2ème séance : PLF 2027 (suite)
13 octobre 2026
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Séance publique Début réel Assemblée nationale
13:19 - 13:57
Intervenant 1
Bonsoir à toutes et tous, la séance est ouverte.
L'ordre du jour appelle la discussion du projet de loi de finances pour 2027 et la parole est à Monsieur Roland Lescure, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
13:59 - 15:44
Intervenant 2
Monsieur le rapporteur général du budget, mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre de l'action et des comptes publics, cher David Amiel, nous sommes devant vous ce soir pour entamer la discussion de la partie 1 du projet de loi de finances pour 2027. Je présenterai le contexte économique, les grands équilibres de ce budget avant de laisser la parole au ministre de l'action et des comptes publics qui vous détaillera son contenu. L'année 2026 n'est pas terminée et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle a été marquée par une multiplication de crises. Internationale d'abord, deux conflits au Moyen-Orient mais aussi en Ukraine qui avec les frappes ukrainiennes, bravo à eux, mais les frappes ukrainiennes sur les installations énergétiques en Russie ont introduit de nouvelles tensions sur les marchés énergétiques. Crise nationale également, une loi spéciale qui, je le rappelle, a cassé l'élan de notre économie en début d'année, plusieurs canicules, sécheresses et incendies.
Cette situation, mesdames et messieurs les députés, elle s'impose à nous, elle nourrit une incertitude qui a deux conséquences. D'abord la croissance mondiale qui ralentit, et puis les taux d'intérêt qui montent partout car la hausse de l'endettement public et privé est générale et que les banques centrales restent fermes face à l'inflation. Ces chocs cette année ont pesé sur la croissance française qui a été revue à la baisse à 0,5 % prévue pour cette année avec un impact également sur les finances publiques. En 2026, notre déficit public atteindra 5,4 % du produit intérieur brut contre les 5 % initialement prévus et adoptés par cette assemblée. Cela est dû pour 0,3 point à la dégradation de l'environnement international, pour 0,1 point à la hausse de la charge de la dette.
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