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UMIH Communiqués de presse
11 juin 2026, 06:00
Texte de la source originale
COMMUNIQUE DE PRESSE
Titres-restaurant : l’Umih appelle au boycott des magasins HEMA
après l’agrément inacceptable dispensé par la CNTR
Paris, le 9 janvier 2026
Titres-restaurant : l’Umih dénonce l’agrément accordé à l’enseigne HEMA,
alerte sur une dérive grave du dispositif et appelle ses adhérents et au-delà l’ensemble des
restaurateurs à boycotter ces magasins
À la suite de la décision de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR) d’accorder
un agrément à l’enseigne HEMA, spécialisée dans la décoration et les produits du quotidien,
l’Umih exprime sa plus vive opposition à une décision qui dévoie l’esprit même du titre-
restaurant et appelle ses adhérents et au-delà l’ensemble des restaurateurs à boycotter ces
magasins
Conçu à l’origine pour permettre aux salariés de déjeuner à table et de consommer un
véritable repas, le titre-restaurant ne saurait être détourné au profit d’offres reposant
exclusivement sur des produits de snacking, de grignotage ou de confiserie. Une telle
interprétation du dispositif est inacceptable.
En décembre 2025, Thierry Marx, président confédéral de l’Umih, et Franck Chaumes,
président national Umih Restauration, ont saisi le ministre du Commerce, Serge Papin, ainsi
que la CNTR, afin d’alerter sur les conditions dans lesquelles cet agrément a été délivré.
L’enseigne concernée a en effet obtenu son agrément sur la base d’une offre alimentaire ne
correspondant pas à la vocation première du titre-restaurant.
Pour l’Umih, cette décision fragilise un dispositif social historique et détourne son objectif
fondamental : soutenir la restauration et garantir aux salariés l’accès à un repas complet sur
leur pause déjeuner.
Un signal contradictoire au regard des enjeux de santé publique
Au-delà de l’impact économique pour les restaurateurs, l’Umih s’inquiète du message
contradictoire envoyé aux salariés et aux consommateurs. À l’heure où les pouvoirs publics
multiplient les initiatives en faveur du bien-manger, de l’équilibre nutritionnel et de la lutte
contre l’obésité, il est incohérent d’assimiler des produits de snacking ou de grignotage à un
repas.
Le titre-restaurant ne peut devenir un simple outil de consommation alimentaire sans
exigence nutritionnelle. Il doit rester un levier favorisant l’accès à un repas structuré et
compatible avec les enjeux de santé publique.
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Une “boîte de Pandore” pour le dispositif
L’Umih s’interroge sur les critères d’attribution et les mécanismes de contrôle des agréments
délivrés par la CNTR. Cette décision, prise sans évaluation sérieuse de ses impacts
économiques et sociaux, risque d’aggraver encore la situation de restaurateurs déjà fortement
fragilisés.
Plus largement, cette extension injustifiée ouvre la voie à de multiples dérives : demain, toute
enseigne proposant des barres énergétiques, des friandises, des biscuits ou de simples
boissons pourrait prétendre à l’acceptation des titres-restaurant, au mépris de leur finalité
sociale, économique et sanitaire.
Appel à la mobilisation et à la responsabilité
Face à cette dérive préoccupante, l’Umih appelle l’ensemble des acteurs concernés –
professionnels de la restauration, partenaires sociaux et bénéficiaires de titres-restaurant – à
se mobiliser de manière responsable afin de préserver le sens originel de cet acquis social
majeur.
« Le titre-restaurant doit rester un outil social au service du repas, et non un levier de
consommation détourné de sa vocation. Défendre le titre-restaurant, c’est défendre à la fois
la restauration, l’équilibre alimentaire et la cohérence des politiques publiques. » déclare très
en colère Franck Chaumes, président national de la branche restauration – Umih
Contact presse
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Ophélie Rota 06 82 82 95 82
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