Questions au Gouvernement - Mardi 19 mai 2026
19 mai 2026
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Sommaire mis à jour le 19 mai 2026
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Assemblée nationale
00:00 - 00:17
Intervenant 2
Bonjour à tous, la séance est ouverte. L'ordre du jour appelle les questions au Gouvernement et la première va être posée par Monsieur le président Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons et apparentés.
00:19 - 02:13
Intervenant 3
Merci, Madame la Présidente. Monsieur le Premier ministre, nos entreprises n'ont pas déclenché la guerre au Moyen-Orient mais ce sont elles qui en paient aujourd'hui la facture. En effet, depuis le mois de février, le détroit d'Ormuz est fermé. Ce point de passage par lequel transitait environ un quart du pétrole mondial est aujourd'hui infranchissable et rien n'annonce un retour à la normale. Disons les choses simplement, cette crise risque malheureusement de s'installer et notre économie devra apprendre à vivre avec.
Le baril de pétrole est passé de plus de 70 dollars avant la guerre à plus de 100 dollars aujourd'hui. Le prix du gaz, lui, a encore augmenté de plus de 15 % au 1er mai et notre croissance déjà fragile en paie le prix. Derrière ces chiffres, il y a des entreprises, des pans entiers de notre économie et surtout le quotidien de celles et de ceux qui travaillent : l'agriculture, où la flambée des engrais conduit certains à différer leurs achats en espérant un répit qui tarde à venir ; la pêche, où l'énergie peut représenter plus d'un tiers des coûts ; le transport routier et les taxis, où chaque plein rogne des marges déjà bien minces ; le bâtiment, où les prix changent en quelques jours au point qu'un artisan ne peut plus établir un devis fiable. Partout, ce qui a été engagé hier se paie aujourd'hui sur les marges et demain sur l'emploi. Car aujourd'hui, la vraie question, c'est comment investir, embaucher, s'engager quand personne ne sait ce que coûtera un plein de carburant ou une tonne d'engrais dans quinze jours.
À chaque nouvelle crise, le constat se répète : notre économie redécouvre sa vulnérabilité et ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix. Ainsi, Monsieur le Premier ministre, ma question est simple et je la pose pour eux. À l'agriculteur qui n'ose plus commander ses engrais, au pêcheur qui calcule chaque sortie en mer, à l'artisan qui ne sait plus chiffrer son prochain chantier, que répond l'État concrètement pour qu'ils puissent continuer à travailler ? Je vous remercie.
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