Diamant, cube finance.
Graphique 7 : Composition des charges de titre 1 des EPS et des ESPIC en 2023
Source : Diamant, cube finance.
+6,4 +6,7
+16,8
+7,0
+6,1
+7,8
+6,6
+5,8
+7,1 +6,7
+5,8
+6,8 +7,2
+6,3
Rémunérations
du personnel
non médical
Rémunérations
du personnel
médical
Personnel
extérieur à
l'établissement
Impôts, taxes et
versements
assimilés sur
rémunérations
Charges de
sécurité sociale
et de prévoyance
Autres charges
sociales et de
personnel
Total charges de
titre 1
EPS ESPIC
48,9% 46,4%
16,2% 15,1%
1,7% 4,8%
8,9% 7,9%
22,6% 23,4%
1,6% 2,3%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
EPS ESPIC
Autres charges sociales et de
personnel
Charges de sécurité sociale et
de prévoyance
Impôts, taxes et versements
assimilés sur rémunérations
Personnel extérieur à
l'établissement
Rémunérations du personnel
médical
Rémunérations du personnel
non médical
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Annexe II
- 17 -
17
1.3.2. Les effectifs du secteur privé lucratif et non lucratif ont également progressé,
en particulier les personnels médico-techniques et administratifs qui ont été
plus dynamiques que dans le secteur public
Afin de compléter l’analyse conduite sur les effectifs du secteur public, la mission a analysé
l’évolution des effectifs dans les secteurs privés lucratifs et non lucratifs sur la période
d’étude (cf. tableau 9).
Dans les établissements de santé privés d’intérêt collectif (ESPIC), la progression des
effectifs a été plus rapide que dans le secteur public (+6,2 % contre +3,6 %) en raison
d’une dynamique plus marquée du personnel non médical :
la dynamique du personnel médical (+8,3 %) a été tirée par les effectifs médecins sénior,
qui ont crû plus rapidement dans les ESPIC que dans le secteur public (+10,6 %
contre +5,2 %). 73 % des médecins sont salariés dans les ESPIC ;
les effectifs de sages-femmes ont diminué (-6 %), alors qu’ils sont restés stables dans
les EPS (+0,6 %). Le secteur public regroupe désormais 81 % des sages-femmes
salariées par des établissements de santé ;
la progression du personnel soignant a pu favoriser une meilleure reprise de l’activité
que celle observée dans le secteur public (+3,3 % dans les ESPIC contre +1,3 % dans le
secteur public) ;
le personnel non soignant a progressé presque deux fois plus rapidement dans le secteur
privé non lucratif que dans le secteur public (+11,9 % contre +6,2 %). Les effectifs
médico techniques ont progressé de +20,1 %, soit environ +1 400 ETP, tandis que les
agents administratifs ont progressé de +13,7 %, soit près de +2 700 ETP.
Dans les établissements privés à but lucratif (EBL), les effectifs salariés ont progressé
de +1,5 %, tirés par le personnel médical (+7 %) et le personnel non soignant (+8,6 %),
tandis que le personnel soignant recule (-1 %) :
les effectifs médecins salariés des EBL ont fortement progressé (+18,6 % entre 2019
et 2023), ce qui témoigne de l’attractivité accrue du salariat par rapport à l’exercice
libéral3. Toutefois, 86 % des médecins des EBL exercent à titre libéral4. Les données de
la SAE, qui ne retracent que les emplois à temps plein salariés, ne permettent donc pas
d’établir des comparaisons pertinentes avec les EPS ;
les effectifs de sages-femmes ont baissé de -15,9 %, en lien avec le désengagement
progressif du secteur public non lucratif de l’obstétrique ;
la baisse des effectifs soignants (-1,0 %) résulte de la contraction des effectifs
infirmiers (3,3 %), qui est plus marquée dans les EBL que dans le secteur public et dans
le secteur privé non lucratif ;
à l’instar des ESPIC, le personnel non soignant est dynamique (+8,6 %), tiré par la
progression des personnels administratifs, dont la hausse est plus importante que
celle observée dans le secteur public : près de +1 500 ETP supplémentaires,
soit +7,9 % dans les EBL, contre +6,6 % dans les EPS.
