communique de presse attention on marche sur oeufs
OFB Communiqués de presse
10 juin 2026, 05:10
Texte de la source originale
Communiqué de presse
Le 2 avril 2026
Attention, on marche
sur des oeufs !
L’opération de protection
de la faune littorale
revient pour une 7e édition
Chaque année, dès le mois d’avril, les littoraux
deviennent le théâtre d’un phénomène
discret mais essentiel :
la reproduction de plusieurs espèces
protégées, notamment d’oiseaux nicheurs et
de tortues, qui choisissent les plages, dunes
et hauts de rivage pour pondre leurs œufs et
élever leurs petits.
Afin de mieux les protéger durant cette
période sensible, l’opération nationale
de sensibilisation et de préservation de la
biodiversité littorale « Attention, on marche
sur des œufs ! » est de retour sur l’ensemble
du territoire, en hexagoneet en outre-mer.
Portée par le Conservatoire du littoral, l’Office
français de la biodiversité, l’Office national des
forêts, la Ligue pour la Protection des Oiseaux
et Rivages de France, cette campagne mobilise
chaque année de nombreux gestionnaires
d’espaces naturels, collectivités, associations,
bénévoles et acteurs locaux. Ensemble,
ils sensibilisent les usagers du littoral à
l’importance de respecter la faune sauvage
qui partage nos plages et nos espaces côtiers.
Gravelot à collier interrompu poussin.
© Jean-Baptiste Bonnin
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Attention, on marche
sur des œufs... C’est quoi ?
Une opération qui
poursuit trois objectifs :
→ Protéger les espèces sensibles
qui nichent sur les plages ;
→ Mobiliser les acteurs locaux et les
bénévoles dans une démarche participative ;
→ Sensibiliser le public au fait que la plage
est un écosystème naturel vivant.
5 structures nationales
Conservatoire du littoral,
Office français de la biodiversité,
Office national des forêts,
Ligue de protection des oiseaux,
Rivages de France
66 structures
de terrain engagées
De nombreuses
espèces concernées
En hexagone
19 espèces d’oiseaux
1 espèce de tortue marine
En outre-mer
14 espèces d’oiseaux
4 espèces de tortues marines
Comment protéger les espèces
qui pondent sur les plages en
tant qu’usager du littoral ?
Les peines encourues
La récolte, le ramassage, la détention
et la destruction d’espèces protégées
ainsi que le dérangement volontaire et
la circulation de véhicules à moteur sont
des délits réprimés au titre du Code de
l’environnement. Toute atteinte à des
espèces protégées peut être punie de
trois ans d’emprisonnement et de 150
000 euros d’amende.
Géolittoral
1. je vérifie
que l'accès
au site du littoral
où je souhaite
me rendre
est autorisé
je reste
sur les sentiers balisés
2.
si je vois
un oiseau posé au sol
qui me semble blessé
ou pousse des cris répétés,
je m'éloigne
au plus vite
5. j’évite
les zones balisées
avec une signalétique
propre à l'opération
6.
je tiens
strictement mon
chien en laisse
s’il est autorisé
3.
j’évite
de fréquenter le haut
de plage, les dunes
de sable ou végétalisées
en arrière-littoral
et la laisse de mer*
4.
* ligne d’algues, de coquillages
et de déchets naturels ou non.
Crédits graphiques : ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité,
de la Forêt, de la Mer et de la Pêche
On pense bien faire mais…
Des nids et des poussins peuvent se cacher le long de la laisse
de mer, cette zone où la mer dépose algues, coquillages, débris
naturels et parfois des déchets d’origine humaine. Pour les
protéger, il est préférable d’éviter de marcher directement
sur cette ligne et de suspendre les ramassages de déchets au
printemps et en été. Même si l’intention est bonne, nettoyer
la laisse de mer peut malheureusement mettre en danger
ces jeunes oiseaux. C’est pourquoi les bacs à marées sont
temporairement fermés dans plusieurs secteurs.
Bon à savoir
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Bilan de la 6e opération
En 2025, les structures partenaires et les
bénévoles mobilisés ont sillonné nos côtes afin
d’observer les espèces nicheuses, notamment
le gravelot à collier interrompu, le grand
gravelot, mais aussi les sternes, les phaétons à
bec jaune, les tortues, etc.
