Colloque « Coût et territorialisation de la transition énergétique en ruralité » – le dossier de presse
Francegazliquides.fr
12 janv. 2026, 13:38
Texte de la source originale
5e session territoriale du Parlement rural En partenariat avec France Gaz Liquides 26 novembre 2025 Agridées – 8 rue d’Athènes Paris 9e Énergies et ruralité : Coût et territorialisation de la transition énergétique -- 1 of 22 -- 19ÉNERGIES & RURALITÉ QUELLES ÉNERGIES POUR DÉCARBONER VOTRE COMMUNE, VOTRE DÉPARTEMENT, VOTRE RÉGION? Aujourd’hui, 24 523 communes, situées principalement en zones rurales, ne sont pas desservies par le réseau de gaz naturel. Leurs administrés ont le plus souvent recours à des combustibles (fioul / propane-butane), à la biomasse (bois), ou à l’électricité pour satisfaire leurs besoins énergétiques. Découvrez vos données locales pour planifier la décarbonation de vos territoires non desservis par le réseau de gaz naturel Accédez à la situation énergétique de votre commune, de votre région ou de votre département Visualisez les conséquences d’un déploiement massif de pompes à chaleur sur votre territoire RETROUVEZ-NOUS SUR energiesruralite.com -- 2 of 22 -- organisée par avec le soutien de nos partenaires -- 3 of 22 -- Présentation Alors que la transition énergétique doit s’accélérer pour atteindre nos objectifs de décarbonation, sa planification doit ouvrir un nouveau volet avec la prochaine Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). Pour la mettre en œuvre, une gouvernance territoriale impliquant tous les acteurs devra s’en emparer. Tout indique un fort attachement des Français aux enjeux écologiques. Toutefois, ce consensus de principe se heurte à de fortes disparités territoriales dès lors qu’il s’agit de leur concrétisation. Dans les zones rurales, les politiques écologiques sont souvent perçues comme injustes, inadaptées ou trop coûteuses. Dans la poursuite de ses travaux, France Gaz Liquides défend une transition énergétique des territoires ruraux peu denses adaptée tant en termes de solutions et de faisabilité qu’en terme d’acceptabilité sociale et économique. Il s’agit d’interroger les risques de fractures sociale et territoriale face à la transition énergétique, pour les ménages et les acteurs économiques. Comment construire une trajectoire de transition par une approche territoriale, favorisant des actions locales adaptées aux spécificités régionales ? Synthèse L’événement intitulé « Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergé- tique » a réuni des acteurs de la ruralité (élus, experts, énergéticiens) le 26 novembre 2025 à Paris, chez Agridées, dans le cadre d’une réflexion commune sur la transition énergé- tique adaptée aux spécificités des territoires ruraux. Organisé par le Parlement rural fran- çais et France Gaz Liquides, l’événement visait à répondre aux enjeux de la décarbonation et de l’accès équitable à l’énergie. 2 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 4 of 22 -- Programme Allocutions d’ouvertures – Sénateur Bernard Delcros, président du Parlement Rural Français – Charles Meaudre, président d’Agridées – Aurélien Barbé, président de France Gaz Liquides Saisir les enjeux environnementaux par les territoires – Antoine Bristielle, chercheur en sciences-politiques Tables-rondes • Quelle approche territoriale du mix énergétique ? – Emmanuel Puvis de Chavannes, Primagaz – Gilles Noël, Association des Maires Ruraux de France – Yves Simon, Syndicat départemental de l’énergie de l’Allier, Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies • Acceptabilité et compétitivité des territoires ruraux face à la transition énergétique – Alice Francou, Antargaz – Emmanuel Charil, Syndicat d’énergie du Maine-et-Loire – Jean-Baptiste Millard, Agridées • Une transition juste pour tous les territoires ? – Ivan Faucheux, Commission de Régulation de l’Énergie – Antoine Bristielle, chercheur en sciences-politiques – Frédéric Martin, France Gaz Le parlement rural français France gaz liquides En chiffres Le biopropane 3Novembre 2025 | Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergétique -- 5 of 22 -- Allocutions d’ouvertures Sénateur Bernard Delcros, président du Parlement Rural Français Les verbatims à retenir • « La transition énergétique fait partie des sujets qui ont replacé la ruralité au cœur du débat public » • « On aborde trop souvent la question de la transition éner- gétique à travers des masses, sans prendre en compte le fait que les choses ne sont pas les mêmes partout. Il ne peut pas y avoir de réponse unique » Résumé Bernard Delcros souligne que la transition énergétique a contribué à replacer la ruralité au cœur du débat public, aux côtés d’autres enjeux comme la souveraineté alimen- taire, le climat et le rôle de l’agriculture. Selon lui, la tran- sition énergétique est trop souvent