Communiqué · Signature du Pacte Sectoriel Alimentaire : un engagement fort pour l’emploi, les compétences et l’innovation · Région Bretagne
Régions Françaises
5 mai 2026, 14:32
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29 avril 2026 4 minutes de lecture La Bretagne, grande région agricole et agroalimentaire, franchit une étape décisive pour accompagner les mutations du secteur et renforcer l’attractivité de la filière en matière de formation et d’emploi. Ce mercredi 29 avril, au siège du Groupe Even à Ploudaniel, l’État, la Région Bretagne et les représentants des branches (agroalimentaire et métiers de bouche) ont signé un Pacte sectoriel alimentaire sur 3 ans. Crédit photo : Région Bretagne – signature du Pacte Sectoriel Alimentaire Ce document stratégique, auquel est adossée une feuille de route opérationnelle, vise à structurer d’ici 2028 une réponse collective aux enjeux d’emploi, de formation et de transformation d’une filière clé de l’économie régionale. Représentant environ 40 % de l’emploi industriel breton , le secteur alimentaire constitue un pilier économique majeur, avec plus de 1 200 entreprises et près de 76 000 actifs qui travaillent sur tout le territoire breton. Malgré sa robustesse, le secteur est confronté à des défis importants : tensions de recrutement persistantes, déficit d’attractivité auprès des jeunes, vieillissement de la population active et conditions de travail parfois contraignantes. À cela s’ajoutent des mutations profondes liées aux transitions écologique, énergétique, numérique et aux nouvelles attentes des consommateurs. Le pacte s’articule autour de trois priorités . La première consiste à agir sur l’emploi en renforçant l’orientation et l’offre de formation . L’objectif est de mieux faire connaître les métiers, d’attirer de nouveaux publics et d’adapter les parcours de formation aux besoins des entreprises. Les partenaires entendent développer les actions d’information, améliorer la lisibilité des formations et augmenter significativement le nombre d’apprenants dans la filière d’ici 2030. Une attention particulière est portée à la coordination entre acteurs de la formation, afin de proposer des parcours plus fluides et plus complémentaires. Le deuxième axe vise à anticiper et accompagner les transformations du secteur . L’automatisation, la robotisation, l’intelligence artificielle ainsi que les impératifs de décarbonation transforment en profondeur le travail quotidien, les métiers et les compétences attendues. Pour y répondre, le pacte prévoit notamment d’adapter les contenus de formation et d’accompagner les entreprises dans leurs évolutions à venir. Enfin, le troisième axe met l’accent sur l’inclusion et la cohésion sociale . Dans un secteur marqué par une part importante d’emplois parfois précaires, les partenaires du pacte s’engagent à améliorer les conditions de travail, renforcer la qualité de vie au travail et favoriser l’intégration durable des salariés, notamment des jeunes et des personnes éloignées de l’emploi. La promotion de la mixité et de l’égalité entre les femmes et les hommes constitue également un levier central pour améliorer l’attractivité des emplois et répondre aux besoins de recrutement. Reposant sur une gouvernance partenariale étroite entre acteurs publics, représentants professionnels et partenaires sociaux, la mise en œuvre de ce pacte s’appuiera sur la mobilisation coordonnée des dispositifs existants portés par chacun (formations, accompagnement des entreprises, actions d’attractivité, outils RH), dans une logique de complémentarité. À travers cette démarche collective, la Bretagne entend consolider la compétitivité de sa filière alimentaire tout en conciliant transitions durables, innovation et qualité de l’emploi. A la suite de la signature du pacte ce mercredi dans les locaux du groupe EVEN , les partenaires ont pu visiter la fromagerie Laïta du site de Ploudaniel où est valorisé, chaque jour, près d’un million de litres de lait pour fabriquer de l’emmental. Né en 1930 en Bretagne, le groupe agroalimentaire coopératif, historiquement centré sur le lait, rassemble 1 200 agricultrices et agriculteurs adhérents et plus de 6 400 collaboratrices et collaborateurs.