Sur le terrain, ces suivis reposent à la fois sur
l’observation directe et sur l’installation de
caméras discrètes sur certains sites sensibles.
Lorsque des nids sont identifiés, ils peuvent
être protégés si nécessaire (ce qui n’est pas
systématique) grâce à des filets de chantier ou
de petits enclos. De la rubalise et des panneaux
d’information sont également parfois mis en
place afin de signaler la présence des nids aux
promeneurs.
Pour en savoir plus, les usagers des littoraux
peuvent aussi échanger directement avec les
bénévoles présents sur les plages durant cette
période : équipés de kits pédagogiques, ils
peuvent vous aider à identifier ces espèces
littorales et à mieux comprendre leur
cohabitation avec les activités humaines.
Bonne nouvelle : ces efforts portent leurs
fruits, avec des effectifs records observés sur
le Centre Atlantique, ainsi qu’un envol inédit
de phaétons à bec jaune à Mayotte.
Malheureusement, certains échecs sont
encore constatés, liés à la prédation (chiens,
pies, rats et mangoustes en outre-mer), mais
aussi à des causes humaines, comme des œufs
écrasés par des véhicules ou des fat bikes.
Normandie
176 nids de gravelots à collier interrompu ont été
observés et 94 nids protégés. Du côté des grands
gravelots : 89 nids identifiés et 48 protégés.
Hauts-de France
34 nids de gravelots à collier interrompu ont été
observés et 18 nids protégés, tandis que 132 nids de
grands gravelots ont été observés et 100 protégés.
Bretagne
Près de 300 nids identifiés et 200 protégés.
Une mobilisation importante avec 50 bénévoles
et 1 200 jours de présence sur les plages.
Centre Atlantique
(Parc naturel marin de l’estuaire de la Gironde
et de la mer des Pertuis)
Un effectif record avec 285 nids de gravelots à
collier interrompu identifiés dont 195 protégés (145
en enclos, 45 en dispositif anti-prédation & 5 autres
balisage) ce qui a permis l’éclosion de 317 poussins.
Aquitaine
166 nidifications observées (dont 37 certaines)
soit + 69 % d’observations par rapport à 2024.
1 600 personnes sensibilisées cet été sur le Parc
naturel marin de l’estuaire du Bassin d’Arcachon.
Méditerrannée
L’annonce d’une grande enquête méditerranéenne
(Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Corse) à
venir sur le gravelot à collier interrompu.
Guadeloupe
Inauguration de l’observatoire
ornithologique sur la Pointe des Châteaux
en Guadeloupe qui permettra notamment
d’observer la petite sterne.
Mayotte
Bonne nouvelle pour le phaéton à bec jaune :
alors qu’aucun envol poussin n’avait été observé
entre 2020 et 2025 en raison de la prédation par
les rats, 7 poussins ont pris leur envol en 2026.
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Évènements 2026
2 avril
→ Lancement national
de la 7e opération d’OMSDO
10 avril
→ Réunion annuelle
du « réseau sternes » pour
présenter l’opération OMSDO
Structure : Bretagne Vivante
Contact : Yann Jacob
[email protected]
13 avril
→ Lancement des suivis sur le
territoire du parc naturel marin
de l’estuaire de la Gironde
et de la mer des Pertuis
Structure : Parc naturel marin de l’estuaire
de la Gironde et de la mer des Pertuis
Contact : Aurélie Dessier
[email protected]
4 au 11 mai
→ Lancement des comptages de
gravelots à collier interrompu
nicheurs
Structure : Bretagne Vivante
Contact : David Hemery
[email protected]
25 au 26 juin
→ Séminaire de restitution des 5 ans
de stratégie en Manche – Mer du Nord
Structure : Groupe Ornithologique Normand
(GONm)
Contact : James Jean-Baptiste
[email protected] Œuf et poussin de
gravelot à collier
interrompu
© Julien Houron
Sterne Caugek
© Stéphane RIALLIN
CONTACT PRESSE
Conservatoire du littoral - Samia Lamri
[email protected]
Gravelot à collier
interrompu
© Julien Houron
Signalétique OMSDO pour
identifier et protéger les sites
de ponte et nidification.
Conservatoire du littoral
PHOTOTHÈQUE
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