pensée de manière uniforme, sans tenir compte des différences profondes entre territoires urbains et ruraux. Élu d’un territoire rural et montagneux (le Cantal), il insiste sur les contraintes spécifiques de ces zones : habitat ancien, maisons individuelles, altitude, difficultés d’accès aux réseaux énergétiques. Il défend l’idée qu’il n’existe pas de solution énergétique unique, mais qu’il faut au contraire promou- voir un mix énergétique adapté aux réalités locales (électricité, biomasse, biogaz/biopropane). Enfin, il plaide pour une territorialisation de la transition énergé- tique, intégrée dans la programmation pluriannuelle de l’énergie, et encourage le développement de solutions bas carbone compatibles avec la compétitivité et l’acceptabilité sociale des territoires ruraux. Bernard Delcros, Sénateur, Président du Parlement Rural Français 4 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 6 of 22 -- Charles Meaudre, président d’Agridées Les verbatims à retenir • « Dans les territoires ruraux, et je suis bien placé pour les connaître, on a un problème d’habitats dispersés » Résumé Charles Méaudre, président d’Agridées, ouvre la ren- contre en présentant Agridées comme un think tank reconnu d’utilité publique, dédié à l’entreprise agricole. L’organisation agit comme un laboratoire d’idées réunis- sant chefs d’entreprise, élus, experts et chercheurs afin d’accompagner les mutations du monde agricole et rural et d’éclairer les décideurs publics. Du point de vue agricole, Charles Méaudre souligne que le changement climatique est déjà une réalité : précocité des récoltes, aléas climatiques extrêmes, gel, sécheresse ou inondations. L’agriculture doit donc réduire ses émissions de carbone et sa dépendance aux énergies fossiles, aujourd’hui fortement liées au pétrole, dans un contexte de forte instabilité géopolitique et de hausse des coûts. Il insiste sur les contraintes spécifiques des territoires ruraux : habitat dispersé, longues distances, faible offre de transports col- lectifs et dépendance à la mobilité individuelle, qui rendent la transi- tion énergétique plus complexe qu’en milieu urbain. Enfin, il rappelle que les agriculteurs sont aussi des acteurs et producteurs d’éner- gie, à travers la méthanisation, le photovoltaïque, l’agrivoltaïsme et la valorisation de la biomasse, et qu’ils doivent être pleinement associés aux stratégies de transition énergétique des territoires. Il conclut en appelant à des débats constructifs, soulignant qu’agri- culture, énergie et ruralité sont étroitement liées et que la transition énergétique doit être pensée de manière réaliste et territorialisée. Charles Meaudre, président d’Agridées 5Novembre 2025 | Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergétique -- 7 of 22 -- Aurélien Barbé, président de France Gaz Liquides Les verbatims à retenir • « J’ai passé toute mon enfance dans un territoire très rural, les Alpes-de-Haute-Provence, où mon père était garde forestier et ma mère était secrétaire de mairie d’une commune de 250 habitants. Donc quand on évoque la ruralité, ça me parle. Et je sais que la ruralité est ce que j’appelle une terre de propane, une terre de butane ». • « La transition doit être adaptée aux territoires afin de permettre aux zones rurales de devenir pleinement actrices de leur avenir énergétique » Résumé Les gaz liquides sont utilisés par 11 millions de foyers et 200 000 entreprises, principalement dans les territoires ruraux. La transition énergétique et la ruralité sont étroi- tement liées. La ruralité risque de devenir un angle mort de la transition énergétique si ses spécificités ne sont pas prises en compte. Il existe historiquement un déni de ruralité dans les poli- tiques énergétiques françaises, largement construites autour des réseaux de gaz naturel et d’électricité, alors que 88 % des territoires sont ruraux et qu’un tiers des Français y vivent. Ces territoires présentent des contraintes spécifiques (habitat, climat, éloignement, revenus plus faibles) qui rendent inadaptée une approche uniforme de la transition énergétique. Le 100 % électrique n’est ni réaliste ni soutenable, en raison des investisse- ments colossaux nécessaires pour les réseaux et pour les ménages ruraux. En outre, 70 % des procédés industriels utilisant aujourd’hui le gaz ne sont pas électrifiables à l’horizon 2035. Il n’y aura pas de transition énergétique réussie sans acceptabilité sociale, sans territorialisation des objectifs, ni sans prise en compte des réalités économiques et techniques de la ruralité. Aurélien Barbé, président de France Gaz Liquides 6 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 8 of 22 -- 5ÉNERGIES & RURALITÉ - SPÉCIFICITÉS DES TERRITOIRES RURAUX Les milieux ruraux majoritaires en France 6 catégories de communes Rural très peu dense Rural peu dense