3 Selon le conseil national des médecins, entre 2010 et 2025, l’effectif des médecins en activité ayant un statut libéral
exclusif a diminué de -4,7 % tandis que celui des salariés a augmenté de +18,8 % et celui des mixtes de +17,4 %.
Voir « Atlas de la démographie médicale en France », conseil national de l’ordre des médecins, 2025.
4 Drees, « Panorama des établissements de santé », 2024.
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Annexe II
- 18 -
18
Tableau 9 : Évolution des effectifs salariés des établissements de santé entre 2019 et 2023 par secteur (en ETPR).
Métiers
EPS ESPIC EBL Total
2023 Évolution
2019-2023 2023 Évolution
2019-2023 2023 Évolution
2019-2023 2023 Évolution
2019-2023
Personnel médical 125 614 +9 694 +8,4 % 14 077 +1 083 +8,3 % 6 482 +422 +7,0 % 146 174 +11 199 +8,3 %
Médecins salariés 75 842 +3 719 +5,2 % 11 085 +1 059 +10,6 % 4 387 +687 +18,6 % 91 315 +5 465 +6,4 %
Internes, docteurs juniors et FFI 37 885 +5 905 +18,5 % 1 991 +88 +4,6 % 303 +74 +32,3 % 40 179 +6 067 +17,8 %
Sages-femmes 11 887 +70 +0,6 % 1 001 -63 -6,0 % 1 792 -339 -15,9 % 14 680 -333 -2,2 %
Personnel non médical 782 611 +22 251 +2,9 % 129 144 +7 335 +6,0 % 134 389 +1 619 +1,2 % 1 046 143 +31 205 +3,1 %
Personnel soignant 522 480 +6 950 +1,3 % 85 747 +2 731 +3,3 % 100 578 -1 053 -1,0 % 708 804 +8 628 +1,2 %
dont encadrants soignants 15 487 -1 123 -6,8 % 3 863 +316 +8,9 % 3 295 +103 +3,2 % 22 646 -704 -3,0 %
dont infirmiers 235 913 -107 -0,0 % 37 174 +643 +1,8 % 45 933 -1 582 -3,3 % 319 020 -1 045 -0,3 %
dont aides-soignants 177 752 +3 056 +1,7 % 24 224 +527 +2,2 % 28 499 -253 -0,9 % 230 475 +3 330 +1,5 %
dont autres soignants 93 327 +5 123 +5,8 % 20 486 +1 245 +6,5 % 22 851 +678 +3,1 % 136 664 +7 047 +5,4 %
Personnel non soignant 260 131 +15 301 +6,2 % 43 397 +4 604 +11,9 % 33 811 +2 672 +8,6 % 337 339 +22 577 +7,2 %
Dont administratifs 101 072 +6 217 +6,6 % 22 152 +2 672 +13,7 % 20 308 +1 482 +7,9 % 143 532 +10 372 +7,8 %
Dont éducatifs et sociaux 13 340 +1 356 +11,3 % 3 770 +213 +6,0 % 1 158 +86 +8,0 % 18 268 +1 654 +10,0 %
Dont médico-techniques 43 992 +1 716 +4,1 % 8 499 +1 423 +20,1 % 5 441 +717 +15,2 % 57 931 +3 855 +7,1 %
Dont techniques 101 728 +6 012 +6,3 % 8 976 +296 +3,4 % 6 905 +388 +5,9 % 117 608 +6 696 +6,0 %
Total 908 225 +31 945 +3,6 % 143 221 +8 418 +6,2 % 140 871 +2 041 +1,5 % 1 192 317 +42 404 +3,7 %
Source : Diamant, cube SAE, calculs de la mission.
NB :La nomenclature présentée correspond à la nomenclature établie par la DREES dans le cadre de la SAE. Le personnel médical inclut les pharmaciens, odontologistes et médecins
spécialisés en biologie médicale. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les
personnels de rééducation. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les personnels
de rééducation. Pour plus de précisions, voir https://www.sae.drees-faq.sante.gouv.fr/nomenclatures.
