2025 E 023 Annexe 6
IGF Rapports de mission
10 juin 2026, 03:50
Texte de la source originale
Face à la gravité de la situation financière
des hôpitaux publics, renforcer
l'efficience par une intégration territoriale
ANNEXE VI Modèles économiques de
l’hospitalisation
SEPTEMBRE 2025
Anne PERROT
Charles-Henry GLAISE
Matthieu LECLERCQ
Nicolas SALEILLE
Joé VINCENT-GALTIÉ
Mouad EL ISSAMI
Mathias ALBERTONE
Paul-Marie ATGER
Pierre RICORDEAU
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RAPPORT
FACE A LA GRAVITÉ DE LA SITUATION FINANCIÈRE
DES HÔPITAUX PUBLICS, RENFORCER L'EFFICIENCE
PAR UNE INTÉGRATION TERRITORIALE
Annexe VI Modèles économiques de l’hospitalisation
Établi par
MATHIAS ALBERTONE
Inspecteur général des affaires
sociales
PIERRE RICORDEAU
Inspecteur général des affaires
sociales
PAUL-MARIE ATGER
Inspecteur des affaires
sociales
- SEPTEMBRE 2025 -
Inspection générale des
finances
IGF N° 2025-E-023-02
Inspection générale des
affaires sociales
IGAS N° 2025-030R
CHARLES-HENRY GLAISE
Inspecteur des finances
NICOLAS SALEILLE
Inspecteur des finances
MATTHIEU LECLERCQ
Inspecteur des finances
Joé VINCENT-GALTIÉ
Data scientist
MOUAD EL ISSAMI
Data scientist
Sous la supervision de
ANNE PERROT
Inspectrice générale des
finances
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ANNEXE VI
Modèles économiques de l’hospitalisation
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SOMMAIRE
1. EN 2019, LES ÉTABLISSEMENTS PRIVÉS LUCRATIFS BÉNÉFICIAIENT D’UNE
INCITATION ÉCONOMIQUE PLUS FORTE À DÉVELOPPER LES ACTIVITÉS
AMBULATOIRES QUE LES ÉTABLISSEMENTS EX-DG, LE MODÈLE ÉCONOMIQUE
DE CES DERNIERS SE REDRESSANT GRÂCE AUX SÉJOURS DE SÉVÉRITÉ ÉLEVÉE
.......................................................................................................................................................... 3
1.1. En 2019, le positionnement en MCO engendrait pour les EPS un effet
case-mix défavorable avec un écart aux tarifs issus des coûts de -0,4 pt par
rapport à la moyenne des établissements ex-DG ................................................................4
1.2. Le modèle économique des activités ambulatoires était plus défavorable que la
moyenne pour les établissements publics et privés non lucratifs, en particulier
sur l’interventionnel (-11,9 % d’écart aux TIC) et la médecine (-2,2 % d’écart
aux TIC) ................................................................................................................................................0
1.3. Les séances présentaient, en 2019, un modèle économique plus attractif que les
autres activités, leur écart aux TIC étant supérieur à +4 % quel que soit le
secteur de financement..................................................................................................................4
1.4. L’hospitalisation complète n’était attractive que sur les séjours
médico-chirurgicaux de niveaux de sévérité 2 à 4 et seulement pour les
établissements publics ou privés non lucratifs (+2,5 % par rapport aux TIC).......5
2. SI LE DÉVELOPPEMENT DE L’HAD ET DE LA CHIRURGIE AMBULATOIRE A ÉTÉ
SOUTENU PAR LEUR MODÈLE ÉCONOMIQUE, L’ÉQUILIBRE ENTRE TARIFS ET
COÛTS DEMEURE INCERTAIN SUR LES HÔPITAUX DE JOUR DE MÉDECINE EN
L’ABSENCE D’ENC RÉCENTE ................................................................................................. 10
2.1. L’hospitalisation partielle concentrant le recours aux produits de santé en
médecine et aux plateaux techniques en chirurgie, elle présente, en 2023, un
coût journalier de 1 561 €, +64 % supérieur à celui de l’hospitalisation
complète............................................................................................................................................ 10
2.2. Le taux de couverture des coûts par les recettes versées par l’assurance maladie
en hôpital de jour de médecine est compris entre 47 % et 83 %, une fourchette
basse par rapport aux autres activités, ce qui peut poser la question du modèle
économique du virage ambulatoire en médecine............................................................ 18
2.3. En 2023, les recettes de l’assurance maladie couvrent intégralement les coûts
des établissements en HAD, ce qui assoit la rentabilité économique de cette
modalité de prise en charge...................................................................................................... 20
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Annexe VI
- 1 -
1
Au cours des années 2010, le virage ambulatoire mis en œuvre par les établissements de santé
a constitué un gisement d’efficience et d’économies pour l’ensemble du système de
santé (cf. encadré 1).
Encadré 1 : Régulation de l’ONDAM pendant les années 2010 et mesures d’efficience
hospitalière associées
« Après la crise de 2008, les pouvoirs publics ont réussi à maintenir la soutenabilité du système de
financement de l’Assurance maladie en atteignant un quasi-équilibre de la branche maladie avant 2020,
après un point bas de près de 12 Md€ de déficit atteint en 2010. […] Pour parvenir à ce redressement
financier lors de la décennie 2010-2019, une régulation des dépenses ambitieuse a permis de contenir
l’évolution moyenne de l’ONDAM au même rythme que celle du produit intérieur brut. Ainsi, durant cette
période, les dépenses du champ de l’ONDAM ont vu leur part dans le PIB en valeur rester stable, autour
de 8,2 %.
Pour y parvenir, des efforts importants ont pesé sur les acteurs du système de santé en s’appuyant sur un
éventail large de mesures de régulation agissant à la fois sur les prix et les volumes : des mesures fortes
d’efficience, des accords pluriannuels de régulation prix-volume des dépenses de certaines professions, une
politique ambitieuse de régulation de la croissance des dépenses de médicaments et des tarifs hospitaliers…
Concernant les établissements de santé, le projet PHARE (Performance Hospitalière pour des Achats
responsables), lancé fin 2011 a permis de mutualiser les achats hospitaliers et ainsi dégager plus de 400 M€
d’économies par an sur la période. Cette période a été également marquée par le développement de la
chirurgie ambulatoire avec une progression de plus de 16 points de pourcentage entre 2010 et 2019 pour
atteindre une part des séjours en chirurgie ambulatoire à 59,2 % en 2019. Ce virage a permis d’une part de
réduire des hospitalisations conventionnelles au profit d’hospitalisations de jour et d’autre part de
substituer des soins médicaux et paramédicaux en ville à des prises en charge réalisées à l’hôpital, soit parce
que le séjour hospitalier a été évité, soit parce qu’il a été raccourci, mais accompagné d’un suivi organisé
en ville. […] L’ensemble de cette régulation a permis de faire de la France le pays de l’OCDE qui a connu
l’évolution la plus faible de ses dépenses de santé entre 2015 et 2019. Ainsi, d’après les données de l’OCDE,
les dépenses de santé par tête ont évolué de 0,7 % en France sur la période 2015-2019 contre 3,4 % en
moyenne en Europe (2,8 % en Allemagne). Cette croissance a été largement supérieure dans les trois années
suivantes puisque d’après ces données, les dépenses de santé par tête ont cru de 2,2 % en moyenne par an
en France, restant toutefois en retrait par rapport à la moyenne européenne (3,6%) ».
Source : Assurance maladie, Améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses : les propositions de
l'Assurance Maladie pour 2026, juin 2025.
L’équilibre médico-économique de la poursuite du virage ambulatoire suscite, en revanche, des
interrogations récurrentes chez les acteurs hospitaliers parmi lesquels les fédérations
hospitalières dont la Fédération hospitalière de France (FHF) (cf. encadré 2).
Encadré 2 : Limites médico-économiques du virage ambulatoire d’après la FHF
« En termes d’effectifs médicaux, la bascule du conventionnel vers l’ambulatoire est généralement sans
effet : l’activité ambulatoire nécessite souvent une intensification du temps médical en journée, alors
même que la présence médicale en dur la nuit est limitée en secteur conventionnel. Cela n’a par ailleurs
aucune influence sur les charges fixes d’énergie, d’entretien et de maintenance des locaux et des
plateaux techniques » ;
« Le transfert vers l’ambulatoire génère paradoxalement un sous-financement des unités
d’hospitalisation complète, qui se concentrent sur les prises en charge les plus lourdes, les plus
complexes et les plus coûteuses » ;
« Le transfert vers l’ambulatoire génère des pertes de recettes associées : pas de facturation de FJH,
baisse du ticket modérateur, calculé sur une base journalière, baisse des recettes de chambre
particulière ».
Source : FHF, contribution à la mission.
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Annexe VI
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2
Dans ce contexte, cette annexe propose un éclairage sur les modèles économiques
hospitaliers et leurs équilibres par secteur, type de prise en charge afin d’évaluer
notamment l’impact médico-économique que pourrait avoir la poursuite du
développement des prises en charge ambulatoires et de l’hospitalisation à
domicile (HAD) sur les établissements de santé. Elle s’appuie notamment sur les données
de la dernière étude nationale des coûts à méthodologie commune (ENC) et le retraitement
comptable (RTC).
