Étude Inserm sur l’exposition liée aux cosmétiques : la FEBEA souhaite clarifier le cadre scientifique
FEBEA Communiqués de presse
9 juil. 2025, 09:03
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La FEBEA ne conteste ni l’intérêt de ces travaux, ni la nécessité de poursuivre les recherches sur les expositions chimiques du quotidien. L’étude apporte un éclairage utile : elle montre qu’une modification rapide des habitudes d’usage peut entraîner, sur une période courte, une baisse de certains biomarqueurs urinaires, notamment pour le bisphénol A, certains parabènes, et un métabolite de phtalate.
Pour autant, il nous semble important de distinguer trois niveaux d’interprétation.
Enfin, le cas du bisphénol A (BPA) mérite une clarification spécifique. Le BPA est interdit comme ingrédient dans les produits cosmétiques. Lorsque des traces sont détectées, elles ne relèvent donc pas d’un usage intentionnel en formulation. Dans le cas où des traces non intentionnelles seraient détectées, par exemple du fait de migrations depuis des emballages ou des équipements de fabrication, celles-ci ne sont tolérées que si :
Rappelons enfin que l’étude ne permet pas d’attribuer de manière fiable la réduction du BPA aux seuls changements de produits cosmétiques, en l’absence de contrôle des apports alimentaires et de données sur le ratio BPA total/BPA libre. Les diminutions observées pouvant largement refléter des variations du régime alimentaire. En surestimant le rôle des cosmétiques sans le replacer face à la voie alimentaire dominante, elle donne une lecture partielle des leviers d’action.
« Cette étude ne doit pas conduire à faire naître une inquiétude générale sur la sécurité des produits cosmétiques conformes à la réglementation européenne. En revanche, elle rappelle l’importance d’une approche exigeante, évolutive et transparente sur les substances susceptibles de contribuer à l’exposition globale des consommateurs. La sécurité des consommateurs constitue et restera le socle intangible de la réglementation cosmétique européenne » explique Brice Leclerc, directeur scientifique et réglementaire de la FEBEA.
La FEBEA est pleinement engagée dans cette démarche. Elle soutient notamment le développement de méthodes scientifiques permettant de mieux caractériser les perturbateurs endocriniens, à travers la plateforme public-privé PEPPER, dont elle est membre fondateur.