Rural sous faible influence d’un pôle Rural sous forte influence d’un pôle Urbain intermédiaire Urbain dense DE LA POPULATION FRANÇAISE DE LA SURFACE DU TERRITOIRE DES COMMUNES 94% 33% 88% LA DENSITÉ DE POPULATION : UN FACTEUR POUR L’AMÉNAGEMENT ÉNERGÉTIQUE DU TERRITOIRE 106 HABITANTS/KM2 600 HABITANTS/KM2 39 HABITANTS/KM2 Densité moyenne française Densité moyenne «urbaine» Densité moyenne «rurale» EN CHIFFRES 7Novembre 2025 | Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergétique -- 9 of 22 -- Saisir les enjeux environnementaux par les territoires Antoine Bristielle, chercheur en sciences-politiques, directeur France de l’ONG Project Tempo Résumé Antoine Bristielle, docteur en sciences politiques et chercheur, présente une étude réalisée avec l’Ins- titut Terram sur l’adhésion aux politiques environ- nementales à l’échelle des territoires. L’originalité de l’étude « Saisir les enjeux environnementaux par les territoires », publiée en juin 2025 par l’Institut Terram, repose sur une méthodologie innovante (Multi-Level Regression with Post-Stratification – MRP), permettant d’analyser finement les opinions écologiques au niveau local (régions, départements, communes), et non seulement à l’échelle nationale. L’étude démontre que l’idée selon laquelle les ruraux seraient hostiles à l’écologie est fausse : plus de 70 % des Français, quel que soit leur lieu de résidence, souhaitent que l’on fasse davantage pour l’environnement. En revanche, de fortes divergences apparaissent sur la manière de mettre en œuvre la transition, notamment dans les territoires ruraux, où domine un sentiment de délaissement par les politiques publiques et une demande forte de territorialisation des poli- tiques environnementales. Le coût économique constitue la principale ligne de fracture. Plus l’impact financier des mesures est élevé, plus leur acceptation dimi- nue, particulièrement en milieu rural, où les revenus sont plus faibles et les contraintes (transport, logement, dépendance à la voiture) plus fortes. Les politiques perçues comme uniformes, notamment celles ciblant l’automobile, sont jugées déconnectées des réalités locales et risquent de susciter un rejet global de l’écologie. L’étude identifie aussi des mesures consensuelles (responsabili- sation des industriels, décarbonation de l’agriculture) et d’autres très clivantes selon les territoires (priorité à l’économie, transports). Elle met en évidence une demande d’« écologie située », construite localement par des acteurs connaissant le terrain, avec une meil- leure association des collectivités et des habitants. En conclusion, Antoine Bristielle plaide pour une réconciliation entre ambition écologique et justice territoriale, une approche transversale des politiques publiques, et de meilleurs outils de pilotage local afin de bâtir une transition environnementale à la fois efficace, acceptable et adaptée aux réalités des territoires. Intervenants Antoine Bristielle, chercheur en sciences-politiques, directeur France de l’ONG Project Tempo 8 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 10 of 22 -- Les verbatims à retenir • « Il y a cette volonté que les territoires puissent se saisir directement par eux-mêmes des enjeux environnementaux, qu’on puisse avoir une construction locale par des acteurs qui connaissent la réalité du terrain à l’inverse d’une politique jacobine environnementale uniforme ». • « Le coût est la première ligne de fracture parce que la politique environnementale pèse énor- mément sur les territoires ruraux, en parti- culier dans le domaine de la mobilité et des transports. Il y a la sensation d’une politique environnementale complètement déconnectée de la réalité vécue par les habitants dans les territoires ruraux ». • « Il y a une demande d’associer de manière plus importante les localités à la mise en place et à la réflexion autour de la politique de transition environnementale ». 9Novembre 2025 | Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergétique -- 11 of 22 -- Table ronde Quelle approche territoriale du mix énergétique ? Résumé La table ronde réunit des élus locaux et des acteurs de l’éner- gie afin de discuter du rôle central des territoires ruraux dans la transition énergétique. Tous s’accordent sur le fait que l’État ne peut pas agir seul et que les collectivités locales, en particulier les communes rurales et les intercommunalités, sont en première ligne pour concrétiser la transition. Les territoires ruraux représentent une large part de la surface nationale et accueillent un tiers de la population, avec des contraintes spécifiques : faible densité, habitat disper- sé, dépendance à la voiture et éloignement des réseaux énergétiques. Les intervenants défendent une approche territorialisée et pragmatique, fondée sur le mix énergétique et la neutralité