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Annexe II
- 19 -
19
1.4. Les premiers chiffres d’effectifs disponibles pour 2024, qui doivent être
interprétés avec prudence, indiquent une poursuite de la progression
du personnel médical et un rebond des effectifs infirmiers
Pour l’année 2024, la mission a pu exploiter la base administrative de la SAE 2024, publiée par
la Drees le 18 juillet 20255. Ces données brutes, présentées dans le tableau 10, reflètent les
réponses au questionnaire telles que validées par les établissements et donnent une première
image, provisoire, de l’offre de soins hospitaliers en 2024.
Si elles permettent d’estimer une première tendance, il convient de les interpréter avec
prudence et en tenant compte des biais liés à la non réponse et aux potentielles erreurs
déclaratives, qui seront redressées par la Drees dans la base statistique.
Compte tenu de ces réserves, les premiers chiffres d’effectifs disponibles pour
l’année 2024 indiquent une poursuite de la hausse du personnel médical, tiré par les
internes, docteurs juniors et FFI et un rebond des effectifs infirmiers (tableau 10).
Tableau 10 : Évolution prévisionnelle des effectifs des EPS entre 2023 et 2024, estimée à partir
des données de la base administrative de la SAE
Métiers 2023 2024
Évolution
estimée Contribution
(en p.p.)
ETP %
Personnel médical 126 033 129 282 +3 249 +2,6 % +0,36
Médecins 76 167 76 690 +523 +0,7 % +0,06
Internes, docteurs juniors et FFI 37 947 40 523 +2 576 +6,8 % +0,28
Sages-femmes 11 919 12 069 +151 +1,3 % +0,02
Personnel non médical 786 844 787 201 +357 +0,0 % +0,04
Encadrants soignants 15 570 15 334 -236 -1,5 % -0,03
Infirmiers 237 078 238 137 +1 059 +0,4 % +0,12
Aides-soignants 179 001 178 568 -433 -0,2 % -0,05
Autres soignants 94 006 93 646 -360 -0,4 % -0,04
Personnel non médical non soignant 261 189 261 515 +327 +0,1 % +0,04
Dont administratifs 101 520 101 246 -274 -0,3 % -0,03
Dont éducatifs et sociaux 13 373 13 946 +572 +4,3 % +0,06
Dont médico-techniques 44 116 43 872 -244 -0,6 % -0,03
Dont techniques 102 179 102 452 +273 +0,3 % +0,03
Total 912 876 916 483 +3 606 +0,4 % +0,40
Source : Base administrative de la SAE pour 2024, bordereaux Q21 et Q23.
NB : La nomenclature présentée correspond à la nomenclature établie par la DREES dans le cadre de la SAE. Le
personnel médical inclut les pharmaciens, odontologistes et médecins spécialisés en biologie médicale. La catégorie «
autres soignants » regroupe les agents de service hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les
psychologues et les personnels de rééducation. La catégorie « autres soignants » regroupe les agents de service
hospitalier qualifiés (ASQH) et les autres personnels de service, les psychologues et les personnels de rééducation. Pour
plus de précisions, voir https://www.sae.drees-faq.sante.gouv.fr/nomenclatures.
Légende : points de pourcentage (p.p.).
5 À la date de la mission, la base statistique 2024, retraitée de la non réponse et contrôlée par la Drees n’était pas
disponible.
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Annexe II
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2. Les effectifs médicaux des EPS ont progressé malgré le manque
persistant de temps médical dans les territoires les moins attractifs
2.1. Les charges de personnel médical des EPS ont progressé rapidement
sous l’effet des mesures de revalorisation et de la hausse des effectifs
2.1.1. Les charges de personnel médical ont progressé de +2,8 Md€ entre 2019
et 2023, soit +6,4 % par an
La mission a analysé l’évolution et la composition des charges imputées par les EPS sur le
compte 642 « Rémunérations du personnel médical » (tableau 11).
En 2023, les rémunérations du personnel médical représentaient 13,0 Md€ répartis
entre les praticiens titulaires (34 %), les médecins contractuels (16 %), les docteurs juniors,
internes et FFI (17 %), la permanence des soins (24 %) et les charges de sécurité sociale et de
prévoyance (24 %).
