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Régions Françaises
30 avr. 2026, 16:10
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DOSSIER DE PRESSE
L’INVENTAIRE DU PATRIMOINE (2023-2026)
LIBOURNE, UN INVENTAIRE DU PATRIMOINE
CONSTRUIT AVEC LES HABITANTS (2023-2026)
L’Inventaire du patrimoine à Libourne :
une mission portée par la Région Nouvelle-Aquitaine
L’Inventaire général du patrimoine culturel a été créé en France en 1964 à l’initiative d’André Malraux. Cette mission s’intérresse au patrimoine dans
toute sa diversité, « de la cathédrale à la petite cuillère », des réalisations les plus spectaculaires aux objets les plus quotidiens utilisés dans leur
environnement. Elle a pour but de mieux en comprendre l’histoire et les transformations des territoires.
Depuis les lois de décentralisation de 2004, cette mission est conduite par les Régions. En Nouvelle-Aquitaine, elle est portée par le service Patrimoine
et Inventaire, qui rassemble chercheurs, photographes et documentalistes.
Le travail d’Inventaire repose sur des enquêtes scientifiques de terrain, associant observation des bâtiments, recherche en archives et documentation
photographique. Ces études permettent de mieux comprendre la formation des villes, l’évolution de leur architecture et l’histoire des activités qui
ont façonné les territoires. Elles offrent également des clés pour analyser et répondre à des enjeux contemporains, qu’ils soient urbains, sociaux ou
environnementaux.
Le service régional diffuse également les résultats de ses recherches à travers des publications papiers et numériques (carnets et albums
photographiques) diffusés sur le portail documentaire et des expositions, contribuant ainsi à mieux faire connaître le patrimoine régional auprès
du public.
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L’INVENTAIRE DU PATRIMOINE (2023-2026)
Une étude au service de la ville de Libourne
C’est dans ce cadre que la Ville de Libourne a engagé, en partenariat avec la Région Nouvelle-Aquitaine, une étude d’Inventaire de son patrimoine,
conduite sous la direction scientifique du service Patrimoine et Inventaire régional.
Cette enquête vise à mieux comprendre l’histoire et le développement morphologique de la ville, l’évolution de son patrimoine architectural et les
activités économiques et sociales qui ont façonné son territoire, tels que le commerce, l’activité portuaire ou encore la viticulture. Elle permet
d’identifier et de documenter les éléments constitutifs du patrimoine libournais, en produisant une connaissance précise de ses formes urbaines
et de son développement.
À Libourne, cette démarche met en lumière une identité urbaine, certes héritée de sa fondation comme bastide au XIIIe siècle, mais surtout
profondément transformée aux XVIIIe et XIXe siècles, ce qui a façonné l’essentiel de son paysage actuel. Ville de commerce et de négoce liée à son
territoire viticole, elle se caractérise par un tissu mêlant maisons, hôtels particuliers et bâtiments néoclassiques d’envergure, comme les casernes
Lamarque.
Ces recherches donnent lieu à la rédaction de dossiers documentaires illustrés et géolocalisés consacrés à des édifices ou à des ensembles
urbains. Mis en ligne sur le portail Patrimoine et Inventaire de la Région Nouvelle-Aquitaine, ces dossiers permettent de restituer la formation et les
transformations de la ville, immeuble après immeuble, quartier après quartier, et proposent une documentation précise et solide accessible à tous.
Les résultats viennent aussi nourrir la politique patrimoniale et culturelle de la Ville. Ainsi contribuent-ils à la candidature de Libourne au label Ville
d’art et d’histoire, label porté par le ministère de la Culture, qui distingue les collectivités engagées dans une politique active de connaissance, de
valorisation et de transmission du patrimoine auprès des habitants comme des visiteurs.
Associer les habitants à l’Inventaire
Au-delà de la recherche scientifique, la démarche d’Inventaire s’attache également à partager la connaissance du patrimoine avec les habitants.
Cette approche s’inscrit pleinement dans les orientations de la Région Nouvelle-Aquitaine, qui encourage les initiatives fondées sur les droits
culturels, tels que définis notamment par la Convention sur la valeur du patrimoine pour la sicoété du Conseil de l’Europe, dite Convention de Faro,
reconnaissant la place et le rôle prépondérant des habitants et des personnes dans la connaissance, la gestion et la valorisation et la transmission
du patrimoine.
À Libourne, cette démarche trouve un écho particulier. La Ville a
en effet fait de ses projets urbains de transformation de l’espace
public des moments privilégiés d’échanges et de concertation avec
les habitants. Ces temps de dialogue s’appuient sur une conviction
simple : la connaissance de l’histoire d’un site, d’un bâtiment ou d’un
quartier constitue un socle essentiel pour réfléchir collectivement à
l’évolution de la ville.