Selon l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), les coûts moyens des
groupes homogènes de malades (GHM) et groupes homogènes de séjours (GHS) calculés à
partir de l'ENC 2020 n'ont pas valeur de référence du fait de la crise sanitaire. Une rupture
dans les coûts ayant été observée entre 2019 et 2021, il est considéré que le référentiel n’a plus
valeur de référence d’une activité dite « standard » depuis 2020.
Ainsi pour les données 2021 et suivantes, les coûts de l'année précédente n’ont plus été
communiqués car non comparables. La mission n’a ainsi exploité que les tarifs issus des
coûts 2020, se fondant sur les coûts 2016-2018. Les dernières données du RTC de l’année 2023
ont toutefois pu être mobilisées. Compte tenu de l’ancienneté des données et des limites
inhérentes à ces outils rappelées dans cette annexe, il convient donc de considérer et
interpréter les analyses restituées avec prudence.
Préalablement aux analyses, il peut être rappelé les conclusions du rapport de la Cour des
comptes sur la tarification à l’activité (T2A) en 2023 quant aux apports de ce mode de
financement et aux modalités de fixation des tarifs en lien avec les coûts des établissements et
les objectifs de santé publique (cf. encadré 3).
Encadré 3 : La T2A comme vecteur de meilleure connaissance et de la maîtrise des coûts et outil
des politiques de santé publique
« La tarification à l’activité est un vecteur de meilleure connaissance et de maîtrise des coûts, en même
temps qu’un outil d’orientation des pratiques médicales au service d’une politique de santé publique.
La T2A a pour but d’inciter les établissements dont les coûts se situent au-dessus du tarif à des efforts
d’efficience et de productivité.
La première vertu de la T2A, reconnue par tous les acteurs, est de rendre plus objective la connaissance des
coûts des établissements grâce à une nomenclature médico-économique et, sur cette base, de rendre plus
équitable la répartition des financements entre établissements
Les établissements de santé publics et privés ont donc été incités à développer des outils de pilotage
budgétaire et de mesure des coûts, de manière à adapter leur organisation et leur gestion aux recettes
d’activité tirées des séjours des patients. Cependant, la comptabilité analytique des hôpitaux présente
encore des limites difficilement conciliables avec les exigences de gestion qu’implique la tarification à
l’activité. Elle peut être significativement améliorée pour rendre possible une meilleure connaissance de
l’activité médicale et des coûts, en répondant à des objectifs de standardisation des normes et
d’harmonisation entre les établissements.
La T2A a, malgré tout, contribué, par l’incitation à la maîtrise des charges d’exploitation qu’elle a entraînée,
à faire progresser l’organisation des soins et le pilotage des établissements de santé. Par ailleurs, les tarifs
ont été parfois utilisés, via des augmentations ou des baisses ciblées, au service d’objectifs de santé
publique (lutte contre le cancer, soins palliatifs, pathologies lourdes, accidents vasculaires cérébraux),
d’organisation (développement de la chirurgie ambulatoire) ou d’évolution des pratiques (par exemple,
privilégier l’accouchement par voie basse plutôt que la césarienne) ».
Source : Cour des comptes, rapport « la tarification à l’activité », 2023.
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Annexe VI
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3
1. En 2019, les établissements privés lucratifs bénéficiaient d’une
incitation économique plus forte à développer les activités
ambulatoires que les établissements ex-DG, le modèle économique de
ces derniers se redressant grâce aux séjours de sévérité élevée
Cette première partie croise, d’une part, les écarts entre tarifs appliqués et les tarifs issus des
coûts 2020 portant sur les coûts des années 2016-2018 et, d’autre part, les volumes
d’activité 2019 des différents secteurs. Ce croisement doit permettre d’identifier les
éventuelles distorsions entre l’échelle des tarifs et l’échelle de tarifs issus des
coûts (TIC) et ainsi les éventuels effets case-mix sur les équilibres économiques des
différents secteurs et modes de prise en charge en 2019 (cf. encadré 4). En revanche, cette
partie ne prend pas en compte les évolutions des profils d’activité, les modifications des
modèles de financement intervenues depuis 2020 telles que les évolutions tarifaires annuelles
ou encore la circulaire frontière1 qui a redéfini le périmètre de l’hospitalisation de jour.
Encadré 4 : Méthodologie et modalités d’exploitation de l’ENC
L’ENC répond à un besoin identifié de comparaison des GHS aux coûts. Elle collecte, en effet, les coûts
d’un échantillon d’établissements de santé privés et publics. À partir de ces données, des coûts moyens
nationaux par GHM/GHS et par secteur de financement (ex-DG et ex-OQN2) sont calculés.
La comparaison de ces coûts avec les GHS ne permet toutefois pas d’estimer un taux de marge par GHS
du fait de différences de périmètre. Les tarifs financent, pour partie, les charges de structure que les
coûts n’intègrent pas dans la présentation de l’ENC. De même, dans les coûts sont présentes des charges
qui sont pour partie couvertes par des recettes ne provenant pas des tarifs. Ainsi, le périmètre couvert
par les tarifs est différent de celui couvert par les coûts et la comparaison directe de ces deux notions ne
peut se faire dans le cadre de la méthodologie actuelle de l’étude de coûts.
Par conséquent, l’ATIH a développé une méthodologie alternative à la comparaison directe des coûts et
des tarifs et mesure, par GHM, l’adéquation entre le niveau de recettes actuellement versées et le niveau
des recettes, qui seraient perçues dans le cas où les tarifs respecteraient strictement la hiérarchie des
coûts. Pour ce faire, une échelle dite « échelle de coûts ajustés à la masse tarifaire » ou « tarifs issus des
coûts » (TIC) est calculée. Cet ajustement permet de lisser les écarts résiduels de périmètre entre les
tarifs et les coûts et d’évaluer la distorsion entre l’échelle de tarifs actuelle et l’échelle de TIC.
Dans le détail, les coûts qui résultent de l’étude nationale de coûts sont retravaillés par l’ATIH pour être
ramenés au plus près du périmètre des tarifs, puis ajustés à la masse tarifaire totale de chaque secteur.
Cet ajustement vise à lisser les écarts résiduels de périmètre entre les tarifs et les coûts.
Du fait de cet ajustement, il ne s’agit plus réellement de coûts, mais de « tarifs issus des coûts ».
Le calcul des tarifs issus des coûts est donc l’aboutissement d’une méthodologie destinée à mesurer, GHS
par GHS, l’adéquation entre le niveau de recettes actuellement versées et le niveau de recettes qui
seraient perçues si les tarifs respectaient strictement la hiérarchie des coûts, à masse tarifaire constante.
Si elle n’autorise pas le calcul des taux de marge, cette comparaison entre le tarif issu des coûts et tarif
permet d’identifier les GHM en situation de sur ou de sous-financement critique par rapport à un tarif
réputé neutre, le TIC. Elle permet également de comparer deux à deux les niveaux de financement de
différents GHM. Un GHM dont le tarif réel est supérieur à son TIC est ainsi considéré comme ayant une
tarification plus favorable par rapport à son coût que les autres GHM et inversement.
Source : ATIH, guide méthodologique de l’ENC, décembre 2020 et Cour des comptes, rapport S2023-0851 « la
tarification à l’activité », 2023.
1 Instruction n° DGOS/R1/DSS/1A/2020/52 du 10 septembre 2020.
2 Les établissements ex-DG sont les établissements financés, avant la tarification à l’activité, par dotation globale
soit les établissements publics et établissements privés non lucratif participant au service public hospitalier : ils
sont financés selon la grille tarifaire ex-DG. Les établissements ex-OQN, financés anciennement via un objectif
quantifié national, sont principalement les cliniques privées lucratives : ils sont financés selon la grille tarifaire
ex-OQN.
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Annexe VI
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4
1.1. En 2019, le positionnement en MCO engendrait pour les EPS un effet
case-mix défavorable avec un écart aux tarifs issus des coûts de -0,4 pt par
rapport à la moyenne des établissements ex-DG
Le croisement des case-mix 2019 des établissements publics de santé (EPS), des
établissements privés à but non lucratif (EBNL) avec les distorsions tarifaires entre
tarifs et TIC 2020 indique un effet case-mix qui était défavorable pour les EPS par
rapport aux EBNL. Les EPS étaient, en effet, plus positionnés sur des GHM et GHS avec des
tarifs inférieurs aux TIC 2020.
48,7 % des séjours de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO), incluant les séances, des EPS
relevaient de GHM et GHS présentant des tarifs inférieurs aux TIC et 51,3 % de GHM et GHS
avec des tarifs supérieurs ou égaux aux TIC. L’activité des EBNL n’est positionnée qu’à 29,7 %
sur des GHM et GHS plus défavorables aux établissements et 70,3 % sur des GHM et GHS plus
favorables.
Parmi les exemples extrêmes, les EBNL étaient positionnés à hauteur de 9,7 % de leur case-mix
vs. 1,6 % pour les EPS sur les séances de radiothérapie conformationnelle avec modulation
d’intensité3 (GHM 28Z18Z / GHS 9625), qui présentaient un écart de +116 % entre tarifs
et TIC.
Il en était de même pour :
les séances de radiothérapie conformationnelle avec modulation
d’intensité (GHM 28Z18Z / GHS 9622) avec un écart de +13 % sur lesquelles les EBNL
réalisent 6,2 % de leur activité vs. 1,9 % pour les EPS.
les techniques spéciales d’irradiation externe (GHM 28Z11Z / GHS 9621) avec un écart
de +126 % sur lesquelles les EBNL réalisent 1,1 % de leur activité vs. 0,1 % pour les EPS.
