Communiqué · Lutte contre la prolifération des algues vertes : le Président de Région réagit au rapport de la Cour des Comptes · Région Bretagne

Régions Françaises
10 juil. 2026, 10:20

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10 juillet 2026 4 minutes de lecture La Cour des Comptes et la Chambre Régionale des Comptes (CRC) ont publié ce jour une enquête de suivi évaluant la politique publique de lutte contre les algues vertes en Bretagne. Loïg Chesnais-Girard réagit à ses conclusions. « La Bretagne mène depuis plus de trente ans un combat déterminé contre les algues vertes. La mobilisation collective a permis des progrès réels , comme le relèvent la Cour des comptes et la Chambre Régionale des Comptes de Bretagne dans leur rapport. Les concentrations de nitrates dans les 8 baies concernées ont diminué en moyenne de 45 % depuis 2000 (- 29% depuis 2010), passant de 61,8 mg/L à 33,4 mg/L. Reconnaître ces progrès, c’est reconnaître la mobilisation des agriculteurs et de tous les acteurs locaux . Reconnaître le chemin parcouru nous oblige aussi à regarder lucidement ce qu’il reste à accomplir : 20% des agriculteurs concernés, soit 460 sur 2 195, ne sont toujours pas engagés dans les démarches de lutte contre les algues vertes. Le temps est désormais à l’engagement de tous. De la même manière, les vasières constituent encore un angle mort des politiques étatiques alors qu’elles subissent elles-aussi ces échouages. Ce chantier doit être ouvert avec la même détermination que celle déployée dans les baies sableuses. Reconnaître le chemin parcouru c’est surtout exiger un changement de méthode . Je rejoins très largement les constats, les conclusions et recommandations du rapport oublié ce jour. Trop souvent, les dispositifs ne sont pas suffisamment coordonnés, les contrôles de l’Etat inégaux et les responsabilités dispersées. L’étape qui doit s’ouvrir doit être plus ambitieuse mais aussi plus décentralisée . Les solutions efficaces naissent sur le terrain, au plus près des bassins versants. La Région Bretagne continuera à prendre toute sa part. Elle mobilise déjà 8,4 M€ sur ce 3e plan 2021-2027 pour accompagner les transitions agricoles. Le programme Breizh Bocage , unique en France, a permis en quinze ans la plantation de plus de 6 000 km de haies . Des aménagements utiles qui limitent les transferts d’azote et protègent les sols. La Région Bretagne ne saurait être le simple exécutant d’une politique dont elle ne maîtrise aujourd’hui ni les leviers essentiels ni les moyens. Si nous voulons aller plus loin, il faudra donner aux territoires les responsabilités et les moyens d’agir . C’est à cette condition que la Région pourra continuer à prendre toute sa place dans le Plan de lutte contre les algues vertes. L’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC) après 2027 sera à cet égard décisif. Les tentations du Gouvernement de reprendre la main sur sa gestion constitueraient une faute politique majeure. Quand Paris décide seul, les politiques s’éloignent des agriculteurs, mais aussi des collectivités qui en assument pourtant les conséquences. J’en appelle enfin à la responsabilité collective . Au moment où des évolutions législatives dans une énième loi d’urgence agricole interrogent l’avenir de notre droit environnemental et de la démocratie locale de l’eau, il est essentiel de ne pas renoncer à ce qui a permis les progrès de ces dernières années. Nous ne gagnerons jamais cette bataille en affaiblissant les outils qui protègent nos ressources, la qualité et la quantité de l’eau, les sols qui nous nourrissent, et qui accompagnent les transitions. La Bretagne a démontré que les progrès étaient possibles. Elle doit désormais se donner les moyens d’accélérer ». Loïg Chesnais-Girard , Président de la Région Bretagne Consultez le communiqué de presse.