Dans ce contexte, il est apparu naturel d’intégrer à l’étude
d’Inventaire du patrimoine une démarche collaborative. L’objectif
vise à sensibiliser les habitants à l’histoire sociale et architecturale
de Libourne tout en permettant à chacun d’apporter sa contribution
à la connaissance de ce patrimoine commun.
C’est dans cet esprit qu’ont été mis en place les ateliers du
patrimoine, conçus comme des espaces d’échange entre chercheurs
et habitants. Une question simple guide ces rencontres : «Qu’est-ce
qui fait patrimoine dans la ville ?»
Les échanges ont fait émerger une grande diversité de sujets :
l’histoire des commerces, l’activité portuaire, la viticulture, les
sociabilités locales ou encore la transformation des quartiers.
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L’INVENTAIRE DU PATRIMOINE (2023-2026)
Les actions de médiation menées :
les ateliers du patrimoine, les visites d’immeubles remarquables
Dans le cadre de l’étude d’Inventaire menée à Libourne, la Ville et la Région Nouvelle-Aquitaine ont organisé une série d’ateliers du patrimoine destinés
à associer les habitants à la découverte et à la compréhension de l’histoire de la ville. Ces ateliers ont été l’occasion de rencontres régulières, environ
quatre fois par an. Elles ont réunit habitants, équipes de la Ville et professionnels du patrimoine autour d’un lieu, d’un thème ou d’une question liée à
l’histoire urbaine et architecturale de Libourne. Depuis le lancement de l’opération, huit ateliers ont déjà été proposés, constituant progressivement
une véritable communauté d’habitants intéressés par les questions patrimoniales.
Ces rendez-vous ont permis d’explorer différents lieux emblématiques de la ville et de montrer concrètement comment se construit la connaissance
du patrimoine. À la médiathèque Condorcet, par exemple, l’atelier a été l’occasion de présenter les fonds iconographiques anciens – cartes postales,
ouvrages imprimés, documents historiques – qui permettent de retracer l’évolution de Libourne. La découverte de l’histoire du site lui-même,
ancien couvent devenu hôpital militaire puis lycée avant d’accueillir la médiathèque actuelle, a également ouvert une réflexion collective sur les
transformations passées et futures de ces espaces, qu’il s’agisse du cloître, des jardins ou des usages contemporains du lieu.
Un autre atelier organisé au musée de Libourne a permis de montrer comment la démarche scientifique menée par les conservateurs et les
chercheurs peut donner naissance à une exposition patrimoniale. Les participants ont ainsi découvert la richesse des collections archéologiques,
lapidaires et du mobilier conservé par l’institution, ainsi que les méthodes qui permettent de les étudier et de les présenter au public.
Aux archives municipales, les habitants ont pu accéder à des documents rarement
exposés : plans anciens, registres, photographies ou correspondances. Cette
immersion dans les fonds d’archives a permis de montrer l’apport de ces sources à
la connaissance de l’histoire de la ville et de faire prendre conscience au public de
la richesse documentaire qui constitue une part essentielle du patrimoine libournais.
La plupart de ces ateliers se sont accompagnés de visites inédites et de parcours dans
la ville, offrant l’occasion de découvrir autrement certains bâtiments ou quartiers. Ces
ateliers du patrimoine ont progressivement renforcé la politique patrimoniale de la
Ville et fait le lien avec des initiatives municipales complémentaires. Des visites d’immeubles et de chantiers ont ainsi été organisées dans le cadre
du programme Action Cœur de Ville consacré à la revitalisation du centre ancien. Elles ont permis au public de découvrir le travail mené par les
services municipaux pour restaurer et réhabiliter des bâtiments anciens qui, pour certains, étaient en déshérence depuis longtemps.
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, mais aussi ponctuellement au cours de l’année, plusieurs demeures privées de grande qualité
architecturale ont également été exceptionnellement ouvertes au public, grâce à des conventions inédites conclues entre la Ville et les propriétaires.
Ces initiatives ont contribué à élargir la participation des habitants et à ancrer davantage encore la question patrimoniale dans la vie de la bastide.
Ces ateliers du patrimoine illustrent les principes de la convention de Faro et des droits culturels, qui reconnaissent la place centrale des habitants.
En donnant accès aux sources, aux méthodes et aux outils d’analyse, ils permettent aux participants, non seulement de mieux comprendre l’histoire
de Libourne, mais aussi de devenir des acteurs de la préservation et de la transmission de son patrimoine. Ces contributions sont essentielles à
l’étude d’Inventaire, en enrichissant les données scientifiques par les savoirs locaux et les mémoires en histoires vécues, tout en garantissant que
le patrimoine documenté reflète fidèlement l’expérience et la diversité des habitants.
Les ateliers mémoire
Dans la continuité des ateliers du patrimoine, la question de la mémoire et de l’urgence de sa préservation s’est progressivement imposée comme
un prolongement naturel de la démarche d’Inventaire. Afin de recueillir ces récits, des ateliers dédiés à la collecte de mémoire ont été mis en place,
organisés en plusieurs temps de travail associant étroitement les habitants.
