Marie-Hélène Thoraval : «C'était une fracture supplémentaire pour les victimes»
23 juillet 2026
Sommaire mis à jour le 23 juil. 2026
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00:00 - 01:02
Intervenant 4
Écoutez, je ne vais pas dire que c'était un soulagement, mais je veux dire que c'était un combat de chaque jour. L'ensemble des victimes qui s'étaient manifestées, notamment dans les propos qu'elles avaient tenus à la suite de ce drame, disaient toutes qu'il y avait cette forme de racisme anti-blanc et rappelaient les propos qui avaient été ceux qui sont mis en examen aujourd'hui lorsqu'ils sont venus sur Crépol. Lorsque je me suis fait le porte-parole de ces propos en disant que les victimes n'avaient pas été entendues, je n'ai jamais pris une position par rapport à cela, mais je disais que cet élément devait être considéré et apprécié par la justice. Et après, eh bien, les différents avocats plaideront en fonction de ces éléments. Ces éléments n'avaient pas été retenus et je pense que c'était une fracture supplémentaire pour les victimes parce que cette notion de ne pas avoir été entendues, de ne pas avoir été considérées, et j'irais même plus loin parce que lorsqu'on portait ces propos, nous étions automatiquement caricaturés pour ne pas dire insultés.
01:02 - 01:26
Intervenant 2
Absolument, et c'était le cas également de notre chaîne, qui est une des seules chaînes, un des seuls médias, le seul média à avoir tenu ces propos au sujet de cette affaire. Marie-Hélène Thoraval, pourquoi selon vous est-ce que ces propos n'avaient pas été retenus à l'époque et qu'est-ce qui a permis aujourd'hui la requalification des faits ?
01:28 - 02:05
Intervenant 3
Je pense que ce sont des propos qui sont particulièrement dérangeants, notamment dans la société, de la manière dont certains essaient de la conduire en s'affranchissant de regarder ce qu'est la réalité du terrain. Il y a cette forme de racisme anti-blanc qu'on ne veut pas considérer, qu'on ne veut pas voir, et quand on ne veut pas le voir, on tente de l'étouffer. Pour l'étouffer, on n'en parle pas, on ne le considère pas. Donc aujourd'hui, c'est une réalité. Je pense que chacun d'entre nous peut être témoin de ces situations de racisme anti-blanc.
C'est pas heureux pour notre société, mais c'est bien une réalité.
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