🔴 Direct - POINT PRESSE HEBDO du groupe La France Insoumise à l'Assemblée Nationale
18 novembre 2025
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Mathilde Panot YouTube & Médias
04:22 - 08:20
Intervenant 1
Bien, bonjour à toutes. Merci, madame la présidente, de me laisser quelques mots d'introduction sur la question du budget avant de retourner en commission, puisque, comme vous le savez, on joue entre la commission pour terminer la partie dépense, la séance pour la partie recette, sans oublier le projet de loi de fin de gestion qui s'examine depuis hier et qui devrait finir d'être examiné aujourd'hui. Juste une remarque : on est dans une situation à peu près comme on l'imaginait, c'est-à-dire que dans les débats budgétaires de l'Assemblée, que nous pouvons avoir en séance ou en commission pour la partie dépense, en réalité, le budget du gouvernement est détricoté, c'est-à-dire qu'il n'arrive évidemment pas à trouver de majorité. Et donc, selon finalement les articles, à certains moments, il peut y avoir, entre guillemets, des améliorations pour nous qui visent à supprimer certains des éléments du budget et des coûts budgétaires qui avaient été proposés, et à d'autres des amendements qui aggravent plutôt le budget. Mais quoi qu'il en soit, on va se retrouver au final avec des textes qui n'ont plus grand-chose à voir avec le texte initial du gouvernement. Or, pour le gouvernement, le langage reste le même, c'est-à-dire de parvenir à la fin de l'année avec déjà un budget, et si possible un budget le plus proche possible de la copie initiale, notamment en termes de coût budgétaire.
Il est évident que, dans ce cadre, il est utile de savoir ce que le gouvernement est prêt à faire. Donc hier, lors de l'examen du projet de loi de finances que nous avons repris ce lundi, après que je le rappelle, le gouvernement a décidé de supprimer les deux jours d'ouverture du week-end qui avaient été initialement prévus par la conférence des présidents. J'ai donc écrit au ministre des Relations avec le Parlement pour savoir s'il comptait éventuellement prolonger l'examen de ce budget au-delà de dimanche minuit, qui est la date de clôture des 40 jours consacrés à l'Assemblée, de façon à ce que nous soyons assurés de pouvoir au moins voter sur la partie recette. La réponse est venue hier. Le gouvernement n'en a pas l'intention et donc dimanche à minuit, ils siffleront, comme ils l'ont fait pour le PLFSS, la fin des examens, ce qui veut dire que si nous n'avons pas terminé à ce moment-là, il n'y aura pas de vote, même sur la partie recette.
Bon, je trouve que le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une décision problématique dans le sens où, je viens de vous le dire, le gouvernement a décidé de nous supprimer deux jours ce week-end. Je vous rappelle que nous avons entrepris la discussion budgétaire avec deux semaines de retard par rapport à ce qui est prévu initialement, c'est-à-dire le temps que le gouvernement envoie et transmette des textes de projets de loi de finances et de la sécurité sociale à l'Assemblée. Alors cela dit, il semble qu'hier, les présidents de groupe du socle commun se sont entendus à Matignon pour, un, accélérer les débats et, deux, rejeter le texte. Apparemment, un vote contre les arrange aussi. Donc, il est peut-être quand même possible que nous finissions par voter ce texte, et on peut se demander s'il aura une seule voix pour. C'est ça la réalité aujourd'hui sur le terrain, puisqu'il ne correspond à rien.
Ça, c'est, j'allais dire, la manière dont vont être envoyés les textes au Sénat, que ce soit le PLFSS ou le PLF. Un deuxième épisode arrive : c'est de savoir comment tout ça va se terminer. Là-dessus, j'ai également posé une question hier au Premier ministre Sébastien Lecornu, puisque la ministre nous dit sans arrêt que le gouvernement n'a pas l'intention d'utiliser les ordonnances prévues dans l'alinéa 3 de l'article 47. Ça, c'est pour le PLF 471, c'est pour le PLFSS, qui permet au gouvernement de passer le budget initial par ordonnance sans que l'Assemblée se prononce. Je n'ai à cette heure pas reçu de réponse du ministre sur son intention, mais j'observe deux choses.
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