Les EPS étaient plus représentés sur les GHM et GHS présentant les écarts défavorables les plus
importants :
les césariennes pour grossesse unique, sans complication (GHM 14C08A / GHS 5326)
avec un écart entre TIC et tarifs de -26 % qui représentaient 0,5 % de l’activité des EPS
et 0,3 % de l’activité des EBNL ;
les séances de chimiothérapies pour affection non tumorale (GHM 28Z17Z / GHS 9616)
avec un écart de -24 % qui représentaient 3,9 % de l’activité des EPS et 1,4 % de l’activité
des EBNL ;
les nouveau-nés de 3 300 g et âge gestationnel de 40 semaines d’aménorrhée et
assimilés (GHM 15M05A / GHS 5903) avec un écart de -16 % qui représentaient 2,3 %
de l’activité des EPS et 1,2 % de l’activité des EBNL.
À l’inverse, le positionnement plus important des EPS sur les séances
d’hémodialyse (GHM 28Z04Z / GHS 9605) en écart de +4,0 % et moins important sur les
endoscopies digestives diagnostiques et anesthésies, en ambulatoire (GHM 06K04J /
GHS 2121) en écart de -20 % leur était plus favorable.
Au total, cet effet case-mix 2019 jouait à hauteur de -0,4 pt pour les EPS et +0,4 pt pour
les EBNL, sur l’ensemble de la masse tarifaire des établissements ex-DG, anciennement
en dotation globale (cf. graphique 1).
3 Technique de radiothérapie consistant à faire varier la forme du faisceau d'irradiation au cours d'une même séance
pour s'adapter aux contraintes de forme et de volume de l'organe à traiter.
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Annexe VI
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0
Graphique 1 : Répartition des séjours de 2019 des EPS et EBNL en fonction des écarts entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
20%
Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL
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Annexe VI
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0
1.2. Le modèle économique des activités ambulatoires était plus défavorable
que la moyenne pour les établissements publics et privés non lucratifs, en
particulier sur l’interventionnel (-11,9 % d’écart aux TIC) et la
médecine (-2,2 % d’écart aux TIC)
Les séjours médico-chirurgicaux ambulatoires ou de très courte durée4 constituaient, en 2019,
81 % des séjours sans nuitée, le reste des séjours sans nuitée étant intégré dans les séjours de
niveau de sévérité 1 et des GHM sans niveau de sévérité (sévérité codée Z). Ces séjours avec un
suffixe T ou J intègrent toutefois 14 % de séjours d’un ou deux jours.
1.2.1. Sur la chirurgie ambulatoire, les établissements privés lucratifs bénéficiaient,
en 2019, d’un écart aux TIC de +2,9 % alors que l’écart était de-1,7 % sur cette
activité pour les établissements ex-DG
L’activité chirurgicale ambulatoire ou de très courte durée5 représentait, en 2019, 5,4 % des
séjours (séances incluses) en MCO pour les EPS, 6,9 % pour les EBNL et 16,4 % pour les EBL.
Depuis la mise en œuvre de la tarification à l’activité, la chirurgie ambulatoire a fait l’objet de
nombreuses mesures incitatives, notamment des mesures de valorisation économique, pour
soutenir son développement (cf. encadré 5).
Encadré 5 : Incitations économiques à la chirurgie ambulatoire et à la RAAC
À partir de 2009, des « tarifs uniques » ont été mis en place pour certaines prises en charge chirurgicales
permettant aux établissements de recevoir le même tarif si un séjour de faible gravité se fait en
ambulatoire ou s’il a lieu dans le cadre d’une hospitalisation complète. Cela s’est traduit, sur ces racines,
par l’unification des tarifs des GHM de niveau J et de niveau 1 ou la suppression de la borne basse
du GHM de niveau 1. Ces tarifs uniques ont d’abord été ciblés sur quelques pathologies, puis ont peu à
peu été élargis à quasiment l’ensemble des pathologies susceptibles d’être traitées en chirurgie
ambulatoire.
Les évolutions tarifaires mises en œuvre lors des campagnes tarifaires sur l’activité de chirurgie se sont
aussi inscrites dans le cadre d’un objectif de « neutralité tarifaire », soit une réduction des écarts entre
tarifs et TIC. Cet objectif a concerné l’ensemble des séjours de chirurgie, qu’il s’agisse des GHM en tarif
unique ou de l’activité de chirurgie en HC.
D’après l’étude menée par A. Cazenave-Lacroutz et E. Yilmaz en 2019, la politique du tarif unique n’a
généralement pas eu d’impact significatif sur le taux de chirurgie ambulatoire des racines de GHM
étudiées dans le secteur privé. En revanche, le tarif unique a eu un impact significatif dans le secteur
public pour les racines de GHM incitées en 2008 ou 2009.
Plus largement, depuis la campagne tarifaire 2019, une mesure de soutien au développement de la
récupération améliorée après chirurgie (RAAC) a été mise en place pour favoriser le rétablissement
précoce des patients et la réduction de la durée de leurs séjours. Elle vise à conserver la valeur du tarif
du séjour qui correspond à son niveau de sévérité, quelle que soit sa durée.
Source : Instruction N° DGOS/R3/2015/296 du 28 septembre 2015 relative aux objectifs et orientations stratégiques
du programme national de développement de la chirurgie ambulatoire pour la période 2015-2020
et A. Cazenave-Lacroutz et E. Yilmaz, « Dans quelles mesures les incitations tarifaires et la procédure de mise en sous
accord préalable ont-elles contribué au développement de la chirurgie ambulatoire », Dossiers de la DREES
d’août 2019.
4 Entendus ici comme les GHM avec suffixe J ou T.
5 Entendue ici comme les GHM en C avec un suffixe en J ou T.
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Annexe VI
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1
66,1 % des séjours des EPS et 67,7 % des séjours des EBNL relevaient de GHS et GHM ayant
des tarifs inférieurs aux TIC, donc de GHS et GHM dont la tarification réelle est moins favorable
par rapport à leurs coûts que la moyenne des GHS et GHM. Si c’était aussi le cas de 71,7 % des
séjours des EBL, 34,7 % de ces séjours étaient apparentés à des GHS et GHM ne présentant
qu’un écart de -1 % aux TIC.
Les interventions sur le cristallin avec ou sans vitrectomie, en ambulatoire (GHM 02C05J
et GHS 0424) qui représentent respectivement 22,6 % et 28,9 % des séjours chirurgicaux de
très courte durée ou ambulatoire pour les EPS et EBNL étaient en écart de -11 % par rapport à
leur TIC dans la tarification ex-DG. L’écart aux TIC ne s’élevait, pour les EBL, qu’à -1 % pour ces
mêmes interventions qui constituent 30,0 % de leur activité chirurgicale de très courte durée
ou ambulatoire.
La tarification des prélèvements d’ovocytes en ambulatoire (GHM 13C16J et GHS 4982) est,
quant à elle, plus favorable avec un écart de +40 %, pour les EPS et EBNL et +25 % pour
les EBL.
La tarification de la chirurgie ambulatoire ou de très courte durée était moins favorable
que celle des autres types de séjours pour les EPS et les EBNL mais s’avérait plus
attractive pour les EBL, compte tenu de leurs case-mix respectifs. En moyenne, l’écart
moyen aux TIC des séjours de chirurgie ambulatoire s’établissait à +2,9 % de la masse
tarifaire ex-OQN (anciennement sous objectif quantifié national) de ces séjours pour
les EBL et -1,7 % pour les EPS et EBNL de la masse tarifaire ex-DG sur ces
séjours (cf. graphique 2).
Graphique 2 : Répartition des séjours chirurgicaux de très courte durée ou ambulatoire
de 2019 des EPS, EBNL et EBL en fonction des écarts entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
-40% -35% -30% -25% -20% -15% -10% -5% 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50%
Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL Part des séjours 2019 EBL
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Annexe VI
- 2 -
2
1.2.2. Les hôpitaux de jour de médecine avaient une tarification défavorable par
rapport aux autres séjours, avec un écart par rapport à leurs TIC de -2,6 %
à -2,2 %
L’activité médicale ambulatoire ou de très courte durée6 représentait, en 2019, 13,4 % des
séjours (séances incluses) en MCO pour les EPS, 6,3 % pour les EBNL et 2,6 % pour les EBL.
En ce qui concerne ce type d’activités, le niveau de tarification était inférieur aux tarifs
issus des coûts pour les trois types d’établissements et indiquait ainsi une tarification
moins favorable comparativement aux autres types de séjours. Respectivement 79,7 %, 68,7 %
et 70,4 % de l’activité des secteurs publics, privés non lucratifs et lucratifs étaient rattachés à
des GHM et GHS en écart négatif par rapport à leurs TIC.
L’écart moyen des tarifs des séjours médicaux en hospitalisation de jour à leurs TIC
atteignait -2,2 % pour les établissements ex-DG et -2,6 % pour les
établissements ex-OQN, soit une tarification moins attractive, par rapport aux coûts, que
la moyenne des séjours.
