Industries mécaniques : bilan 2025 et perspectives 2026
FIM Communiqués et Presse
4 juin 2026, 06:00
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COMMUNIQUE DE PRESSE Date de publication : 04/05/2026 Industries mécaniques : bilan 2025 et perspectives 2026 Le chiffre d’affaires des industries mécaniques se stabilise en 2025 après avoir atteint un niveau élevé en 2023. Cette stabilisation est expliquée par l’atonie de la dépense d’investissement en France et le ralentissement des exportations. Les facturations des industries mécaniques se stabilisent à 155,4 milliards d’€ en 2025 après avoir légèrement diminué en 2024 (- 0,2 %). Les tendances sont presque identiques sur le marché intérieur et à l’exportation. Les livraisons en France se contractent légèrement (- 0,4 %), alors que les ventes à l’étranger enregistrent une très légère amélioration (+ 0,2 %). L’environnement international très perturbé ne favorise pas les livraisons des constructeurs sur les marchés étrangers. Des évolutions différenciées selon les métiers Les données de la comptabilité nationale font apparaître des dépenses d’investissement en légère progression (+ 0,2 %). Cette évolution a permis aux équipements et machines ainsi qu’aux composants de se maintenir. Ainsi, les variations des facturations de matériels en 2025 comparées à 2024 reflètent cette tendance : • 0 % pour les équipements de production et les équipements mécaniques. • + 2,1 % pour les composants et les sous-ensembles intégrés dans les produits clients. • - 2,1 % pour les pièces mécaniques issues du secteur de la sous-traitance. • - 0,9 % pour les produits de grande consommation (arts de la table et outillage). Les effectifs marquent le pas Les industries mécaniques (qui comptent 11 230 entreprises de plus de 10 salariés) sont le premier employeur industriel en France avec près de 595 519 salariés en 2025. Le nombre de salariés des entreprises mécaniciennes avoisinent depuis plusieurs années les 600 000 personnes. Maintien du chiffre d’affaires à l’exportation Les ventes à l’exportation atteignent 61,3 milliards d'euros en 2025 selon les douanes françaises, représentant près de 40% du chiffre d'affaires total des industries mécaniques (+ 0,2 % par rapport à 2024). L’Allemagne reste le premier pays client de la mécanique française nonobstant le recul des livraisons enregistré en 2025. Ce marché représente 14 % des exportations totales des industries mécaniques. Le marché américain constitue le deuxième débouché des mécaniciens à -- 1 of 2 -- l’exportation (8,9 % du total). Ce marché était dynamique jusqu’en 2024 et constituait un des soutiens de la progression des ventes à l’exportation. La situation a changé en 2025, une baisse de – 1,3 % est enregistrée à destination de ce pays. Par ailleurs, les industries mécaniques en France conservent leur 6ème rang mondial avec toujours une prédominance de l’Europe comme principal débouché. Enfin, la balance commerciale des industries mécaniques reste déficitaire d’environ 13 milliards d'€ en 2025. Toutefois, le taux de couverture (exportations / importations) s’améliore légèrement, passant de 81,8 % en 2024 à 82,6 % en 2025. Cette amélioration résulte de l’effet ciseau entre une légère hausse des exportations accompagnée d’une légère baisse des importations. Cette baisse des importations concerne à la fois les livraisons des constructeurs en France (- 0,4 %) et les importateurs (- 0,8 %) selon les douanes françaises. Des perspectives 2026 réservées avec des incertitudes La croissance économique en France (PIB) devrait avoisiner le 1 % en 2026 et 2027 selon l’Institut Rexecode. Les dépenses d’investissement devraient reprendre de la couleur même si la hausse resterait faible (+ 0,7 %). La construction de logement devrait être mieux orientée (+ 1,9 % en volume). Parallèlement, les investissements des administrations publiques devraient croitre de + 1,1 %. En outre, la demande mondiale devrait augmenter de + 2,1 % en 2026. Compte tenu de tous ces éléments relativement positifs, les facturations des industries mécaniques devraient progresser légèrement en 2026. La hausse pourrait être comprise entre + 1 % et + 2 %. Toutefois, les incertitudes sont nombreuses et pourraient handicaper cette prévision. Les secteurs clients en France pourraient ne pas réaliser leurs projets d’investissement si l’environnement économique n’est pas bien dégagé. Par ailleurs, la concurrence réalisée par certains pays risque de nuire à la compétitivité des industries mécaniques. La guerre commerciale entre les principaux pays partenaires pourrait réduire l’accès à leurs marchés d’une part, et pourrait aussi avoir des ricochets sur les autres secteurs et autres marchés à l’exportation. Le premier trimestre 2026 donne déjà quelques signes qui ne sont pas très dynamiques. Même si les facturations des entreprises mécaniciennes continuent de croître, leurs prises de commandes commencent à stagner. Cette tendance au fléchissement pourrait se poursuivre tout au long de 2026 si la situation internationale de s’améliore pas. À propos de la FIM Active aux niveaux européen, national et régional, la Fédération des Industries Mécaniques (FIM Mecallians), regroupant 19 syndicats professionnels, œuvre pour assurer aux entreprises un cadre favorable à leur croissance et à leur compétitivité. Elle les accompagne en particulier sur les questions réglementaires et économiques. Elle valorise l’image de l’industrie mécanique et de ses métiers dans le but d’attirer les talents, préserver les savoir-faire et faciliter le recrutement. www.fim.net Contact Caroline DEMOYER : [email protected] – 06 46 42 57 49 -- 2 of 2 --