technologique : aucune éner- gie ne peut répondre seule aux besoins des territoires ruraux. Le développement des biogaz liquides et renouvelables est présenté comme une opportunité majeure permettant la transition énergétique des territoires ruraux, en appor- tant notamment la flexibilité et la sécurité d’approvisionnement à l’agriculture et l’indus- trie locale. Les élus ruraux insistent également sur la nécessité d’une meilleure planification (PPE mais aussi PCAET au niveau local), d’une simplification administrative, d’un renforce- ment de l’ingénierie locale et d’une stabilité réglementaire et fiscale. Les collectivités demandent une reconnaissance du rôle des territoires ruraux, y compris financière (retom- bées locales, fiscalité, dotations), en contre- partie des services rendus à l’ensemble du pays concernant la transition énergétique. Enfin, la transition énergétique est perçue comme un levier de cohésion territoriale, de développement économique et de justice sociale, à condition qu’elle soit construite avec les acteurs locaux, adaptée aux réalités du terrain et orientée vers des bénéfices concrets pour les habitants. Intervenants Emmanuel Puvis de Chavannes directeur du développement durable, Primagaz Gilles Noël Maire de Varzy, vice-président de l’Association des Maires Ruraux de France (AMRF) Yves Simon Maire du Meillard, président du syndicat départemental de l’énergie de l’Allier et vice- président de la fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) 10 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 12 of 22 -- Les verbatims à retenir • Gilles Noël « Nous, les maires, pensons que nous avons un rôle crucial à jouer. Nous souhaitons co-construire toutes ces politiques. La cohésion sociale peut s’incarner à travers ces politiques de transition écologique » « Quand une entreprise industrielle souhaite s’implanter en territoire rural, la question de l’énergie est aussi prégnante que celle de la main d’œuvre » « On demande une reconnaissance de nos territoires ruraux dans la constitution française » « Quant à la gouvernance, il faut de la coopération territoriale. Il faut qu’on fasse cause commune avec les établissements publics de coopération intercommunale ». • Yves Simon « En 2022, la molécule de gaz représentait 71 % du prix. Aujourd’hui, elle représente 41 %. On a remplacé la baisse des prix de la molécule par des taxes ». « En France, on s’est centralisé, mais on ne s’est pas structuré » « Dans le département de l’Allier, on a pris en main les PCAET. On a pris tout le monde, on a financé et partagé l’ingénierie de ces PCAET » • Emmanuel Puvis de Chavannes « L’énergie est un sujet central dans la ruralité. Et on ne peut pas raisonner de la même manière quand on parle de ville et de campagne, de rural et d’urbain ». « La neutralité technologique est un point fondamental. Ce n’est pas à l’État de dire par quels moyens on va atteindre nos objectifs de décarbonation » « Nos clients sont des viticulteurs, des fromagers, des distillateurs de Cognac… En fait toutes les activités agricoles et industrielles qui font la fierté et la richesse culturelle de la France » « La filière du biopropane ne bénéficie d’aucun soutien de l’État. C’est dommage parce qu’on a un vrai levier permettant la transition énergétique des territoires ». 11Novembre 2025 | Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergétique -- 13 of 22 -- Table ronde Acceptabilité et compétitivité des territoires ruraux face à la transition énergétique Résumé La table ronde met en lumière le coût économique comme facteur central de la viabilité et de l’acceptabilité de la transition énergétique dans les territoires ruraux, pour les ménages, les entreprises industrielles et le monde agricole. Les intervenants rappellent que la ruralité repré- sente l’essentiel du territoire français, avec des usages énergétiques spécifiques et une forte dépendance aux énergies hors réseaux (fioul, propane, butane, bois ). Les acteurs de terrain soulignent que les habitants et pro- fessionnels ruraux recherchent avant tout des énergies fiables, disponibles, adaptées à leurs usages, stables en prix et compatibles avec la décarbonation. La crise énergétique de 2022 a accentué la demande de visibilité à long terme, tant sur les coûts que sur les choix politiques et fiscaux. Dans le secteur agricole, la transition énergétique est présentée comme une condition de compétitivité et de souveraineté, et non comme une contrainte. Toutefois, la décarbonation est complexe : une large part des émissions provient du méthane issu de l’élevage et des engrais, peu substituables à court terme. Les usages énergétiques (séchage des céréales, chauffage des bâtiments, pro- cess agricoles ) restent fortement dépendants des com- bustibles, notamment le propane fréquemment utilisé pour des