Pour les EPS et EBNL, on comptait, par exemple, près de 384 000 séjours, soit 16,8 % de
l’activité de l’hospitalisation de jour de médecine, situés à un écart de -5 % de leurs TIC et
répartis sur 32 GHM tels que :
autres troubles de la lignée érythrocytaire, âge supérieur à 17 ans, très courte
durée (GHM 16M11T et GHS 6186) ;
autres gastroentérites et maladies diverses du tube digestif, âge supérieur à 17 ans, très
courte durée (GHM 06M03T et GHS 2133) ;
épilepsie, âge supérieur à 17 ans, très courte durée (GHM 01M25T et GHS 0294) ;
syncopes et lipothymies, très courte durée (GHM 05M05T et GHS 1813) ;
autres affections de l'appareil circulatoire, très courte durée (GHM 05M17T
et GHS 1794) ;
troubles mentaux d'origine organique et retards mentaux, âge supérieur à 79 ans, très
courte durée (GHM 19M06T et GHS 7073).
Pour le secteur privé lucratif, l’écart le plus dénombré dans son case-mix était de -4 % porté
par sept GHM dont les GHM 16M11T / GHS 6186 et GHM 06M03T / GHS 2133 mentionnés
supra ainsi que les affections de l'ante partum sans intervention chirurgicale, très courte
durée (GHM 14M03T et GHS 5481) (cf. graphique 3).
6 Entendue ici comme les GHM en M avec un suffixe en J ou T.
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Annexe VI
- 3 -
3
Graphique 3 : Répartition des séjours médicaux de très courte durée ou ambulatoire de 2019
des EPS, EBNL et EBL en fonction des écarts entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
1.2.3. Le modèle économique des activités interventionnelles ambulatoires était
défavorable pour les établissements ex-DG avec un écart de -11,9 % et plus
attractif pour les établissements privés lucratifs avec un écart de +4,4 %
Enfin, l’activité interventionnelle de très courte durée ou ambulatoire7 représentait,
en 2019, 3,3 % des séjours (séances incluses) en MCO pour les EPS, 4,7 % pour les EBNL
et 10,4 % pour les EBL.
Sur ce périmètre, la tarification était avantageuse pour les EBL par rapport aux autres
séjours et plus défavorable pour les EPS et EBNL.
33,0 % des séjours interventionnels ambulatoires ou de très courte durée seulement
pâtissaient de tarifs inférieurs aux TIC pour le secteur privé lucratif alors que 79,9 % et 86,4 %
étaient dans cette configuration pour les EPS et EBNL.
Le GHM le plus codé sur ce versant d’activité était l’endoscopie digestive diagnostique et
anesthésie, en ambulatoire (GHM 06K04J et GHS 2121) en écart de -20 % pour le secteur
public et le secteur privé non lucratif. Il rassemblait 39,2 % et 57,4 % de l’activité du périmètre
de ces deux secteurs. L’écart de tarification sur ce même GHM, qui fonde 57,2 % de l’activité
interventionnelle de très courte durée des EBL, était de +8,0 %.
Considérant le case-mix 2019 de chaque secteur, les activités interventionnelles
ambulatoires ou de très courte durée étaient ainsi tarifées avec un écart de +4,4 % par
rapport aux TIC pour le secteur privé lucratif et de -11,7 % pour les EPS
et EBNL (cf. graphique 4).
7 Entendue ici comme les GHM en K avec un suffixe en J ou T.
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Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL Part des séjours 2019 EBL
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Annexe VI
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4
Graphique 4 : Répartition des séjours interventionnels de très courte durée ou ambulatoire
de 2019 des EPS, EBNL et EBL en fonction des écarts entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
1.3. Les séances présentaient, en 2019, un modèle économique plus attractif
que les autres activités, leur écart aux TIC étant supérieur à +4 % quel que
soit le secteur de financement
Les séances8 représentaient, en 2019, 31,5 % des séjours (séances incluses) en MCO pour
les EPS, 53,0 % pour les EBNL et 25,1 % pour les EBL.
Alors que les séances de dialyse ont connu des réductions tarifaires depuis 2015 pour limiter
leurs surfinancements9, les séances présentaient encore, par rapport aux autres séjours,
un profil d’écarts de tarifs aux TIC positif pour tous les types d’établissements.
82,9 % de l’activité des EPS, 95,0 % de l’activité des EBNL était réalisée sur des GHM en écart
positif par rapport aux TIC. Les différentes techniques de radiothérapie, les chimiothérapies
pour tumeur et les hémodialyses avaient ainsi, dans le secteur de financement ex-DG, un écart
positif de tarification. Seules les transfusions et les chimiothérapies pour affection non
tumorale présentaient un écart négatif, compris entre -24 % et -22 %.
Pour les EBL, 25,3 % des séances enregistraient un écart positif, sachant que 71,2 % des
séances n’étaient qu’en faible écart de -1 %.
Au total, le secteur de financement ex-DG a bénéficié, sur son case-mix de séances, d’un
écart moyen aux TIC de +4,9 %. Quant au secteur ex-OQN, l’écart moyen sur son
case-mix atteignait +4,7 %, grâce aux chimiothérapies pour tumeur affichant un écart
de +27 % (cf. graphique 5).
8 Entendues ici comme les GHM de la catégorie majeure de diagnostic 28.
9 -10,5 % pour le secteur ex-DG et -6,2 % pour le secteur ex-OQN pour les dialyses en centre et +0,1 % pour le
secteur ex-DG et -3,5 % pour le secteur ex-OQN pour les dialyses en unité de dialyse médicalisée entre 2015 et 2019
d’après le rapport de la Cour des Comptes sur l’insuffisance rénale chronique de 2020.
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Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL Part des séjours 2019 EBL
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Annexe VI
- 5 -
5
Graphique 5 : Répartition des séances de 2019 des EPS, EBNL et EBL en fonction des écarts
entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
Par ailleurs, les forfaits de dialyse constituant 0,7 %, 0,6 % et 23,8 % de l’activité en EPS, EBNL
et EBL étaient également en écart aux TIC de l’ordre de +10 % par rapport aux autres prises en
charge.
1.4. L’hospitalisation complète n’était attractive que sur les séjours
médico-chirurgicaux de niveaux de sévérité 2 à 4 et seulement pour les
établissements publics ou privés non lucratifs (+2,5 % par rapport aux TIC)
1.4.1. Réalisés à 94 % en hospitalisation complète, les séjours de niveau de sévérité 1
étaient valorisés sous leurs TIC à hauteur de -4,1 % pour les établissements
ex-DG et -3,4 % pour les établissements ex-OQN
Les séjours médico-chirurgicaux de sévérité 1 comprenaient, en 2019, 94 % séjours avec
nuitée. Ils représentaient, en 2019, 14,3 % des séjours (séances incluses) en MCO pour les EPS,
7,6 % pour les EBNL et 9,6 % pour les EBL.
Le profil de valorisation de ces séjours révèle un écart négatif par rapport aux TIC pour
l’ensemble des secteurs, comparativement aux autres séjours.
Pour le secteur de financement ex-DG, c’étaient les hystérectomies de
niveau 1 (GHM 13C031et GHS 4922) et les endoprothèses vasculaires sans infarctus du
myocarde de niveau 1 (GHM 05K061 et GHS 1697) qui tiraient le plus à la baisse la valorisation
de ces séjours avec des écarts de -25 % et -12 %. Et pour le secteur ex-OQN, il s’agissait des
actes diagnostiques par voie vasculaire de niveau 1 (GHM 05K101 et GHS 1702) et les
traitements majeurs de troubles du rythme par voie vasculaire de niveau 1 (GHM 05K191
et GHS 1817) avec leurs écarts de -25 % et -16 %.
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Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL Part des séjours 2019 EBL
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Annexe VI
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6
Sur les séjours de sévérité 1, l’écart moyen avec les TIC atteignait -4,1 % pour les EPS
et EBNL et -3,4 % pour les EBL. Cet écart plus défavorable que sur la médecine10 et la
chirurgie ambulatoires agit ainsi comme une incitation à la bascule des séjours de
sévérité 1 en hospitalisation partielle.
Graphique 6 : Répartition des séjours de niveau de sévérité 1 de 2019 des EPS, EBNL et EBL en
fonction des écarts entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
1.4.2. Les établissements ex-DG bénéficiaient d’un écart favorable aux TIC de +2,5 %
sur les séjours de niveaux de sévérité 2 à 4
Les séjours médico-chirurgicaux de niveaux de sévérité 2 à 4 relèvent de l’hospitalisation
complète. Ils représentaient, en 2019, 16,6 % des séjours (séances incluses) en MCO pour
les EPS, 7,6 % pour les EBNL et 3,9 % pour les EBL. Cependant, la valorisation de ces séjours
constituait 50,4 % de la masse tarifaire totale de l’activité MCO des établissements
ex-DG et seulement 19,6 % pour les établissements ex-OQN.
Ces séjours étaient mieux tarifés pour les EPS et EBNL que dans le secteur privé lucratif,
tenant compte des case-mix des différents types d’établissements.
62,8 % de ces séjours pour les EPS et 66,8 % pour les EBNL étaient positionnés sur des GHM
et GHS bénéficiant de tarifs supérieurs aux TIC. Cette proportion tombait à 34,6 % pour
les EBL.
10 Sauf les activités interventionnelles pour les EPS et EBNL pour lesquelles l’écart des tarifs aux TIC était
de -11,7 %.