Un premier temps a consisté à identifier collectivement les thématiques structurantes
de la mémoire libournaise. À partir des échanges, plusieurs axes se sont dégagés,
notamment le commerce, l’activité portuaire, la viticulture ou encore la vie des quartiers.
Un second temps a permis de repérer et proposer des témoins, identifiés par les
habitants eux-mêmes comme porteurs d’une mémoire de la ville, qu’il s’agisse d’anciens
commerçants, de professionnels, d’habitants de longue date ou d’acteurs de la vie
locale.
Enfin, les ateliers ont permis de préparer concrètement la collecte de mémoire :
définition des sujets d’entretien, réflexion sur les récits à recueillir, sensibilisation à
l’écoute et à la transmission. Cette démarche a posé les bases d’une collecte structurée,
tout en valorisant l’implication directe des habitants dans la construction du projet.
Ces ateliers ont ainsi permis de faire émerger une mémoire plurielle, incarnée et
située, venant compléter les sources habituelles de l’Inventaire. Ils ont également
renforcé la dimension participative du projet, en faisant des habitants de
véritables acteurs de la connaissance et de la transmission du patrimoine local.
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L’INVENTAIRE DU PATRIMOINE (2023-2026)
Une collecte de mémoire orale
Dans le cadre de ces ateliers mémoire, face à l’urgence de recueillir ces récits, la collecte de mémoire orale a été mise en place.
Celle-ci a été réalisée dans le cadre d’une prestation commandée par la Région Nouvelle-Aquitaine à Benjamin Charles, artiste plasticien et réalisateur
de l’association N’A QU’1 OEIL. Des habitants, qui se sont eux-mêmes désignés comme « mémoristes » dans le cadre des ateliers mémoire, ont
participé à la réalisation des entretiens auprès des témoins du patrimoine libournais.
Cette collecte a permis de réunir plus de 11 heures d’entretiens. Les enregistrements ont été indexés et archivés afin de constituer une source
documentaire durable. Ils seront conservés au Centre des archives de la Région Nouvelle-Aquitaine.
L’association N’A QU’1 OEIL, active depuis les années 1990 dans les domaines de la création audiovisuelle et sonore, s’est imposée comme un
partenaire particulièrement adapté pour accompagner ce projet. Son approche, fondée sur l’attention portée aux récits et aux voix, croise pratique
documentaire, création artistique et valorisation des mémoires individuelles et collectives.
Au-delà de la collecte et de l’archivage, il s’agissait en effet de proposer un « pas de côté » artistique aussi : transformer ces témoignages en un récit
construit, capable de raconter une histoire et de créer du lien avec le public. Cette approche a conduit à engager un travail d’écriture et de mise en
forme sonore, à partir des paroles recueillies, pour en faire une matière sensible et accessible.
La série de podcasts La Fozera - les voix de Libourne
À partir de ce témoignages, une série de podcasts est en cours de réalisation. Intitulée La
Fozera - les voix de Libourne, cette série propose une immersion sonore dans la mémoire
de la ville de Libourne.
Elle rassemblera une dizaine d’épisodes d’environ vingt minutes chacun, construits à
partir des récits recueillis lors de la collecte. Les thématiques abordées – le commerce, le
vin, le fleuve, la vie des quartiers – dessinent un portrait sensible de la ville à travers ses
activités, ses lieux et ses usages.
Chaque épisode donnera à entendre des fragments de vie, des souvenirs et des récits qui
racontent l’histoire de Libourne, en proposant une mise en récit à la fois documentaire
et narrative.
La série de podcasts sa lancée et diffusée pour la première fois à l’occasion des Journées
Européennes du Patrimoine 2026, les samedi 19 et dimanche 20 septembre. Le thème
national cette année « patrimoine en danger » entre particulièrement en résonnance avec
la démarche, fondée sur le constat que la mémoire orale d’une ville peut s’éteindre et
disparaître si elle n’est pas recueillie et transmise. Les premiers épisodes de la série de podcasts pourront être découverts par les habitants et les
visiteurs à travers plusieurs rendez-vous qui se tiendront tout au long de ces Journées Européennes du Patrimoine.
Tous les épisodes seront diffusés sur différentes plateformes ainsi que sur le site Patrimoine et Inventaire de la Région Nouvelle-Aquitaine.
POURQUOI VOUS RECEVOIR À LA MAISON CHARMEILLES ?
La maison Charmeilles, ancienne quincaillerie Froidefont dite « Aux Forges de Vulcain »,
est une demeure remarquable étudiée dans le cadre de l’Inventaire du patrimoine.
Sa récente rénovation, accompagnée par la Ville à travers les aides à la restauration de
façade, illustre pleinement la dynamique de revitalisation du centre-ville ainsi que le lien
entre connaissance patrimoniale, valorisation et réhabilitation du bâti ancien.
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