raisons techniques, économiques et de perfor- mance thermique. Les intervenants insistent sur l’importance du mix éner- gétique et de la neutralité technologique, adaptés aux réalités locales : électrification quand elle est pertinente, mais aussi gaz renouvelables, biopropane et biomasse. La rénovation des bâtiments est identifiée comme le premier levier de réduction des coûts et des émissions, mais les dispositifs d’aide sont jugés insuffisamment adaptés aux territoires ruraux. La question de la fiscalité est au cœur des inquiétudes. Les énergies hors réseaux, peu aidées, supportent déjà l’intégralité de leur coût. L’arrivée de nouvelles taxes carbone (notamment l’ETS2) fait craindre une double peine pour les ruraux si les recettes ne sont pas réinvesties localement dans des solutions de décarbonation adaptées et accessibles. Les participants demandent une stabilité fiscale, une meilleure redistribution des recettes et un fléchage vers les besoins spécifiques des territoires ruraux. Enfin, les échanges soulignent le potentiel des gaz renouvelables, comme le biopropane, à condition de lever les freins réglementaires, d’assurer une planification claire et de rapprocher production et consommation d’énergie. La transition énergétique ne pourra réussir qu’avec une stratégie lisible, territorialisée et économiquement soutenable, conciliant décarbonation, compétitivité et justice sociale. Intervenants Alice Francou directrice du développement & énergies renouvelables, Antargaz Emmanuel Charil directeur général, SIEML – Syndicat d’énergie du Maine-et-Loire Jean-Baptiste Millard directeur général, Agridées 12 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 14 of 22 -- Les verbatims à retenir • Alice Francou « On pense beaucoup aux agriculteurs quand on parle de ruralité, mais, en milieu rural, une personne sur cinq travaille dans une entreprise industrielle et on y trouve la moitié des logements touristiques ». « une personne sur deux en milieu rural cuisine avec du propane et du butane » « Le biopropane est produit par des bioraffineries françaises ou européennes. C’est une production locale, mais pas à la ferme ». « On souhaite que les besoins et les leviers de décarbonation du monde rural soient reconnus dans le fonds social pour le climat et qu’il y ait une partie de l’argent d’ETS2 qui aille financer le biopropane et les travaux de rénovation énergétique pour le milieu rural » • Jean-Baptiste Millard « Il ne faut pas opposer transition énergétique et acceptabilité sociale. La transition énergétique est une condition de compétitivité » « Le GPL représente 6,5 % et le gaz naturel 5,5 % des consommations énergétiques du secteur agricole ». « Le séchage du maïs est une étape clé dans la valorisation de la production. On a longtemps utilisé du fioul. Aujourd’hui, il y a un passage massif au propane pour des raisons de coûts mais aussi pour les qualités intrinsèques du propane ». • Emmanuel Charil « Le SIEML a vraiment pris pied dans tous les secteurs de la transition énergétique. On fait face à un mur d’investissement » « On parle d’électrification, cela veut dire qu’il va falloir renforcer les réseaux. Les financements, que ce soit le FACE ou la fiscalité électrique, sont déterminés par le législateur. Si les financements ne suivent pas, on ne pourra pas investir. Nous sommes dépendants des arbitrages de l’État » « Il faut absolument que les recettes de la fiscalité environnementale reviennent sur le terrain » 13Novembre 2025 | Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergétique -- 15 of 22 -- Table ronde Une transition juste pour tous les territoires ? Résumé La table ronde est consacrée aux conditions d’une transi- tion énergétique juste, conciliant décarbonation, accep- tabilité sociale et équité territoriale, avec un fort accent sur les territoires ruraux. Les échanges réunissent repré- sentant de la régulation (CRE), représentant de la filière gazière et chercheur. Il est d’abord rappelé que la transition énergétique repose sur deux objectifs majeurs : sortir des énergies fossiles importées et relocaliser la production d’énergie à partir de ressources nationales (énergies renouvelables, biomasse, biogaz). Cette relocalisation crée de la valeur économique, mais pose la question centrale de son partage au niveau local (fiscalité, retombées économiques, acceptabilité des projets). Les intervenants soulignent le rôle clé des territoires dans la réussite de la transition : chaque territoire doit pou- voir définir une stratégie énergétique cohérente avec son projet de développement (économie, agriculture, tourisme, industrie). Il n’existe pas de solution unique ; la transition doit s’appuyer sur la neutralité technologique, le mix énergétique et l’adaptation aux ressources locales. Un consensus se dégage sur le besoin d’ingénierie