Entre 2019 et 2023, les rémunérations du personnel médical ont progressé de +2,8 Md€
soit en moyenne +6,4 % par an. Sur cette période, ces charges ont ainsi été deux fois plus
dynamiques qu’entre 2013 et 2019, où elles avaient progressé en moyenne de +3,1 %
par an (graphique 8). Tous les postes ont été très dynamiques :
les rémunérations des praticiens titulaires ont progressé de +785 M€, soit en
moyenne +4,9 % par an, une progression beaucoup plus rapide que celle observée
entre 2013 et 2019 (+1,4 % par an) ;
les rémunérations des médecins contractuels ont progressé de +390 M€, à un rythme
élevé mais moins rapide que sur la période 2013-2019 (+5,4 % par an contre +6,8 %) ;
les rémunérations des docteurs juniors, internes et étudiants ont progressé de +598 M€
entre 2019 et 2023, près de deux fois plus rapidement qu’auparavant ;
le temps de travail additionnel a progressé de +100 M€, à un rythme très élevé (+11,7 %)
comparable à celui déjà observé sur la période précédente (+12,0 %) ;
enfin, la permanence des soins a progressé de +300 M€, soit +8,0 % par an.
Compte tenu de ces évolutions, la composition des rémunérations du personnel médical
a évolué depuis 2013 (graphique 9). La part des rémunérations des praticiens titulaires
s’est réduite (-5,7 points), tandis que celles des médecins contractuels et des docteurs juniors,
internes et étudiants ont progressé (respectivement +2,6 points et +3,3 points).
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Annexe II
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Tableau 11 : Évolution de la rémunération du personnel médical au sein des établissements publics de santé entre 2019 et 2023 (en M€)
Poste comptable 2019 2023 Évolution 2019-2023
M€ TCAM
Praticiens titulaires 3 691 4 475 +785 +4,9%
Médecins contractuels 1 673 2 064 +390 +5,4%
Docteurs juniors, internes et étudiants 1 246 1 843 +598 +10,3%
Temps de travail additionnel 178 278 +100 +11,7%
Autres rémunérations du personnel médical 74 79 +5 +1,6%
Permanence des soins 839 1 140 +300 +8,0%
Charges de sécurité sociale et de prévoyance 2 438 3 100 +662 +6,2%
Autres charges sociales 23 30 +7 +6,7%
Total 10 163 13 009 +2 846 +6,4%
Source : Diamant, cube DGFIP, à partir des données comptables imputées dans le compte 642 « Rémunérations du personnel médical », Ce compte n’intègre par les rémunérations des sages-
femmes, imputées sur le compte 641 « Rémunérations du personnel non médical ».
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Annexe II
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Graphique 8 : Comparaison du taux annuel moyen d’évolution des postes composant la rémunération du personnel médical au sein des EPS
Source : Diamant, cube DGFIP.
+1,4%
+6,8%
+5,1%
+12,0%
+1,3%
+3,4% +3,1% +3,1%
+4,9% +5,4%
+10,3%
+11,7%
+8,0%
+6,2% +6,7% +6,4%
Praticiens
titulaires
Médecins
contractuels
Docteurs juniors,
internes et
étudiants
Temps de travail
additionnel
Permanence des
soins
Charges de
sécurité sociale et
de prévoyance
Autres charges
sociales
Total
2013-2019 2019-2023
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Annexe II
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Graphique 9 : Évolution de la composition des charges du compte 642 « Rémunérations du
personnel médical » agrégé à l’échelle des EPS
Source : Diamant, cube DGFIP, à partir des données comptables imputées dans le compte 642 « Rémunérations du
personnel médical », Ce compte n’intègre par les rémunérations des sages-femmes, imputées sur le
compte 641 « Rémunérations du personnel non médical ».
2.1.2. L’effectif médical des EPS a progressé d’environ 9 700 ETP, soit +8,4 %, grâce
à une croissance rapide des emplois d’internes, de FFI et de médecins sénior
En 2023, les EPS comptaient 125 614 emplois à temps plein médicaux, dont 75 842 ETP de
médecins sénior, 37 885 ETP internes, docteurs junior et FFI et 11 887 sages-femmes.
Entre 2019 et 2023, ces effectifs médicaux ont cru d’environ +9 700 ETP,
soit +8,4 % (tableau 9).
