Baromètre Bpifrance Le Lab – Rexecode « Trésorerie, Investissement et Croissance des TPE-PME » Au 2ème trimestre 2026 : l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les perspectives des dirigeants reste limite a ce stade

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19 mai 2026, 08:35

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Paris, le 19 mai 2026 – Bpifrance Le Lab et Rexecode présentent le baromètre « Trésorerie, Investissement et Croissance des TPE-PME» du 2 ème trimestre 2026, comportant deux focus d’actualité consacrés à l’impact du conflit au Moyen-Orient et au recours à l’intelligence artificielle. Les réponses apportées par les chefs d’entreprise au questionnaire transmis par Bpifrance Le Lab et Rexecode ont été collectées entre le 13 et le 26 avril 2026 . Plus de 1100 réponses ont été recueillies. 62 % des TPE-PME observent déjà des conséquences négatives du conflit au Moyen-Orient sur leur trésorerie ou leurs résultats. 25 % de TPE-PME font état d’un impact fort, et 15 % des TPE-PME exposées au conflit estiment ne pas avoir suffisamment de trésorerie pour absorber le choc. Les répercussions sont assez hétérogènes selon les secteurs d’activité. Les répercussions consistent principalement en une hausse des coûts , des matières premières énergétiques essentiellement, pour 66 % des TPE-PME affectées, mais aussi de ceux des intrants non énergétiques pour 32 % d’entre elles. En conséquence, les TPE-PME sont nettement plus nombreuses à faire part de difficultés d’approvisionnement (hausse des coûts, délais de livraison, etc.) : 57 % déclarent y être confrontées. Cette proportion est en hausse de 22 points sur le trimestre mais reste plus faible que le pic de 78 % atteint à l’été 2022, au cœur de la crise énergétique. La part des entreprises citant les coûts et prix trop élevés comme l’un des principaux freins à leur croissance est également en nette hausse : 32 % d’entre elles, soit +10 points sur le trimestre. Cette proportion reste 10 points inférieure au niveau observé lors de la crise énergétique de 2022 (42 % en moyenne entre mi-2022 et mi-2023). Parmi les autres freins à la croissance, les contraintes de demande se relâchent légèrement mais demeurent, de loin, le principal frein, cité par 61 % des répondants. La trésorerie des TPE-PME s’est tendue au cours des 3 derniers mois, sans connaître de choc brutal. L’indicateur relatif à l’évolution récente de la trésorerie est en baisse de 3 points sur le trimestre et de 2 points sur un an. À −28, il atteint certes un plus bas depuis le lancement du baromètre en 2018, mais reste proche du niveau observé début 2025 (−27). La tension sur les coûts ne semble affecter ni le jugement sur la situation courante de trésorerie des TPE-PME, ni les perspectives d’évolution, qui se redressent modestement . La part de TPE-PME connaissant une situation de trésorerie difficile (34 %) est globalement stable depuis un an. L’indicateur sur l’évolution de la trésorerie anticipée au cours des 3 prochains mois progresse même à nouveau (+2 points, à −17) et s’approche doucement de sa moyenne 2018-2025 (−15). Une explication est à rechercher dans l’observation qu’ une majorité des TPE-PME qui subissent des hausses de coût comptent les répercuter, au moins partiellement, dans leurs prix de vente . Les intentions d’investissement tiennent bon, après le rebond observé en début d’année. 