Alice Rufo : «La France n'a pas fini de compter ses Justes»
19 juillet 2026
Alice Rufo : «La France n'a pas fini de compter ses Justes»
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La France n'a pas fini de compter ses Justes. Comme eux beaucoup demeurent inconnus. Ils vécurent fidèlement une vie cachée et reposent dans des tombes que personne ne visite plus. Il y a une semaine, le 12 juillet, le président de la République Emmanuel Macron a pour la première fois présidé la journée nationale qui commémorera chaque année la reconnaissance de l'innocence d'Alfred Dreyfus. Il a appelé à cette occasion toutes les communes de France à faire pleinement rayonner l'exemple lumineux des Justes.
Je le cite : "Il est temps désormais que sur chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des Juifs furent abrités, hébergés et sauvés soit apposé le nom des Justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie." Il a rappelé face au retour de l'odieux antisémitisme que la vigilance est un devoir car la mémoire que nous portons aujourd'hui, celle de la rafle du Vel' d'Hiv et à travers elle de l'ensemble des crimes racistes et antisémites de l'État français commis durant l'occupation n'est pas seulement une connaissance du passé dans toute sa nécessaire rigueur scientifique. Et bien sûr nous n'oublions pas les plus de 6 500 nomades comme on disait alors, Roms, Sintis, Gitans, Manouches, Yéniches et voyageurs internés par les autorités françaises dans près de 30 camps d'internement sur notre sol entre 1939 et 1946. Cette mémoire, je le disais, des crimes racistes et antisémites de l'État français nous montre ce que deviennent les institutions lorsqu'elles cessent de servir la vérité, la justice et le respect de la dignité humaine.