Plus de la moitié (61 %) de la hausse de l’effectif médical des EPS a été portée par les
internes, docteurs juniors et FFI, qui ont progressé de +5 905 ETP (+18,5 %) :
les hôpitaux publics accueillent environ 4000 internes et docteurs junior6 de plus
qu’en 2019, en raison des augmentations du numérus clausus dans les années
2010 (+3 921 étudiants sur la période). En 2023, ils représentaient 40 200 personnes,
soit 26 % du personnel médical des EPS, contre 23 % en 2019 (tableau 12) ;
les effectifs des personnes faisant fonction d’internes (FFI) sont en forte
progression (+3 020 postes). Les FFI représentent désormais 18 % des internes,
docteurs juniors et FFI, contre 12 % en 2019 et 7 % en 2013.
Sur la même période, les effectifs des médecins séniors (titulaires et contractuels) ont
progressé d’environ +3 700 ETP, soit +5,2 %.
Enfin, les effectifs des sages-femmes ont été atones (+0,6 %).
6 Le décret n° 2018-571 du 3 juillet 2018 portant dispositions applicables aux étudiants de troisième cycle des
études de médecine, d'odontologie et de pharmacie crée le statut de docteur junior, correspondant à une phase de
consolidation qui début à l’issue de la thèse et se conclut par l’obtention du diplôme d’études spécialisées (DES).
40,1% 36,3% 34,4%
23,6% 24,0% 23,8%
13,3% 16,5% 15,9%
10,9% 12,3% 14,2%
9,2% 8,3% 8,8%
1,1% 1,8% 2,1%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2013 2019 2023
Temps de travail
additionnel
Permanence des soins
Docteurs juniors, internes
et étudiants
Médecins contractuels
Charges de sécurité
sociale et de prévoyance
Praticiens titulaires
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Annexe II
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Tableau 12 : Évolution des personnels médicaux en formation entre 2019 et 2023 (effectifs
physiques).
Catégorie 2019 2023 Évolution
Étudiants de 3ème cycle en médecine 29 182 27 866 -1 316 -4,5 %
Faisant fonction d'internes (FFI) 4 077 7 097 +3 020 +74,1 %
Docteurs juniors N.D. 5 237 +5 237 N.A.
Total 33 259 40 200 +6 941 +20,9 %
Source : Diamant, cube SAE, bordereau Q22.
2.1.3. La dynamique des rémunérations médicales résulte à 70 % d’un effet prix
La mission a décomposé la dynamique de la masse salariale des praticiens hospitaliers
et hospitalo-universitaires (+785 M€) en effets prix et volume (graphique 10) :
l’effet prix, qui décrit l’évolution théorique de la masse salariale si les effectifs n’avaient
pas évolué entre 2019 et 2023, est chiffré à +547 M€, soit 70 % de la hausse ;
l’effet volume, qui représente le surcroît de charges associées aux hausses d’effectifs,
sous l’hypothèse de rémunérations inchangées entre 2019 et 2023, est chiffré
à +207 M€, soit 26 % de l’évolution totale ;
enfin l’effet croisé, qui mesure l’évolution combinée des effectifs et des prix, est chiffré
à +31 M€, soit 4 % de l’évolution totale de la masse salariale.
La dynamique des rémunérations des praticiens hospitaliers observée entre 2019
et 2023 a donc très majoritairement été tirée par un effet prix, qui embarque les
mesures de revalorisation intervenues sur la période (cf. encadré 1), ainsi que le
glissement vieillesse-technicité.
Graphique 10 : Décomposition de l’évolution des rémunérations des praticiens hospitaliers et
hospitalo-universitaires en effets prix et volume (en M€).
Source : Diamant, cubes SAE et DGFIP ; calculs de la mission.
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Annexe II
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25
2.2. Les tensions sur le personnel médical restent importantes pour une
partie des établissements hospitaliers, ce qui favorise le
développement des emplois temporaires
2.2.1. La part des médecins contractuels employés par les EPS a progressé
de +1,2 points depuis 2019, tirée par une progression importante des
emplois de praticiens associés
Les emplois temporaires permettent aux hôpitaux confrontés à un manque de temps
médical de recruter des médecins contractuels à des conditions préférentielles.