46 % des dirigeants ont investi ou comptent investir cette année. Cette proportion est en hausse de 1 point sur le trimestre et sur un an mais demeure plus faible qu’en moyenne depuis 2018 (53 %). Le solde d’opinion sur les montants investis se replie légèrement (−5 points, à −21), sans effacer complètement le rebond enregistré au trimestre précédent. Il reste bien au-dessus du niveau observé fin 2025 (−29) mais s’établit sensiblement sous sa moyenne 2018-2025 (−8). La majorité des TPE-PME utilise l’intelligence artificielle (IA) , générative ou non: 58 % des TPE-PME ont recours à l’IA, dont près de la moitié quotidiennement. Le marketing et les ventes sont de loin le principal domaine d’application de l’IA, avec près de la moitié des TPE-PME l’utilisant à ces fins. Une majorité des usages sont effectués à l’initiative de collaborateurs, sans qu’il n’existe de cadre formalisé / structuré au sein de l’entreprise. Ainsi, à ce stade, la grande majorité des entreprises ne voit pas encore d’impact de l’IA sur leur chiffre d’affaires (légèrement haussier au global tout de même). Du côté des effectifs, l’impact de l’IA est jugé légèrement baissier. Ainsi, l’impact positif est ressenti plus nettement du côté de la productivité des salariés : 43 % des dirigeants de TPE-PME déclarent une amélioration liée à l’utilisation de l’IA (contre 1 % une baisse) . Près de 20 % déclarent déjà observer un effet positif sur la rentabilité de l’entreprise et la compétitivité des produits ou services (et quasiment aucun effet négatif perçu). Les impacts de l’IA seraient amplifiés à horizon 2030. Les dirigeants sont beaucoup plus nombreux à escompter des effets positifs de l’IA sur leur chiffre d’affaires, la rentabilité de leur activité, la compétitivité de leur entreprise et la productivité des salariés que ce qu’ils observent aujourd’hui. Ces effets positifs, observés comme anticipés, sont plus élevés lorsque les usages de l’IA au sein de l’entreprise sont déjà structurés. Les TPE-PME s’attendent en revanche à un effet négatif plus important sur les effectifs à horizon 2030 : 18 % anticipent une baisse contre 6 % une hausse (contre respectivement 6 % et 1 % pour l’impact actuel). Le principal frein à l’adoption de l’IA est de loin la difficulté pour les TPE/PME à identifier des cas d’usages pertinents pour l’entreprise , cité par 54 % des répondants. C’est un obstacle logiquement plus puissant chez les TPE-PME n’utilisant pas ou peu l’IA. Le manque de temps et le manque de ressources humaines ou de compétences en interne sont les deux autres principaux freins cités, là aussi plus particulièrement par celles n’ayant pas recours à l’IA. Les TPE-PME ayant déjà des usages structurés de l’IA s’inquiètent principalement des mauvais usages possibles de l’IA et/ou que l’IA n’affecte la capacité à raisonner de leurs collaborateurs (cité par respectivement 38 % et 30 % d’entre elles). Condition de réalisation de l’étude Afin de mieux connaître la situation des TPE et PME en matière de trésorerie, de projets d’investissement et d’accès au crédit, Bpifrance Le Lab et Rexecode ont noué un partenariat qui se décline dans un sondage trimestriel conduit auprès des chefs d’entreprise. Cette trente-deuxième édition publique du Baromètre trimestriel Bpifrance – Rexecode, dédié à la Trésorerie, l’Investissement et la Croissance des TPE et PME, a été réalisée du 13 au 26 avril 2026 , sur la base d’un questionnaire diffusé par voie numérique auprès de 4 073 PME / TPE des secteurs marchands non agricoles, de 1 à 249 salariés et réalisant moins de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les réponses de 1135 TPE / PME ont été traitées dans l’analyse récurrente et celles de 1128 TPE / PME ont été traitées et redressées par taille d’effectif et secteur d’activité dans les interrogations thématiques et dans la question relative aux difficultés d’approvisionnement. Le questionnaire comportait 10 questions autour des 3 axes : Trésorerie, délais de paiement, financement court terme/Investissement, financement de l’investissement/Freins à la croissance . Il était complété par des interrogations thématiques portant sur les conséquences du conflit au Moyen-Orient, ainsi que sur le recours à l’intelligence artificielle. The post Baromètre Bpifrance Le Lab – Rexecode « Trésorerie, Investissement et Croissance des TPE-PME » Au 2ème trimestre 2026 : l’impact du conflit au Moyen-Orient sur les perspectives des dirigeants reste limite a ce stade appeared first on Bpifrance | Presse .