Explosion des bouteilles de protoxyde d’azote (« gaz hilarant ») : première source d’indisponibilité du traitement des ordures ménagères et menace croissante pour les installations et leurs opérateurs
FNADE Communiqués de presse
11 juin 2026, 06:00
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Bouteilles de protoxyde d’azote : un danger explosif au cœur des déchets
La consommation croissante de protoxyde d’azote à des fins récréatives engendre une accumulation de bouteilles dans les ordures ménagères. Or, lorsqu’elles sont incinérées dans les unités de valorisation énergétique, ces bouteilles exposées à de fortes chaleurs peuvent exploser, mettant en danger les opérateurs, endommageant les équipements et perturbant gravement la continuité du traitement des déchets.
Une menace sérieuse pour le personnel exploitant, et la première source d’indisponibilité du traitement des ordures ménagères en France
Une étude menée par le SVDU en octobre 2024 identifie les explosions de bouteilles de protoxyde d’azote comme première cause d’indisponibilité des incinérateurs en France. Les conséquences sont considérables :
De la prise de conscience à l’action
Les bouteilles de protoxyde d’azote relèvent du statut de déchets dangereux lorsqu’elles ne sont pas totalement vides. Elles ne font pas partie des déchets admis dans la filière de valorisation énergétique mais doivent être orientées vers des filières de traitement adaptées. En conséquence, les coûts liés aux dégradations, ainsi que les pertes d’exploitation qui en découlent, devraient être pris en charge par les apporteurs de ces déchets non conformes, conformément aux principes de responsabilité dans la chaîne de gestion des déchets.
L’effort des exploitants a été significatif pour assumer les coûts de maintenance et de perte d’exploitation associés aux explosions. Il s’impose désormais d’identifier des solutions pour limiter au maximum l’arrivée de ces déchets dangereux et permettre aux exploitants de compenser les conséquences des explosions.
L’enjeu est triple : au-delà de l’impératif prioritaire de sécurité pour les salariés, il s’agit d’assurer la continuité du service public de gestion des déchets et de respecter les objectifs environnementaux fixés. Seule une réponse coordonnée et structurée permettra de relever ce défi majeur.
Déjà portée à la connaissance du public sous l’impulsion du SVDU, cette situation a suscité une prise de conscience. Il appartient désormais au législateur et aux autorités compétentes de proposer des réponses structurelles à la hauteur des enjeux identifiés.
Des propositions pour limiter les risques
Pour limiter les risques liés à la présence de protoxyde d’azote dans les déchets ménagers, le SVDU propose plusieurs mesures :
Face à cette situation critique, le SVDU appelle à une collaboration étroite entre autorités publiques, collectivités territoriales et acteurs de la filière déchets pour contrôler le respect de l’interdiction (actuellement capacité de tout particulier d’acheter en ligne ces bouteilles : les sites vantent un usage alimentaire tout en appelant le contenu « gaz hilarant » et sans aucune indication sur la fin de vie des produits) et élaborer des solutions pérennes.
Pour en savoir plus :
Contact presse : Martine SAVARY
Tél.: 06 64 25 66 59