L'AMF analyse la hausse des échanges observée à la clôture sur le marché actions français
Autorité des marchés financiers
10 juil. 2026, 08:37
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L'AMF analyse la hausse des échanges observée à la clôture sur le marché actions français Depuis plusieurs années, les marchés actions européens connaissent une transformation de leur structure de négociation, marquée notamment par une concentration croissante des échanges à la clôture. Cette évolution est particulièrement marquée sur le marché français, où le fixing de clôture représente désormais plus de la moitié des échanges sur le marché règlementé. Dans le cadre de sa mission de surveillance des marchés, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a analysé l'évolution des échanges à la clôture, c'est-à-dire le processus qui détermine le cours officiel de clôture des actions, sur les actions françaises entre 2018 et 2025. Elle en évalue les conséquences sur la qualité du marché, la fragmentation des lieux d'exécution et les comportements des différents intervenants. Une progression marquée des échanges à la clôture sans dégradation des conditions de liquidité sur le marché règlementé Sur les actions du CAC 40, la part des montants exécutés lors du fixing de clôture est passée de 36% à 53%. Cette progression résulte simultanément d'une hausse des volumes négociés à la clôture et d'un recul des échanges réalisés en séance continue, et concerne principalement les grandes capitalisations du SBF 120. Malgré cette concentration croissante des échanges, l'étude ne fait pas apparaître de dégradation structurelle de la liquidité, de la volatilité ou du processus de formation des prix, hors épisodes exceptionnels de tensions géopolitique ou sanitaire. Une fragmentation croissante des lieux d'exécution qui s'étend désormais à la clôture L'étude montre que la fragmentation des marchés, déjà largement observée durant la séance continue, s’étend progressivement à la phase de clôture. Si le fixing du marché réglementé concentre encore une large majorité des montants exécutés à la clôture, d’autres lieux de négociation développent des offres d’exécution des ordres au prix du fixing en dehors du marché primaire, sans intervenir directement dans la formation du prix de clôture. Cette évolution traduit une fragmentation de l'exécution, mais pas de la formation des prix qui reste opérée sur le marché primaire. Tous lieux de négociation confondus, la phase de négociation continue demeure la phase d’exécution privilégiée par les investisseurs L'analyse consolidée des transactions apporte un éclairage complémentaire et vient nuancer l'ampleur du phénomène observé sur le marché réglementé. Sur tous les lieux de négociation confondus, les échanges réalisés à la clôture représentent un tiers des montants négociés sur les actions du CAC 40. La majorité des échanges sont donc exécutés pendant la séance continue, sur un nombre croissant de plateformes. Des profils d'intervenants différents selon les phases de marché Enfin, l'étude met en évidence une différenciation des profils d'intervenants selon les phases de marché. Les traders à haute fréquence demeurent les principaux acteurs de la séance continue, tandis que les banques concentrent la majorité des flux exécutés à la clôture. Les traders à haute fréquence renforcent toutefois progressivement leur présence lors du fixing , témoignant de l'adaptation de leurs stratégies à l'évolution de la structure des échanges. En savoir plus Evolution des échanges à la clôture sur le marché actions français