Géothermie profonde en Île-de-France : les résultats du projet Géoscan | BRGM
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10 juin 2026, 06:00
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Alors que la France s’est fixée des objectifs ambitieux en matière de décarbonation, en Île-de-France, près de 45% de la consommation énergétique finale est liée à des besoins en chaleur. Or, la production de chaleur repose encore aujourd’hui fortement sur des énergies fossiles carbonées.
Dans ce contexte, la géothermie constitue un levier stratégique pour accélérer la transition énergétique et réduire notre dépendance aux énergies fossiles, en proposant une énergie renouvelable, locale et à coût maîtrisé.
Les résultats du programme Géoscan Île-de-France, en offrant une meilleure vision du sous-sol francilien, vont permettre dès cette année aux collectivités de développer des projets de géothermie profonde.
Le territoire francilien concentre aujourd’hui le plus grand nombre d’installations de géothermie profonde en France et en Europe, avec 54 installations actives en 2025. Elle est en revanche moins développée dans l’ouest et le sud de l’Île-de-France, notamment en raison d’une connaissance encore incomplète du sous-sol dans ces secteurs.
Pour y remédier, le programme Géoscan Île-de-France a permis d’étudier le sous-sol au droit de près de 300 communes, sur près de 2000 km² du territoire.
Initié en novembre 2023 pour une durée deux ans, le projet a débuté par la préparation d’une campagne d’acquisition de données géophysiques d’une ampleur inédite avec 280 km de mesure sur l’ensemble des 6 départements de la région et sur près de 100 communes. Réalisée de nuit entre mars et avril 2024, cette opération, menée par le biais de camions vibreurs qui génèrent des ondes acoustiques qui se propagent dans le sous-sol – afin de l’imager à l’instar d’une échographie –, vise à en améliorer la connaissance afin de faciliter l’exploration géothermique.
À l’issue de ces acquisitions, le BRGM a procédé à l’analyse et l’interprétation des différentes données disponibles afin d’élaborer un modèle géologique 3D du sous-sol du territoire et un "modèle de réservoir" pour les couches géologiques concernées, l’Oxfordien et le Dogger. Ces travaux ont permis d’affiner la compréhension des propriétés du sous-sol et d’évaluer sa favorabilité au développement de la géothermie profonde.
Les premiers résultats du programme Géoscan (détaillés dans le dossier de presse) sont accessibles aux élus, décideurs et acteurs de la transition écologique qui le souhaitent via le site dédié. D’autres résultats seront mis en ligne d’ici l’été.