terri- toriale indépendante, afin d’aider les élus à prendre des décisions éclairées, à dépasser la complexité réglemen- taire et à lutter contre les idées reçues. La diffusion d’une information fiable est jugée essentielle pour renforcer la confiance des citoyens et éviter les blocages. La table ronde met également en évidence un décalage entre le débat national, souvent très polarisé, et les dynamiques locales, où l’acceptabilité des projets énergétiques est généralement plus élevée lorsque les habitants en perçoivent les bénéfices concrets. Le niveau communal est présenté comme un échelon privilégié pour le dialogue démocratique, et l’échelon dépar- temental adapté à la mise en œuvre avec un niveau d’ingénierie efficace par le biais souvent des syndicats d’énergies. Enfin, les intervenants rappellent que la transition juste repose sur la combinaison de trois leviers indissociables : 1. la décarbonation de la production, 2. l’adaptation des usages, 3. la sobriété et l’efficacité énergétique. La réussite de la transition énergétique dépendra donc de la capacité à articuler ces leviers dans une gouvernance territorialisée, lisible et équitable, garantissant des retombées économiques locales et une adhésion durable des citoyens. Intervenants Ivan Faucheux commissaire à la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) Antoine Bristielle, chercheur en sciences-politiques, directeur France de l’ONG Project Tempo Frédéric Martin président de France Gaz 14 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 16 of 22 -- Les verbatims à retenir • Ivan Faucheux « Pour les territoires ruraux, on ne peut raisonner “ décarbonation égale électrification ” ». « Les territoires ruraux sont des territoires dans lesquels l’apport de l’énergie aux différentes activités et différents utilisateurs nécessite de se reposer fondamentalement la question de la logistique, qui est beaucoup plus prégnante que dans les autres territoires ». « Il y a une telle diversité de potentiel, de stratégie et d’approche que notre difficulté a été de tirer un fil commun à l’ensemble de ces réflexions pour en faire une boîte à outils qui soit opérationnelle pour les élus ». • Frédéric Martin « Au sein de la CRE, on est en train de montrer qu’il y a une richesse de solutions, une complexité qui n’est pas aussi simple à synthétiser » « On se bat avec France Gaz Liquides pour introduire dans la PPE, l’objectif de 10 % de biopropane à l’horizon 2033 ». « Il ne peut y avoir de disparités de traitement selon les territoires. La décorrélation entre le niveau de fiscalité et le niveau de retour des aides qui devient de plus en plus accentuée, va poser d’énormes problèmes à l’avenir ». 15Novembre 2025 | Énergies et ruralité : coût et territorialisation de la transition énergétique -- 17 of 22 -- Le parlement rural français Le Parlement rural français rassemble une grande diversité d’ac- teurs de terrain et porte la voix de toutes les forces vives de la ruralité. De nombreux parlementaires, élus locaux, collec- tivités territoriales, acteurs de la vie économique, fédérations de services et associations s’y ras- semblent pour bâtir des propositions issues du ter- rain et proposer des avancées concrètes en faveur de nos campagnes. Le Parlement rural est ainsi véritablement repré- sentatif du milieu rural, tant dans sa dimension politique, qu’économique, sociale et culturelle. Il représente aujourd’hui 1, 5 million de personnes, notamment par l’intermédiaire des fédérations nationales qui le composent. Fort de cette légitimité, le Parlement rural français met en place de nombreuses actions concrètes et plébiscitées au bénéfice des territoires ruraux et de leurs habitants. Ainsi, plusieurs sessions décentralisées sont orga- nisées chaque année, afin que les élus et acteurs locaux de terrain bénéficient d’une plateforme nationale pour exprimer les problématiques qu’ils rencontrent au quotidien sur des thématiques spé- cifiques, échanger avec les représentants de l’État, s’informer des dispositifs mis en place et proposer des pistes d’amélioration et de développement. Ces sessions territoriales se tiennent dans différents départements et chacune d’elles accueille plusieurs centaines de participants. Le Parlement rural français organise également depuis 2023 le Prix médias et ruralités. Cet évè- nement a pour objectif de reconnaître et valoriser l’excellence des journalistes qui traitent de sujets en lien avec la ruralité. Il vise aussi à sensibiliser la presse généraliste, nationale et régionale sur le quotidien des femmes et des hommes qui font battre le cœur des communes rurales, en encourageant la publication de sujets qui rendent compte de territoires innovants, durables et solidaires tels que les vivent leurs différents acteurs. Au-delà de ces nombreux temps forts, le Parlement rural français œuvre tout au long de l’année à la défense des spécificités des territoires ruraux et agit en faveur d’une réelle politique d’aména- gement du territoire. Il se caractérise aussi par l’engagement actif de ses membres sur le terrain et dans la plupart des échanges nationaux relatifs à la ruralité. 