Du point de vue des médecins, la position de contractuel permet de négocier les conditions de
rémunération ainsi que les jours et périodes de travail. Le choix d’exercer comme intérimaire
ou contractuel peut par ailleurs intervenir en complément d’une activité fixe.
Selon un récent rapport de la Cour des comptes7, le recours aux emplois médicaux temporaires
contractuels représentait 11 000 ETP en 2022, soit une progression de +24 % par rapport
à 2017. Si le recours à l’intérim médical au sens strict est limité, l’accroissement des contrats
de gré à gré est problématique en raison de leur fréquence et des niveaux de rémunérations
négociées au-delà des plafonds réglementaires. Des mesures de régulation ont été prises, dont
l’effectivité a été limitée par des stratégies de contournement.
Depuis la réforme du statut de contractuel de 2022, les comptes des établissements de santé
ne permettent plus d’isoler précisément les charges associées aux seuls contrats de motifs 1
et 2. L’instruction comptable applicable aux établissements de santé (instruction M21) a
évolué, de sorte que les établissements retracent désormais dans un compte unique « nouveaux
praticiens contractuels » (compte n°64237) les dépenses des quatre motifs de contrat prévus
par l’article R. 6152-338 du code de la santé publique8.
Compte tenu des difficultés méthodologiques pour retracer les charges associées aux emplois
médicaux temporaires, la mission a concentré son analyse sur l’évolution des effectifs
contractuels.
En 2023, dans les EPS, 61,6 % des emplois à temps plein de médecins étaient occupés
par des praticiens titulaires, tandis que 38,4 % étaient occupés par des
contractuels (tableau 13).
La part des ETP occupés par des médecins contractuels a progressé de +1,2 points
depuis 2019, tirée par une progression importante des emplois de praticiens associés :
les emplois de praticiens associés9 ont bondi de plus de 3 000 ETP sur la période. Ils
représentaient 14,3 % des emplois de médecins séniors en 2023, soit une progression
de +3,5 points en quatre ans ;
les nouveaux praticiens contractuels, qui recouvrent depuis 2022 les contrats dits « de
motif », représentaient 11 601 ETP en 2023. En 2019, les EPS employaient déjà près
de 11 000 ETP sous des statuts comparables ;
7 « Intérim médical et permanence des soins dans les hôpitaux publics », Cour des comptes, 2024.
8 Contrats de motif 1 « remplacement, accroissement temporaire d’activité », de motif 2 « difficultés particulières de
remplacement », de motif 3 « attente de l’inscription au concours » et de motif 4 « participation de la médecine de ville
ou établissements privés ».
9 Les praticiens associés sont des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue) qui exercent
temporairement dans les établissements publics de santé français, sous un statut spécifique, en attendant une
régularisation complète de leur situation professionnelle ou administrative.
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Annexe II
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26
les assistants des hôpitaux10 se sont quant à eux contractés de -22,4 %, soit une baisse
de plus de -1 300 ETP.
La part des médecins contractuels, qui s’est établi en moyenne à 38 % en 2023, est plus
élevée dans les petits établissements (graphique 11). En 2023, 36 % des médecins séniors
employés dans les CHU étaient contractuels, contre 44 % dans les CHG entre 20 M€ et 70 M€
et 51 % dans CHG de moins de 20 M€.
Par ailleurs, la part des médecins contractuels n’est pas équitablement répartie sur le
territoire et révèle des écarts d’attractivité importants (figure 2) :
la part des contractuels est relativement basse dans les Hauts de France (inférieure
à 30 % dans le Nord, le Pas de Calais et l’Oise), en Bretagne, dans les Pays-de-la-Loire, en
Nouvelle-Aquitaine et en PACA ;
elle est relativement élevée (supérieure à 40 %) dans les départements de grande
couronne (Orne, Eure et Loir, Seine et Marne, Yonne, Nièvre, Aisne), dans les
départements ruraux au centre du pays (Creuse, Cantal, Aveyron, Lozère, Ardèche), en
Haute-Corse, et dans les départements d’outre-mer.
Graphique 11 : Ventilation des emplois à temps plein de médecins séniors en 2023, par
catégorie d’établissement
Source : Diamant, cube SAE, bordereau Q20.