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Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL Part des séjours 2019 EBL
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Annexe VI
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7
Parmi les GHM et GHS ayant le plus contribué à la valorisation favorable sur les séjours de ces
niveaux de sévérité pour les EPS et EBNL, on compte :
les allogreffes de cellules souches hématopoïétiques de niveau 4 (GHM 27Z024
et GHS 8973) en écart de +49 % ;
les accidents vasculaires intracérébraux non transitoires de niveau 3 (GHM 01M303
et GHS 0318) en écart de +15 % ;
les accidents vasculaires intracérébraux non transitoires de niveau 2 (GHM 01M302
et GHS 0315) en écart de +22 % ;
les infections et inflammations respiratoires, âge supérieur à 17 ans de
niveau 3 (GHM 04M073 et GHS 1153) en écart de +13 % ;
les craniotomies en dehors de tout traumatisme, âge supérieur à 17 ans de
niveau 2 (GHM 01C042 et GHS 0027) en écart de +33 % ;
et les craniotomies en dehors de tout traumatisme, âge supérieur à 17 ans,
niveau 3 (GHM 01C043 et GHS 0028) en écart de +35 %.
Pour ces mêmes établissements, les insuffisances cardiaques et états de choc circulatoire de
niveau 3 (GHM 05M093 et GHS 1755) modéraient, par exemple, l’écart positif global avec un
écart de -5 %. Pour le secteur privé lucratif, l’écart de ce GHM avec son TIC était de -19 %.
Autre illustration pour les EBL avec les pneumonies et pleurésies banales, âge supérieur
à 17 ans de niveau 3 (GHM 04M053 et GHS 1144) dont l’écart de -18 % contribuent à la
tarification moins favorable du case-mix des EBL sur les séjours médico-chirurgicaux de
niveaux de sévérité 2 à 4.
En valorisation, l’écart moyen s’établissait ainsi +2,5 % sur les séjours de niveaux de
sévérité 2 à 4 pour les EPS et EBNL et -4,2 % pour les EBL (cf. graphique 7).
Graphique 7 : Répartition des séjours de niveaux de sévérité 2 à 4 de 2019 des EPS, EBNL et EBL
en fonction des écarts entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
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Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL Part des séjours 2019 EBL
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Annexe VI
- 8 -
8
1.4.3. Les prises en charge périnatales constituaient des activités économiquement
peu attractives, les écarts moyens aux TIC allant de -7,8 % à -13,4 % selon
l’activité et le secteur
En dépit du soutien apporté aux tarifs d’obstétrique et notamment des accouchements par voie
basse dans les campagnes tarifaires 2016 et suivantes11, les activités d’obstétrique et de
néonatologie12, réalisées à 86 % en hospitalisation complète, restaient
défavorablement tarifées, par rapport à leurs TIC et aux autres séjours et ce pour tous
les types d’établissements. Ces séjours représentaient, en 2019, 8,5 % des séjours (séances
incluses) en MCO pour les EPS, 3,7 % pour les EBNL et 2,9 % pour les EBL.
En particulier, les césariennes pour grossesse unique, sans complication
significative (GHM 14C08A et GHS 5326), représentant 6,1 et 7,3 % des séjours de CMD 14
ou 15 pour les EPS et EBNL, présentaient des tarifs -26 % inférieurs aux TIC. Pour les EBL,
l’écart était moindre et s’établissait -19 %. L’écart aux TIC était également plus modéré pour
les accouchements uniques par voie basse, sans complication (GHM 14Z13A et GHS 5490
et GHM 14Z14A et GHS 5495) soit -5 % à -4 % pour les établissements ex-DG ainsi que pour les
établissements ex-OQN avec -11 % à -4 %.
Les séjours de nouveau-nés de 3 300 g et âge gestationnel de 40 semaines d’aménorrhée et
assimilés sans problème significatif (GHM 15M05A et GHS 5903) constituant 27,3 et 31,2 %
des séjours de CMD 14 ou 15 pour les EPS et EBNL, présentaient un écart tarifai de -16 %. Pour
les EBL, l’écart était également moindre : -12 %. Les nouveau-nés de 3 300 g et âge
gestationnel de 40 semaines d’aménorrhée et assimilés, avec autre problème
significatif (GHM 15M05B et GHS 5904) comptaient parmi les rares types de séjours
de CMD 14 ou 15 à bénéficier de tarifs supérieurs aux TIC à hauteur de +5 % et ce, seulement
pour les EPS et EBNL.
Sur les activités d’obstétrique, l’écart moyen aux TIC atteignait -10,1 % pour les
établissements ex-DG et -13,4 % pour les établissements ex-OQN. Sur la néonatologie,
l’écart aux TIC était mais restait négatif : -7,8 % pour les établissements ex-DG
et -12,4 % pour les établissements ex-OQN (cf. graphique 8).
11 Circulaire N° DGOS/R1/2016/172 du 12 mai 2016 relative à la campagne tarifaire et budgétaire 2016 des
établissements de santé et circulaire N° DGOS/R1/2017/164 du 9 mai 2017 relative à la campagne tarifaire et
budgétaire 2017 des établissements de santé.
12 Entendues ici comme les séjours des catégories majeures de diagnostic 14 et 15.
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Annexe VI
- 9 -
9
Graphique 8 : Répartition des séjours d’obstétrique et néonatologie de 2019 des EPS, EBNL et
EBL en fonction des écarts entre tarifs et TIC 2020
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
1.4.4. Les établissements ex-OQN ont bénéficié d’une incitation économique plus forte
à développer les activités ambulatoires que les établissements ex-DG en 2019.
En effet, sur les différents champs étudiés, la majorité des séjours des établissements
ex-DG, à savoir les séjours ambulatoires, de très courte durée ou de sévérité 1, étaient
positionnés sur des prises en charge pour lesquelles les tarifs étaient inférieurs aux TIC.
Ce sont les séjours de sévérité supérieure, bien que ne représentant que 8,9 % de leur
case-mix, qui contribuaient à redresser le modèle économique de ces établissements du
fait de leur valorisation plus importante et donc de leur poids dans la masse tarifaire. Pour les
établissements ex-OQN, les équilibres étaient inversés : les activités ambulatoires,
notamment chirurgicales, compensaient, par leur volume et leur écart positif aux TIC, le
modèle économique plus défavorable des hospitalisations complètes. Les établissements
privés lucratifs se sont positionnés, par conséquent, plus fortement sur la chirurgie
ambulatoire (cf. tableau 1).
Tableau 1 : Part dans le case-mix, la valorisation et écart moyen aux TIC par type de prise en
charge et par secteur en 2019-2020
Type de prise en charge Secteur Part dans le
case-mix MCO
Part dans la
valorisation MCO
Écart moyen
aux TIC
Chirurgie ambulatoire ou de
très courte durée
Ex-DG 5,7 % 5,0 % -1,7 %
Ex-OQN 16,4 % 17,6 % +2,9 %
Médecine ambulatoire ou de
très courte durée
Ex-DG 11,7 % 4,7 % -2,2 %
Ex-OQN 2,6 % 1,7 % -2,6 %
Interventionnel ambulatoire
ou de très courte durée
Ex-DG 3,6 % 1,8 % -11,7 %
Ex-OQN 10,4 % 7,5 % +4,4 %
Séances (hors forfaits
dialyse)
Ex-DG 37,4 % 8,1 % +4,9 %
Ex-OQN 25,1 % 10,4 % +4,7 %
Séjours de sévérité 1 Ex-DG 13,2 % 16,2 % -4,1 %
Ex-OQN 9,6 % 22,5 % -3,4 %
Séjours de sévérité 2 à 4 Ex-DG 14,8 % 50,4 % +2,5 %
Ex-OQN 3,9 % 19,6 % -4,2 %
Obstétrique et néonatologie Ex-DG 7,4 % 7,9 % -9,3 %
Ex-OQN 2,9 % 5,3 % -13,1 %
Source : ATIH (tarifs issus des coûts 2020), traitements et calculs de la mission.
0%
5%
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Part des séjours 2019 EPS Part des séjours 2019 EBNL Part des séjours 2019 EBL
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Annexe VI
- 10 -
10
2. Si le développement de l’HAD et de la chirurgie ambulatoire a été
soutenu par leur modèle économique, l’équilibre entre tarifs et coûts
demeure incertain sur les hôpitaux de jour de médecine en l’absence
d’ENC récente
En l’absence de données récentes issus de l’ENC, cette seconde partie étudie, à la maille des
principales modalités et disciplines de prise en charge, les coûts des séjours et journées
d’hospitalisation sur le fondement du RTC 2023 et les met en regard de la valorisation
assurance maladie 2023 de ces mêmes séjours et journées. Il s’agit ainsi d’identifier un ordre
de grandeur de niveau de couverture des coûts d’hospitalisation par des recettes assurance
maladie en 2023. À l’instar de la première partie (cf. encadré 4), les périmètres entre coûts et
recettes ne sont pas identiques, les charges mesurées par le RTC étant, pour partie, couvertes
par d’autres recettes que celles versées par l’assurance maladie.
2.1. L’hospitalisation partielle concentrant le recours aux produits de santé en
médecine et aux plateaux techniques en chirurgie, elle présente, en 2023,
un coût journalier de 1 561 €, +64 % supérieur à celui de l’hospitalisation
complète
Le référentiel national de coûts des unités d’œuvre est calculé à partir des données nationales
du retraitement comptable (RTC) des établissements publics et privés à but non lucratif issues
de la comptabilité analytique des établissements. Il fournit des coûts d’unités d’œuvre des
activités de soins mais aussi des fonctions médico-techniques, techniques et supports. Les
coûts exposés infra sont les coûts des services d’hospitalisation majorés des coûts des fonctions
techniques, techniques et supports qui leur sont rattachés (cf. encadré 6).