16 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 18 of 22 -- France gaz liquides France Gaz Liquides est l’organisation professionnelle qui repré- sente la filière des gaz & biogaz liquides butane et propane, le carburant alternatif GPLc ainsi que les biogaz, biopropane, rDME et bioGPLc. L’association concourt à mieux faire comprendre l’intérêt et le potentiel de cette énergie en transition et indispensable dans les territoires de France non raccordés au réseau de gaz naturel (méthane et biométhane). Garante de la sécurité qui est au coeur de ses préoccupations, la filière, par sa présence partout sur le territoire métropolitain, insu- laire et ultra-marin, contribue à l’activité économique des communes françaises et à la fourniture de leur énergie. Ses membres intégrés, Antargaz, Butagaz et Primagaz, sont des distributeurs de butane, propane, GPL carburant et de leurs ver- sions renouvelables. L’ensemble de la chaîne de valeur des gaz liquides est représentée au sein de France Gaz Liquides : outre les distributeurs en métro- pole, mais aussi dans les territoires insulaires comme Tahiti, la Corse ou Mayotte, l’association fédère les acteurs depuis le stockage (cavités de gaz), en passant par les fabricants de matériel tel que les réservoirs, les bouteilles, les détendeurs ou autres équipements pour appareils à pression, de sécurité et de métrologie. Elle repré- sente également les fabricants et distributeurs d’équipements de loisirs pour les particuliers – équipements de camping, barbecue, parasols chauffants… – et jusqu’aux transporteurs qui livrent le produit chez les utilisateurs. -- 19 of 22 -- 7 d’un pôle Urbain intermédiaire Urbain dense ÉNERGIES & RURALITÉ - SPÉCIFICITÉS DES TERRITOIRES RURAUX zones rurales sont en majorité uelles avec de grands volumes 2 ). Anciennes, généralement 970 et les premières ermiques, elles sont souvent givores. TS EXPOSÉS SES ÉNERGÉTIQUES ANTES ruraux, 70 % des occupants t 22 % des ménages sont en té énergétique. Les dépenses ages en énergie y sont 30 % ns l’ensemble de la population, que dans l’agglomération EN CHIFFRES DES LOGEMENTS FRANÇAIS SONT EN ZONE RURALE DE MAISONS INDIVIDUELLES DES MÉNAGES EN SITUATION DE PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE DE PASSOIRES THERMIQUES 1/3 86% 35% 30% juin 2022, par rapport au prix au détail moyen de 2020, leur facture a pu augmenter de 20 % pour le carburant et de 40 % pour le chauffage (Insee Analyses, No 78, 19/12/2022). 7 struit avant 1945 munes (en%) Rural très peu dense Rural peu dense Rural sous faible influence d’un pôle Rural sous forte influence d’un pôle Urbain intermédiaire Urbain dense ÉNERGIES & RURALITÉ - SPÉCIFICITÉS DES TERRITOIRES RURAUX ments rurale s rurales sont en majorité s avec de grands volumes ciennes, généralement t les premières ues, elles sont souvent s. EXPOSÉS ÉNERGÉTIQUES TES x, 70 % des occupants des ménages sont en ergétique. Les dépenses en énergie y sont 30 % nsemble de la population, ans l’agglomération EN CHIFFRES DES LOGEMENTS FRANÇAIS SONT EN ZONE RURALE DE MAISONS INDIVIDUELLES DES MÉNAGES EN SITUATION DE PRÉCARITÉ ÉNERGÉTIQUE DE PASSOIRES THERMIQUES 1/3 86% 35% 30% La hausse des prix de l’énergie a également un impact plus important sur le pouvoir d’achat des ménages ; et ce malgré les aides exceptionnelles mises en place par l’État. Entre janvier 2021 et juin 2022, par rapport au prix au détail moyen de 2020, leur facture a pu augmenter de 20 % pour le carburant et de 40 % pour le chauffage (Insee Analyses, No 78, 19/12/2022). Inciter les ménages, les industries, les agriculteurs, les acteurs économiques et les collectivités locales rurales à utiliser le biopropane sera plus bénéfique à l’environnement et à l’aménagement du territoire que le déni D’une composition chimique similaire, le propane et le biopropane sont mélangés sans modifier les systèmes de stockage, de distribution, ainsi que le matériel thermique en place – chaudière ou séchoir. Cela offre ainsi une solution de transition énergétique aux foyers les plus modestes. Les caractéristiques spécifiques des zones rurales situées hors réseaux de gaz naturel invitent à maintenir les installations existantes et à les convertir en chaudières THPE (très haute performance énergétique) ou les hybrider avec des pompes à chaleur pour une performance énergétique optimale. L’introduction du biopropane mélangé au propane dans les installations existantes permet de décarboner les zones rurales, dans un scénario qui : Offre une transition