DÉGÂTS DE GIBIER : il est temps d’arrêter l’hypocrisie ! - Fédération Nationale des Chasseurs

Fédération Nationale des Chasseurs Espace Presse
10 juin 2026, 05:30

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Il pénalise ceux qui agissent – les chasseurs -, protège ceux qui ferment les yeux – certains propriétaires de territoires qui refusent la régulation -, et entretient l’illusion d’une réponse institutionnelle. Car l’État s’en mêle ponctuellement lorsque la situation dérape comme au début de la guerre en Ukraine ou lorsqu’une obligation de résultat ne peut se faire sans une obligation de moyens. Je pense évidemment aux accords de mars 2023 signés par la Fédération Nationale des Chasseurs avec le monde agricole et avec l’État. C’est dans le cadre de ces mêmes accords qu’il a été jugé nécessaire de poursuivre la réflexion sur une réforme globale et durable du financement des indemnisations aux agriculteurs. C’est la défense de notre souveraineté alimentaire qui est en jeu sauf que personne n’ose réellement mettre les mains dans le cambouis. De rares parlementaires plus téméraires que les autres ont déposé des propositions de loi afin de tenter de répondre à l’enjeu du financement pérenne des dégâts de grand gibier. Ces dernières dorment tranquillement dans les cartons du Sénat et de l’Assemblée nationale. Elles n’ont d’autre mérite que celui d’exister ! Pendant ce temps-là, les agriculteurs, face à leurs parcelles ravagées s’enfoncent dans la colère, et les chasseurs dans le découragement. Nous sommes arrivés au bout d’un modèle conçu, il y a plus de 50 ans. Cette époque est révolue. Aujourd’hui, les densités de gibier continuent de progresser, les équilibres écologiques sont parfois rompus, les territoires agricoles deviennent alors des zones de combat… Et que fait- on ? Rien. On indemnise. On paye toujours plus. Et on recommence jusqu’à ce que cet engrenage fatal s’arrête faute de sous et indirectement faute de chasseurs. Ceux- là mêmes qui pratiquent cette indispensable régulation. Cela suffit. Nous demandons une réforme qui dise clairement que la régulation n’est pas un choix du monde de la chasse, mais, dans ce cas précis, une obligation. Que les responsabilités doivent être partagées. Que ceux qui refusent que l’on chasse les sangliers doivent en assumer les conséquences. Que les agriculteurs qui rechignent à mettre en place des dispositifs de prévention ne peuvent exiger toujours plus du système qui existe aujourd’hui. Il est temps de remettre un peu d’ordre, de cohérence et de courage. L’heure n’est plus au rafistolage et aux compromissions. L’heure est à la responsabilité et à l’action !