Encadré 6 : Présentation et méthodologie du RTC
Les données du RTC sont recueillies annuellement auprès de l’ensemble des établissements publics et
privés à but non lucratif ex-DG. Ces données permettent le calcul d’un référentiel de coûts des UO pour
les activités de soins et des fonctions support, notamment :
le coût par journée des services cliniques HAD, MCO, psychiatrie et soins médicaux et de
réadaptation ;
le coût des plateaux médico-techniques (blocs opératoires, blocs gynéco-obstétricaux,
anesthésiologie, laboratoires, imagerie, médecine nucléaire, plateaux d’exploration ;
le coût des activités de logistique générale (restauration, blanchisserie, services administratifs,
services hôteliers, entretien-maintenance, transports des patients) ;
le coût de la logistique médicale (pharmacie, stérilisation, génie biomédical, hygiène hospitalière et
vigilances) ;
et le coût de la structure (coûts financiers, coûts immobiliers).
Les coûts des fonctions médico-techniques, techniques et supports sont ensuite ventilés, grâce à des
clés de ventilation, sur les fonctions de soins pour obtenir les coûts journaliers des hospitalisations
majorées par les charges de ces fonctions médico-techniques, techniques et supports.
Source : ATIH, guide méthodologique du RTC 2024.
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Annexe VI
- 11 -
11
2.1.1. En 2023, le coût moyen d’une journée d’hospitalisation partielle
en MCO (1 561 €) est +64 % plus élevé qu’en hospitalisation complète (950 €)
Le coût moyen d’une journée en MCO est +64 % plus élevé en hospitalisation
partielle (HDJ/ambu) qu’en hospitalisation complète (HC) pour les
établissements ex-DG, les modalités ambulatoires concentrant la prise en charge et les soins
sur une seule journée. En 2023, le coût d’une journée d’hospitalisation partielle, et donc d’un
séjour ambulatoire, atteignait 1 561 € tandis que le coût d’une journée en HC MCO s’établissait
à 950 €.
Un séjour MCO ambulatoire demeure, en moyenne, moins coûteux qu’un séjour en
hospitalisation complète, le coût d’une journée en hospitalisation étant inférieur au
double d’une journée en HC. En effet, le coût d’un séjour ambulatoire équivaut au prix d’une
journée soit 1 561 € en moyenne et un séjour en hospitalisation complète au moins 1 900 €,
considérant qu’un séjour en HC dure, par définition, a minima deux jours.
Les coûts journaliers des établissements sont plus dispersés en ambulatoire qu’en HC.
En HC MCO, le premier quartile des établissements ex-DG présente un coût à la journée
de 567 € et le troisième quartile de 872 €, la médiane se situant à 735 €. En hospitalisation
partielle MCO, le coût journalier du premier quartile des établissements est de 1 058 €, celui
de l’établissement médian 1 400 € et celui du troisième quartile 1 661 €. Le coefficient de
variation13 était de donc 39 % pour l’ambulatoire et de 32 % pour l’HC.
En chirurgie, le différentiel de coûts entre les modalités ambulatoire et HC est plus
faible avec un coût +18 % plus élevé d’un séjour ambulatoire qu’une journée d’HC. Le
coût d’une journée d’HC était, en 2023, de 1 273 € vs. 1 497 € pour un séjour de chirurgie
ambulatoire. La dispersion des coûts est moindre que sur l’ensemble du champ MCO et
similaire entre les modalités ambulatoire et HC, les coefficients de variation étant
respectivement de 29 % et 26 %.
En médecine, en revanche, le coût d’un séjour en hôpital de jour (HDJ), 1 614 € en 2023,
représente plus du double de celui d’une journée d’hospitalisation complète de 725 €.
Les coûts des hôpitaux de jour de médecine sont aussi plus dispersés au sein des
établissements ex-DG, le coefficient de variation associé s’élevant à 51 % avec un premier
quartile de 878 € et un troisième quartile de 1 699 €.
Avec un coût moyen à la journée de 274 € en 2023, l’HAD est la modalité présentant le
coût journalier le plus faible. Il est toutefois à noter une hétérogénéité des coûts entre
établissements, le premier quartile s’établissant à 241 €, le troisième quartile à 327 € et le
coefficient de variation à 31 % (cf. graphique 9).
13 Calculé comme le rapport entre l’écart interquartile par la moyenne.
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Annexe VI
- 12 -
12
Graphique 9 : Coût d’une journée d’hospitalisation en établissement ex-DG selon les modalités
de prise en charge en 2023
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023).
Le type d’établissement ex-DG constitue un facteur participant à la dispersion des coûts entre
établissements. Du fait de leur positionnement sur les prises en charge plus lourdes et
mobilisant des traitements plus coûteux, les centres hospitaliers universitaires (CHU) et
les centres de lutte contre le cancer (CLCC) présentent des coûts journaliers supérieurs
à la moyenne sur les différentes modalités de prise en charge étudiées. Les coûts journaliers
des centres hospitaliers (CH) sont, quant à eux, inférieurs à la moyenne.
En 2023, les coûts d’une journée MCO en HC et hospitalisation partielle s’établissent ainsi à :
1 207 € (+21 % par rapport à la moyenne) et 1 879 € (+17 %) pour les CLCC ;
1 184 € (+20 %) et 1 697 € (+8 %) pour les CHU ;
789 € (-20 %) et 1 437 € (-9 %) pour les CH ;
et 932 € (-2 %) et 1 250 € (-25 %) pour les autres EBNL.
En médecine, les coûts d’une journée en HC et hospitalisation partielle sont de :
964 € (+25 % par rapport à la moyenne) et 1 889 € (+15 %) pour les CLCC ;
898 € (+19 %) et 1 746 € (+8 %) pour les CHU ;
634 € (-14 %) et 1 463 € (-10 %) pour les CH ;
et 735 € (+1 %) et 1 219 € (-32 %) pour les autres EBNL.
En chirurgie, ces mêmes données signalent également des coûts journaliers supérieurs à la
moyenne en CHU et CLCC et inférieurs à la moyenne en CH :
1 559 € (+18 % par rapport à la moyenne) et 1 723 € (+13 %) pour les CLCC ;
1 395 € (+9 %) et 1 699 € (+12 %) pour les CHU ;
1 104 € (-15 %) et 1 425 € (-5 %) pour les CH ;
et 1 421 € (+10 %) et 1 212 € (-24 %) pour les autres EBNL.
Enfin, concernant l’HAD, le coût d’une journée des CHU s’élève à 313 € (+12 %), 274 € pour
les CH (0 %) et 263 € (-4 %) en EBNL (cf. graphique 10).
- €
200 €
400 €
600 €
800 €
1 000 €
1 200 €
1 400 €
1 600 €
1 800 €
MCO HC Chirurgie
HC
Médecine
HC
MCO
HDJ/ambu
Chirurgie
ambu
Médecine
HDJ
HAD
1er quartile Médiane Moyenne 3ème quartile
-- 25 of 34 --
Annexe VI
- 13 -
13
Graphique 10 : Coût moyen d’une journée d’hospitalisation par type d’établissement ex-DG et
selon les modalités de prise en charge en 2023
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023).
2.1.2. Le coût journalier supérieur des prises en charge ambulatoires est lié à la
concentration du recours aux produits de santé en médecine et aux plateaux
médico-techniques en chirurgie
Comparativement à l’HC, les prises en charge ambulatoire se caractérisent, d’une part,
par une plus grande place des charges à caractère médical (+28,8 pt), des charges des
plateaux médico-techniques (+4,1 pt) et, d’autre part, une part moindre des charges de
personnel des services d’hospitalisation (-27,1 pt) et des charges de logistique
générale (-7,3 pt).
Que ce soit en HC ou en ambulatoire, les CHU se distinguent des CH par une part des charges
de personnel dans les coûts journaliers MCO moindre mais une part des dépenses à caractère
médicale supérieure (cf. tableau 2).
En chirurgie, les principaux écarts dans la décomposition des coûts journaliers des
établissements ex-DG entre HC et ambulatoire sont relevés sur :
les charges de plateaux médico-techniques (+20,9 pt pour l’ambulatoire) ;
les charges de personnel des services d’hospitalisation (-14,0 pt) ;
les charges de logistique générale (-4,5 pt) ;
et les charges à caractère médical (-1,5 pt).
Sur les prises en charge chirurgicales, on retrouve, dans les CHU, une part moindre des
dépenses de personnel et une plus grande part des charges de plateaux médico-techniques et
des charges à caractère médical que dans les CH (cf. tableau 3).
En médecine, s’observent les mêmes tendances de différentiel dans la décomposition des coûts
journaliers des établissements ex-DG plus prononcées encore sur les charges à caractère
médical, les charges de personnel et les charges de logistique général :
les charges à caractère médical (+43,5 pt pour l’hôpital de jour) ;
les charges de personnel (-32,4 pt) ;
et les charges de logistique générale (-10,9 pt).
