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Régions Françaises
5 juin 2026, 07:31
Texte de la source originale
Crédit photos : Galliot/ Région Normandie
Le 4 juin 2026
MATIULLAH WESA REÇOIT LE PRIX LIBERTÉ 2026
Jeudi 4 juin, le militant afghan Matiullah Wesa a reçu le Prix Liberté 2026 au Zénith de Caen
pour son engagement en faveur de l’éducation pour toutes et pour tous.
Matiullah Wesa a été désigné lauréat à l’issue d’un vote réunissant 18 708 jeunes issus de 75 pays ,
sur le site Prix Liberté du 20 mars au 30 avril 2026.
Matiullah Wesa
Matiullah Wesa
Matiullah Wesa a grandi dans une province rurale en Afghanistan où
l’accès à l’éducation est particulièrement restreint pour les filles. À 17 ans, il
fonde PenPath, un collectif de 3 000 bénévoles sensibilisant à l’importance
de l’éducation pour tous et toutes. Depuis la reprise du pouvoir par les
talibans en 2021, il assiste à une détérioration de la situation des droits de
l’Homme dans son pays.
Arbitrairement arrêté en mars 2023, il est détenu pendant 7 mois par les
talibans à cause de son engagement. Matiullah Wesa agit concrètement en
créant des écoles dans les villages les plus reculés et souhaite aussi faire
changer les mentalités en sensibilisant la population à l’importance de
l’éducation des filles. A l’heure actuelle, Matiullah Wesa mène toujours son
combat en Afghanistan. Lien Youtube
« Ce prix n’est pas seulement un honneur, mais aussi une grande responsabilité pour moi de travailler
encore plus dur en faveur de l’éducation. J’espère sincèrement que ce prix apportera un changement positif
dans la vie des enfants afghans et contribuera à une transformation fondamentale pour les générations
futures. De plus, ce prix prouve que le travail acharné d’une seule personne peut être remarqué par de
nombreuses nations, qui sauront l’apprécier. Mon message est que, même dans les moments les plus
difficiles, nous devons rester plein d’espoir et continuer à agir pour aider les autres et provoquer un
changement, même s’il est minime. Ce prix montre que la lutte pour l’éducation, la quête du savoir et l’éveil
des esprits ne cesseront jamais » déclare Matiullah Wesa.
Les deux autres nommés étaient : China Labor Watch, une ONG créée par l’activiste Li Qiang et
défendant les droits des travailleurs chinois et Nemonte Nenquimo, une militante équatorienne luttant
en faveur du droit des peuples autochtones
China Labor Watch : une ONG basée à New York et fondée en 2000 par l’activiste Li Qiang, pour la
défense des droits des travailleurs chinois. Elle est créée à une époque où la Chine devient une terre de
production peu coûteuse pour de nombreuses marques internationales. Avec son industrialisation rapide
et la mondialisation des productions, la situation s’est depuis fortement aggravée. Conditions de travail
dangereuses, travail des enfants, restriction de la liberté syndicale : les violations des droits de l’Homme
sont omniprésentes dans les usines chinoises. China Labor Watch enquête sur ces abus pour informer les
médias et la communauté internationale. Elle fait pression sur les grandes marques internationales
notamment pour que la fast fashion ne soit plus synonyme de conditions de travail inhumaines et
dégradantes. Lien Youtube
Nemonte Nenquimo : elle a grandi en Amazonie au sein du peuple Waorani, une des treize nationalités
indigènes reconnues par l’Equateur. En 2015, elle fonde l’ONG Alianza Ceibo pour protéger les terres
ancestrales de l’exploitation et valoriser la culture de peuples autochtones. Son combat pacifique se fait
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notamment devant les tribunaux et elle remporte en 2019 une première victoire contre l’expropriation et le
rachat abusif des terres par l’industrie pétrolière. En 2020, le Magazine Time la place parmi les 100
personnes les plus influentes du Monde et la même année, elle reçoit le Prix Goldman pour
l’environnement. Nemonte Nenquimo est la porte-parole des peuples autochtones, souvent oubliés et
invisibilisés dans les décisions politiques nationales et internationales. En août 2023, elle rassemble les
Équatoriens derrière un référendum à l’issue duquel est voté l’arrêt de l’exploitation du pétrole dans le Parc
national Yasuni. Lien Youtube
Bertrand Deniaud, Vice-Président de la Région Normandie, revient sur le succès croissant du Prix
Liberté : « La désignation de Matiullah Wesa est la confirmation que la jeunesse du monde attache la plus
grande importance à l’égalité des filles et des garçons. Cet attachement est aussi marqué pour l’éducation
dans ces temps où la manipulation des esprits est de mise dans de nombreux pays. La jeunesse montre
qu’elle a bien compris que l’éducation est la base de toute liberté, savoir lire écrire compter, connaître son
histoire sont les premiers fondements d’une réflexion libre et éclairée. Ce choix confirme l’universalité de
la notion de liberté et nous oblige à suivre l’exemple donné par la jeunesse de l’écouter, la considérer et la
porter au plus haut .»