juste et adaptée aux caractéristiques de la ruralité Ne sollicite pas d’investissements massifs et ne détériore pas les finances publiques Valorise le parc de chaudières existant et favorise l’hybridation (PAC/chaudière gaz) Allège le poids de la transition pour les finances des ménages ruraux Valorise les biocarburants et contribue à l’émergence d’une filière industrielle d’énergie renouvelable en Europe Est adapté au dimensionnement des réseaux électriques Réduit l’impact sur la biomasse solide (bois) UNE SOLUTION ADAPTÉE ET ÉCONOMIQUE POUR LES TERRITOIRES RURAUX EN CHIFFRE DE BIOPROPANE DU VOLUME TOTAL DE PROPANE DISTRIBUÉ EN FRANCE D’ICI 2033 (soit 1,7 TWh) 10% 8 Les communes rurales sont majoritairement dépourvues de réseau de gaz naturel. Au total, 24 523 communes se situent hors réseaux. Autre constat : le potentiel de réseau de chaleur y est également quasi inexistant. EN CHIFFRES DES COMMUNES N’ONT PAS DE RÉSEAU DE GAZ NATUREL 70% Densité du réseau de gaz naturel (km / km2 ) 0.00 - 0.00 0.00 - 0.10 0.10 - 0.50 0.50 - 2.00 2.00 - 5.00 5.00 - 50.00 Part de zone à potentiel de réseau de chaleur (en %) 0.00 - 0.00 0.00 - 0.10 0.10 - 0.50 0.50 - 2.00 2.00 - 5.00 5.00 - 50.00 ÉNERGIES & RURALITÉ - SPÉCIFICITÉS DES TERRITOIRES RURAUX LES RÉSEAUX DE CHALEUR 18 Dossier de presse | France Gaz Liquides -- 20 of 22 -- 13ÉNERGIES & RURALITÉ - TRANSITION ÉNERGÉTIQUE DE LA RURALITÉ Le biopropane a des atouts évidents pour la transition énergétique de la ruralité. Écologique, durable et performant, ce biogaz est également produit en France et en Europe. UN MODE DE PRODUCTION DÉJÀ MATURE Le biopropane est un coproduit systématique de la production de biocarburants, issue du raffinage de matières renouvelables : déchets et résidus organiques issus de l’industrie ou de l’agriculture, notamment les huiles de cuisson usagées et les graisses animales et, de manière marginale, des huiles végétales. La technologie maîtrisée la plus utilisée est dite HVO (hydrotreated vegetable oil) : après une première transformation des intrants en huile et une élimination des éventuels polluants des huiles usagées, la phase d’hydrogénation est réalisée pour obtenir des biocarburants (biodiesel, biokérosène) et des co-produits biogaz (biopropane, biobutane). UNE ÉNERGIE VERTUEUSE POUR LA RURALITÉ Le biopropane représente une énergie beaucoup moins carbonée et une véritable alternative dans le panorama énergétique. Il apparait particulièrement adapté aux territoires ruraux, en remplacement du fioul, ou via l’usage hybride d’une chaudière associée à une Pompe à Chaleur (PAC). L’ÉVIDENCE BIOPROPANE ? Le biopropane issu des productions de biocarburants permet d’atteindre les objectifs français de décarbonation tout en soulageant significativement les tensions anticipées sur les réseaux électriques et sur la biomasse sans léser les besoins des autres filières. Fonctionnement d’une tour de distillation d’intrants renouvelables et production de biocarburants Biopropane Biokérosène Bionaphta Biodiesel 60 - 180°C 180 - 220°C 220 - 250°C Le biopropane Le biopropane a des atouts évidents pour la transition énergétique de la ruralité. Écologique, durable et performant, ce biogaz est également produit en France et en Europe. Un mode de production déjà mature Le biopropane est un coproduit systématique de la production de biocarburants, issue du raffinage de matières renouvelables : déchets et résidus organiques issus de l’industrie ou de l’agriculture, notam- ment les huiles de cuisson usagées et les graisses animales et, de manièremarginale, des huiles végétales. La technologie maîtrisée la plus utilisée est dite HVO (Hydrotreated Vegetable Oil) : après une première transformation des intrants en huile et une élimination des éventuels polluants des huiles usagées, la phase d’hydrogénation est réalisée pour obtenir des biocarburants (biodiesel, biokérosène) et des co-produits biogaz (biopropane, biobutane). Une énergie vertueuse pour la ruralité Le biopropane représente une énergie beaucoup moins carbonée et une véritable alternative dans le panorama énergétique. Il apparait particulièrement adapté aux territoires ruraux, en remplacement du fioul, ou via l’usage hybride d’une chaudière associée à une Pompe à Chaleur (PAC). L e b i o p ro p a n e i s s u d e s productions de biocarbu- rants permet d’atteindre les objectifs français de décar- bonation tout en soula- geant significativement les tensions anticipées sur les réseaux électriques et sur la biomasse sans léser les besoins des autres filières. -- 21 of 22 -- Contacts Jean-Yves Vif 06 08 46 98 14 [email protected] Frédéric Cagnato 06 71 88 37 08 [email protected] Julien Prévotaux 06 32 49 21 87 [email protected] Contact Presse ZENO Coline Pellegrinelli 06 37 10 23 98 [email protected] (etc . 06 15 97 58 72 -- 22 of 22 --