- €
200 €
400 €
600 €
800 €
1 000 €
1 200 €
1 400 €
1 600 €
1 800 €
2 000 €
MCO HC Chirurgie
HC
Médecine
HC
MCO
HDJ/ambu
Chirurgie
ambu
Médecine
HDJ
HAD
CHU CH CLCC Autres EBNL
-- 26 of 34 --
Annexe VI
- 14 -
14
Les charges à caractère médical (872 € par jour) constituent 54,0 % des charges en
hôpital de jour de médecine pour les établissements ex DG, dont 41,9 % pour les
molécules en sus (675 €), 5,3 % pour les molécules sous autorisation temporaire
d’utilisation (85 €) et 0,3 % pour les dispositifs médicaux en sus (5 €).
Les différences de structure de coûts entre CHU et CH se concentrent sur la part des charges
de personnel, moindre en CHU et celle des plateaux médico-techniques, moindre en CH. Les
structures de coûts des hôpitaux de jour de médecine demeurent cependant similaires
entre CHU et CH (cf. tableau 4).
Par rapport à l’HC, les prises en charge ambulatoire concentrent ainsi les charges à
caractère médical (médicaments, dispositifs médicaux notamment) en médecine et le
recours aux plateaux médico-techniques (blocs opératoires, imagerie notamment) en
chirurgie. En regard, ce sont les charges de personnel des services de soins et de logistique
générale qui sont plus représentées en HC qu’en ambulatoire.
-- 27 of 34 --
Annexe VI
- 15 -
15
Tableau 2 : Décomposition des coûts journaliers d’une prise en charge MCO par type d’établissement en 2023 (en %)
Charges MCO HC
Ex-DG
MCO
HDJ/ambu
Ex-DG
MCO HC
CHU
MCO
HDJ/ambu
CHU
MCO HC
CH
MCO
HDJ/ambu
CH
Charges de personnel 43,0 15,9 39,3 15,5 47,6 16,8
Dont personnel médical 11,4 5,2 9,7 4,9 13,0 5,0
Dont sages-femmes 0,9 0,2 0,6 0,2 1,3 0,2
Dont personnel non médical 30,7 10,6 29,0 10,5 33,3 11,7
Charges à caractère médical 9,9 38,7 12,2 41,1 6,9 34,2
Charges à caractères général et hôtelier 0,3 0,4 0,2 0,2 0,3 0,6
Charges d'amortissement, de provisions et dépréciations,
financières et exceptionnelles 0,5 0,2 0,4 0,2 0,6 0,2
TOTAL CHARGES DIRECTES 53,7 55,2 52,1 57,0 55,4 51,8
Produits déductibles -0,7 -0,3 -0,5 -0,3 -0,9 -0,3
TOTAL CHARGES DIRECTES NETTES 52,9 54,9 51,6 56,7 54,5 51,5
Logistique médicale 1,4 3,8 1,2 3,3 1,6 4,9
Plateaux médico-techniques 21,5 25,6 23,8 23,9 19,0 28,3
Logistique générale 20,5 13,2 19,7 13,4 21,3 12,9
Structure 3,8 2,5 3,8 2,8 3,6 2,5
TOTAL CHARGES 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023).
-- 28 of 34 --
Annexe VI
- 16 -
16
Tableau 3 : Décomposition des coûts journaliers d’une prise en charge chirurgicale par type d’établissement en 2023 (en %)
Charges Chirurgie HC
Ex-DG
Chirurgie
ambulatoire
Ex-DG
Chirurgie HC
CHU
Chirurgie
ambulatoire
CHU
Chirurgie HC
CH
Chirurgie
ambulatoire
CH
Charges de personnel 30,7 16,7 29,6 15,1 33,7 17,4
Dont personnel médical 8,8 5,3 8,1 3,9 10,2 5,0
Dont sages-femmes 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Dont personnel non médical 21,9 11,4 21,5 11,2 23,5 12,5
Charges à caractère médical 7,8 6,3 7,4 7,7 7,2 4,5
Charges à caractères général et hôtelier 0,3 0,5 0,1 0,5 0,4 0,5
Charges d'amortissement, de provisions et dépréciations,
financières et exceptionnelles 0,3 0,2 0,2 0,2 0,4 0,2
TOTAL CHARGES DIRECTES 39,1 23,7 37,4 23,5 41,6 22,6
Produits déductibles -0,5 -0,3 -0,4 -0,2 -0,7 -0,3
TOTAL CHARGES DIRECTES NETTES 38,6 23,4 37,0 23,4 40,9 22,3
Logistique médicale 1,1 0,9 0,7 0,7 1,5 1,0
Plateaux médico-techniques 40,5 61,4 42,2 62,7 38,0 61,8
Logistique générale 16,7 12,2 16,9 11,0 16,7 12,8
Structure 3,2 2,2 3,2 2,3 2,9 2,2
TOTAL CHARGES 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023).
-- 29 of 34 --
Annexe VI
- 17 -
17
Tableau 4 : Décomposition des coûts journaliers d’une prise en charge de médecine par type d’établissement en 2023 (en %)
Charges Médecine HC
Ex-DG
Médecine HDJ
Ex-DG
Médecine HC
CHU
Médecine HDJ
CHU
Médecine HC
CH
Médecine HDJ
CH
Charges de personnel 47,2 14,8 42,5 14,8 51,3 15,6
Dont personnel médical 12,5 4,8 10,9 4,9 13,6 4,6
Dont sages-femmes 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
Dont personnel non médical 34,6 10,0 31,6 10,0 37,6 10,9
Charges à caractère médical 10,5 54,0 12,9 52,4 7,6 53,4
Charges à caractères général et hôtelier 0,3 0,3 0,2 0,1 0,3 0,7
Charges d'amortissement, de provisions et dépréciations,
financières et exceptionnelles 0,4 0,2 0,3 0,2 0,6 0,2
TOTAL CHARGES DIRECTES 58,4 69,2 56,0 67,5 59,7 69,9
Produits déductibles -0,9 -0,3 -0,7 -0,3 -1,0 -0,3
TOTAL CHARGES DIRECTES NETTES 57,5 68,9 55,3 67,2 58,8 69,6
Logistique médicale 1,5 5,3 1,2 4,1 1,6 7,4
Plateaux médico-techniques 12,5 9,9 14,9 12,0 11,1 7,9
Logistique générale 24,3 13,4 24,1 13,8 24,6 12,7
Structure 4,3 2,7 4,6 2,9 3,9 2,6
TOTAL CHARGES 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023).
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Annexe VI
- 18 -
18
Du fait d’un faible recours aux plateaux médico-techniques mais aussi de frais de
structure moindres, l’HAD présente la part la plus élevé en charges directement
associées aux services de soins de l’ensemble des prises en charge. Les charges de
personnel constituent ainsi 39,2 % des coûts et les charges à caractère médical 36,3 %.
Comme sur le reste du champ MCO, la structure de coûts diffèrent entre CHU et CH sur les
charges de personnel avec une part moindre en CHU qu’en CH et les charges à caractère
médical avec une part moindre en CH qu’en CHU (cf. tableau 5).
Tableau 5 : Décomposition des coûts journaliers d’une prise en charge en HAD par type
d’établissement en 2023 (en %)
Charges Ex-DG CHU CH
Charges de personnel 39,2 37,0 47,9
Dont personnel médical 5,1 3,1 6,9
Dont sages-femmes 0,7 2,0 0,4
Dont personnel non médical 33,4 31,9 40,6
Charges à caractère médical 36,3 41,0 28,4
Charges à caractères général et hôtelier 3,2 0,9 2,2
Charges d'amortissement, de provisions et dépréciations,
financières et exceptionnelles 0,8 0,5 0,9
TOTAL CHARGES DIRECTES 79,6 79,3 79,4
Produits déductibles -0,9 -0,4 -1,5
TOTAL CHARGES DIRECTES NETTES 78,6 78,9 77,9
Logistique médicale 3,1 2,6 3,3
Plateaux médico-techniques 0,7 0,5 1,1
Logistique générale 15,8 15,7 15,7
Structure 1,8 2,4 2,1
TOTAL CHARGES 100,0 100,0 100,0
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023).
2.2. Le taux de couverture des coûts par les recettes versées par l’assurance
maladie en hôpital de jour de médecine est compris entre 47 % et 83 %,
une fourchette basse par rapport aux autres activités, ce qui peut poser la
question du modèle économique du virage ambulatoire en médecine
La mission a croisé les coûts journaliers par modalité de prise en charge et par type
d’établissement ex-DG issus du RTC avec la valorisation assurance maladie des séjours
rapportée au nombre de journées d’hospitalisation issue de Diamant pour l’année 2023.
Il apparaît que les recettes assurance maladie couvrent une part plus importante des
coûts en hospitalisation complète qu’en hospitalisation partielle à l’échelle de
l’ensemble des activités MCO alors que des recettes annexes plus importantes, via le forfait
journalier hospitalier et la facturation de chambres particulières, participent à la couverture
des coûts en HC.
Le taux de couverture des coûts par les recettes assurance maladie s’établit à 75 % en
hospitalisation complète (713 € de recettes assurance maladie par jour pour 950 € de coût
journalier) et à 61 % en hospitalisation partielle (958 € de recettes assurance maladie par
jour pour 1 561 € de coût journalier) en 2023.
En hospitalisation complète de médecine ou de chirurgie14, les taux de couverture atteignent
respectivement 84 % et 82 % pour les établissements ex-DG en 2023.
