Evaluation des politiques publiques de santé environnementale : Mme Barbara Pompili, ministre de la transition écologique
2 décembre 2020
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Evaluation des politiques publiques de santé environnementale : Mme Barbara Pompili, ministre de la transition écologique
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Intervenant 1
Mes chers collègues, notre commission d’enquête relative à l’évaluation des politiques publiques de santé environnementale clôt son cycle d’auditions en entendant les ministres qui ont plus particulièrement la charge de ces politiques : après M. Olivier Véran, ministre des solidarités et de la santé, la semaine dernière, nous entendons aujourd’hui Mme Barbara Pompili, ministre de la transition écologique. Madame la ministre, nous attendons que vous nous exposiez l’action conduite sous votre direction par le ministère de la transition écologique, ainsi que les priorités que vous avez définies dans le domaine de la santé environnementale.
00:10 - 01:25
Intervenant 2
Mesdames, messieurs les députés, vous le savez, puisque nous y avons travaillé côte à côte, je suis très attachée à la santé environnementale, depuis le début de ma carrière politique. Nos concitoyens ne choisissent pas de respirer un air pollué ni d’être chroniquement exposés à des produits nocifs pour eux-mêmes ou pour la biodiversité. La situation actuelle résulte de multiples choix industriels, technologiques et surtout politiques. C’est pourquoi j’ai la conviction qu’il appartient à celles et à ceux qui sont aux responsabilités d’appréhender à sa juste hauteur l’urgence des enjeux en matière sanitaire, écologique et sociale, et d’agir au nom et pour le compte de nos concitoyens qui ne veulent plus s’interroger sur leur santé en ouvrant la fenêtre ou le réfrigérateur. Bref, il nous revient de remplir notre première fonction et d’assumer notre première responsabilité devant la nation : protéger, dans une approche intégrée, une seule santé.
Vous avez auditionné mon collègue Olivier Véran, qui est un ministre de la santé qui parle d’écologie ; cet après-midi, je serai une ministre de l’écologie qui parle de santé. Trois priorités structurent mon action et celle de mon ministère. La première est de gagner la bataille de l’air. La situation actuelle est intolérable, avec 48 000 décès prématurés chaque année dans notre pays, et 18 % des décès dus au Covid-19 potentiellement liés à la pollution de l’air. Personne ne peut ni ne doit s’y résoudre.
« Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action », a écrit Victor Hugo. Agir, c’est d’abord et avant tout, purifier notre air des oxydes d’azote et des particules fines qui empoisonnent la vie de nos concitoyens. La première source d’émission provient des transports, aussi ai-je signé, le 16 septembre dernier, un décret visant à rendre opérationnelles les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) dans sept nouvelles métropoles françaises. Avec ce dispositif étendu, neuf millions de personnes verront leur air s’améliorer dès 2022. C’est bien mais pas encore assez, puisque trente-cinq agglomérations dépassent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en la matière.
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