Hadja Idrissa Bah, Président du Jury du Prix Liberté 2026 : «Notre liberté, c’est notre voix. Et notre
voix, c’est notre pouvoir. Du Prix Liberté 2023 au rôle de Présidente du Jury international 2026, mon
engagement reste le même : faire entendre les voix des jeunes de Guinée et d’ailleurs, et prouver
qu’ensemble, nous pouvons changer le monde. C’est ce que démontre également l’engagement quotidien
de Matiullah Wesa. Être un homme, c’est aussi se lever pour les filles, défendre leur droit à apprendre et
leur ouvrir les chemins qu’on a trop longtemps fermés. »
À l’occasion du 82ème anniversaire du Débarquement, la Best Defense Foundation accompagne une
trentaine de Vétérans du Débarquement en Normandie et de la Seconde Guerre mondiale. Les
Vétérans sont arrivés à Deauville à bord d’un avion spécialement affrété par Delta airlines, en
compagnie de douze étudiants de l’Atlanta International School, de Dutchtown High School, d’Elite
Scholars Academy et de Fayette County public schools à Lexington.
La cérémonie s’est déroulée en présence de :
Matiullah Wesa, lauréat du Prix Liberté 2026,
Hadja Idrissa Bah, Présidente du jury international du Prix Liberté 2026 et présidente du Club des
jeunes filles leaders de Guinée, association lauréate du Prix Liberté 2023 ;
Sonita Alizada, lauréate du Prix Liberté 2021,
Les 24 membres du Jury international du Prix Liberté 2026,
Une trentaine de vétérans américains du Débarquement en Normandie et de la Seconde Guerre
mondiale,
Bertrand Deniaud, Vice-Président de la Région Normandie, chargé des lycées et de l’éducation,
Nicole Ameline, Présidente de l’Institur international des droits de l’Homme et de la paix,
4 000 jeunes dont des lycéens venus des Etats-Unis et d’Allemagne.
Matuillah Wesa a reçu le trophée Prix Liberté réalisé par les élèves en 1ère Brevet des Métiers d’Art
ébénistes du lycée Augustin Boismard de Brionne dans l’Eure, ainsi qu’un chèque de 25 000 euros pour
soutenir sa cause.
Créé et porté par la Région Normandie en partenariat avec l’Institut International des Droits de l’Homme et de la
Paix, les Autorités Académiques et le réseau Canopé, le Prix Liberté est un dispositif pédagogique de
sensibilisation à la liberté, à la paix et aux droits de l’Homme ancré dans les valeurs portées par le Débarquement
du 6 juin 1944 en Normandie. Il invite les jeunes de 15 à 25 ans en France et dans le monde entier, à désigner
chaque année une personne ou une organisation engagée dans un combat récent et exemplaire en faveur de la
liberté.
Rappelons que le Prix Liberté avait été remis en 2019 à Greta Thunberg pour son combat pour une justice
climatique ; à Loujain Al Hathloul en 2020 pour son combat en faveur des droits des femmes en Arabie
Saoudite ; à Sonita Alizada en 2021 pour son combat contre le mariage forcé des jeunes filles en Afghanistan ;
en 2022 à l’association Child’s Right and Rehabilitation Network (CRARN) fondé par Sam Itauma, pour sa
lutte contre les discriminations des « enfants sorciers » au Nigeria ; en 2023 au Club des jeunes filles leaders
de Guinée, fondé par Hadja Idrissa Bah, pour son combat contre les mutilations génitales set les mariages
forcés, et en 2024 à Motaz Azaïza, jeune photo reporter palestinien ayant couvert le conflit au cœur de Gaza,
pour son combat en faveur de la liberté de la presse et du droit à l’information, et en 2025 à Gisèle Pélicot, pour
son engagement en faveur de la lutte contre les violences sexuelles.
prixliberte.normandie.fr
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