14 En excluant les activités d’obstétrique.
-- 31 of 34 --
Annexe VI
- 19 -
19
En hospitalisation partielle, si le taux de couverture des prises en charge chirurgicales
est évalué à 97 %, il n’est que de 47 % pour les prises en charge en hôpital de jour de
médecine. Ce différentiel entre recettes journalières versées par l’assurance maladie et coûts
journaliers interroge a priori l’équilibre du modèle économique des hôpitaux de jour de
médecine. En réalité, ce différentiel provient principalement d’écarts entre recettes et coûts
liés aux molécules onéreuses issus de deux sources différentes (Diamant et RTC). Hors
molécules onéreuses (MO) et dispositifs médicaux (DM) implantables en sus, le taux de
couverture des coûts par les recettes assurance maladie atteint 83 % en hôpital de jour
de médecine (cf. graphique 11).
Graphique 11 : Recettes assurance maladie et coût pour une journée d’hospitalisation pour les
établissements ex-DG selon les modalités de prise en charge en 2023
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023) et DIAMANT (Cube Diamant commun),
traitements et calculs de la mission.
Pour tous les types d’établissements ex-DG, le taux de couverture des coûts par les recettes de
l’assurance maladie est supérieur en hospitalisation complète MCO par rapport à
l’hospitalisation partielle MCO avec un différentiel de +16 pt pour les CHU, +11 pt pour les CH,
+15 pt pour les CLCC et +8 pt pour les autres EBNL. La chirurgie ambulatoire est l’activité
bénéficiant des taux de couverture les plus élevés en 2023, allant de 90 % pour les autres EBNL
à 113 % pour les CLCC tandis que les taux de couverture sont les plus bas pour les hôpitaux de
jour de médecine, de 48 % pour les CHU et les CH à 57 % pour les CLCC. Par ailleurs, les CLCC
se distinguent des CHU, des CH et des autres EBNL par des taux de couverture plus favorables
en hospitalisation complète, notamment en médecine, et les activités
ambulatoire (cf. tableau 6).
Tableau 6 : Taux de couverture des coûts par les recettes assurance maladie par type
d’établissement ex-DG en 2023 (en %)
Modalités de prise en charge CHU CH CLCC Autres EBNL Ex-DG
MCO HC 75 76 87 76 75
Chirurgie HC 84 81 81 76 82
Médecine HC 86 83 101 77 84
MCO HDJ/ambulatoire 59 65 72 68 61
Chirurgie ambulatoire 99 104 113 90 97
Médecine HDJ 48 48 57 54 47
Médecine HDJ hors MO et DMI 77 89 143 82 83
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023) et DIAMANT (Cube Diamant commun),
traitements et calculs de la mission.
950 €
1 273 €
725 €
1 561 € 1 497 €
1 614 €
849 €
713 €
1 046 €
610 €
958 €
1 457 €
759 € 703 €
MCO HC Chirurgie
HC
Médecine
HC
MCO
HDJ/ambu
Chirurgie
ambu
Médecine HDJ Médecine HDJ
MO et DM en
sus
Coût journalier moyen Recettes journalières moyennes assurance maladie
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Annexe VI
- 20 -
20
2.3. En 2023, les recettes de l’assurance maladie couvrent intégralement les
coûts des établissements en HAD, ce qui assoit la rentabilité économique de
cette modalité de prise en charge
Pour ce qui est de l’HAD, la mission a reconstitué les recettes en s’appuyant sur les données de
journées valorisées en 2023 issues de Diamant et les paramètres de la campagne tarifaire 2023
tels que les groupes homogènes de tarifs (GHT), les coefficients géographiques et les
coefficients complémentaires appliqués aux EBNL15 (cf. encadré 7).
Encadré 7 : Modalités de valorisation de l’HAD et méthodologie de reconstitution pour
l’année 2023
Le modèle tarifaire de l’HAS se fonde sur des travaux de l’IRDES16.
Les séjours en HAD sont classés en groupes homogènes de prise en charge (GHPC), ces GHPC étant la
résultante de la combinaison de trois variables :
le mode de prise en charge principal ;
le mode de prise en charge associé ;
et l’indice de Karnofsky, mesurant le niveau de dépendance du patient.
À chaque GHPC est associé un indice de pondération intermédiaire (IPI). Au sein de chaque séquence
de soins, des tranches de tarifs dégressifs sont appliquées et un deuxième indice de pondération est
appliqué à quatre tranches de durée de séquence :
une pondération de 1 est appliqué aux quatre premiers jours de la séquence,
une pondération de 0,7613 à partir du 5ème jour,
une pondération de 0,6765 à partir du 10ème jour,
et une pondération de 0,63 à partir du 31ème jour.
L’indice de pondération totale (IPT), obtenu par le produit l’IPI et de la pondération affectée à la durée
de la séquence, est regroupé dans un GHT. En HAD, 31 GHT donnent un tarif journalier publié chaque
année dans le cadre de la campagne tarifaire MCO/HAD.
Pour reconstituer les recettes en HAD, la mission a appliqué les tarifs de GHT de la campagne
tarifaire 2023 sur les journées valorisées disponibles dans Diamant, en prenant en compte :
les coefficients géographiques 2023 pour les régions concernées (Corse, Guadeloupe, Guyane, Île-
de-France, Martinique, Mayotte, et la Réunion) ;
le coefficient de reprise des allègements fiscaux et sociaux en vigueur pour les EBNL en 2023 ;
et le coefficient de modulation des revalorisations du Ségur en vigueur pour les EBNL en 2023.
De plus, depuis 2007, les GHT étant minorés de 13 % pour les prises en charge des patients hébergés
en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et, depuis 2018, de 7 %
dans le cas des patients bénéficiaires d’un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD), un coefficient
général de 0,99 est appliqué pour tenir compte de la provenance médico-sociale de 6 % des patients
en 2023 (cf. annexe III). Les recettes de molécules onéreuses restituées dans Diamant et celles de
sécurisation modulée à l’activité (SMA) transmises par la DGOS ont enfin été ajoutées. Le coefficient
prudentiel n’a pas été retenu, la réserve prudentielle ayant été restituée aux établissements à la fin de la
campagne 2023.
Source : ATIH (guide méthodologique de production des recueils d’informations standardisés de l’hospitalisation à
domicile 2024) et mission.
15 Arrêté du 30 mars 2023 fixant pour l'année 2023 les éléments tarifaires mentionnés aux I et IV de
l'article L. 162-22-10 du code de la sécurité sociale et instruction N° DGOS/R1/2023/48 du 6 avril 2023 relative aux
coefficients applicables aux tarifs des établissements de santé mentionnés au d et au e de l’article L. 162-22-6 du
code de la sécurité sociale.
16 L. Com-Ruelle, P. Dourgnon, M. Perronnin, T. Renaud. Construction d’un modèle de tarification à l’activité de
l’hospitalisation à domicile. Questions d’économie de la santé. N° 69. Juillet 2003 (CREDES/IRDES).
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Annexe VI
- 21 -
21
Sur le secteur de financement ex-DG, la valorisation des GHT est évaluée à 1 405 M€ en 2023,
à laquelle s’ajoutent le financement des molécules onéreuses en sus pour 117 M€ et la
sécurisation modulée à l’activité pour 17 M€.
Rapportées aux 5,5 millions de journées valorisées en HAD, les recettes journalières
moyennes versées par l’assurance maladie s’élèvent, en 2023, à 276 € pour l’ensemble
des établissements ex-DG : 333 € pour les CHU, 278 € pour les CH, 325 € pour les CLCC
et 267 € pour les autres EBNL (cf. tableau 7).
Tableau 7 : Évaluation des recettes assurance maladie journalières en HAD par type
d’établissement ex-DG en 2023
Type
d’établissement
Journées
valorisées
Valorisation GHT
reconstituée
Molécules en
sus SMA Recettes
par jour
CHU 464 434 111 911 154 € 38 892 061 € 3 650 116 € 333 €
CH 1 081 026 274 984 905 € 15 412 677 € 10 275 704 € 278 €
CLCC 99 251 27 112 211 € 5 100 478 € - 325 €
Autres EBNL 3 940 769 990 680 875 € 57 919 663 € 2 906 060 € 267 €
TOTAL EX-DG 5 585 480 1 404 689 144 € 117 324 880 € 16 831 880 € 276 €
Source : DIAMANT (Cube Diamant commun) et arrêté du 30 mars 2023 fixant pour l'année 2023 les éléments tarifaires
mentionnés aux I et IV de l'article L. 162-22-10 du code de la sécurité sociale, traitements et calculs de la mission.
Le taux de couverture des coûts par les recettes d’assurance maladie s’établit, en 2023,
à 101 % considérant un coût journalier de 274 € et des recettes assurance maladie
journalières de 276 €. Ce taux est supérieur à 100 % quel que soit le type
d’établissements ex-DG :
106 % pour les CHU ;
101 % pour les CH et les EBNL (cf. graphique 12).
Graphique 12 : Recettes assurance maladie et coût pour une journée d’HAD pour les
établissements ex-DG en 2023
Source : ATIH (référentiel national de coût des unités d'œuvre 2023) et DIAMANT (Cube Diamant commun),
traitements et calculs de la mission.
313 €
274 € 263 € 274 €
333 €
278 € 267 € 276 €
CHU CH EBNL Ex-DG
Coût journalier moyen Recettes journalières moyennes assurance maladie
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