Neutralité et financement de l’audiovisuel public : Représentants de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM)
25 novembre 2025
Aucun chapitre disponible pour le moment
Légende
Repères du transcript
- texte Phrase en cours de lecture
- texte Résultat de recherche
- texte Intervention citée par le lien que vous avez ouvert
Cliquez une phrase pour lire la vidéo à ce moment. Sélectionnez du texte pour le citer avec l'orateur, l'horodatage et le lien.
Plus d'options
Neutralité et financement de l'audiovisuel public (CE) Assemblée nationale
00:00 - 01:40
Intervenant 1
Je vous souhaite à tous la bienvenue pour cette première audition qui nous permettra, cet après-midi, d’entendre les représentants de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), à commencer par son président M. Martin Ajdari. Auparavant, je souhaiterais préciser aux membres de notre commission d’enquête, aux journalistes qui suivent nos travaux, aux salariés de l’audiovisuel public qui s’interrogent et qui, pour certains, s’inquiètent, ainsi qu’aux Français qui nous écoutent ce que notre commission sera et ne sera pas. Et je mesure la responsabilité qui est la mienne en tant que président. Tout d’abord, et je le dis avec fermeté, cette commission ne sera pas le lieu de la politique spectacle, le lieu où l’on vient chercher son quart d’heure de gloire médiatique. Je refuserai de convoquer toute personnalité dont l’audition n’entrerait pas dans le périmètre de nos travaux ou dont la présence n’aurait pour seul objectif que de faire le buzz.
Notre commission d’enquête ne se transformera pas en un Plus grand cabaret du monde, dans lequel chacun viendrait faire son numéro. Les Français nous regardent et attendent beaucoup de nous. Je ne permettrai donc pas que nos travaux alimentent la défiance grandissante qui existe à l’égard tant des politiques que des médias ; sans vouloir surestimer leur importance, ils pourraient en effet contribuer à fragiliser un peu plus notre démocratie, ce que personne ne peut accepter. Il ne s’agit pas non plus de faire le procès à charge de l’audiovisuel public ; nous ne sommes pas là dans un tribunal politique et les députés ne sont pas des juges. Ce n’est pas ce que les Français attendent du Parlement.
En revanche, je souhaite que notre commission d’enquête soit le lieu d’un débat impartial et pluraliste, dans lequel tous les groupes politiques, dans leur diversité, pourront s’exprimer et se faire entendre. Nous avons tous des convictions différentes sur l’audiovisuel public : certains veulent le privatiser, quand d’autres souhaitent au contraire le renforcer. Cette commission entendra tous les points de vue. Bien que créée au titre du droit de tirage de l’Union des droites pour la République (UDR), son rapporteur étant à ce titre notre collègue Charles Alloncle, cette commission d’enquête n’est pas celle d’un parti mais bien celle de l’Assemblée nationale dans son ensemble. Elle en reflète d’ailleurs la composition, puisque chaque groupe politique y est représenté.
Elle sera, je l’espère, le lieu d’un travail approfondi et d’échanges nourris, que je souhaite respectueux des personnes auditionnées ; je n’accepterai pas de lire dans la presse une sémantique ou des propos inacceptables à leur endroit. Personne ici ne les passera sur le grill et nous ne sortirons aucun cadavre du placard. Les acteurs et les salariés de l’audiovisuel public méritent le respect que nous devons à chacun de nos concitoyens. En revanche, toutes les questions seront posées sans aucun tabou – je fais confiance au rapporteur pour cela –, afin d’examiner la manière dont l’audiovisuel public applique les règles de pluralisme et d’impartialité qui s’imposent à lui, ainsi que la manière dont il utilise l’argent public, puisque la moitié du budget du ministère de la culture lui est consacrée. Et s’il y a des défaillances, des dysfonctionnements ou des manquements, notre commission les mettra en lumière de façon objective et sincère.
La suite de la transcription est réservée aux clients Pro
Débloquez la transcription complète, le chat et toutes les fonctionnalités d'analyse avec Polyfact Pro.
Posez une question sur cette vidéo — j'analyse sa transcription pour vous répondre.