10 Les assistants des hôpitaux sont des praticiens non titulaires dont le statut est fixé par le code de la santé publique.
Leur activité est uniquement dédiée aux activités hospitalières en établissements publics de santé et se différencie
ainsi de celle des assistants hospitalo-universitaires, qui conjugue les activités universitaire et hospitalière.
53% 64% 63% 61% 56% 49% 62%
47% 36% 37% 39% 44% 51% 38%
0%
20%
40%
60%
80%
100%
Titulaires Contractuels
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Annexe II
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Figure 2 : Part des médecins séniors contractuels dans les EPS, par département, en 2023.
Source : Diamant, cube SAE, bordereau Q20.
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Annexe II
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28
Tableau 13 : Ventilation des emplois à temps plein de médecins séniors dans les EPS, par statut
Statut 2019 2023 Évolution 2019-2023
ETP % ETP % ETP %
Médecins titulaires 45 446 62,8% 46 874 61,6% +1 428 +3,1 %
Hospitaliers universitaires titulaires 3 195 4,4% 3 146 4,1% -50 -1,6 %
Praticiens hospitaliers titulaires 42 251 58,4% 43 729 57,4% +1 478 +3,5 %
Médecins contractuels 26 882 37,2% 29 253 38,4% +2 371 +8,8 %
Hospitaliers universitaires non titulaires et temporaires 2 173 3,0% 2 194 2,9% +21 +1,0 %
Praticiens associés et statuts en extinction 7 818 10,8% 10 850 14,3% +3 032 +38,8 %
Autres salariés (avant 2022) / nouveaux praticiens contractuels (depuis 2022) 10 956 15,1% 11 601 15,2% +646 +5,9 %
Assistants des hôpitaux 5 936 8,2% 4 607 6,1% -1 329 -22,4 %
Total 72 328 100,0% 76 127 100,0% +3 799 +5,3 %
Source : Diamant, cube SAE, bordereau Q20.
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Annexe II
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2.2.2. L’intérim médical, qui représentait environ 1 500 ETP en 2023, baisserait
fortement en 2024
Les seules données disponibles pour estimer les effectifs d’intérim médical à l’échelle nationale
sont des données déclaratives jointes aux états financiers et déposées par les établissements
de santé sur la plateforme Ancre de l’ATIH. La mission, qui n’a pas eu directement accès à cette
plateforme, a fondé ses analyses sur les données issues d’une note de la DGOS relative à
l’estimation de l’atterrissage financier des EPS à fin 2024, datée du 18 avril 2024.
En 2023, l’intérim médical représentait 1 512 ETP, répartis entre les CHU (24 %,
dont 6 % pour l’AP-HP) et les centres hospitaliers (76 %). Plus de la moitié des effectifs
intérimaires (57 %) étaient concentrés dans les CH de moins de 150 M€ (tableau 14).
En 2024, selon les données issues du RIA n°2, les emplois d’intérim médical baisseraient
fortement (-31,6%) dans toutes les catégories d’établissements. Toutefois, plusieurs
éléments invitent à interpréter ces données prévisionnelles avec prudence :
en 2023, les données issues du second RIA avaient très largement sous-estimées le
nombre d’ETP intérimaires (865 ETP recensés, contre 1 512 finalement déclarés dans le
cadre des comptes financiers) ;
la mission a par ailleurs constaté, pour l’exercice 2024, une forte progression des charges
imputées sur le compte 621 « personnel extérieur à l’établissement » (+163 M€, +16,7%)
qui retrace notamment les charges d’intérim.
Tableau 14 : Évolution des effectifs d'intérim médical (en ETP) entre 2023 et 2024.
Type
d'établissement
RIA 2
2023
CF
2023
RIA 1
2024
RIA 2
2024 Évolution 2023-2024
AP-HP 98 98 98 92 -6 -6,1%
CHU 67 271 75 146 -125 -46,1%
CH>=150M 179 281 241 259 -22 -7,8%
70M<=CH<150M 243 351 244 239 -112 -31,9%
20M=150M 792 1 092 875 922 -170 -15,6%
70M<=CH<150M 412 607 393 432 -175 -28,8%
20M